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Sawyer17
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3,0
Publiée le 14 septembre 2010
Ce film tient la note, sur une performance étonnante de Gary Oldman, irréprochable de nouveau. Le film, n'étant pas un biopic à proprement parlé, s'inspire de la vie du maestro, pour en livrer une comédie dramatique très conventionnelle et par moment beaucoup trop lente. Le film manque de scènes marquantes, mais la musique de Beethoven nous transporte littéralement.
Biopic romancé du célèbre compositeur allemand, "Ludwig Van B." nous raconte la souffrance d'un artiste qui ne pouvait plus apprécier ce que tous pouvaient écouter, la musique. Plaçant les éléments autour de la recherche de la mystérieuse inconnu à qui Beethoven légua la totalité de son héritage, Bernard Rose nous livre des épisodes cruciaux de la vie de son personnage. Souvent intéressantes voire même parfois émouvantes, les scènes qui composent ce long-métrage s'accordent relativement bien sur un scénario qui reste parfois trop dans le déjà vu. Pour interpréter le génie on retrouve un Gary Oldman impressionnant dans ces costumes d'époque qui redonne naissance à la légende. Vif dans son regard et fort dans sa présence, l'acteur donne le meilleur de lui-même et permet même de donner lieu à quelques grands moments de cinéma. Malheureusement, certains petits défauts viendront nuire ici et là à notre appréciation et ce biopic à haut potentiel restera coincé à un grade qui n'aurait pas du être le sien.
La mise en scene est moins prestigieuse et le scénario moins carré que ceux d'"Amadeus". Cependant, je mets la même note grâce à la géniale interprétation de Gary Oldman et aussi à cause du fait que j'ai toujours eu un gros faible pour Bethoven. J'ai été porté pendant 2 heures par sa musique et sa bio (quelque peu édulcorée)....Que du bonheur...
Quel bel hommage de Bernard Rose à l'égard de ce génie éternel de la musique romantique! Son film transpire l'amour qu'il porte à son oeuvre. Beaucoup plus d'allusions historiques avérées qu'on ne peut croire dans cette scénarisation énigmatique et quelque peu romancée, ce qui n'est absolument pas péjoratif puisqu'elle permet de toucher l'aspect excessif de la personnalité de Beethoven, son âme torturée mais si exaltante à la fois.
Gary Oldman est brillant dans ce film sur l'un des plus grands compositeurs de tous les temps. Ce film n'est pas une biographie, ni un film sur la musique. Il se veut davantage une histoire romancée de la vie amoureuse de l'auteur de la Lettre à Elise. Explorant les zones d'ombre de la vie du compositeur, le film enquête sur l'identité de la bien aimée de Ludwig, tout en décrivant le caractère ombrageux et monomaniaque de Beethoven. Gary Oldman retranscrit bien l'orgueil, l'originalité voire la misanthropie de l'homme de musique, misanthropie en partie liée à sa surdité. Beethoven passe une bonne partie de son temps à tyranniser son entourage, se moquer des convenances et mépriser la plupart de ses contemporains. Pour autant, le film tente de comprendre comment cet homme à la frontière de la folie a su si bien émouvoir l'âme humaine à travers sa musique.L'histoire d'un des premiers artistes maudits, grand représentant de l'ère romantique, est accompagnée des morceaux les plus beaux de son oeuvre. La vie de la société viennoise, dans cette ère troublée, est aussi bien décrite dans de somptueux décors.
