L année de juliette est un film assez insaisissable, ce qui en fait son charme. Mais j ai eu de la peine pour comprendre ce qui est passé par ma tête du personnage joué par lucchini, en s inventant une histoire d amour avec une femme qu,il n a jamais vu mais qui connaît son nom et prénom par le biais d un changement de valise malencontreux. C est même assez amusant, qu un simple objet échangé déclenche un monde intérieur, peuplé de fantasme, d identité multiple qui au départ s apparente à une fuite, pour justement de défaire d une petit amie trop collante. Philippe le guay engage pour la première fois lucchini qui va ensuite être quasiment son acteur fétiche avec plusieurs films réalisés plus tard. Même si le jeu de lucchini est assez maniéré, il tient ce personnage romanesque qui s enfonce de plus en plus dans sa folie douce. Le film manque toutefois à certains moments de densité dramatique ou l on flotte totalement, de cela me semble être une hésitation entre le drame, la comedie, ou parfois un thriller introspectif.
C’est une étude mœurs fine et réussie sur le mensonge dans les relations amoureuses où Fabrice Lucchini excelle en mythomane savoureux qui s’enlise et s’étouffe dans ses délires. La mise en scène quelconque distille cependant un rythme léger où batifole ce médecin tourmenté, appuyée par la verve et la fraîcheur de l’acteur.
5 étoiles pour la légèreté, subtilité en demi-teinte du jeu de Lucchini ainsi que le scénario à l'écriture sensible, aux flashs humoristiques, aux traits souvent poétiques non dénuée d'un fond de tendresse. La fin pour moi n'a rien de tendencieux ni de sentencieux,spoiler: elle laisse aux spectateurs le soin de la faire évoluer à son gré. Elle n'est qu'un clin d'œil scénarique bien ficelé. Chacun y peut voir ce qu'il a envie d'y trouver.
L'année Juliette, c'est l'année 1996. Un autre siècle. Là Fabrice Luchini sort avec les plus belles femmes de Paris, il y a Valérie Stroh, Marine Delterme, Philippine Leroy-Beaulieu et Carole Richert. Alors il hésite. Un film très parisien. Mais Fabrice Luchini s'en sort bien, il sauve le film à lui tout seul.
Quel étrange film... Je m'interroge sur la maladie qui frappe Camille (Fabrice Luchini). Car il s'agit bien là d'une maladie que de s'imaginer une relation avec une femme dans l'espoir de rompre avec les pots de colle qui s'attachent à vous. Sinon quoi d'autre ? On le regarde s'enliser dans ses inventions tout en s'étonnant du pouvoir de séduction que cet homme exerce sur les femmes qui s'approchent de lui. Au final on reste un peu sur notre faim, espérant une autre conclusion. Il reste cependant agréable de voir Fabrice Luchini dans un rôle qui lui va bien.
Une comédie sentimentale fantasque mais sans plus, dans laquelle Luchini excelle dans le rôle de bourreau des cœurs indécis, s’inventant une compagne pour en fuir une autre. 2,25
Camille (Fabrice Luchini), silhouette nerveuse, pupilles vives sous la fatigue, attrape par erreur — ou désir secret de fuite — la valise d’une inconnue. Et soudain, la vie prend un détour. Comme un mot mal prononcé qui ouvre une phrase inattendue. Comme une porte automatique qui s’ouvre trop lentement et laisse le cœur s’échapper avant la raison. Le Guay filme l’obsession légère, l’imaginaire qui déborde le réel. Plans serrés sur Luchini, lèvres qui chuchotent, sourcils qui s’arquent : il s’invente une autre vie avec la précision d’un horloger fébrile. Chaque mensonge devient possibilité, puis piège ; la mise en scène se joue de cette glissade. Rythme vif, ellipses rapides, ruptures brèves, montage qui respire l’embarras joyeux. Et pourtant, sous le vernis comique, une inquiétude diffuse — que reste-t-il de nous quand on s’invente trop ? Clémentine (Valérie Stroh), présence douce-amère, serre l’espace autour de Camille comme une maille trop étroite. Le regard qu’elle porte — blessure à peine voilée — donne au film son grain sensible. Marine Delterme, apparition presque spectrale, prête à la figure de Juliette une aura d’absence désirée, silhouette imaginée plus que rencontrée. On pense à Rohmer dans la manière d’observer l’errance sentimentale, mais ici, le verbe n’est jamais seul : il y a les gestes, les hésitations, les miroitements d’un Paris mi-réaliste mi-rêvé. L’absurde s’incarne dans un commissariat, dans les soupçons soudains, dans la mécanique sociale qui s’emballe — et la comédie devient presque thriller de l’identité. Comme si un petit mensonge ouvrait un gouffre. Un plan : Luchini debout face à une vitre réfléchissante, double fragile, costume froissé. Le monde qu’il s’est inventé vacille, et le réel, soudain, pèse. L’Année Juliette tient dans cette oscillation : légèreté sincère, gravité discrète, une pellicule de fantaisie sur une mélancolie réelle. Le film avance avec délicatesse, sans posture, glissant comme une valise qu’on ne rattrape qu’au dernier moment. On sort avec ce goût précis : celui d’un rêve minuscule qui s’est fissuré, mais qui, un instant, a semblé possible. Et Luchini, sur un quai, mains dans les poches, air un peu vide, un peu libre — comme si inventer quelqu’un d’autre lui avait permis, malgré tout, de se rencontrer. Note : 12 / 20
Un anesthésiste bordelais s'invente une relation pour échapper à ses liaisons. J'ai trouvé le film, même s'il est original, un peu ennuyeux. Le personnage lunaire joué par Fabrice Luchini est assez antipathique. De plus, je suis resté sur ma faim : le film s'arrête là où cela commençait à devenir plus intéressant.
Un film sympathique grâce à la belle interprétation de Lucchini en Médecin Anesthésiste et hommes à femmes qu'il trouve souvent envahissantes, d'où cette fable qu'invente et fait vivre en paroles d'une mystérieuse amoureuse, musicienne internationale, dont il construit le scénario fantasmé suite à une malheureuse interversion de valises dans un aéroport. Il s'en suit quelques scène cocasses, et un tournant vers une fin ouverte lorsqu'on découvre le corps de Juliette dans une voiture immergée qui contient aussi la valise du toubib !! au spectateur d'imaginer la suite, car on se doute bien que le scénariste ne vas pas oser nous la proposer dans un second opus
Difficile de suivre ce film qui n'a ni queue, ni tête. Difficile de comprendre les frasques et élucubrations du personnage principal quant à la gente féminine. Peut-être que c'est pour ça que c'est original. Musique agréable.
Fabrice Luchini joue un médecin anesthésiste célibataire de plus de quarante ans dont la situation indépendante convient très bien. Du coup, quand la liaison qu'il entretient avec une femme mariée risque d'évoluer vers un quotidien en couple, il panique un peu et élabore une stratégie mensongère assez folle pour y faire face. C'est une comédie légère sans grande portée et qui tient beaucoup à la prestation d'acteur de Luchini.