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Y Leca
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1,5
Publiée le 17 septembre 2026
La logorrhée des dialogues de Pagnol, privée de la faconde méridionale habituelle, est pénible à supporter et la pauvreté du scénario ainsi que la triste direction d'acteurs s'arrangent rien. Rendez-nous Raimu !
Fernandel a beaucoup de gouaille dans ce film de Pagnol, sans doute un peu trop. De la farce plus que de la comédie, pas aussi incontournable que les autres films où la Provence est plus présente.
Les dialogues sont sublimes autant que drôles et parfaitement dits. Le jeu de tous les acteurs est précis et juste. Comme il se doit c'est un comique qui tangente le drame et le relevé toujours de légèreté. Le film n'a pas vieilli. Il est réellement intemporel.
Le Schpountz est avant tout le terrain de jeu d’un immense Fernandel, qui trouve ici l’un de ses rôles les plus emblématiques. Son interprétation, pleine d’énergie et de sincérité, donne au film toute sa saveur. S’il fallait encore douter de son talent, ce film en est la preuve éclatante. Son jeu expressif, sa diction unique et son sens du rythme comique font mouche à chaque scène.
Les dialogues signés Pagnol, comme toujours, sont un régal, avec des répliques devenues cultes, à l’image du célèbre : « Tu n’es pas bon à rien, tu es mauvais à tout. » C’est toute la verve méridionale et l’humour tendre du cinéaste qui s’expriment dans cette comédie douce-amère.
En revanche, par rapport à la trilogie marseillaise, Le Schpountz se montre un peu plus distant sur le plan émotionnel. On rit, on sourit, mais on est moins touché. Le cœur y est un peu moins vibrant, l’histoire plus légère et plus centrée sur la satire du monde du cinéma.
Reste un Pagnol de grande qualité, porté par une écriture fine et un Fernandel éblouissant. Un classique attachant, drôle, et toujours aussi savoureux.
Il faut aimer Pagnol qui est très bavard mais dans le bon sens. Des dialogues pensés et structurer, drôle par moment et profond. Fernandel est d'une touchante sincérité et l'histoire est originale et agréable car reflétant une époque et un milieu (celui du cinéma, de ses cruautés, ses messes basses derrière les décors...). Mais c'est avant tout un film sur les rêves d'émancipation et la réussite. La famille, le noyau central où comment composer les uns avec les autres. Bref, une œuvre complète.
De tous les classiques "pagnolesques", celui-ci, avec les années, est devenus l'un des moins appréciés et connus. Et pourtant, selon moi, il devraient être ceux que l'on voie ou revoie en priorité. Bien sûr que c'est imparfait. Comme d'habitude avec Pagnol, c'est un peu trop long (se caractérisant ici par un ventre mou de 20 minutes, grosso modo) et Fernandel, par moments, se regarde surjouer, ce qui est d'autant plus dommage car il est parfait lorsqu'il lui faut exprimer toute la vanité de son personnage. Quant à Orane Demazis, elle est livrée à elle-même. Mais d'un autre côté, il y a ce que cette histoire a à te dire et qui n'a pas vieilli d'un iota, il y a cette langue et son accent tonitruant et il y a Charpin qui mange littéralement l'écran
Ce film est très drôle et les discours sont beaux (du beau langage) même si on ne comprend pas tout. Pour un film sorti en 1938, la qualité d’image est impressionnante même si les images restent en noir et blanc, on voit tout de suite qu’il s’agit d’un film d’époque. La voiture et les costumes sont aussi impressionnants. Le film se termine vite et bien, le spectateur est heureux pour le schpountz.
Le film est d’une grande richesse, d’abord une comédie, aux dialogues savoureux (« Tu n’es pas bon à rien, tu es mauvais à tout », « Tout condamné à mort aura la tête tranchée », phrase du code pénal déclamée sous tous les tons) sur Irénée Fabre (Fernandel, 35 ans, exceptionnel), commis avec son frère (car orphelins), dans l’épicerie de son oncle Baptiste Fabre (Fernand Charpin, 51 ans), qui croit, aveuglément, avoir le talent d’acteur et fait l’objet d’une farce (signature d’un faux contrat d’engagement) de la part de techniciens de cinéma venus tourner un film dans le village et qui l’ont baptisé Schpountz [terme inventé par le directeur de la photographie de Pagnol, Willy Faktorovitch (1888-1960), d’origine russe, à propos d’un jeune homme mythomane qui avait fréquenté le tournage du film « Angèle » (1934)], équivalent de fada ou jobastre. Il devient ensuite un film sur le cinéma (et une déclaration d’amour de la part du réalisateur, avec une mise en abyme) avec des moments drôles, satiriques et émouvants [Irénée faisant son autocritique, discours du producteur Meyerboom (« On devient vieux quand on tutoie tout le monde et que personne ne vous dit tu »), déçu de n’avoir pas été mis dans la confidence de l’intrusion d’Irénée à la 38e prise d’une scène d’un film sur Napoléon, d’un réalisateur russe hystérique, défense des auteurs comiques avec un hommage à Charlie Chaplin (1889-1977)] ainsi que sur les rapports de classe [Irénée, tel le (faux) fils prodigue retourne chez son oncle en habit de commis, malgré sa réussite professionnelle et sentimentale].
