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totoro35
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4,0
Publiée le 18 octobre 2010
Une oeuvre incroyable et fascinante, portrait baroque et emprunt d'une certaine poésie d'un enfant hors du commun incarné par le tout jeune David Bennent, ahurissant de maturité, doublé d'un bel hommage aux freaks.
Un enfant qui refuse de grandir face à l'horreur de la guerre, c'est l'idée originale du Tambour (qui est l'adaptation d'un roman). Les acteurs sont tous remarquables à commencer par l'enfant mais le film est assez long et le rythme devient lent. J'ai mis longtemps avant d'avoir enfin la possibilité de le voir et maintenant c'est un peu une déception mais je ne vous le déconseille pas. Le réalisateur voulant faire dans l'original ne crée que des scènes qui deviennent ridicules dans l'abus d'absurde.
Chef d'oeuvre. Cette plongée en apnée est une véritable descente aux enfers dans la confrontation d'une jeunesse à la montée du nazisme, la grande maladie du vingtième siècle. On ne peut qu'être émeut par cette histoire réalisme qui nous prend aux tripes. En effet, très peu de réalisateurs auront euent le culot de montrer visuellement une relation d'amour entre mineurs, de décrire la vision du nazisme à travers les yeux d'un enfant et de réaliser une telle densité narrative d'une richesse exceptionnelle. On a rarement vu ça au cinéma et ne pas le voir serait rater un grand moment de cinéma. Bouleversant.
Glauque, à vomir. J'ai détesté chaque seconde de ce film. Je ne dois pas être assez "intellectuelle" pour comprendre son géniââl réalisateur, mais tant pis. J'ai pourtant tenu à le voir jusqu'à la fin, pour être sûre de mon opinion. Et bien, c'est sûr, pour moi, c'est glauque et à vomir.
Un OVNI que ce film! Un enfant atteint d'une maladie (et qui croit que c'est grâce au fait qu'il ne voulait plus grandir), reste dans ce petit corps durant toute sa vie. Et il reçoit un tambour auquel il attache beaucoup d'importance (au point de faire briser le verre rien qu'avec sa voix). Vous l'aurez compris ce film n'est pas un banal film sur fond nazisme de deuxième guerre mondiale, mais une critique d'Hitler et de la société (notamment grâce au nain de 53 ans). Le film est assez objectif, et il n'y a pas de méchant/gentil à proprement parler. La première heure est basée sur l'absurde (comme ce discours gâché par Oscar qui change le rythme de la parade), assez comique, avant de tomber dans une deuxième heure plus tragique et réaliste (mais pas aussi dramatique que le film de Polanski). Bref, un film atypique qui cache des critique derrière une histoire assez loufoque. Je trouve ceci génial. Bravo!
Quelle purge ce film, je pensais ne jamais arriver à la fin, je ne vois pas bien ce qu'il a de culte car pour moi aucune pensée intéressante n'en ressort, la montée du nazisme est juste un prétexte pour sortir quelques scènes choc et est simplement survolée pendant plus de deux heure. Le gamin est juste flippant avec son jeu stéréotypé et est surtout gonflant à brailler sans cesse en tapant sur cette saloperie de tambour, de plus bien qu'il grandisse en âge il reste amoral et pervers. Quelques idées intéressantes tout de même comme la parade qui se vautre lamentablement ou le rôle d'Aznavour mais ça reste dans l'ensemble de la masturbation intellectuelle et toutes ces images faussement artistique n'en font certainement pas une oeuvre majeure.
Un grand film difficilement classable dans lequel se côtoient innocence de l'enfance et la montée inquiétante de la peste brune... "Le tambour" est une oeuvre magnifique et originale, mélangeant rêve et réalité, (pour une fois) très justement récompensée à Cannes... A découvrir absolument...