Ah, j’ai parcouru évidemment un peu la critique sur ce film avant de le visionner, et je suis tombé sur une critique désastreuse de Libération ! Bon, cela m’a conforté dans mon visionnage, car force est de constater que cette critique d’époque d’une partialité confondante me paraissait être dans le caniveau du métier. Elle l’était en effet ! Car Ludwig van B est clairement, avec Paperhouse et Candyman un des meilleurs films de Bernard Rose, du moins pour l’instant. Inférieur à ces deux derniers, il n’en reste pas moins très bon, bien au-dessus de l’autre film en costume du réalisateur : Anna Karénine. D’abord le casting est excellent, avec, surtout, un Gary Oldman énorme. Ok la galerie d’actrices est magnifiques, même si toutes n’ont pas des rôles très conséquents, ok Jeroen Krabbe est efficace, ok les seconds rôles valent le détour, mais il n’en reste pas moins que Gary Oldman est une copie conforme du personnage qu’il campe ! Jeu fiévreux, ressemblance physique troublante, il faut avouer que l’avoir choisi pour ce rôle était une idée lumineuse tant Oldman semble fait pour camper ces personnages romantiques torturés, ombrageux. Il est un atout certain pour ce film. Le scénario est intéressant car Bernard Rose ne se contente pas seulement de mettre en image l’histoire sans mettre son grain de sel. Certains ont reproché au film ses choix audacieux et pas forcément dans la dynamique générale des érudits du sujet, mais à vrai dire on s’en moque ! Ce que je note surtout, c’est ce choix brillant d’avoir à la fois réussi un hommage très beau au compositeur, et de ne pas avoir reculé, parallèlement, sur les zones sombres du personnage. Il y a quelques raccourcis ou facilités scénaristiques, mais c’est typique du biopic, et cela n’enlève rien à la qualité du récit qui sait aussi être concis et fluide en dépit des retours en arrière nombreux. Et, grosse force par rapport à Anna Karénine du même réalisateur, ce film dégage de l’émotion, de la gravité, du souffle, et c’est bienvenu. Coté réalisation Bernard Rose se fait visiblement plaisir. On sent qu’il aime le personnage, ou qu’il le fascine. Sa mise en scène sait se faire intimiste quand il le faut, mais sait aussi se faire bien plus ambitieuse (le final sur l’Hymne à la joie par exemple), et donner de la flamboyance. Pourtant, et c’est peut-être ce que certains on put lui reprocher, il reste assez menu, cherchant peu cette exubérance justement, pour l’intimité des alcôves et des intérieurs, privilégiant clairement l’intime. Un choix qui peut surprendre, mais qui ne m’a personnellement pas dérangé. A noter bien entendu les très beaux décors, la jolie photographie, et l’excellente partition musicale qui, cela ne surprendra pas, nous fait un melting-pot des œuvres du compositeur. Au final Ludwig van B est une très belle biographie de Beethoven. Ça manque peut-être un peu de force, surtout dans la première partie à la narration un poil chaotique, mais c’est indéniablement un film à voir pour les amateurs du compositeur, et même pour les autres, car, en dépit de ses choix parfois audacieux, ça reste une belle entrée en matière pour découvrir un homme que l’on ne connait finalement que très peu. 4.5
C'est vraiment intéressant d'avoir construit le film par le prisme de ses amours. Lui qui a vécu seul toute sa vie, a pourtant aimé et avec passion. Un beau film qui est le pendant à celui de Mozart. Peut-être plus intime mais tout aussi passionnant et éclairant. Un bel hommage je trouve.
« Ludwig van B. » a été réalisé en 1994 par Bernard Rose réalisateur anglais arrivé en 1992 à Hollywood où il obtient un très joli succès grâce à « Candyman » modeste film d’horreur surfant sur la mode des légendes urbaines alors très en vogue Outre-Atlantique. Il s’intéresse à la suite via un projet plus ambitieux à la personnalité clivante de Beethoven qui à l’image de Mozart, fut un génie précoce cornaqué par un père autoritaire qui le maltraitait et qui comble du malheur pour un musicien fut à seulement 27 ans alors qu’il était en pleine gloire atteint d’une surdité qui progressivement deviendra totalement invalidante. Le scénario écrit par Bernard Rose lui-même s’articule autour du calvaire vécu par Beethoven désireux de cacher le plus longtemps possible son handicap et son retentissement sur son caractère et son œuvre. S’y ajoute la polémique née de trois fragments de lettres retrouvés après la mort du compositeur (le 26 mars 1827). Des lettres écrites en 1812 dans la ville balnéaire de Teplice et destinées à une femme qualifiée par Beethoven comme « son immortel amour ». Les supputations vont bon train au sujet de cinq femmes qui en seraient les destinataires possibles (Giulietta Guicciardi, Thérèse von Brunsvik, Josephine Brunsvik, Antonie Brentano et Anna-Marie Erdödy). Le réalisateur a de son côté sa propre thèse qu’il expose dans ce film qui doit beaucoup à Gary Oldman alors âgé de 36 ans, interprétant ici l’un de ses derniers rôles de personnages marginaux et de rebelles qui ont fait sa réputation (« Sid and Nancy », « Prick up your ears », « Les anges de la nuit », « JFK », « True Romance », « Romeo is Bleeding », « Leon »). L’acteur anglais caméléon dont le jeu ne s’encombre d’aucune limite ou tabou se verra récompensé d’un Oscar en 2018 pour « Les heures sombres » où il incarne un Winston Churchill confondant de vérité. Deux autres nominations suivront pour « La taupe » et le trop méconnu « Mank ». De la même manière sous la direction de Bernard Rose, il projette sur l’écran toute la souffrance intérieure et la force créatrice de Ludwig Van Beethoven. A ses côtés dans les rôles de trois des cinq femmes précitées Isabella Rossellini, Valeria Golino et la diaphane Johanna ter Steege sont au diapason d’un Gary Oldman à son meilleur au sein de décors somptueux parfaitement mis en image par le grand chef opérateur anglais Peter Suschitzky. On ne s’ennuie pas une seconde durant cet hommage au grand compositeur allemand rythmé par ses plus grandes œuvres qui ajoutent le plaisir de l’ouïe à celui de la vue. Les biopics actuellement très en vogue ne sont malheureusement pas souvent aussi convaincants que celui proposé par un Bernard Rose qui verra sa carrière quelque peu s’assombrir après le cuisant échec subi trois ans plus tard par son adaptation d’« Anna Karénine » le roman de Léon Tolstoï.
