Derniers Avis : A bord du Darjeeling Limited - Page 10
A bord du Darjeeling Limited
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Un visiteur
4,5
Publiée le 29 décembre 2012
J'ai vraiment adoré !!! La trame est originale, les personnages attachants et l'univers du film incroyable ! Une bouffée d'air frais qui nous transporte jusqu'en Inde, comme si on y étais ! A voir, vraiment !
Un voyage initiatique touchant au cours duquel trois frères que tout oppose tentent de redorer l'esprit de famille qui les liait jadis, à contre coeur pour deux d'entre eux. Cette quête sera semée d'embûches et de situations cocasses comme Anderson sait si bien les mettre en scène, l'humour est omniprésent, sous différentes formes, et c'est un vrai régal des suivre les mésaventures décalées de ces trois joyeux lurons. Les acteurs sont excellents et notamment Adrien Brody à contre emploi et on ne décroche pas une seule seconde lors de ce voyage rafraichissant et beau à la fois, une jolie surprise.
Le cinéma de Wes Anderson, c'est un univers et un style à part. Un goût très sûr pour le kitsch, des couleurs vives, des ralentis déconcertants, et surtout une cocasserie doucement décalée, qui n'exclut pas quelques notes mélancoliques. Le tout agrémenté d'une BO improbable (Joe Dassin...). Plus abouti et mieux équilibré que La Vie aquatique, À bord du Darjeeling Limited est un drôle de cocktail qui s'apprécie bien frappé, servi par trois acteurs principaux épatants en doux-dingues : Owen Wilson, Adrien Brody, Jason Schwartzman.
On embarque ou pas à bord. Même souvent trop appuyée et peu divertissante, l'imagerie Anderson fonctionne ici par ses couleurs et ses personnages. Le voyage est chantant et la fraternité animée de bons sentiments.
Au final, que tirer de ce pèlerinage familial en plein Rajasthan ? Le voyage semble aussi vain que le récit qui en est tiré. Adrien Brody démontre ses efforts dans le contre-emploi, Wes Anderson installe sa touche sensible et bonhomme, Robert Yeoman établit son sens délicat, un brin onirique, de la photographie. Le scénario cosigné avec fiston Coppola et le jeune Jason Schwartzman arrache même quelques sourires. Mais en fin de compte, on ne peut s’empêcher de se demander à quoi bon tout ça. Un peu vide, un peu vain, finalement vite oublié. Tourné pour l’essentiel dans un train recréé à partir du folklore indien, cette sympathique sucrerie inoffensive ne peut prétendre qu’à ce qu’elle est : une gentille comédie sans gravité ni importance. Malgré quelques entourloupes bienvenues, comme l’étrange détour par Bill Murray, la rencontre entre l’Inde et l’Occident sonne globalement comme un rendez-vous manqué. Elle fonctionnera mieux sur son partiellement héritier Slumdog millionaire.
Quand Hollywood flatte Bollywood. Un film de voyage en lui-même, loin de la marche du monde et des contingences de l'âge adulte. Les acteurs, notamment avec Adrien Brody nous enchantent par leur sensibilité.
Un homme dont on ne voit que les pieds nus étendus sur le lit d'un palace parisien regarde un documentaire à la télévision, où l'on voit les pieds nus de cadavres dépasser d'une couverture jetée pudiquement sur eux. Puis une femme téléphone à cet homme, lui annonce son arrivée dans une demi-heure. Il s'empresse de ranger le désordre de sa chambre, tout en gardant sa nonchalance. Elle arrive (surprise ! C'est Natalie Portman), elle se dénude, elle porte des bleus sur tout le corps -on ne saura jamais pourquoi -, ils s'embrassent. Puis elle revêt la robe de chambre jaune de l'homme, tous deux vont sur le balcon admirer Paris... et apparaît de générique d'"Hôtel Chevalier", un film de Wes Anderson avec Jason Schwartzman et Natalie Portman !
Ensuite, dans une scène hitchcockienne, on voit Bill Murray dans un taxi conduit par un chauffeur enturbanné slalomer entre les vaches sacrées, et se précipiter tel James Stewart à Marrakech, courir le long du quai après un train... et se faire dépasser par Adrian Brody qui seul réussira à monter dans le Darjeeling Limited. Ce début de "A bord du Darjeeling Limited" nous montre qu'on est bien dans un film de Wes Anderson ; déjà dans "La Vie aquatique", il nous avait déjà fait le coup du film dans le film, avec une scène qui se transformait en documentaire à la Jacques-Yves Cousteau, avec les mêmes caractères jaunes pour le générique. La pige de Bill Murray, celle à la fin du film d'Anjelica Huston, la présence des fidèles Owen Wilson (défiguré tel Nicholson dans "Chinatown") et Jason Schwartzman (cette fois aussi associé au scénario) : on retrouve là l'esprit de famille de Wes Anderson, famille élargie cette fois-ci à Adrian Brody et à Barbet Schroeder.