Réalisé en 1938 en même temps que " Regain", " le schpountz" ( autrement dit le naïf, le bêta si l'on en croit le sens que l'équipe de techniciens de cinéma lui donne) est porté par la prestation de Fernandel qui donne une résonnance savoureuse aux dialogues .
La multiplicité des scènes, les changements de décors en font un titre sans temps mort et parfois très drôle.
Pagnol a sans doute le projet de rendre un hommage vibrant au cinéma et surtout au cinéma de distraction.
Un commis d'épicerie rêve de faire carrière dans le cinéma. Après avoir été l'objet de plaisanterie, la profession finit par l'accueillir.
On peut y voir une invitation à la persévérance, un clin d'œil complice au midi et à la famille. Opus très sympathique du futur académicien, il ne représente pas, malgré ses qualités évidentes, ce que je préfère chez le cinéaste.
L'amateur de cinéma du patrimoine ne le laissera pas passer.
Quelle verbe, quel éclat et surtout quelle fougue dans l’expression. C’est du pur génie théâtral et un rôle magnifique pour cet acteur génial. Fernandel était encore jeune à l’époque mais quelle maestria Pagnol ne pouvait rêver meilleur personnage pour une pièce pleine de tragédie, de bassesse mais aussi de grandeur et d’éloquence majestueuse. Une pure merveille de film.
Le Schpountz, qui désigne ici un niais dont la prétentieuse ambition est de faire du cinéma parce qu'il se croit talentueux, n'est pas seulement la victime naïve d'une farce cruelle; il est aussi un personnage aveuglé par la vanité et sa chimère. Leurré par des parisiens malicieux, Iréné monte à Paris sûr de son succès et de son art dramatqiue...Le sujet de Marcel Pagnol est une fable dont la morale pourrait être qu'il n'est pas de réussite sans travail ou sans humilité. Il ironise sur un milieu du cinéma où les caprices de stars et l'orgueil des artistes en général constituent les petites histoires quotidiennes des studios. Superbement dialogué (Charpin, présent dans les premières et dernières séquences, en témoigne brillamment), le film de Pagnol s'appuie sur la composition irrésistible de Fernandel, aussi à l'aise dans les scènes de comédie que dans celles où s'invite l'amertume. L'origine théatrale du sujet est évidente et on y retrouve l'humour chaleureux, caustique parfois mais toujours bienveillant, par lequel Pagnol aime décrire ses concitoyens provençaux.
Bien que souffrant de certaines longueurs et d’un scénario un peu trop démonstratif, revoir le Schpountz aujourd’hui demeure un plaisir de cinéma qui une fois n’est pas coutume chez Pagnol ne réside pas dans sa qualité d’écriture mais ce jeu de mise en abyme , de confusion assez subtil autour du comédien Fernandel et de son personnage à propos duquel on ne sait jamais trop si l’on rit avec l’équipe du film de son ridicule un peu pathétique , ou parce qu’il est réellement drôle et finalement talentueux. Le scénario quant à lui tranchera, peut être un peu trop facilement pour la seconde hypothèse peut être pour tenter de venir compenser la pente peu glorieuse d’un mépris de classe , celle des rêves de grandeur et de lumière des petits et des obscurs.
Ces vieux films du passé ont un charme intemporel, entre les dialogues de Pagnol (permettant des scènes mémorables, comme ici celle du "tout condamné à mort aura la tête tranchée"), l'accent méditerranéen de Fernandel ou de Fernand Charpin et le noir et blanc des images. En additionnant ces trois éléments, le Schpountz de 1937 est généralement répertorié comme un classique, même si les quelques sourires sont plus dus aux expressions et au jeu des acteurs, inscrits dans leur époque, qu'au fond de l'histoire.
Dans ce film de Marcel Pagnol, sorti en 1938, on retrouve un Fernandel vraiment irrésistible. Son omniprésence à l’écran propulse même les autres acteurs (Fernand Charpin et Orane Demazis notamment) au rang de faire-valoir. C’est finalement ce qui constitue le principal défaut de ce long-métrage. De même, après avoir conté les déboires de cet homme naïf mais désireux de percer dans le cinéma, le dénouement aurait mérité un approfondissement plus éloquent permettant de valoriser cette belle morale. Bref, une œuvre intéressante mais mineure dans la carrière du réalisateur provençal.