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BlueSkull
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1,0
Publiée le 13 août 2012
La première fois que j'ai essayé de regarder Paranoid Park, j'ai arrêté au bout de 10 minutes tellement j'avais trouvé le début inintéressant. Et puis je me suis dis qu'un film aussi bien accueilli par la presse ne pouvait pas être si mauvais qu'il en avait l'air. Et bien pourtant, si. C'est même vraiment très mauvais. Non mais franchement, comment peut-on apprécier un film dont les 3/4 des actions sont en slow-motion ? Je crois que j'ai rarement vu un tel abus de ralentis dans un film, il est utilisé dans quasiment toutes les scènes, ce qui est totalement inutile et ce qui rend le film désespérément long et lent. Paranoid Park a beau cependant être très court (1h15 environ), on s'ennuie royalement du début à la fin. On suit un jeune skateur après que celui-ci ait provoqué la mort d'un agent, mais une seule réelle scène se concentre pleinement sur l'incident (qui est d'ailleurs la seule bonne scène du film). Et tout le reste se résume à des plans de marche ou de dialogues totalement dénués d'intérêt. On pourra rajouter à cela une bande-son inadaptée la plupart du temps. Même si les acteurs ne sont pas mauvais, Paranoid Park reste un film à éviter absolument. J'aimerai comprendre comment un tel film peut plaire à ce point à la presse..
Je reconnais volontiers la maîtrise technique de GVS dans Paranoid Park : narration intelligente, superbe travail des cadres et de l'image (certains plans sont vraiment extraordinaires), choix musicaux irréprochables ..., mais j'avoue que son regard un peu trop distancié sur le sujet, et la façon dont l'histoire semble, comme le personnage principal, figée dans le temps, m'ont un peu laissé sur ma faim. Un film doit aussi raconter une histoire, ce que ne fait pas vraiment Paranoid Park.
Premier "vrai" film de Gus Van Sant que j'ai l'honneur de voir (car "Harvey Milk" est vraiment très conformiste pour être un film d'auteur). Je dois dire que la manière de narrer les quelques jours de la vie de ce jeune garçon est pour le moins déconcertante, mais le résultat final est d'une beauté saisissante. On plonge dans les méandres de ce skate park mystérieux au possible, sublimé par les plans de génie du réalisateur (parmi eux, celui des deux skaters qui slaloment dans un tunnel lumineux est tout bonnement parfait). Le film devient très vite plus une épopée métaphysique qu'une enquête, qui est plus son postulat de départ. C'est à se demander même si le Paranoid Park ne serait pas l'icône de l'enfer pour le jeune Alex, car tout semble y converger en mal et en étrangeté. C'est véritablement cette étrange sensation qui fait que "Paranoid Park" est une œuvre complète dans son mysticisme. Et on ne regrette pas ce voyage halluciné dans l'antre du génie de Van Sant.
pas le meilleur de gus van sant,et un peu trop court. mais bon ça reste sympa quand meme, et original. disons qu'il a deja été plus inspiré. je pense que gus devrait faire davantage de comedies ou comedies dramatiques meme s'il est doué pour les drames purs aussi.(en tous cas moi ça me satisferait plus ^^)
GVS conclue sa tétralogie avec Paranoid Park,un film attaché au mal être adolescent qui tente de capter la periode assez courte ou l'on est en proie au doute , ou l'on s'interroge sur la perception du monde et sur sa maniere dont celui ci nous perçoit.Alex , jeune skater de Portland va donc se rendre a Paranoid park , skate park un peu chelou. Au grés d'une rencontre hasardeuse , il se laisse convaincre de monter sur un train en marche , il commet alors l'innévitable.GSV choisit de releguer cet evenemment au second rang et lui préfere le théme de la responsabilité et de la culpabilité.Comme toujours il filme les corps adolescents avec pudeur et decrit leur comportement avec justesse.Le film est formellement splendide, GSV profite d'une structure narrative éclatée pour des plans super 8 "lo-fi" , plans hypnotiques et coherents malgré le décalage de la camera par ailleurs si fluide.Enorme travail niveau BO , dont l'utilisation pas si évidente de nino rota ,avec des titres denses et tendues.L'ensemble est comme d'habitude aérien , etheré et planant. En somme un bon film dont le "tender climax" de la scene de la douche restera l'apogée formelle de son Paranoid park
Je viens de visionner le film paranoid Park. Il faut l'etre pour l'apprecier. Scenario inexistant, la realisation aurait pu etre faite par un amateur tant les plans sont plats comme l'interpretation d'ailleurs, acteur principal inexpressif a souhait, enfin si vous tenez a vous ennuyer ferme allez-y !!! Le mieux c'est la fin, fini la torture enfin libre de voir autre chose, ouf quel bide !!!
