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thewall
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2,5
Publiée le 18 mai 2007
"Le vieux jardin" est un film bancal pour de nombreuses raisons : tout d'abord le cinéaste a bien du mal à raconter son histoire de manière cohérente et a recours à un montage peu convaincant. Mélanger les époques, pour finalement en revenir à une narration plus linéaire n'est qu'un tic auteurisant inutile. Cette méthode a pour conséquence directe d'éloigner le spectateur par rapport à ce qui se passe et de l'empêcher de ressentir quoi que ce soit pour les personnages. Enfin, la désillusion du "héros" fait peine à voir et laisse un sentiment mitigé. Comme si le cinéaste nous disait qu'il est finalement inutile de se battre contre un pouvoir autoritaire et que le combat collectif est forcément voué à l'échec. Un constat amer qui peut se comprendre dans le contexte du film, mais qui invite le spectateur à une douce résignation : symptomatique de notre époque, me direz-vous !
Assurément une des plus belles histoires d'amour que j'ai pu voir au cinéma depuis des années. On connaissait le talent d'Im Sang Soo, et ce dernier nous livre un grand film, empreint d'une grande humanité, d'une profonde mélancolie (face à la tragédie politique, à la jeunesse qu'on sacrifie, et au temps qui passe et qui se perd inutilement), et d'un romantisme tout en intériorité et en non-dit. Le destin du héros est bouleversant, balayé par 17 années passées en prison, et un amour foudroyé au même prix que sa jeunesse. On reprochera quelques longueurs, mais dans l'ensemble aucune fausse note pour ce film à la fois politique, romantique, et fort d'une reflexion profonde sur les illusions perdues, la jeunesse, le temps qui passe et l'amour. Un très grand film.
Des sentiments qui se veulent transcendants, mais qui n'atteignent pas facilement tout spectateur. Tout est là pour faire de ce film une vraie poésie de l'amour entre un homme et une femme. Mais je ne sais pourquoi, ça reste froid et distant. Tout n'est pas vraiment défini, et c'est peut-être ça qui garde le spectateur un peu avide de sensations. La Corée est joliment filmée et les acteurs jouent profondément, mais le tout reste plutôt plat, et non innovant.
Encore une fois, cest la sobriété propre au cinéma coréen qui fait la différence avec ce "Vieux Jardin". Lhistoire est forte, mais sait au final être traitée avec beaucoup de mesure. Le film parvient à ménager ses instants dintense émotion avec beaucoup de minutie, sans jamais laisser de fioriture. En somme, autant ne pas sétendre indéfiniment sur le sujet : ce « Vieux jardin » est un film plaisant et fort. Bref, un digne représentant de ce que la Corée du Sud sait nous proposer en ce moment.
Im Sang-soo réalise une nouvelle merveille de délicatesse. L'oeuvre, découpée en deux parties, se veut à la fois un récit politique et un mélodrame romanesque. Les deux comédiens forment l'un des plus beaux couples du cinéma asiatique.
La situation géopolitique n'est là que pour asseoir une histoire d'amour. Cette dernière est vouée à l'échec dès le départ car aucun des deux n'est décidé à entrer dans l'univers de l'autre. Ils vivent en amants mais pas en amis et il n'y a pas de passerelles de compréhension d'un monde à un autre. Chacun préservant son territoire et étant sûr d'avoir raison.
Dans un contexte politico-historique difficile, un jeune étudiant est hébergé par une jeune enseignante, en retrait de la ville. Une complicité va naître et se muer en sentiments amoureux. Une belle histoire va s'écrire dans ce jardin coupé du monde. Au fur et à mesure que les saisons défilent, elle s'étoffe en mots, images et souvenirs qui vont rester grave dans les mémoires des deux personnages.
Im Sang-soo entremêle à ces instants paisibles, sortes de flash-back mélancoliques de cette histoire passée et envolée, des scènes de violence urbaine et de révolte qui enflamment la Corée où la jeunesse dans la rue se heurte violemment aux forces de l'ordre, qui emploient des méthodes extrêmes. Certaines séquences sont dures, quasi-insupportables (les cocktails molotov, les coups, les tanks, les coups de feu et même une jeune fille immolée...) et on ne peut s'empêcher d'être terrifié de voir l'armée intervenir de la sorte pour remettre les contestataires en place. Heureusement, cette violence semble un peu floue car le film est entouré d'une certaine poésie de l'image, ce qui nous évitera un gros cafard latent en sortant de la salle.
Le film parle de justice, de liberté, de famille, d'art, d'amour, joue avec les manettes du temps, s'interrompant même parfois pour un songe. Ce cinéma coréen est vraiment intéressant car il sait allier le fond et la forme avec une réussite appréciable. L'esthétisme des plans et l'interprétation des deux acteurs transforment par leur simplicité et leur naturel ce petit film d'auteur en un moment imperceptible, qui laisse songeur et mélancolique lors du défilement d'un générique métaphore de l'impact du temps.
Peut-être un peu trop sage et donc sans véritable émoi, le dernier film de Im Sang-soo est tout à fait représentatif de ce courant asiatique contemporain dont il est l'un des auteurs principaux. Bien qu'il n'ait pas encore toute la maestria d'un Kim Ki-duk, il offre néanmoins une oeuvre qui mérite d'être mise en avant.
