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gemanebu
94 abonnés
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5,0
Publiée le 11 novembre 2015
En immersion durant tout le film avec le personnage, on appréhende la situation par les sentiments et non par l'intellect. On fini par ressentir la culpabilité du personnage. Film fascinant, une expérience unique.
Il est difficile de comparer les films entre eux. Mais dans le genre de Gus van sant, celui là est particulièrement réussi: les errances, les doutes, les lâchetés de l'adolescence. Tout est lisse mais en même temps tendre et généreux. On ressent cette fragilité et cette inconscience. La dernière scène du feu de bois est très réussie je trouve
Un film qui ne plaira pas à tout le monde à cause de son rythme plutôt lent. Ce détail passé c'est une vraie leçon de mise en scène avec des jeunes acteurs excellents.
Bijou dont les images hantent le spectateur longtemps, comme figées, figées par une bande son superbe, figées par une photographie d'excellence, figées grâce à de multiples émotions non feintes. Chef d'oeuvre difficile d'accès, prenant, aérien, macabre et malgré tout si beau.
Du cinéma qui bouscule le spectateur en ne le laissant pas inerte, Gus Van Sant sait le faire. Simple et envoutant, Paranoid Park ne laisse pas indifférent.
Un des meilleurs films de Gus van Sant, aérien, cool et détaché, mais qui suggère beaucoup de choses sur le mal-être des adolescents dans l'Amérique de ce début de siècle. Photo inspirée, musique choisie avec goût, sens de l'ellipse, l'auteur de "My own private Idaho" réalise une oeuvre courte et dense qui a beaucoup à voir avec l'Art brut.
très beau film ambient, c'est son "millenium mambo" en somme, devant lequel j'ai quasiment pioncé tout le temps, et je pense que c'est le seul bon état pour appréhender ce film. tout le temps en apesanteur, ce film est à l'instar du dernier Lynch, plus proche d'un disque que d'un film... un disque d'ambient... une sorte de Skateboards of Canada. sinon, c'est une très belle compile de GVS, toute son oeuvre est condensée ici dans une partition musicale assez vaine mais brillante. A la fois conclusion et négation de la trilogie qui précède, Paranoid Park dit merde au théorique - le moteur des 3 films précédents - pour se consacrer à la poétique, tout en utilisant les acquis des recherches passées. Et après ? hé bien, nous verrons bien...
J'y suis allé avec ma copine et on est ressortis tous les deux complètement sous le charme et sous le choc. J'ai été hypnotisé de la première seconde à la dernière, la confession au Feu-spectateur. Juste énorme...
Gus Van Sant réussit à l'instar d'"Elephant" à réaliser un film intense, sublime, empli de poésie. Je l'ai encore préféré à "Elephant" car il y a davantage de dialogues, mais toujours autant de scènes magnifiques, mélancoliques ou purement artistiques. A voir et revoir.
Encore trop de couloirs et de dos(comme dans Elephant). Moins chiant que Elephant car le sujet aurait pu être bien traité, mais mortellement ennuyeux tout de même. Il ne se passe rien. Je ne comprends pas les notations élogieuses de ce documentaire. A fuir vite vite.
Plat,vide,ce film n'apporte rien et le réalisateur aurait mieux fait de ne pas aller chercher l'acteur principal sur MySpace tant il incarne un personnage fade.
Film bien reçu en son temps, disposant d'ailleurs de notes plus que correctes en ligne. Et puis je m'aperçois que les notes de mes éclaireurs sont quand même moyennes. Je comprends maintenant pourquoi ! Gus Van Sant dresse ici un nouveau portrait de l'adolescence. A travers le personnage d'Alex, lycéen skateboarder nonchalant qui sera mêlé malgré lui à un mort sordide. L'enquête policière qui lui tourne autour va le renfermer dans son mutisme. Manque de communication, déconnexion avec la réalité ou les parents, voire les amis : le constat est pour le moins dur ! Des sujets vraiment intéressants, filmés avec un certain talent et une fluidité... mais trop d'artifices à mon goût. Déjà, le montage non-linéaire mélange en permanence les temporalités et les événements. On s'y retrouve, mais le procédé a une intérêt très limité. Ca sent l'écran de fumée face à une intrigue somme toute légère (l'enquête policière devient vite anecdotique). Un récit classique avec quelques flash-back aurai très bien fait l'affaire. Ensuite, la réalisation a tendance à se perdre dans des effets de styles pas indispensables. Des zooms, des montages musicaux, des caméras tournoyantes... Bon, au-delà du sujet intéressant, Gus Van Sant a trouvé de bons comédiens, dont Gabe Nevins, dont il s'agit à l'heure actuelle du seul rôle. Et quelques scènes font leur effet. Mais ce n'est pas vraiment ma came.
L'adolescence et la mort. Ces deux thèmes très prisés par Gus Van Sant lui ont inspiré quatre longs métrages connus sous le nom de tétralogie de la mort. "Elephant" avait d'ailleurs reçu la Palme d'or au festival de Cannes. "Paranoid Park" vient conclure cette série thématique. Son point fort ? La réalisation de Gus Van Sant qui est à la fois expérimentale, subtile et recherché. Sa mise en scène présente une influence évidente de la Nouvelle vague. Le cinéaste filme au mieux les émotions de ses personnages, leurs souffrances, sans jugement et avec beaucoup de réalisme. On flirte avec le documentaire par moment. Du côté des points négatifs, on peut relever une intrigue pas toujours passionnante, souvent confuse avec un bouleversement de la chronologie pas toujours maitrisé. Le film souffre également d'un manque de rythme. Du coup, l'intensité émotionnel évolue en dent de scie et "Paranoid Park alterne entre l'ennui et tension. A noter l'excellence de la bande son. A réserver aux fans de Gus Van Sant. Ces derniers ne seront pas déçus.
Exploration sensible et vertigineuse des troubles d’un ado rongé par la culpabilité, racontée de façon fragmentée et portée par une interprétation pleine de justesse. 3,25