Un nanar de la pire espèce,signé John Carpenter,pourtant spécialiste du genre fantastico-horrifique.Inspiré par certaines nouvelles de Stephen King,"L'antre de la folie" prétend effrayer,avec une histoire impossible d'écrivain dont les écrits deviennent réalité.Il n'en faut pas plus à un assureur pour sombrer dans la démence,après un détour dans un village maudit.Carpenter refait le coup des bêbêtes visqueuses,de la musique électronique,du héros en pleine psychose.En somme,il n'a pas quitté les années 80.Et ce n'est pas la prestation indigente de Sam Neill qui rehausse le niveau.Le script fait des détours dans le n'importe quoi(les gamines zombies,le psy dans la prison,l'assistante à 4 pattes...),alors que les effets spéciaux indigents contribuent à rendre kitsch un spectacle qui n'en demandait pas tant.Seule l'atmosphère intriguante tient en éveil un moment,jusqu'à ce qu'on se rende compte que ça ne mène nulle part.Consternant.
Peut-être le meilleur de film de Carpenter (souvent décrié et pourtant il en a fait de sacrément bons). Une idée géniale de voir les réalités s'inverser : "et si la folie devenait la norme ?". Sam Neill est excellent, la réalisation est sans faille (même si un second visionnage permet parfois de mieux comprendre certains moments), un film à voir ab-so-lu-ment ! NB : amateurs, prêtez attention à la B.O, elle est très très bonne (en partie écrite et interprêtée par John Carpenter lui-même).
John Carpenter réalise ici l’un des plus grands chefs d’œuvre du genre horrifique, contenant, sans la moindre fausse note tous les ingrédients nécessaires au réel film d’épouvante tétanisant. Histoire skizophrénique, évènements dénués de logique extrêmement choquants, créatures tout droit tirées d’un cauchemar qui marquent au fer rouge… L’Antre de la folie laissera une trace indélébile dans chaque esprit, même dans ceux des plus récalcitrants. Un film qui utilise et gère avec une main de maitre le difficile sentiment de peur psychologique et qui réussit à la perfection à réaliser ce qui aurait pu être le pire cauchemar de tout à chacun. A saluer également, l’excellente interprétation de Sam Neil. Grandiose et culte, une œuvre qui force le respect et l’inspiration.
Une véritable plongée dans une folie pure. Habile réflexion sur la réalité et ses distortions, Carpenter nous livre une oeuvre intense et formidablement jouée, en usant des techniques du film d'horreur qui ont fait leurs preuves. L'hommage aux auteurs de fantastique (au passage : Vive King !) n'en ai que plus touchant et range immédiatement les fans de son côté. Les autres seront séduit par l'intrigue classique mais fonctionnelle de l'histoire. La fin relevant de l'audace et de la prouesse cinémathographe (conclure le film par Le film au cinéma, fallait oser), on ne peut que rallumer la lumière en étant diverti et en sifflant l'excellent thème du film.
Beaucoup d'images sombres où l'on ne distingue pas bien ( donc ça fait peur ), de la musique inquiétante, des images qui surgissent brusquement, du sang, de la fureur, de la folie, ... Les gros sabots de Carpenter ...
Excellent film de Carpenter. Très malsain dans le traitement très organique de son sujet (un peu un mélange entre le style "Cronenbergien" et "Carpenterien"). Le tout avec un scénario de folie très bien écrit (questionnement sur le réel et le fictionel) qui nous tient en haleine tout le long. In The Mouth Of Madness est donc un film qui nous prend au tripes malgré les effets spéciaux très kitsch qui ne plairont pas à tous. Un Must.
Encore un Carpenter, toujours très bon. J'ai moins aimé que certains et plus que d'autres. Ca reste tout ce qu'on aime dans les bonnes proportions, bref un bon moment à passer dans l'univers de Carpenter. L'histoire était bien aussi et j'ai bien aimé le concept, et le message concernant la religion, le tout ne se prenant bien sûr pas du tout au sérieux.
Le mythe de l'écrivain savant-fou revisité par John Carpenter. Le résultat ne pouvait qu'être à la hauteur de nos attentes grâce à une atmosphère digne de ses précédentes réalisations, une intrigue qui laisse la part belle à l'imagination et des acteurs qui sied parfaitement à leurs rôles respectifs.
Carpenter nous livre une œuvre onirique très riche, pleine de métaphore, sur les tenants et aboutissants de la création (entre autres "artistique"). La schizophrénie pointe le bout de son nez, les personnages de fiction se mêlent à la réalité dans un cauchemar sans fin. Magique et horrible.
Le film peut être le plus ambitieux de John Carpenter à défaut d’être le plus abouti. Il reste que L’antre de la folie est bon film qui laisse chez le fan une grande impression de malaise. Les scènes dont on ne sait plus si elles sont réelles ou fictives s’enchaînent et font peur car, avant tout, John Carpenter sait que la suggestion sera toujours plus forte que la monstration. Sam Neill en expert d’assurances cyniques, acteur sous estimé, fournit ici une interprétation hallucinante qui nous amène au bord de la folie dans sa quête de la vérité. Julie Carmen est très bien car son sex appeal est bien contrebalancé par la terreur de la situation. Le scénariste, Michael De Luca, fournit un travail très dense et casse gueule dont il se sort assez bien. Les scènes nocturnes (voir les cyclistes bizarres) bénéficient d’une très belle photographie dont les contrastes accentuent la terreur. Cette histoire s’inspire de l’écrivain Stephen King pour le mystère mégalomaniaque et la confusion personnage fictif et vie réelle mais surtout de H. P. Lovecraft comme toute la filmographie de Carpenter.
Aucun film de Carpenter ne peut être un navet, dans la mesure où l’américain, dans chacun de ses films, tente d’expurger une ou des réflexions philosophiques des scénarios de ses films dont les genres, souvent considérés comme mineurs par l’intelligentsia, ne sont à priori porteurs que d’angoisse, d’horreur, de suspense, d’action, bref, de monstres, de robots ou de soucoupes volantes. Ici la réflexion se résumerait à savoir qui est dérivée de l’autre : la fiction ou la réalité ? Ponctués d’apparitions toujours impressionnantes, Des esprits carrés regretterons la fin en queue de poisson, et les apparitions certes impressionnantes mais intempestives, les rebondissements certes palpitants mais ô combien à la mord moi le gland. Mais tout cela n’est qu’un habillage visuel et symbolique de la réflexion mentionnée ci-dessus, traité avec une forte ironie dramatique. La frustration de ces cinéphiles vient sans doute que les ficelles utilisées par Carpenter pour coudre son affaire auraient pu être un chouia plus fines.