Emettant une hypothèse que nul historien ne valida jamais, le réalisateur mêle enquête et romance autour de la lettre que le compositeur adressa à son amour ultime pour proposer le portrait contrasté d'un génie, incarné avec l'incandescente fougue de Gary Oldman. Changeant de ton selon les focalisations, le biopic évite les écueils du genre tout en sublimant la musique de Beethoven, intelligemment exploitée pour accompagner les divers protagonistes dont on distingue l'empreinte laissée sur l'artiste dont la postérité musicale se fait pleinement entendre. Soignant son ancrage historique et sa pudique émotion, la mise en scène demeure fort classique, écrin à son récit de création et de sentiments. Un joli moment.
Gary Oldman joue excellement, le rôle est parfait! Comme Amadeus, la biographie du compositeur est montré sous un angle particulier, et là sous une enquête. Vraiment bien trouvé. Et point positif car, contrairement à amadeus, il y a nombre des airs connus de Beethoven. Seul point négatif pour ma part, la résolution de l'histoire d'amour, à la fin, est trop clichée, cul-cul... voir même lassante. Dommage
Si vous vous attendez à un biopic sur Beethoven, passez votre chemin, bien que le film reprenne des éléments biographiques de la vie du grand compositeur pour élaborer un scénario à propos de la fameuse immortelle bien-aimée à laquelle il a écrit une lettre passionnée. On ignore en réalité l'identité de sa destinataire.
Le scénarios ne nous épargne pas quelques clichés au passage, mais le jeu totalement incarné de Gary Oldman les transcende, entouré d'excellents acteurs. Le tout porté par la sublime musique de Beethoven. Malgré ses défauts, sa mise en scène convenue, bien que soignée, l'histoire finit par nous toucher. On a droit à quelques scènes poignantes.
Pas un chef d'oeuvre, mais un film réussi dans l'ensemble.
Le film souffre de l'adaptation française du titre : on s'attend à un film sur Beethoven alors qu'il n'en est rien, il s'agit d'une romance qui s'inspire de la vie amoureuse de l'artiste. Du coup, malgré une ou deux scènes prenantes, le film ne parvient pas à combler le hiatus entre l'histoire d'amour et l'utilisation de la musique de Beethoven, dont la genèse n'est que très partiellement évoquée.
De beaux costumes, de beaux décors, évidement une belle musique, mais une photographie un peu toc et moderne, ainsi que des interprétations prévisibles qui renforcent l'impression d'assister à un téléfilm à gros budget.
Je m'attendait à un film à la hauteur du personnage et bien je n'ai pas aimé du tout. Réduire la personnalité si profonde de Beethoven à quelques aventures romanesques est vraiment déplacé. Ce film présente Beethoven en tant qu'en homme en faisant presque abstraction de son Etre trouble et passionnant et de sa musique (qui constitue évidemment une part de son être). Et quand le réalisateur essaie de nous faire ressentir ses émotions (comme la scène de la représentation de l'orchestre où Bethov' n'entend rien) et bien ça ne fonctionne pas, jamais je n'ai été touchée dans ce film. Pour moi Bernard Rose est passé à côté, en tout cas je n'ai pas reconnu ma vision de l'Artiste. Bon maintenant je met quand même 2 étoiles parce que l'interprétation de Gary Oldman est excellente, la mise en scène est pas mal et la B.O est sublimement interprétée. Mais en bref je n'y ai pas retrouvé le grand homme et le compositeur que j'admire profondément. Dommage.