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    Paranoid Park
    note moyenne
    3,2
    4737 notes dont 548 critiques En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
    répartition des 548 critiques par note
    139 critiques
    120 critiques
    42 critiques
    92 critiques
    78 critiques
    77 critiques
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    548 critiques spectateurs

    stebbins
    stebbins

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    4,0
    Publiée le 26 février 2012
    Arrive enfin le 12eme film de Gus Van Sant...Un nouveau chef d'oeuvre de l'enfant terrible du cinéma américain ! En prenant comme prétexte l'univers du skateboard, Van Sant filme une nouvelle fois une adolescence evanescente, fragile, qui s'inscrit dans la continuité de sa trilogie. Alex ( joué par le tout débutant Gabe Nevins ) ne ressemble en rien au tueur éponyme d'Elephant, puisqu'il tue accidentellement ( et non intentionnellement ). Il y a donc un cas de conscience, des questions soulevant le problème de la culpabilité : tel est le sujet de Paranoïd Park. Alex est coupable mais - dans une certaine mesure - responsable ( à la différence des deux tueurs d'Elephant, qui agissaient amoralement ). Passons à présent à la bande son : une compilation surprenante des musiques de Nino Rota ( Amarcord ), des effets sonores sidérants utilisés à contre-emploi, qui apporte de l'intensité aux séquences. Par exemple, la scène de la douche est accompagnée de chants d'oiseaux, comme pour montrer l'effondrement de la barrière entre le monde intérieur d'Alex ( la douche en l'occurence ) et le monde extérieur ( celui du skatepark, ou plus globalement de Portland ). Moins prosaïque - et donc plus poétique - que le Wassup Rockers de Larry Clark ( les scènes de skate, filmées au ralenti, donne une sensation d'apesanteur ), Paranoïd Park marque un aboutissement éthique et esthétique dans la filmographie de Gus Van Sant. Nouveau coup de maître.
    Flavien Poncet
    Flavien Poncet

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    5,0
    Publiée le 23 janvier 2008
    Derrière l’esthétique de scopitone que s’accaparent à nouveau Gus Van Sant, «Paranoid Park» (USA, 2007) pétrifie l’adolescence pour en sourdre sa douce insolence et l’essence du geste créatif. Sur l’âge ingrat chez Van Sant, il y a déjà eu «Elephant», mais l’œuvre s’inscrivait à la fois dans une volonté politique. A contrario, «Paranoid Park» évapore toute notion de drame absolu pour alléger le récit et caractériser davantage les circonvolutions aléatoires de la jeunesse. Or la tension, qui anime l’intrigue, n’est pas anodine. Alex, jeune éphèbe type de Van Sant, tue par inadvertance un garde ferroviaire. Le meurtre, en lui-même, a peu d’importance, il n’est d’ailleurs explicité comme telle que longtemps suite au début et retombe aussitôt dans le nébuleux une fois illustré. Cet instant, où le corps scindé en deux rampe, figure l’effroi du crime de façon exceptionnelle. Mais ce n’est que le temps d’une image précisément que le meurtre vaut pour lui-même. Au reste du film, il n’est que le moyen à la mise en exergue de la culpabilité adolescente. Le Joseph K. de Kafka devient un ange déchu dont la chute prend des allures somptueuses. Les plus belles des images sont celles de la douche où, se rinçant de son péché, Alex sombre dans les ténèbres à mesure que la lumière de Christopher Doyle couvre son corps dans un noir sans issu. Sans issu, pas tout à fait Car plus que l’étrange culpabilité juvénile, c’est la fonction de l’acte créateur qui nourrit le film. Comme Alex se délaisse de ses péchés dans l’écriture d’une lettre, Van Sant donne forme à ses amours de Beauté dans la matière de son film. Les scènes cristallines où le flux du temps décale l’image du son donnent au monde de Van Sant une appréhension informe. In fine, quand Alex s’est délaissé de ses péchés, quand la création (la lettre), achevée, s’évapore en poussière dans l’infini des cieux, le démon redevient un ange, plongeant à nouveau dans ses rêves en 8mm.
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    2,0
    Publiée le 20 décembre 2009
    Gus Van Sant dans ce qu’il peut avoir de plus agaçant. Comme il n’a pas grand chose à dire, il tourne en rond et abuse des effets comme le ralenti pour nous donner l’illusion que son propos est des plus profonds ce qui n’est évidemment pas le cas. Paranoïd Park vient s’ajouter de façon inutile aux films de Larry Clark et du même Van Sant qui ont déjà traité de façon plus efficace car plus frontale de la désespérance de la jeunesse américaine abandonnée à elle-même par des parents démissionnaires. Fallait-il en faire un film de plus ? On peut regretter au passage la duplicité de certains critiques qui voient en « Paranoïd Park » le chef d’œuvre de Van Sant. Même son « Harvey Milk » peu digeste est plus sincère que ce métrage sans objet et pour tout dire un peu racoleur de la part d’un cinéaste qui joue ici de sa flatteuse réputation pour vendre un produit sans consistance. A moins que je n’ai rien compris.
    benzinemag.net
    benzinemag.net

