Ce film, réalisé par François Truffaut et sorti en 1968, est très bon ! Après "Les Quatre Cents Coups" et le moyen-métrage "Antoine et Colette" (que je n'ai pas vu), nous retrouvons le célèbre personnage du réalisateur, à savoir Antoine Doinel, dans une aventure amoureuse. Ayant beaucoup aimé "Les Quatre Cents Coups", il me tardait de voir ce film car j'avais vraiment envie de savoir comment ce personnage avait évolué, surtout que nous suivons ensuite sa progression sur deux autres films. Je trouve très intéressant d'avoir consacré quatre longs métrages sur un personnage dont chaque film correspond à une fenêtre sur la vie de ce dernier et en plus d'avoir gardé le même acteur à chaque fois. Cela permet de se familiariser avec le personnage mais également de le projeter dans le temps. Enfin bref, nous le suivons donc ici dans différents boulots après sa sortie de l'armée et plus précisément dans celui de détective, métier que je trouve passionnant. C'est d'autant plus passionnant ici que le film est très réaliste sur ce sujet. Mais nous suivons aussi les amours du personnage, souvent compliqués, toujours empreint d'une certaine poésie. C'est d'ailleurs un peu le charme des films de Truffaut dans lesquels les relations sociales et humaines sont toujours très complexes mais également très poétiques et passionnantes. Alors certes, si nous n'accrochons pas au film ni même à ce genre d'ailleurs, ce n'est pas passionnant car il n'y a pas véritablement d'histoire, nous suivons juste le personnage dans ses petites aventures. En ce qui concerne les acteurs, nous retrouvons donc Jean-Pierre Léaud dont je n'avoue ne pas trop aimer le jeu mais nous avons également, entres autres, les géniaux Michael Lonsdale et Delphine Seyrig qui jouent très bien. "Baisers volés" est donc un très bon film, tout simplement.
Autant j’ai beaucoup apprécié « les 400 coups » autant cette deuxième partie de vie et mœurs d’Antoine Doinel m’a ennuyé même un peu agacé. Si le premier lançait formidablement la nouvelle vague celui ci est un peu un exemple des tares du genre . A savoir une manière de jouer théâtrale, des personnages autocentrés, une absence de rythme et la forte impression qu’on se noie dans du vide. Et puis j’ai eu du mal avec le personnage principal, j’avais été emballé par la partie enfance adolescence, son mal de vivre et son esprit de révolte. Le retrouver en jeune adulte geignard, faussement rêveur avec une pointe d’opportunisme m’a agacé et il est toujours difficile d’apprécier un film où le personnage principal est à ce point antipathique. Dans la carrière de François Truffaut il y a mieux même beaucoup mieux à découvrir.
Appuyant, parfois à outrance, les difficultés d'intégration et d'adaptation de son personnage, François Truffaut signe un nouvel épisode de la saga "Antoine Doinel" qui ne manque ni d'humour ni de tendresse mais se montre inégal et parfois lassant.
J'aime énormément François Truffaut, c'est l'un de nos plus grand cinéaste. D'où ma déception face a ce film qui est certes bien interprété, pas mal mis en scéne. Je doit reconnaitre ça, mais l'histoire n'est pas aussi intéressante que dans d'autre film, la mise en scéne s'avère au finale plutôt plate presque qualité française, il n'y a pas vraiment de défaut, mais tout ça est sans surprise, sans audace, en sommeille. On est loin des 400 coups, de Jules et Jim, Les deux anglaises ou encore La chambre vertes. Reste tout de même que le film n'est pas mauvais pour autant d'ou mes deux étoiles mais décevant quand même. Je préfère la suite Domicile conjugal qui pourtant est plus souvent critiqué.
En 1968, soit près de dix ans après « Les quatre cents coups », le réalisateur François Truffaut remet en scène le personnage d’Antoine Doinel, toujours interprété par Jean-Pierre Léaud. Désormais jeune adulte, on suit ses pérégrinations professionnelles et sentimentales. Ce film possède quelques passages chargés de sensibilité et d’humour mais distille beaucoup trop de scènes inintéressantes. En outre, on peut éprouver d’énormes difficultés avec l’interprétation théâtrale et empruntée de Jean-Pierre Léaud. Bref, un récit inégal néanmoins considéré comme culte par certains.
