Suite du "Père de la Mariée" sorti un an plus tôt, cette comédie de Vincente Minnelli est un peu moins réussi que le premier volet, mais cela reste une oeuvre bien divertissante à suivre grâce à son sympathique casting et à son histoire somme toute agréable.
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3,0
Publiée le 14 août 2010
Après le beau succès du "Père de la marièe", Vincente Minnelli dècide de remettre le couvert en rèalisant "Allons donc papa", reprenant les mêmes acteurs que le premier opus avec l'inègalable Spencer Tracy, Joan Bennett, Russ Tamblyn, Don Taylor, Billie Burke et bien sûr Elizabeth Taylor! L'harmonie entre Tracy et Liz opère de nouveau ou Minnelli brosse un portrait assez cruel de la sociètè amèricaine! Cette fois, la jeune fille est marièe, et son père qui, dans le premier èpisode, ressentait physiquement l'angoisse du mariage de sa fille, se retrouve en proie aux affres psychosomatiques de sa maternitè et de ses querelles conjugales! Une suite amusante et bien enlevèe...
L'histoire d'une grossesse ou comment les parents s'approprient par amour le jeune couple jusqu'à l'étouffement. C'est bateau comme thème et c'est très moyen comme film. C'est le témoignage d'une époque en Amérique des années 30, c'est tout.
Suite au succès du « Père de la mariée » (Father of the Bride), la maison de production Loew’s Incorporated demanda à Vincente Minnelli d’interrompre le tournage de « An American in Paris » pour réalisé cette suite. « Allons donc papa ! » (Father’s Little Dividend) fut tourné en vingt et un jours, sans la moindre perte de qualité, si ce n’est un scénario qui sent la prolongation. Sans dilution, ni dans la réalisation, ni dans le montage, le métrage final est ramassé en quatre-vingt deux minutes. Même ambiance, même genre de situation, mêmes personnages, mêmes décors… Bref, même tout. Malgré le talent indiscutable de Minnelli, de l’équipe des studios (Cedric Gibbons, Edwin B. Willis, Keogh Gleason au décors, sans oublier William Tuttle au maquillage) et des acteurs (mention à Elizabeth Taylor qui venait de faire une fausse couche suite aux coup de pied dans le ventre de son mari, l’alcoolique Conrad Hilton Jr et qui était en plein divorce), malgré les qualités de cette suite (pas si fréquent) et quelques situations hilarantes (qui manquaient au premier), le film peine à se hisser au niveau de l’original. Spectacle quelque peu réchauffé, ce qui au cinéma, contrairement au bœuf bourguignon, n’est pas un signe d’amélioration. Heureusement, le dernier tiers, avec l’arrivée du bébé, apportera un changement de rythme et de ton. « Le père de la mariée II » (1995), lamentable remake avec le non moins lamentable Steve Martin, permet de mesurer à quel point Minnelli avait réussit un deuxième opus de qualité.
Si je n'avais pas tellement été conquis par le premier opus, à savoir "Le Père de la mariée", sorti un an plus tôt et également réalisé par Vincente Minnelli, cette suite m'a complètement laissé de marbre. La mariage est passé, Kay s'est installée avec Bucley et Stanley pense enfin avoir la paix. Mais que nenni puisque Kay est enceinte et n'arrête pas de se disputer avec Bucley. Ainsi, le film ne fait finalement que reprendre le schéma du précédent mais en replaçant le mariage par l'arrivée d'un bébé. Une nouvelle fois, le père ronchon et conservateur est vite dépassé par les évènements et a du mal à se faire à l'idée de devenir quelqu'un d'autre, non pas beau-père cette fois-ci mais grand-père. Et une fois de plus, Kay est présentée comme une fille instable et capricieuse qui s'imagine tout un tas de choses concernant son époux. Si j'avais du mal avec l'humour un peu dépassé et vieillissant du premier opus, je ne l'ai ici tout simplement pas trouvé ! Je trouve en effet que le film ressemble davantage à un épisode d'un feuilleton des années 50 que d'une véritable comédie cinématographique. Avec cette mise en scène très théâtre qui n'est qu'illustrative, on a l'impression qu'il ne se passe finalement pas grand-chose dans cette famille décidément chamboulée pour pas grand-chose. On nous ressort ainsi quelques gags du premier film, comme la maison bondée de monde et on en rajoute de nouveaux, comme la dernière partie avec le bébé mais qui peine franchement à convaincre. Bref, "Allons donc, papa !" est une suite qui n'a d'autre but que de surfer sur le joli succès du premier sans se donner la peine de se réinventer un minimum.