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    1,0
    Publiée le 3 novembre 2007
    Même si "Elephant" et "Last days" étaient déjà des œuvres très formelles, elles avaient en plus et surtout l’immense mérite de raconter quelque chose de fort, d’offrir une histoire, un propos passionnant voire bouleversant, qui en faisaient des œuvres majeures, de grands films de cinéma.

    Mais La grosse différence avec "Paranoid Park" c’est que là le film n’a rien à dire et sonne totalement le creux. Une fois encore Gus Van Sant nous refait le coup de la mise en scène comme un art, nous propose des ados marchant au ralenti, des travellings dans de grands couloirs, de moments d’ambiances éthérées comme pouvaient déjà nous en offrir ses précédents films… sauf que là c’est pour nous dire rien ou presque ! (suite sur http://cine-hop.blogs.allocine.fr/)
    anonyme
    Un visiteur
    0,5
    Publiée le 10 novembre 2010
    Je n'ai pas compris cet engouement pour ce film. Par qu'il est de Gus Van Sant et que l'on crie au génie dès l'apparition de son nom ? Personnellement, j'ai trouvé ce film mou, lent et sans intérêt.
    lorenzo fly
    lorenzo fly

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    3,0
    Publiée le 30 avril 2012
    Un film qui aborde la culpabilité et qui est parfaitement retransmis dans la mise en scène. Le scénario reste simple mais efficace.
    Helene V
    Helene V

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    0,5
    Publiée le 6 juillet 2009
    Encore trop de couloirs et de dos(comme dans Elephant). Moins chiant que Elephant car le sujet aurait pu être bien traité, mais mortellement ennuyeux tout de même. Il ne se passe rien. Je ne comprends pas les notations élogieuses de ce documentaire.
    A fuir vite vite.
    Vagelios
    Vagelios

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    0,5
    Publiée le 20 janvier 2008
    Plat,vide,ce film n'apporte rien et le réalisateur aurait mieux fait de ne pas aller chercher l'acteur principal sur MySpace tant il incarne un personnage fade.
    Acidus
    Acidus

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    3,0
    Publiée le 5 mai 2019
    L'adolescence et la mort. Ces deux thèmes très prisés par Gus Van Sant lui ont inspiré quatre longs métrages connus sous le nom de tétralogie de la mort. "Elephant" avait d'ailleurs reçu la Palme d'or au festival de Cannes. "Paranoid Park" vient conclure cette série thématique. Son point fort ? La réalisation de Gus Van Sant qui est à la fois expérimentale, subtile et recherché. Sa mise en scène présente une influence évidente de la Nouvelle vague. Le cinéaste filme au mieux les émotions de ses personnages, leurs souffrances, sans jugement et avec beaucoup de réalisme. On flirte avec le documentaire par moment. Du côté des points négatifs, on peut relever une intrigue pas toujours passionnante, souvent confuse avec un bouleversement de la chronologie pas toujours maitrisé. Le film souffre également d'un manque de rythme. Du coup, l'intensité émotionnel évolue en dent de scie et "Paranoid Park alterne entre l'ennui et tension. A noter l'excellence de la bande son. A réserver aux fans de Gus Van Sant. Ces derniers ne seront pas déçus.
    moonboots
    moonboots