Bon. Pour ceux qui ont vu Elephant, il y a les mêmes effets dans ce film ; travelling arrière dans un couloir de highschool, multiplication de ralentis, effet de flou, jeu avec la lumière, boucle temporelle, même scène vue plusieurs fois, bande son déstructurée, dialogues filmés en ne montrant qu'un des deux persosnnages, etc... Mais alors que dans Elephant la forme s'accordait parfaitement au fond (le destin, la folie, le temps) ici elle tombe un peu à plat. Peut être parceque le sujet est trop anecdotique. Ou parceque l'acteur est moins charismatique que le groupe d'Elephant. J'ai l'impression que Gus Van Sant a perdu la grace : certaines scènes sont franchement gnan-gnan : la lettre dans le feu, l'arrivée des skaters au ralenti à la convocation du policier, façon 7 mercenaires, certaines musiques.... Cela étant dit, il y a de beaux moments, et on voit bien qu'il y a du talent là dedans, c'est dommage. D'autres critiques sur Christoblog : http://chris666.blogs.allocine.fr/
Arty..ficiel. Le film semble interminal, il ne dure pourtant qu'1h20. Des ralentis toutes les deux minutes, des musiques sixties pour définir la jeunesse d'aujourd'hui. Gus Van Sant devrait commencer à s'interesser à des gens de son age parce que ses ados bredouillants, aux langage policés et aux visage sans acnée semblent tout droit sorti d'une pub cosmétique. La mise en scène élégiaque d' "Elephant" si sensitive et en phase avec son sujet, est déplacé ici. Hors-sujet limite grotesque.
Je suis assez déçu du résultat final de Paranoid Park de Gus Van Sant. Car mise à part la réalisation qui est plûtot bonne, voir très bonne, je n'ai ressentit que du vent avec ce film. Beaucoup de bruit pour rien du tout. Le scénario est très léger, il ne raconte rien de très intéréssant, l'intrigue n'avance guere pendant les 1h20 de film. Je me suis beaucoup ennuyé pendant le visionnage de ce long métrage. J'attendais vraiment qu'il se passe quelque chose, et si possible d'intéréssant. Malheureusement quand cela arrive, ça ne dure que quelques petites minutes. J'ai finis de regarder le film avec cette impression qu'au bout d'1h20, d'avoir rien vu. Le film n'est en rien marquant, on le regarde et on l'oublie directement. Si seulement j'aurais su à quoi m'attendre .. j'aurais pas perdu mon temps à regarder ce film entièrement. Une bien belle déception.
L'histoire d'un ado qui aime plus le skate et l'impression de glisser sur l'existence que de se laisser accrocher par quelque chose, même une blonde à la Lavigne. Gus Van Sant, le réalisateur de toutes les surprises, après le très décevant (pour ma part) « Last Days », j'étais un peu anxieux de continuer le voyage. Mais la « trop » bonne critique environnante m'a fait presser le pas. En fait, il faut dissocier deux choses. Le film peut se résumer, et c'est déjà magnifique, au désir de beauté et de jeunesse de la caméra pour cette bonne bouille d'ado craquant parce que trop imparfaite pour approcher les standards de beauté fashion. Il est réellement craquant, et Van Sant en ne se faisant pas passer pour un Ozon lâche, signe une superbe ode à l'amour homosexuel, ou du moins à la fascination assumée pour la jeunesse. Là où c'est vraiment intense, c'est que ce n'est jamais malsain, c'est presque paternellement protecteur. Bref c'est parfait. Ensuite, il y a l'histoire et la manière Van Santienne « classique » de la montrer. Comme un accident est si vite arrivé, et que la responsabilité d'un adolescent n'est pas un sujet très porteur intellectuellement, l'aspect dramatique n'arrive pas à prendre le dessus sur l'éveil d'un jeune garçon à un monde qui n'a pas beaucoup d'intérêt. Surtout dans ce flou qui entoure cette période d'apprentissage de la vie, des femmes, de l'argent, des voitures où tout est histoire de découvertes, d'expériences et d'observations. Et non de choix. On peut également se demander pourquoi le Gus se sent obligé d'utiliser un fait divers pour observer ce trouble adolescent, comme il l'a déjà fait pour « Elephant ». Peut-être la peur de faire un film niais, ou de trop montrer sa fascination nostalgique pour le temps de nos 20 ans ? Enfin, il y a le film, avec ses incessants flash-backs, ses cadrages d'auteur fixe, mais aussi les travellings dans les couloirs d'école, heureusement ce ne sont pas du tout des redites de Colombine, tout est plus flou, plus éthéré, le crime est passé, on vit avec le souvenir, pas dans la dissection d'une tragédie annoncée. Mais curieusement, le système fonctionne très bien dans ce cas, on sait ce qui s'est passé, on ne sait pas encore comment, et de toute façon, fasciné par ce visage poupon autant que grave et déjà triste, on se laisse baloter par les méandres du destin « à la manière » de Van Sant. Est-il besoin de parler de la musique, de l'exigence de l'image ? La seule chose qui reste désagréable, c'est que contrairement à « Elephant » où les acteurs savaient jouer en semi pro, ici ce sont vraiment des amateurs, et celui qui regarde à chaque fois la caméra est particulièrement énervant. Pour le reste, un film agréablement étrange, que seuls ceux qui ont confiance dans leur public peuvent faire.
