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lugini
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0,5
Publiée le 6 avril 2009
Malgré des acteurs très performants, à trop fouiller dans les méandres de l'inconscient, le réalisateur finit par s'y perdre. Résultat : je suis sortie avant la fin. Trop de psychologie tue la psychologie.
Le scénariste Charlie Kaufman qui a beaucoup travaillé avec Spike Jonze nous invite dans son univers singulier avec ce film. Après une excellente première demie heure, le film s'enfonce dans un surréalisme propre à la personnalité de Charlie Kaufman dans laquelle il est parfois difficile de pénétrer. Il reste néanmoins de cet OVNI filmique une certaine poésie mais relativement accessible, d'où une sensation d'ennui durant la dernière bobine.
Il faut être défoncé pour écrire, pour faire, pour jouer dans un tel film. Ca part dans tous les sens même les plus confus et c'est très compliqué à comprendre, à assimiler. Il est presqu'impossible de s'impliquer dans cette histoire saugrenue.
la première heure est drôle (un peu) et intriguante et puis: c'est la débandade! - la même que celle du héros dont les motivations laissent de marbre! Les états d'âme d'un scénariste fou transposé grossièrement à l'écran? Fuyez.
Ce film prouve qu'un bon scénario ne fait pas forcément une bonne réalisation et qu'une mise en scène plate peut couler la meilleure histoire. Mais ce récit d'un fiasco personnel et professionnel est-il vraiment un modèle d'écriture ? Kaufman se la joue un peu trop Woody et on se perd vite dans cette mise en abyme narcissique et poussive. Le cinéaste réussit l'exploit de rendre inopérant son défilé d'excellentes actrices. Un coup d'épée dans l'eau que ce coup d'essai.
Voilà le type de film que l'on ne s'attendait pas à voir concourir pour la Palme d'Or au festival de Cannes ; trouble de l'existence, paranoïa du 'moi' et frustrations sexuelles, reconquêtes sentimentales sur fond de divagations créatrices... Charlie Kaufman, duquel on connaît (et reconnaît) l'amour du trop-plein et de la psychédélie existentielle, se charge ici des thèmes fondateurs du cinéma psychanalitique, à savoir des gens qui ne vont pas bien et des évènements qui n'arrangent rien. A moins de connaître cette même période de brume intérieure, difficile d'apprécier ou d'adhérer à cette séance vaseuse sur les fonctionnements aléatoires de la vie. L'écriture se résume à une association douteuse et effroyable du réalisme au surréalisme, autant dire chez Kaufman du possible au n'importe quoi. Il y avait pourtant matière à faire vivre des personnages forts et une construction schizophrénique dont la mise en abîme du cinéma et de la vie entière prendrait lieu dans la reconstitution d'un New York dans un hangar. Mais loin des espérances, Kaufman (réalisateur moyen, il faut le préciser) rend la chose minimaliste et d'un surréalisme absolument vulgaire, entre une page de phrases non-sensesques bien préparées et des idées à prendre et à laisser. La première demi-heure promettait pourtant une bizarrerie charmante à défaut d'être inoubliable, et un malaise dans les relations amoureuses qui a justement sa place pour prendre le réel en parallèle. Mais les nuageries pseudo-poétiques reprennent le dessus, et la mise en scène de Kaufman n'a absolument pas la consistance qu'il faut pour les soutenir (n'est pas Michel Gondry qui veut...). Son cerveau prend l'allure d'une usine sans zone de tri, le meilleur (les larmes artificielles) se mixant au plus mauvais (à peu près tout le reste). Dommage pour le toujours immense Philip Seymour Hoffman, à l'aise même dans les rôles les plus tordus. Kaufman a inventé avec "Synecdoche, New York" le concept du film accessible en cela qu'il est r
Une vraie catastrophe ! L'astucieux scénariste de Jonze et Gondry se fourvoie complètement dans cette fable prétentieuse et fumeuse. Rien ne marche et on souffre pour les comédiens qui se débattent au milieu de cette bouillie faussement nihiliste et véritablement complaisante. Le pire, c'est ce n'est pas tant la mise en scène (très plate) que le scénario lui même qui est en cause ! Sans réalisateur pour le cadrer, Kaufman ne serait-il qu'un imposteur ?
