"Gazon maudit" est ce que l'on pourrait appeler un "échec honorable", Josiane Balasko ne tombant en définitive jamais dans la vulgarité infecte qui pouvait caractériser cette innommable daube qu'était "Gazon maudit" (qui "traitait" également de l'homosexualité). Cela dit, et même si certains passages restent assez réussis, il y a tout de même fortement matière à discuter. En effet, que ce soit le ton régulièrement hystérique, les lourdeurs de certaines situations et la psychologie de bazar caractérisant nombre de scènes, il n'y a vraiment pas de quoi être à la noce! Les répliques sont ainsi régulièrement d'un goût assez douteux, et on se dit qu'en définitive c'est bien dommage car par intermittences, Balasko réussit tout de même à trouver un ton grave assez juste, mais vraiment trop éphémère afin d'être vraiment apprécié. On pardonnera donc sans trop de souci à l'ancienne membre du Splendid ce "Gazon maudit" (d'autant plus qu'elle fera bien pire par la suite), mais la déception est toutefois réelle devant un film qui, mine de rien, avait un certain potentiel. Dommage.
Quand on est dans la farce outrancière, le film est franchement drôle. Ce trio fonctionne à la perfection et le début du film est donc particulièrement agréable à suivre. Mais lorsqu'il essaye de pencher vers l'émotion la sortie de route est sévère et cela devient caricatural et ridicule. Dommage car l'angle de départ semblait bien exploité dans un premier temps.
(......) De ce fait, Gazon maudit plaira avant tout à l'hétéro lambda, à Monsieur-tout-le-monde, pas trop bouleversé mais avec la ferme impression d'avoir assisté à un spectacle audacieux, à la limite du grand pas en avant. Peu importe la qualité ou la justesse du déclencheur, le débat est alors posé. Mais il devra dépasser les horizons, fondements et convictions de la manière ''introductive'', ''initiatrice'' que constitue le film pour approcher d'un quelconque progrès, sous peine de se contenter pour seule évolution de déplacer des préjugés, ce qui abouti aux plus absurdes et définitifs des résultats, pour un meilleur qui n'est qu'un triste leurre que tous s'accordent à juger comme Vérité enfin débusquée.
J'ai eu l'impression d'un règlement de compte contre tous les machos de France et de Navarre. Le thème principal n'est pas l'homosexualité des femmes mais l'infidélité des hommes, qui perdent tout, leur famille, leur femme, le sens de leur vie à cause de leur caractère volage. Et quelle meilleur leçon à donner à ces machos que de les rendre cocus par une femme ! Les acteurs en font trop, mais c'est la réalisation qui a voulut que les caractères soient si exagérés. Chabat peut jouer beaucoup mieux que cela - là on voit trop qu'il "joue". Idem pour April. Ils font bien leur boulot, mais leur boulot consiste justement à jouer "gros". Ceci dit on passe un très bon moment et c'est une très bonne leçon de morale pour nous, les hommes ;-)
Une comédie sans trop de morale, une fin assez étrange. Mais les acteurs remplissent parfaitement leur rôle et sont même assez drôles. On peut regretter un trait parfois assez grossier, et des personnages caricaturaux (le macho à 100% qui saute sur tout ce qui bouge, la lesbienne qui drague sans vergogne, la femme un peu perdue...). Peut être qu'un peu plus de légèreté et des traits moins gros auraient rendu le film un peu plus digeste. Là il est un peu gâché par cet lourdeur.
Un vrai bol d'air ce film! Assez drole , il touche par la sensibilité des deux actrices- credibles. C'est donc osé, drôle, franchement un moment de grande détente porté par une musique varié ( andalouse, dalida, dance). Une grande comedie française!
TRES AGREABLE à regarder. L'intrigue est simple... et le comique n'en est que plus efficace. Josiane Balasko (Marijo), Victoria Abril (Loli) et Alain Chabat (Laurent) nous présentent une triangulaire théâtrale femme - mari - amant(e) revisitée pour notre plus grand bonheur. C'est un humour propre aux 90's... franc, sans finesse (parfois), décalé, dans l'exagération: je suis preneur!
Sérieusement, mais quel est l'intérêt de film ? Le seul sentiment qui me vient après l'avoir vu, c'est l'expectative, en me disant "non quand même ils n'ont pas osé". Il faut sincèrement être tordu pour inventer une histoire aussi alambiquée.
Le seul passage amusant reste en dessous de la ceinture avec la réplique spoiler: entre alain Chabat et le vendeur de rose au restaurant.