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3,5
Publiée le 12 mai 2019
Une histoire pleine de fantaisie qui fait un bien fou et qui rappelle dans ses meilleurs moments le cinèma de Pascal Thomas! Spècialiste de la comèdie de moeurs, le cinèaste Philippe Le Guay traite ici du mensonge dans les relations amoureuses! Avec une incontestable finesse psychologique, il montre comment cette arme très commode peut pièger celui qui l'emploie en le rendant prisonnier de son dèlire mythomane! Autre spècialiste du genre, Fabrice Luchini à la fois affectueux, attirant ou rêveur, ètait l'acteur idèal pour donner toute sa dimension au hèros tourmentè de cette histoire! Quant au dènouement, grinçant, il ravira les amateurs d'humour noir! Un film lèger comme un marivaudage et surtout plein de charme, parfaitement ancrè dans son temps, celui des annèes 90 où les actrices avaient un charme fou (Valèrie Stroh, Philippine Leroy-Beaulieu, Marie Delterme)...
Comme la prestation de Fabrice Luchini est délicieuse ! Il est parfait dans ce rôle d'homme qui passe progressivement du petit mensonge à la grosse folie. Un homme qui n'a vraiment pas de chance. Le scénario est très bien conçu, et chaque détail a son importance dans l'histoire, à un moment ou à un autre. On rit souvent, on souffre pour lui, on se délecte des situations impossibles dans lesquelles il s'embourbe. Un bon divertissement.
Un mensonge anodin emporte un homme dans une spirale qui l'amène à frôler la folie. Difficile de voir ce film de 1995, inédit en DVD et rarement diffusé. Personnellement, je lui trouve de nombreuses qualités, à commencer par la prestation de Luchini, choix parfait pour incarner l'indécision, la panique de l'engagement, l'emprise du fantasme. L'atmosphère du film demeure indéfinie, la plupart du temps légère comme un air de flûte, parfois menaçante. Les silences sont bien exploités et le réalisateur prend le temps de donner de l'épaisseur aux seconds rôles, tous très bien interprétés.
Un des films qui ont fait la réputation de Fabrice Luchini au détour des années 90. Séducteur impénitent, l’anesthésiste lunaire passe son temps à se jouer de sa maîtresse folle amoureuse de sa face chien battu. Il se plaint qu’elle n’est pas disponible, elle quitte son mari, c’est alors qu’il la trouve encombrante. Elle résiste malgré tout à tous ses caprices et ça ne fait pas les affaires de notre homme. Il s’invente alors une liaison avec une violoniste avec il a fait par mégarde un échange de valise à l’aéroport. Cette fantaisie va prendre une place de plus en plus importante dans la vie de notre héros qui finit par se lasser de lui-même en même temps qu’il commence à lasser son entourage. Parallèlement à ce marivaudage on suit en parallèle le sort réel de la violoniste qui a disparu. On voit que progressivement les mensonges futiles de cet homme somme tout inconsistant sont en train de tisser une toile d’araignée autour de lui qui va finir par l’étouffer. Le brio du film est de nous montrer les deux trajectoires courir l’une vers l’autre sans jamais se rejoindre avant la scène finale. Le film peut être vu comme une fable de La Fontaine pour ce qui est de sa morale. Pour le traitement cinématographique on pense souvent à « l’homme qui aimait les femmes » de Truffaut sans y retrouver la tendresse que suscitait Charles Denner.
Camille apparait comme l'archétype du célibataire vieux garçon et content de l'être, égoistement retranché dans une existence sans partage et incapable de concrétiser ses aventures. Pour ses maitresses encombrantes, le séducteur quadragénaire invente un jour une fiancée imaginaire, un alibi qui pourrait devenir une liaison contraignante. Philippe Le Guay aurait pu s'en tenir à cette situation de vaudeville, habilement agencée au demeurant. Pourtant, cette arlésienne nommée Juliette ne tarde pas à représenter, pour le personnage de Fabrice Luchini, étoffant au passage d'un point de vue psychologique son portrait, un idéal féminin romantique. A tel point que Camille semble se complaire dans la forme de mythomanie qu'entraine son mensonge. Malgré une mise en scène un peu quelconque, le film fait une comédie sympathique et charmante, avec des seconds rôles féminins séduisants et un Luchini bien dirigé, c'est-à-dire que le réalisateur a su canaliser la verve et l'éloquence naturelles du comédien.