Le cinéma de Gus Van Sant, de Elephant à Will Hunting, en passant par l'excellent Last Days, est plus difficile d'accès qu'on ne le dit. Non pas parce que le cinéaste entend fonder ses oeuvres sur la contemplation et le plan-séquence (et en ce sens, il se rapproche d'un Béla Tarr) mais c'est parce qu'il préserve quelques thématiques fortes, il va puissamment étudier ses sujets, et l'humanité y est conçue comme un véritable sujet d'analyse
Paranoid Park ne s'apparente finalement pas à une thèse sur la paranoïa (comme l'aurait pu laisser entendre le titre) ou sur la culpabilité. Il cherche davantage à évoquer le malaise adolescent, en impliquant son protagoniste dans des situations délicates. Il en ressort que le cinéma de Gus Van Sant cherche à se baser sur la plus pure objectivité (et c'est en ce sens qu'il est naturaliste).
Pourtant, l'onirisme, le subjectif le dispute au rationalisme, et ce particulièrement dans Paranoid Park où Van Sant bouleverse la structure narrative classique. Il y inclut des redites, des flash-back, sur le mode du vécu, de la mémoire et du souvenir.
Au fond, Gus Van Sant est proche de ses personnages, il appréhende le monde à travers leurs yeux, c'est pourquoi son cinéma y est si contemplatif. Etirer les scènes permet d'accéder à une certaine pureté psychologique.
Parlons émotion. Gus Van Sant est assez avare en larmes, violons et autres produits classiques pour produire du bouleversant à peu de frais, et c'est tant mieux, parce que cette distance quasi kubrickienne le préserve de la boursouflure et du misérabilisme. Du cinéma de Van Sant, on ne retient ni une quelconque démagogie, ni position du cinéaste, mais justesse et grâce, car c'est finalement dans l'objectivité (ambigüe, cela dit, ne serait-ce que sur un plan purement formel) qu'il parvient à dresser des tableaux éblouissants.
Je vais encore me faire des ennemis mais j’assume: Van Sant est bien l’un des cinéastes les plus surestimés du moment. On ne peut pas lui reprocher de ne pas faire de mise en scène et de ne pas travailler la forme en corrélation avec son fond. Ici, les 2 sont en parfaite harmonie: pour nous parler d’une jeunesse américaine bourgeoise égarée dans un monde de vacuité, Van Sant nous fait un film poseur totalement vain. Depuis Gerry, le cinéaste a mis au point un système qui marche à merveille. Je parle bien d’un système, qui peut fonctionner tout seul, sans le cinéaste. Lorsque Van Sant parle de son film, on est frappé par la quantité de "non-intentionnel" qu’il lui attribue, ce qui illustre bien cette capacité du système à fonctionner de façon autonome. On part d’un fait divers (réel ou fictif), on tourne quelques scènes (pas beaucoup, vu qu’on va les montrer 3, 4 voire 5 fois), et après on s’amuse au montage, en faisant plusieurs versions du film. Tout le talent du cinéaste réside alors à choisir la meilleure. Et voilà, vous obtenez de la poésie! La recette est facile, et il n’est même pas besoin de changer les ingrédients: la musique folk d’Elliot Smith, de longs travellings qui suivent les personnages (avec une prédilection pour le plan "de dos"), une bande de jeunes ados androgynes avec la mèche rebelle qui dépasse de la capuche (et qui ne fascinent décidément que Van Sant), et le tour est joué. A noter ici un usage compulsif du ralenti (à vitesse normale, le film doit durer une ½ heure), "parce Chris Doyle sait bien faire les ralentis" (ça ne s'invente pas). Certains y verront une expérience sensorielle formidable, un "trip", alors que pour moi ce film n'est rien de plus qu’un vaste clip, virant parfois au ridicule. Le Gugus fait du cinéma chic (c'est déjà pas si mal), alimenté par sa nostalgie de l'adolescence, qui redonne une posture intello-auteuriste superficielle à un public noyé dans un océan de divertissements. Mais ne me parlez pas de poésie, SVP.