La banalité quotidienne d'un jeune-homme (Antoine Doinel alias François Truffaut) rendue interessante, par une maitrise de narration et de l'outil cinéma ainsi que des acteurs performant et une performance d'acteur (Jean-Pierre Léaud), entre autres. Le Cinéma.
D’aucuns y voient de la drôlerie, moi j’y vois une certaine mélancolie, voire de la nostalgie. En effet Doinel a grandi et cherche toujours son double. Le propos final est agréable mais il n’y a que vagabondage et légèreté.
Nous retrouvons dans Baisers volés le jeune Antoine Doisnel, découvert enfant dans Les quatre cents coups.
Antoine est maintenant un jeune adulte, qui se fait virer de l'armée au moment où le film commence. Les premiers plans assurent une solide connexion avec le premier film de Truffaut, tourné neuf ans auparavant : par exemple on découvre Antoine en train de lire le Lys dans la vallée de Balzac, et on se souvient du début d'incendie que le culte de l'écrivain avait failli déclencher dans l'appartement de ses parents.
Si le personnage est le même, les deux films sont très différents. Les quatre cent coups était un film ramassé, tendu, d'une grande cohérence artistique. Baisers volés est une histoire d'initiation oedipienne décousue, au style haché (le film comprend un nombre de plan incalculable), qui multiplie les ruptures de ton, les pistes narratives et les effets de manche scénaristiques, comme l'incroyable déclaration finale de l'amoureux.
Le résultat est mitigé. On peut être séduit par la vivacité de l'ensemble, sa progression à la limite du picaresque, mais on peut aussi être décontenancé par la faiblesse de certaines scènes, les limites techniques du film (qui mériterait une sérieuse restauration, notamment au niveau du son) et la relative transparence de Jean-Pierre Léaud, qui surjoue parfois l'hébètement perplexe.
Beaucoup d'humour dans cet opus, de la nostalgie aussi pour cette époque. Doinel est détective, il aime sa fiancée mais qui ne se soucie pas de lui. Le ton est badinage, L'interprétation du couple Léaud Claude Jade mais aussi de Ceccaldi est impeccable.
Une fois encore, Truffaut fait preuve de maîtrise et d'imagination dans son récit. La réalisation est ingénieuse, le scénario est drôle à souhait, mais souffre (et tant pis si je commets ici un crime de lèse-majesté) du jeu catastrophique de Jean-Pierre Léaud. Ses prestations, au fil des réalisations de Truffaut, ternissent son cinéma. A ses côtés, les autres acteurs font ce qu'ils peuvent pour sauver les meubles, Ceccaldi le premier, mais au final ce "Baisers volés" s'apparente au verre à moitié plein et à moitié vide. Quel dommage pour un réalisateur si brillant.
Un film léger et sympathique, dans lequel on suit les tribulations hésitantes d'Antoine Doinel désormais jeune adulte. C'est bien filmé, ça tient la distance du temps, des images nostalgiques du Paris des années 60, des petites histoires souvent amusantes, des personnages bien campés, mais ça reste assez superficiel et la façon de jouer de JP Léaud a un petit côté souvent insupportable de fausse désinvolture
Je suis assez partagé sur ce film où la fraîcheur et le style primesautier de l’histoire peut attirer. Les personnages sont cependant caricaturaux et la mise en scène proche de celle d’une pièce de théâtre est plate et ne donne pas de dynamique au film. Jean-Pierre Léaud n’est pas sympathique et parfois geignard, il n’attire pas avec son jeu froid et composé à l’excès. Bref c’est un peu ennuyeux et les noms au générique ne suffisent pas à en faire un chef d’œuvre.
Je n'ai pas vraiment accroché à cette réalisation de François Truffaut, c'est assez plat et pas très intéressant, j'ai trouvé que Jean-Pierre Léaud n'était pas à la hauteur, à la limite du cabotinage. Le film comporte des moments amusants mais ca ne fonctionne pas tellement, en tout cas pas pour moi, bref un François Truffaut en mode mineure, vite vu vite oublié.