Complètement fou comme dans ma tête ! J'ai rien compris mais j'ai tout compris. Rarement la folie ne fut autant palpable et aussi bien représentée que dans ce film. Merci M. Kaufman.
Un film très Kaufmannien ou la folie d'un personnage contamine son oeuvre mais aussi l'oeuvre du cinéaste au point qu'on en est à se demander si ça n'est pas sa folie que Kaufmann déballe au spectateur. Une oeuvre somme !
Un film qui déborde d'idées, d'humour et mélancolie. Charlie Kaufman est aussi à l'aise à la réalisation que devant une page blanche, il est ici très inspiré et nous livre une histoire à tiroirs comme seul lui sait faire. C'est passionnant, les acteurs sont incroyables (quel casting féminin) et on a hâte de voir la suite. Un grand coup de coeur !
Le récit fou de la vie d’un dramaturge new yorkais, Caden Cotard, loser hypocondriaque, balloté entre galères affectives et problèmes de santé. Tout ceci prend place dans un univers décalé, semé de détails incongrus. Synecdoche, New York, c’est notre monde, mais en très légèrement différent. Le réalisateur y distille une étrangeté discrète, un surréalisme doux, constamment surprenant, qui contamine peu à peu l’histoire mais ne verse jamais dans le fantastique pur. La réalité et l’imaginaire se mêlent très subtilement, à la faveur d’une mise en scène sensible qui ne scande jamais ces deux plans de perception, les fond au contraire l’un dans l’autre jusqu’au vertige et à la folie. C’est aussi un film d’une tristesse infinie. J’ai rarement vu ça. Son thème majeur, je pense, est la dépression. Cette impression générale d’apathie, de non-appartenance au monde, de lenteur, de pesanteur domine le protagoniste, et le film avec lui, d’une façon radicale. Cela n’empêche pas une certaine drôlerie d’affleurer, en même temps qu’un émerveillement face au monde que Kaufman nous ouvre, mais l’atmosphère générale reste celle d’une mélancolie persistante qui envahit peu à peu l’écran comme le personnage et achève le film dans un océan de désespoir. On sort effondré et passablement impressionné par la maîtrise dont fait preuve Kaufman dans ce film foisonnant et d’une profondeur philosophique, voire métaphysique, vertigineuse. Louons aussi la sobriété géniale de Philip Seymour Hoffman, et le talent de l’ensemble des comédiens qui ont brillamment réussi à se fondre dans l’univers, hermétique de prime abord, de ce cinéaste barjo. Peut-être un peu long dans sa seconde partie, pas toujours abouti et forcément très très trop écrit, mis absolument passionnant, fascinant, puissant, hypnotique, Synecdoche, New York mérite d’être vu, plusieurs fois si possible, pour en mieux saisir toute la jubilatoire complexité. Potentiellement culte ?
Une belle découverte ! Le sujet est super intéressant et très bien amené ici, on rentre vrmt bien avec facilité dans sa psychose et ses complexes autour de la morts et de la vie d’un artiste rongée pas sa perfection et ses questionnement. Grosse performance actorale qui est aussi à noter ! (+ le nombre de petites plans sympa pas forcément ultra-nécessaire au récit filmique mais ça créer un peu plus d’espace en les grand points…)
Charlie Kaufmann, amateur des scénarios qui ont pour principal caractéristique d'être sacrément tournés vers l'onanisme cérébral, oublie cette fois complètement son spectateur et ne le fait que se sentir perdu dans un amas d'idées, d'intuitions, d'ellipses et de racourcis. On sort de ce film sans avoir compris grand chose mais avec un bon mal de tête et déprimé. Quoi de pire? Voir quelqu'un d'aussi talentueux que Phillipe Seymour Hoffman s'y perdre dans la foulée? Sûrement... Sur le même thème, ne pas hésiter à (re)voir The Foutain qui s'éloigne du monde réel pour extirper une profonde réflexion métaphysique sans jamais oublier de fasciner son public!