Autres traits propres au réalisateur de "La Famille Tenenbaum", le sens du détail absurde ou loufoque : le titre de la nouvelle écrite par Jack, "Luftwaffe automotive", le nom du parfum envoyé par son ex au même Jack, Voltaire n°6, la petite mort, les médicaments anti-toux indiens qui servent aux trois frères à se défoncer, ainsi que le rôle des répétitions cycliques : les règles énoncées par Francis (et par leur mère), le cérémonial à la montée du train, le départ du village dans le bus bondé...
Wes Anderson montre une nouvelle fois sa maîtrise de la mise en scène, notamment en jouant de l'exiguité du train où se déroule plus de la moitié de l'intrigue : panoramiques rapides pour aller d'un personnage à l'autre, traveling latéral filmé de l'extérieur du train, jeu sur les caches et recoins du compartiment. Dans une séquence onirique, il filme en traveling tous les personnages principaux dans les compartiments d'un wagon imaginaire, comme il avait filmé la vie de l'équipage du capitaine Zizzou dans une coupe du Belafonte.
Et puis cette fois-ci, même si on est encore en présence de personnages terriblement enfantins, il y a aussi une gravité et une mélancolie pour raconter cette histoire de trois frères qui n'arrivent pas à surmonter le deuil et qui posent la question formulée par Jack : serions-nous devenus amis si nous n'avions pas été frères ? Il y a au milieu du film une rupture de ton, avec un épisode dramatique. Adrian Brody raconte dans une interview que Wes Anderson lui a demandé de jouer cette scène complétement à l'opposé de ce qu'il aurait ait en temps normal -dans "Le Pianiste", par exemple -, c'est à dire de la jouer avec une forme d'absence, qui renforce l'impuissance de son personnage.
Le film s'étire un peu, comme ce voyage dans un pays où les trains se perdent ; les personnages sont souvent agaçants, de prime abord pas si sympathiques que ça, avec leurs 11 bagages hérités du père (et dessinés par un styliste de Vuitton) et leurs problèmes de riches dans une contrée si pauvre. Mais cela fait partie de leur humanité, et au-delà du burlesque et de l'absurde des épisodes qu'ils vivent, ils se débarassent progressivement de leurs mesquineries et finissent par devenir attachants. Signalons enfin la B.O. éclectique (de Satyajit Ray à Joe Dassin en passant par The Kinks et les Rolling Stones) qui s'insére naturellement dans le récit et qui participe de la création de cette ambiance si particulière, à l'opposé de l'utilisation pesamment redondante de la musique dans de nombreux films récents, le dernier en date étant "Il y a longtemps que je t'aime". http://www.critiquesclunysiennes.com
J'ai bien aimé, un film qui donne le sourire ! Une comédie avec un humour très fin et quelques gags bien placés et très drôles. Les situations sont bien trouvées et on passe un bon moment. Mais surtout le film est très bon grâce à ses 3 acteurs principaux qui sont tous les trois formidables, leurs façons de jouer est très bien sentie (j'aime beaucoup les mimiques d'Adrien Brody) et on s'attache beaucoup à ces trois personnages frères qui tentent de recoller les morceaux entre eux après le décès de leur père en entamant un voyage épique en Inde. Ils ont tous leurs travers ce qui donne lieu à des scènes assez cocasses, Francis l'aîné (Owen Wilson) est très dirigiste et un peu à la masse, Peter (Adrien Brody) ne semble pas s'être vraiment remis de la mort de son père, fait preuve d'un certain cynisme mais redoute sa future paternité et enfin Jack (Jason Schwartzmann) est un dragueur inconditionnel mais qui ne s'est pas remis d'une rupture récente. Les personnalités sont toutes différentes et sont toutes essentielles dans ce film. Je le recommande vivement !
A noter que sur la version DVD il y a un court-métrage qui se déroule à Paris en mettant en scène Jack et qui permet d'expliquer la dernière scène du film. Il est sympa et il vaut mieux le regarder avant le film, ce que je n'ai pas fait.
Cette épopée originale de 3 frères à travers l'Inde, est l'occasion pour Wes Anderson de confronter son univers si particulier au contact du réel. Le résultat est particulièrement convaincant.
Wes Anderson est décidément un maitre de la composition de plans, et d'un humour fin, assez différent de ce que les américains sont habitués à produire. Chaque film de ce réalisateur est un voyage initiatique profond et mélancholique. The Darjeeling Limited multiplie les scènes potache ou l'humour se traduit dans la mise en scène et pas uniquement dans les dialogues, c'est difficile de l'expliquer, c'est pour cela que je conseille à tous de voir ce film. Mention Très Bien.
Avec The Darjeeling Limited, Wes Anderson a divisé la critique : certains voyaient du génie, d'autres voyaient un film ennuyeux. Pour ma part, The Darjeeling est un bon cru de Wes Anderson. Le trio d'acteur porte le film à bout de bras, Owen Wilson est carrément excellent dans son rôle. Les situations comiques s'enchaînent à un rythme efficace, et l'humour n'est jamais vulgaire, ni trop gentil, ce qui permet de faire du long métrage un film savoureux et passionnant.