Suite du Père de la mariée, on retrouve ici les mêmes acteurs, le même esprit, les mêmes ingrédients et les mêmes ficelles que dans le premier volet. L’ensemble est sympathique, tranquille, un peu facile dans sa critique bon enfant de la famille américaine d’après guerre. Le film est surtout (et encore) porté par la performance de Spencer Tracy, immense acteur qui possède tous les registres du drame et de la comédie et qui trouve là l’occasion de jouer les pères puis les grands-pères avec un bonheur évident. Face à lui, Elizabeth Taylor est attendrissante et Joan Bennett est solide. Spectacle familial par excellence, ce n’est tout de même pas le meilleur de Minnelli, assez loin sur ce coup-là de son niveau d’excellence.
Minnelli ô combien mineur, ce "Allons donc papa" sait nous divertir à peu près une demie-heure. En effet, que ce soit le ton assez cynique de l'ensemble ainsi que quelques bonnes répliques, on se plait un temps à suivre ces péripéties certes un peu gentillettes mais tout de même plutôt sympathiques. Seulement voila : il faut nous farcir par la suite près d'une heure d'éloge familiale mièvre et franchement risible, le cynisme ayant quant à lui totalement disparu, à notre plus grand regret évidemment. Même la prestation de Spencer Tracy n'échappe pas à la niaiserie ambiante, tant son personnage (comme les autres d'ailleurs) finit lui aussi par être inintéressant... Bref, un film bien palôt et très limité que ce "Allons donc papa", aussi peu captivant dans son discours que dans sa forme. Dispensable.
Suite totalement intéressée de «Father of the Bride», «Father’s Little Dividend» (USA, 1951) de Vincente Minnelli recueille les mêmes ingrédients que le premier épisode et les réaménage, afin d’obtenir un nouveau film… mais pas trop. C’est tout le problème des suites, de n’avoir bien souvent pour seule raison d’exister que de reproduire une recette ayant déjà fonctionnée et, de ce fait, se trouvant contrainte de ne pas trop innover. «Father’s Little Dividend» s’octroie l’économie de présenter posément ses personnages. La scène d’introduction est très vite expédiée (par un flash-back aussi conventionnelle qu’il se révèle fortuit) pour arriver au vif du sujet : la grossesse de Kay, fille de la famille Banks (Elizabeth Taylor dans un de ses premiers rôles, après «A place in the sun», encore exempte d’un excès de confiance). A partir de cet instant, alors que Stanley (Spencer Tracy) voyait surgir chez lui un regain d’entrain amoureux, le film multiplie des séquences comiques qui viennent tantôt tourmenter Stanley, tantôt sa fille Kay. Les évènements rocambolesques interviennent pour mettre un peu de mouvement à un récit qui proteste à être véritablement drôle (Minnelli oscille entre la screwball comedy et la comédie sophistiquée). La distribution d’acteurs remarquable qui constitue le film (et qui fait un des points enjôleur du cinéma de Minnelli) ne fait pas défaut dans «Father’s Little Dividend». Mais tous, à travers les gestes qu’ils accomplissent et le peu d’énergie qui s’en dégage, semblent interroger la raison de leur place dans ce film. Joan Bennett, tellement plus stimulante la décennie précédente chez Fritz Lang, tient là un rôle presque de figuration. La beauté de son visage est ici totalement occultée. A raison, selon le récit, puisqu’elle doit être une mère de famille en passe de devenir grand-mère. Au final, la logique de Minnelli : composer une série de saynètes amusantes à propos de la famille US idéale, pour les familles US idéales.
Peu de réalisateurs peuvent se targuer de réussir une suite à un premier opus déjà fort bien lèché ("le Père de la mariée"). C'est pourtant le cas, ici, avec ce "Allons donc papa" réalisé de main de maître par l'incontournable Vincente Minnelli. Cette suite est un véritable régal, bien supérieur en terme d'écriture scénaristique et de dialogue que son aîné. C'est bien simple, "Allons donc papa" frise la perfection en terme de comédie romantique ! Les dialogues font mouche et la voix off de Spencer Tracy atteint carrément des sommets. Résultat, Minnelli signe un film d'une drôlerie époustouflante, qui surfe sur le temps avec aisance et dextérité. Un très grand film.
Une suite directe qui reprend les choses où le précédent les avaient laissées. Le début est donc assez amusant mais ça finit par manquer de nouveautés et le scénario commence à piétiner au bout d'un moment.
moi ,j'adore ce film, je le trouve encore plus drôle que "le père de la mariée", je trouve que les situations sont beaucoup plus drôles, car je suis une grand mère et j'ai vécu toutes ces fameuses "angoisses" moi même !