C’est sur, c’est du Chabrol . Une gentillette intrigue, la bourgeoisie de Province, ici lyonnaise, et ses acteurs habituels à quelques variantes prêt. On y retrouve une critique quasi bobo et caricaturale des travers de cette bourgeoisie, de ces notables riches et importants dans leur environnement et bien sûr on insiste sur leur perversité, leur inévitable pulsion à tromper les autres, en particulier les plus faibles. Parfois Chabrol livre de véritables perles, parfois il se contente de se caricaturer lui même, d’être paresseux dans la direction d’acteurs et dans l’intrigue et de seulement répéter ses gammes. C’est le cas avec ce film globalement raté avec en prime une fin bâclée car on sent que Chabrol ne sait pas comment finir son film. Alors en route pour la grosse ficelle pour nous servir le symbolisme qui justifiera le titre du film mais nous laissera totalement en plan au lieu de nous surprendre par un final en feu d’artifice ou coup de théâtre final qui aurait pu donner un sens à tout cela. Les acteurs se fondent dans ce confort global et seule Ludivine Sagnier apporte quelques éclairs de fraîcheur mais globalement Chabrol arrive même à l’anesthésier elle aussi. Un Chabrol décevant et peu utile.
Je n'ai pas été si emballé que ça. J'ai trouvé qu'au final, il y avait beaucoup de bruit pour pas grand chose. Un montage parfois hyper nerveux, des humeurs des personnages parfois incompréhensibles et une froideur qui n'aide pas au récit sauf peut-être à justifier cette fin qui est plutôt moyenne. Pas mon préféré en tout cas.
Pour son avant-dernier film, Chabrol livre une nouvelle fois une satire acerbe de la bourgeoisie lyonnaise, à travers un triangle amoureux pervers qui se laisse suivre sans déplaisir, mais souffrant d’un gros manque de crédibilité, tant dans l’histoire que dans l’interprétation. 2,25
Un des derniers films de Chabrol, avec toujours en ligne de mire, les milieux bourgeois au sens large, ci d'une part la bourgeoisie industrielle, celle de l'argent, mais aussi la bourgeoisie people, celle de la TV , de l'écriture et de l'édition. Histoire d'un trio amoureux dont le centre est une jeune ingénue, présentatrice à la télé, qui tombe amoureuse d'une écrivain célèbre et finit par se marier avec le fils désœuvré, héritier d'un empire pharmaceutique. Le film démarre lentement, mais débouche dans son dernier tiers sur un drame de la jalousie et la manière dont il va être minimisé. Contrairement à ce que j'ai pu lire ici, il me semble que les personnages ne sont tout blanc ou tout noir. Chabrol s'attache à nous montrer leur complexité. Naïve et arriviste pour Gabrielle (excellente Ludivine Sagnier), pervers et amoureux ( un François Berléand que je n'ai pas senti très à 'aise dans son rôle d'écrivain qui ne veut pas quitter sa femme, pervertit Gabrielle, la quitte brutalement et lui revient), jeune friqué déjanté, narcissique, un brin traumatisé par un drame d'enfance, mais totalement fou amoureux (épatant Benoit Magimel), et sa mère imbuvable, bourgeoise détestable, manipulatrice et qui veut protéger son fils...
Un film de Chabrol qui se laisse suivre grâce à la formidable interprétation de ces acteurs principaux. Benoît Magimel est prodigieux en fils à papa et Ludivine Sagnier est une jeune femme un peu naïve qui se laisse entraîner par un écrivain célèbre dans une relation un peu toxique. Le scénario est lui trop léger et on n'arrive pas vraiment à se passionner pour cette histoire de trio amoureux.
Un des derniers Chabrol, qui souffre cruellement de rythme, tant au niveau du scénario qu'au niveau de la mise en scène. Magimel est toujours excellent mais on peut regretter que son personnage soit, cette fois, totalement insupportable. Le reste du casting pose question, Berléand ayant du mal à insuffler à son personnage le pouvoir de séduction et le mystère suggérés par le récit. En revanche, Ludivine Sagnier, mutine et enjouée, est presque aussi emballante que chez Ozon.
L'histoire d'une pétasse moche de province qui va vouloir goûter au beau monde, un peu trop vite. On ne sait pas trop comment prendre ce film, qui ne doit au fond du compte qu'être une récréation (coûteuse) pour Chabrol après l'excellente « ivresse du pouvoir ». Sinon comment comprendre cette étrange resucée de tous les poncifs de la montée au sommet pour la petite fille du peuple ? Ce n'est pas vraiment une critique du star système, ni de la TV, ni de l'écriture « spectacle » actuelle, ni de la société. La suite de cette critique au prochain épisode, je suis en train de regarder le documentaire sur Chabrol sur la 5, à bientôt, je plaisante, je n'aurais pas le courage de continuer à critiquer après sa mort, respect.
Gabrielle hésite entre deux hommes, deux polarités qu'apparemment tout oppose, et c'est finalement quand elle accepte d'être littéralement coupée en deux qu'elle trouve son intégrité. Voilà, en substance, tout le propos de ce film certes pas désagréable, mais tout de même cousu de fil blanc et désespérément vain. Un Chabrol très mineur, en somme.
