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inspecteur morvandieu
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4,5
Publiée le 10 mai 2024
Le Schpountz, qui désigne ici un niais dont la prétentieuse ambition est de faire du cinéma parce qu'il se croit talentueux, n'est pas seulement la victime naïve d'une farce cruelle; il est aussi un personnage aveuglé par la vanité et sa chimère. Leurré par des parisiens malicieux, Iréné monte à Paris sûr de son succès et de son art dramatqiue...Le sujet de Marcel Pagnol est une fable dont la morale pourrait être qu'il n'est pas de réussite sans travail ou sans humilité. Il ironise sur un milieu du cinéma où les caprices de stars et l'orgueil des artistes en général constituent les petites histoires quotidiennes des studios. Superbement dialogué (Charpin, présent dans les premières et dernières séquences, en témoigne brillamment), le film de Pagnol s'appuie sur la composition irrésistible de Fernandel, aussi à l'aise dans les scènes de comédie que dans celles où s'invite l'amertume. L'origine théatrale du sujet est évidente et on y retrouve l'humour chaleureux, caustique parfois mais toujours bienveillant, par lequel Pagnol aime décrire ses concitoyens provençaux.
Ces vieux films du passé ont un charme intemporel, entre les dialogues de Pagnol (permettant des scènes mémorables, comme ici celle du "tout condamné à mort aura la tête tranchée"), l'accent méditerranéen de Fernandel ou de Fernand Charpin et le noir et blanc des images. En additionnant ces trois éléments, le Schpountz de 1937 est généralement répertorié comme un classique, même si les quelques sourires sont plus dus aux expressions et au jeu des acteurs, inscrits dans leur époque, qu'au fond de l'histoire.
Film ambitieux et logorrhique à la fois critique du monde du cinéma (caricature des égos, des homos...) et défenseur de la comédie - trop souvent assimilée à de la pitrerie. La mise en scène est brouillonne et la direction d’acteurs critiquable : les bons en font un peu trop (sauf dans l’excellent duo du « Pauvre couillon »), les moins bons (Orane, le frère) aussi. L’idée d’« association conjugale » est amusante mais était-il nécessaire de préciser l’invraisemblable virginité de la demoiselle, et la fin paraît trop consensuelle pour des parents qui ne se sont nullement inquiétés de ce que le schpountz faisait à Paris.
Un des meilleurs Fernandel que j'ai vu: je n'ai jamais autant rit en regardant un de ses films. L'histoire est simple, c'est pratiquement celle de Fernandel: un homme essaie de devenir acteur sauf que c'est Le Schpountz. Le métier d'acteur est bien décrit et quand même un peu critiqué grâce au talent de Fernandel et à celui de Fernand Charpin que je découvre.
J’ai vu ce film dans ma jeunesse, dans les années 60/70 et je n’avais pas accroché, trop jeune…. Ce n’était pas le Fernandel que j’attendais. Et voilà que curiosité, 50 ans plus tard, je me dis qu’il faut que je le revoie avec un oeil…. vieux ! Et là, je découvre la profondeur des dialogues de Pagnol, le message transmis, très sarcastique et dénonçant (déjà) une certaine faune. Bien sûr, il a vieilli, il est parfois maladroit et limite mal joué mais ça reste un beau film, à la fois tendre et aigre. Fernandel y trouve un rôle qui lui sied comme un gant, presque autobiographique, si on y réfléchit. Même Orane Demazis y est parfois juste ! Charpin est excellent et les deux heures auront finalement passé très vite. Je me suis rendu compte que je ne me souvenais que du début et de la fameuse tirade, et c’est une erreur que de justement trop s’arrêter sur cette dernière pour juger un film bien plus profond dans son message.
Il faut aimer Pagnol qui est très bavard mais dans le bon sens. Des dialogues pensés et structurer, drôle par moment et profond. Fernandel est d'une touchante sincérité et l'histoire est originale et agréable car reflétant une époque et un milieu (celui du cinéma, de ses cruautés, ses messes basses derrière les décors...). Mais c'est avant tout un film sur les rêves d'émancipation et la réussite. La famille, le noyau central où comment composer les uns avec les autres. Bref, une œuvre complète.
Ce film est très drôle et les discours sont beaux (du beau langage) même si on ne comprend pas tout. Pour un film sorti en 1938, la qualité d’image est impressionnante même si les images restent en noir et blanc, on voit tout de suite qu’il s’agit d’un film d’époque. La voiture et les costumes sont aussi impressionnants. Le film se termine vite et bien, le spectateur est heureux pour le schpountz.
Les dialogues sont sublimes autant que drôles et parfaitement dits. Le jeu de tous les acteurs est précis et juste. Comme il se doit c'est un comique qui tangente le drame et le relevé toujours de légèreté. Le film n'a pas vieilli. Il est réellement intemporel.