Camille (Fabrice Luchini), silhouette nerveuse, pupilles vives sous la fatigue, attrape par erreur — ou désir secret de fuite — la valise d’une inconnue. Et soudain, la vie prend un détour. Comme un mot mal prononcé qui ouvre une phrase inattendue. Comme une porte automatique qui s’ouvre trop lentement et laisse le cœur s’échapper avant la raison. Le Guay filme l’obsession légère, l’imaginaire qui déborde le réel. Plans serrés sur Luchini, lèvres qui chuchotent, sourcils qui s’arquent : il s’invente une autre vie avec la précision d’un horloger fébrile. Chaque mensonge devient possibilité, puis piège ; la mise en scène se joue de cette glissade. Rythme vif, ellipses rapides, ruptures brèves, montage qui respire l’embarras joyeux. Et pourtant, sous le vernis comique, une inquiétude diffuse — que reste-t-il de nous quand on s’invente trop ? Clémentine (Valérie Stroh), présence douce-amère, serre l’espace autour de Camille comme une maille trop étroite. Le regard qu’elle porte — blessure à peine voilée — donne au film son grain sensible. Marine Delterme, apparition presque spectrale, prête à la figure de Juliette une aura d’absence désirée, silhouette imaginée plus que rencontrée. On pense à Rohmer dans la manière d’observer l’errance sentimentale, mais ici, le verbe n’est jamais seul : il y a les gestes, les hésitations, les miroitements d’un Paris mi-réaliste mi-rêvé. L’absurde s’incarne dans un commissariat, dans les soupçons soudains, dans la mécanique sociale qui s’emballe — et la comédie devient presque thriller de l’identité. Comme si un petit mensonge ouvrait un gouffre. Un plan : Luchini debout face à une vitre réfléchissante, double fragile, costume froissé. Le monde qu’il s’est inventé vacille, et le réel, soudain, pèse. L’Année Juliette tient dans cette oscillation : légèreté sincère, gravité discrète, une pellicule de fantaisie sur une mélancolie réelle. Le film avance avec délicatesse, sans posture, glissant comme une valise qu’on ne rattrape qu’au dernier moment. On sort avec ce goût précis : celui d’un rêve minuscule qui s’est fissuré, mais qui, un instant, a semblé possible. Et Luchini, sur un quai, mains dans les poches, air un peu vide, un peu libre — comme si inventer quelqu’un d’autre lui avait permis, malgré tout, de se rencontrer. Note : 12 / 20
Une comédie sentimentale fantasque mais sans plus, dans laquelle Luchini excelle dans le rôle de bourreau des cœurs indécis, s’inventant une compagne pour en fuir une autre. 2,25
Fabrice Luchini joue un médecin anesthésiste célibataire de plus de quarante ans dont la situation indépendante convient très bien. Du coup, quand la liaison qu'il entretient avec une femme mariée risque d'évoluer vers un quotidien en couple, il panique un peu et élabore une stratégie mensongère assez folle pour y faire face. C'est une comédie légère sans grande portée et qui tient beaucoup à la prestation d'acteur de Luchini.
Un film sympathique grâce à la belle interprétation de Lucchini en Médecin Anesthésiste et hommes à femmes qu'il trouve souvent envahissantes, d'où cette fable qu'invente et fait vivre en paroles d'une mystérieuse amoureuse, musicienne internationale, dont il construit le scénario fantasmé suite à une malheureuse interversion de valises dans un aéroport. Il s'en suit quelques scène cocasses, et un tournant vers une fin ouverte lorsqu'on découvre le corps de Juliette dans une voiture immergée qui contient aussi la valise du toubib !! au spectateur d'imaginer la suite, car on se doute bien que le scénariste ne vas pas oser nous la proposer dans un second opus