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    0,5
    Publiée le 2 juillet 2010
    Des jeunes un peu paumés qui font du skate, on ne peut faire autrement que penser à Kids, le chef d'œuvre de Larry Clark, hélas la comparaison n'est pas à l'avantage du film de Gus Van Sant...
    anonyme
    Un visiteur
    0,5
    Publiée le 24 août 2008
    Un film vraiment pourri. Aucun histoire. Du skate pendant 1heure vraiment chiant.
    Santu2b
    Santu2b

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    1,0
    Publiée le 21 juillet 2018
    Des quartiers résidentiels sans âme, des skateboards et des lycéens qui zonent et s’ennuient... Sorti en 2007, "Paranoid Park" semble en tout points prototypique du cinéma de Gus Van Sant et plus précisément de sa surévaluation. Croyant être passé maître dans l’art de filmer l’ennui tel Flaubert dans Bovary, il ne fait que développer celui-ci chez le spectateur. Le cinéaste paraît même traverser une sérieuse crise d’inspiration et ne passe son temps qu’à recycler le déjà contestable "Elephant". En ce sens, il serait bon de comprendre que les ralentis et autres plans-séquences à répétition ne sont pas une performance cinématographique. Ceux-ci ne servent au mieux qu’à meubler un sujet qui ne tient pas la distance. Long, ennuyeux et prétentieux.
    maxime ...
    maxime ...

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    5,0
    Publiée le 20 juillet 2020
    Paranoid Park est depuis très longtemps un film mis dans ma liste de ceux que j'aimerai découvrir. Les rendez-vous manqués ne se comptent d'ailleurs plus. Après avoir longtemps cavalé après ce long-métrage, me voilà devant le fait accomplit ce soir, je n'ai pu laissé passer l'occasion, bien m'en a pris !

    Paranoid Park est un Chef d'Oeuvre. C'est avec les yeux braqués sur cette histoire que je me suis pris de plein fouet la décharge d'émotions pas prévu au départ ... Enfin non, c'est bien une fois le générique défilé que le tous m'a rattrapé. Avant cela j'avais comme pour son " héros " pareille blocage. Gus Van Sant est l'un des réalisateurs contemporains les plus inspirés et inspirants, il n'est clairement pas le premier arsouille à qui l'on confie et une caméra et à qui l'on récite " Fait-ci et ça, là " ! Non, sa démarche est tellement plus personnel et intelligente, il est proche de son sujet, de sa composante et ceux à tous les étages. Il imagine, façonne et crée une histoire renversante, humaine, intimement profonde. Visuellement Paranoid Park bouleverse aussi, Gus Van Sant ressort ces idées entrevues dans ces précédents travaux et les réinventes. La Catharsis finale accompagnés d'Angeles d'Eliott Smith m'a complètement chamboulés. Cette chanson étant déjà merveilleuse, sa mise en image ne m'a encore que plus touché ...

    La troupe rassemblé par son réalisateur fait aussi forte impression. Qu'ils traversent le film furtivement ou qu'il en soit la source comme Gabe Nevins, tous percutent. Ce dernier mérite tout de même que l'on s'y attarde. Sa présence, son jeu, les silences ... Je n'en reviens pas ! Paranoid Park comme L'attrape-Cœurs de Sallinger en littérature sont des Œuvres au combien importantes sur les ages concernés, sur les maux qui rongent. Gabe Nevins est un visage qui raconte cela, ses troubles, entre solitude et tristesse suffocante, rien ne sort pour autant ... Hormis la justesse.