LE plus beau film depuis des années. Une boufée d'émotion m'a assailli d'entrée de jeu par cette histoire, sur tous ceux qui donne leur vie pour une cause aussi merveilleuse que la liberté des autres au détriment de la leur, sacrifiant amour et jeunesse. Im Sang-soo nous offre un bijou dans un écrin de douleur. La pudeur des sentiments, la violence de la desepèrance, l'amour sacrifié, des vies gachées... Yum Jung-ah est merveilleuse de talent et de beauté et Jin-hee Ji est d'une justesse magnifique. Pouvait-on faire mieux qu'In the mood for love ? C'est fait ! Vivement le DVD
Un beau film, c'est indéniable...Il faut pourtant s'accrocher pour comprendre l'histoire et se retrouver dans la construction. Un conseil: lire le synopsis ou le roman et s'informer sur le passé récent de la Corée du Sud.
"Le Vieux Jardin" est un film trompeur, qui construit avec une infinie délicatesse une fresque politique et humaine d'une vraie profondeur derrière ce qui parait longtemps un mélodrame classique. A la manière du crayon de l'artiste sur la toile grossière - une image superbe qu'IM Sang-Soo nous offre non loin de la conclusion du film -, c'est en repassant patiemment sur des images et des sensations anodines que se crée le portrait... d'un homme, d'une femme, d'un couple, d'une génération toute entière sacrifiée cruellement par la dictature coréenne et sa répression brutale. Grâce à deux acteurs à l'envoûtante beauté, et à un regard attentif et une écoute minutieuse des petites choses de la vie comme des grandes crises de la société (les images, spectaculaires et saisissantes de l'assaut de l'université), IM Sang-Soo réussit le pari difficile d'un film militant, combattif, vu du seul point de vue de la simple humanité des sentiments. Sentiments toujours retenus, jusqu'à la scène finale, sous la neige, d'une beauté bouleversante.
J'ai été très déçu par le film où ni a pas vraiment de hauteur d'âme, les acteurs ne sont pas vraiment à leur place dans ces rôles... On découvre finalement assez peu sur l'histoire de la Corée évoquée par le film en plus... Ca discute dans le vide.
Im Sang Soo revient sur la très grande instabilité politique qui régnait en Corée du Sud à la fin des années 70 et au début des années 80. De façon assez classique mais convainquante, il imagine une intrigue romantique, vouée à la séparation, entre un jeune homme aux idées politiques très arrétées et une jeune étudiante passionée qui le cache dans un coin de campagne reculé, et qui voudrait le voir abandonner ses idéaux. L'intelligence du réalisateur est d'avoir su aérer sa mise en scène par une chronologie des évenements toujours surprenante, qui ne laisse pas le temps au spectateur de se lasser. Cela lui permet notamment de souligner de façon assez aigüe la violence des confrontations et des méthodes policières et militaire, quand il évoque en contrepoint le havre de paix qui caractérise la cachette des amants. S'il ne fait pas de doute que Im Sang Soo est avant tout un cinéaste politique, c'est dans la description des rapports conjugaux, des relations personnelles, qu'il réussit à ancrer une vision réaliste et convainquante d'une génération et d'une époque.
Le vieux jardin est un film romantique dans l'ensemble réussi.
Ce film contient de bons souvenirs et il fusionne bien entre la réalité et le passé. De plus, le film possède aussi de l'émotion et de la poésie.
Je trouve dommage que dès le début, on apprend qu'est ce qu'elle est devenue Yoon-hee.Pour moi, cela aurait été plus mieux et plus touchant de l'apprendre à la fin après l'avoir bien connu et de s'être attaché à elle. La deuxième partie aussi perd un peu de ryhtme (mais n'est pas ennuyeux pour autant) car non seulement les deux personnages principaux sont séparés mais aussi car la politique prend plus les devant.Je pense que la deuxième est aussi importante car elle montre l'ennui et l'attente de Yoon-hee et de Hyun-woo et donc le spectateur et elle le fait sentir au spectateur.
Le vieux jardin est donc un très bon film romantique, qui a son charme mais pour ma part, il manque quelque chose pour qu'il soit excellent.
Corée, 1980, émeutes civiles violemment réprimées par l'armée qui vient de prendre le pouvoir. Un activiste socialiste doit se cacher avant d'être finalement arrêté et emprisonné 17 ans. A sa sortie, il se souvient de ce moment de refuge. Construit en flash back, le film décrit cette période avec poésie à travers la rencontre amoureuse des deux personnages. Grande qualité visuelle, excellents acteurs, malheureusement le dernier quart part presque sur une autre histoire et casse l'homogeneité et rend ce beau film long et ennuyeux sur la fin.
Un film poignant empreint dune mélancolie permanente. Cette dernière nous enveloppe et monte en puissance. Cne histoire damour passionnelle avec un fond politique avec un subtile jeu de décalage temporel Une belle uvre avec de bons acteurs qui confirme la qualité du cinéma dIm Sang-Soo.