Palme dOr au Festival de Cannes, «Die Blechtrommel» (Allemagne, 1979) de Volker Schlöndorff est assurément luvre la plus connue du cinéaste. A juste raison car elle se présente comme son film le plus abouti, le plus singulier et le plus géniale. Différent de «Der Junge Törless» (Allemagne, 1966), là où le premier film de Schlöndorff pontaient sur laspect réflexif du nazisme non sans bénéficier dune réflexion philosophique charpentée, ici le réalisateur mise sur une écorce visionnaire, onirique voire carrément fabuleux. Emprunt de plans ployé, tordu, venant filtrer linstant pour nen capturer que la fable. Ainsi si la période dans laquelle se déroule le film, ascension et décadence du nazisme, encadré par un prologue ambitieux de nous introduire expéditivement dans lunivers, et une conclusion en brèche, le film nous illustre, plus quil ne nous narre, lhistoire dOskar, un enfant qui à lage de trois ans a décidé de ne plus grandeur. Lenfant, lâme galvadeuse illustrée par un tambour, va grandir, laspect immuable, et vivre ainsi les méchefs de lAllemagne. Schlöndorff pétri son film dune musique inusité, fait de sons curieux, le tout tantôt accompagné par les battements rythmiques du tambour dOskar. «Die Blechtrommel» est un fantasme féru sur lAllemagne nazie. Un rassemblement de nazi se transforme en valse de Strauss, lironie perce avec virulence la bêtise des nazis comme par exemple le père dOskar qui change laffiche de Beethoven par celle dHitler pour inverser le geste in fine. La magie qui se dégage du film nétançonne jamais lidéologie hitlerienne (ce qui serait étonnant de la part de Schlöndorff), elle en prend même le parti adverse, celui des minorités fabuleuses, des «freaks» vivants. Bref, doté dune forme qui a assurément influencé Jeunet pour son « Amélie Poulain» (France, 2001), «Die Blechtrommel» est un pamphlet anti-nazi subtil en ça quil donne la parole aux petits gens, tant par la taille que par limportance. Un chef duvre.
Un des films les plus beaux que j'ai vu de ma vie. Palme d'Or et César du meilleur film étranger largement méritées, vous pouvez me croire ! David Bennent est incroyable, et les seconds rôles aussi sont excellents. le film est rediffusé ce soir sur Arte, je ne vais pas le louper, même si je l'ai déjà vu bon nombre de fois (et je possède le DVD). Un chef d'oeuvre visuellement magnifique.
Mais quelle bonne surprise! Je n'attendais rien et j'ai adoré. Un film de 2h30 qui en paraît 1h tellement le film est vivant. Les acteurs sont excellents, chacun avec leur propre rôle. Une fresque à la fois enfantine et mature extravagante, tordue, drôle, flippante, glauque, au final attachante... Bref, à voir, un grand moment de cinéma !
Film monumental et plus grand succès de volker schlondorff. Le jeune david bennent y est époustouflant, et le scénario, totalement décalé , exceptionnel. Le tambour n'a guère de rivaux dans le paysage cinématographique . INOUBLIABLE !!!!!
Vraiment rien d'extraordinaire dans ce film qui se rapproche plus d'un conte que d'un vrai film et qui ma fois mieux que le soporifique Apocalypse Now. C'est vraiment cucul au possible, plat comme une planche de bois, sans réel interet, et d'un ennui qui pointe souvent le bout de son nez. Mais malgré ce manque total d'action et une lenteur persistante, j'ai suivi ce film l'ame légère, sans prise de tete, pour passer le temps et pour essayer de comprendre ce qui cause l'engoutissement autour de cette Palme d'or de 1979.
Sans aucun doute l'une des oeuvres phares du nouveau cinéma allemand ayant connu un âge d'or dans les années 70. Dans ce film, Schlöndorff nous met en scène un jeune garçon du nom d'Oskar qui, déjà dégoûté des Hommes provoque lui-même une chute afin d'interrompre définitivement sa croissance et rester un enfant à vie. D'ailleurs, tout le monde ou presque a entendu parler de la spécificité de ce môme: dés qu'il crie, le verre, quel qu'il soit, se brise. Même s'il se base sur une idée absolument improbable, ce "Tambour" est une oeuvre vraiment forte qui n'est ni plus moins qu'une expression de d'aversion pour l'Homme. Bien sûr, il existe des interprétations annexes, mais celle-ci reste la principale. Incontournable pour qui est amateur de ce cinéma allemand aujourd'hui disparu. Mais incontournable également pour qui aime un minimum le cinéma.