    Il faudra un jour que je relance mon cycle avec ce réalisateur, Paranoid Park n'étant que le huitième film que je découvre de cet immense Artiste. Je suis en tous cas persuadés qu'un jour je retournerai à ce film, que je le dévorerai encore avec autant d'intensité qu’aujourd’hui. Il à toute mon estime, certainement !
    Arthur Debussy
    Arthur Debussy

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    1,0
    Publiée le 21 mars 2020
    Encore un joli clip... euh film, pardon, signé Gus Van Sant tout mignon et tout creux… Pour sûr, la bande-son comme la photographie sont soignées, de plus je l'ai déjà dit mais je le répète : Gus van Sant sait filmer, c'est indéniable. Seulement il ne s'arrête qu'à la surface des choses. Et une fois que l'on commence à gratter la surface de ces images... il ne reste rien. Rien ne meut son long métrage, il s'agit juste d'un prétexte pour contempler ses acteurs (j'exagère un peu, mais pas tant que cela). Est-ce un thriller? Nous avons droit à la musique angoissante en conséquence, aux effets visuels et sonores traduisant le désarroi du personnage, à une narration disloquée… Oui certes ça colle, mais ça ne marche pas vraiment. « Paranoid Park » est à lui seul un cliché : un cliché de film de genre, un cliché de film tout court, un cliché de l'adolescence, un cliché du désir amoureux (ou de l'indifférence, son contraire), un cliché du mal-être propre à cet âge, un cliché de l'Amérique… Certes c'est un joli cliché, mais qui éveille quelques « soupçons ». Il suffit d'observer toutes les citations visuelles et musicales convoquées ici (allant d'Hitchcock à Fellini - et Nino Rota - en passant par Béla Tarr) pour avoir une mise en abîme de l'art de Gus van Sant : il copie mais forcément à sa façon, sans pouvoir restituer la saveur de l'original, en ne gardant que l'apparence de ses modèles et maîtres. Une apparence plaisante en un sens, mais vide. Certains passages sont à ce titre particulièrement évocateurs : ceux (trop rares) où Van Sant arrive à capter le regard du héros, à saisir son « intériorité », et non plus seulement un visage figé. Ce sont ces moments qui permettent d'affirmer que tout le reste est dénué de la moindre émotion : il suffit de comparer. Et ces passages plus intenses ne sont que le fruit du hasard : Gus Van Sant pose sa caméra devant l'acteur, essaie sans doute de se faire oublier, et attend qu'il cesse de jouer pour pleinement « être ». Ou plus précisément, ces instants « accidentels » sont là encore à l'image de tout le long métrage : le réalisateur (comme tant d'autres aujourd'hui) ne fait qu'attendre, il ne propose pas grand chose, juste un cadre pour que le film se crée, film qui ne provient donc pas réellement de lui. Ce qui fait sa fadeur et sa superficialité : c'est totalement abscons... mais ça ne dérange personne puisque c'est bien empaqueté. Ah oui au fait, Christopher Doyle était de la partie? Non, rien...
    Caine78
    Caine78

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    2,0
    Publiée le 18 mai 2012
    « Paranoid Park » semble faire partie de ces films que « soit on aime, soit on déteste ». Et comme souvent dans ce cas, je me trouve pourtant juste au milieu, loin du rejet total, mais loin également de l'enthousiasme. J'avoue avoir été sensible à l'approche que Gus Van Sant fait de l'univers adolescent, qu'il montre d'emblée désabusé et ignorant, à l'image de ce héros totalement déconnecté de la réalité, ne se rendant même pas compte de la gravité de ses actes. On est ainsi très loin de la vision idyllique d'une jeunesse aussi engagée que courageuse, et cette remise en cause n'est vraiment pas pour me déplaire. De plus, le réalisateur illustre très bien cette « bulle » dans laquelle s'enferme Alex, comme en témoigne la représentation très lointaine de ses parents, ou encore son relationnel parfois difficile avec son entourage. Reste que malgré quelques moments forts, je ne me suis guère passionné pour cette histoire où Van Sant se regarde filmer à de nombreuses reprises, non sans un certain talent, mais avec ce côté très « indépendant » tournant plusieurs fois à vide. D'avoir un style, une « patte », c'est bien. Encore faut-il que celle-ci soit au service d'un récit tenant la distance du début à la fin, et si « Paranoïd Park » aurait sans nulle doute fait un excellent moyen-métrage, il n'est malheureusement qu'un film moyen. Je n'en suis pas sorti mécontent, juste un peu déçu qu'autant de qualités n'aie pas réussi à donner un résultat plus séduisant. Bien essayé donc, courageux, mais frustrant.
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