J'ai bien aimé ce film de Chabrol qui décrit une nouvelle fois les amours bourgeoises. On suit une jeune femme, la belle L. Sagnier qui rappelle par sa désinvolture et son charme B. Lafont, qui s'éprend d'un écrivain à la belle réussite. D'un autre côté, elle rencontre le jeune héritier d'un laboratoire pharmaceutique. Un jeu du chat et de la souris va se développer entre ces 3 personnages autour desquels gravitent bien les familles et amis. Le scénario est efficace et les personnages sont intéressants. Seule la fin m'a laissée un peu perplexe. Disons qu'on comprends ce que la fille coupée en deux signifie vraiment.
Je suis passé totalement à côté du film. A moins que cela soit Chabrol. J'étais effaré par le vide scénaristique, le manque abyssal de tension que malheureusement les dialogues pauvres et parfois redondants ne parviennent pas à ranimer. Il ne se passe rien. Ou en tout cas, on sait pertinemment ce qui va se passer. Il faut dire qu'on nous laisse largement le temps de réfléchir au dénouement, tant Chabrol remplit comme il peut son film, pensant peut-être dresser des portraits au vitriol. Mais les personnages sont tellement caricaturaux, jusque dans les plus petits rôles ( Ah, ces bourgeois qui parlent de Mozart, ce prêtre qui a un bon penchant pour la liqueur…) que la charge récurrente de Chabrol sur cette classe sociale sent le ranci. Tout a sonné faux à mon oreille et je n'ai jamais cru à la passion qui dévore la jolie Ludivine Sagnier. Cette fille coupée en deux a rejoint le triste tiroir des films qui m'ont profondément ennuyé. D'habitude, j'essaie toujours de sauver quelque chose d'un film, une scène, un plan. Là, rien ! Et ce qui clôt le film est tellement mal amené, Chabrol avance tellement avec des gros sabots dans sa conclusion que le dépit est encore plus grand, après 115 minutes interminables !
Une fois n’est pas coutume, le tonton flingueur en chef du cinéma français, Claude Chabrol, débarque sur les écrans en été. Celà signifie-t-il une relâche de sa part ? Pas du tout, puisqu’il n’a pas oublié de faire une place pour le vitriol dans sa valise, à côté de sa “Fille coupée en deux”. Un titre aussi beau qu’énigmatique, qui évoque la magie, ou le crime. Ce que le générique, baigné d’une lumière rouge-sang et accompagné d’un air de Turandot qui préfigure une tragédie, semble nous confirmer, jusqu’à ce qu’une main vienne éteindre l’auto-radio diffusant la musique, comme un avertissement à nous méfier des faux-semblants qui seront de légion dans le nouveau film de l’auteur de “La Cérémonie”, malicieusement situé dans le milieu de la télévision. C’est dans ce secteur que la jeune Gabrielle Deneige débute sa carrière, comme Miss Météo d’une chaîne lyonnaise, jusqu’à sa rencontre avec l’écrivain Charles Saint-Denis, et le riche héritier Paul Gaudens, passablement déséquilibré. C’est, du moins, l’impression qu’il donne en public, puisque Chabrol présente son trio central au travers de prismes déformants, insistant sur le contraste entre l’image de chacun, et sa véritable personnalité : Gabrielle n’est finalement pas “blanche comme Deneige”, Charles a des mœurs plus que douteuses, tandis que Paul peut être moins arrogant. Mèche blonde rabattue sur les yeux, et sans cesse à deux doigts de la caricature, Benoît Magimel nous livre une performance schizophrène plus que remarquable, aux côtés de l’omniprésente Ludivine Sagnier (déjà dans “Molière” et “Les Chansons d’amour” cette année), également très bonne en obscur objet de désir des hommes qu’elle fait tourner en rond. Derrière l’œilleton de sa caméra, Chabrol ausculte une fois de plus la violence des rapports de classe, avec un film drôle et acide, traversé de teintes rouges et d’humour noir, mais qui se rate sur le final, sur-symbolique, sans toutefois remettre en cause la qualité de son nouveau tour.
le film commence sur une longue scène en fond rouge SUPER MOCHE sans aucune logique, des hommes très rapidement macho avec les filles et BEAUCOUP TROP coureur de jupon, le film se transforme en mode carrière politique ??? ça n'a aucun sens, ont suit le gars littéraire ultra bof........très mauvais film.
Pimpante et radieuse présentatrice de la météo sur une chaine de télévision locale, Gabrielle attire nécessairement le regard des hommes dont elle sait, pas dupe du genre d'intérêt qu'elle suscite, décliner les invitations. Elle se lie cependant avec le célèbre romancier Charles Saint-Denis (F.Berléand), tandis qu'elle est courtisée par Paul, l'héritier fortuné et oisif d'un laboratoire pharmaceutique. Longtemps, le film de Chabrol est un défilé dynamique de personnages croquignolets incarnant la vie de province et son milieu bourgeois que Chabrol dessine, comme à son habitude, avec une ironie indicible. Ces notables ou grands bourgeois ne préfigurent pas le drame sentimental à venir mais alimentent tout au long de l'intrigue une caustique comédie de moeurs. L'ingénue Gabrielle (Ludivine Sagnier), dont par ailleurs la jeunesse et la beauté semblent souillées par le regard de vieux lubriques, y apparait, petit à petit, comme la victime expiatoire de l'immoralité et des principes d'un certain milieu, celui toujours moqué par Chabrol de la bourgeoisie de province. Berléand et Benoît Magimel, arrogant et cabot, s'amusent visiblement, à la limite de la caricature, dans des emplois de "monstres" sociaux.