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stanley
83 abonnés
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3,0
Publiée le 21 août 2012
Si Paranoid park n'est pas le chef d'oeuvre que certains critiques croient, il s'agit en tout cas d'un bon film, sûrement un des 15 meilleurs de cette année. Gus Van Sant est toujours intéressé par les charmants adolescents tourmentés (par la folie meurtrière, la drogue ou ici la culpabilité). La réussite de Paranoïd park est sans conteste la façon dont il dirige ses acteurs, voir les scènes de déambulation dans les couloirs du lycée avec le regard significatif du héros, où le long plan dans la douche qui rappelle étrangement Psychose d'Hitchcock, franchement fascinantes. Sa mise en scène est comme de coutume grandiose : il possède un sens du plan, de l'image et de l'utilisation de la musique (superbe BO) tout à fait innée. Discret et pudique dans la mise en scène il sait aussi montrer l'indicible (le vigile coupé en deux). Les scènes de skate board sont tournées avec une grande virtuosité. De plus, la gestion des personnages secondaires est parfaite (avec une vision des parents très distante). La seule faiblesse, mais nette, du film vient des passages avec la grilfriend du héros, totalement ratés, dommage. En tout cas, un film à voir qui ne se laisse pas facilement oublier.
Un film intéressant et important, c’est clair ; les images des étudiants arpentant les couloirs de l’université rappellent, en moins fascinant, parce qu’elles n’ont pas la même fonction essentielle, celles du génial « Elephant », tourné quatre ans auparavant par ce surprenant et éclectique cinéaste, et avec lequel il partage cette structure de puzzle à reconstruire. Mais celles qui font l’intérêt du film sont celles qui se situent dans ce mythique (pour les adolescents protagonistes du film) « Paranoïd Park », un temple du Skateboard situé dans un quartier de Portland plutôt mal fréquenté. Ici, la mise en scène de Gus Van Sant est extraordinaire, faisant ressentir tout autant l’ambiance interlope du lieu que la virtuosité des jeunes pratiquants. En parfaite adéquation avec leur discipline, la caméra virevolte jusqu’à produire un sentiment menaçant, presque vertigineux ; Il faut dire qu’au déséquilibre physique inhérent à cette pratique correspond ici le déséquilibre mental du personnage principal. Dommage que le fond (la distance à la réalité, le rapport à la culpabilité,…) ne soit pas plus consistant, ce qui donne une impression de frustration ; mais la forme restera dans les mémoires.
Alex est un adolescent calme et plutôt renfermé. Il aime le skate mais manque de confiance pour en faire au Paranoid Park où se retrouvent tous les amateurs. Il se contente de les regarder. Un jour, un meurtre est commis près de Paranoid Park. On devine bien vite qu'Alex n'est pas totalement étranger à l'affaire. Gus van Sant s'attache à son personnage, laissant dans le flou (au propre comme au figuré) tous les autres protagonistes de l'histoire. Il parvient à nous faire ressentir le profond détachement du jeune homme pour la vie réelle. A travers Alex, il fait le portrait d'une jeunesse qui a perdu ses repères, qui manque d'envies, qui n'assume plus ses responsabilités. D'ailleurs la culpabilité n'existe plus.
Decevant,trop de temps mort et de longueur.Cest vraiment trop ennuyeux du debut a la fin.Scenario trop plat l'acteur principal est lui aussi très moyen. Bref pas interessant.
Nous voilà devant une osrte d'OVNI cinématographique qui ne plaira pas à tout le monde et qui meme si au 1er abord apprait comme simlpiste ; se révele bien plus profond. LE tournage par moment en super 8 accentue l'effet voula de ce jeune un peu perdu... LES acteurs sont d'une justesse rare et malgres de gros appriori avant la visionnage de ce film. JE me suis rendu compte que ce film en plus d'etre touchant, intelligent et profond. Nous "transporte", parfois avec ennui (j'ai relevé quelques longueurs, parfois lors des moments de skate.), mais les ralentis , la mise en scène ont fait que j'ai su passer outre ces quelques longueurs ou "blanc". On assiste avec brio à l'adolescence de ce jeune. JE peux comprendre que certains n'y ait rien vu d'interessant, mais ce film st d'un des films ou tout se situe à l'interieur et non à la surface comme pas mal de blockbuster. Bref un film intelligent, profond et drolement bien interprété qui m'a totalement bluffé alors que je le pensais barbant, ininteressant (ce n'est pas vraiment mon genre de film) et sans action (l'action est là, mais pas comme on l'attend, elle se situe en profondeur...^^). Une bonne surprise (ou pour une fois (enfin pas souvent), le film se ne se résume pas aux déboires d'un ados ou sexe, drogeu et alcool sont les maitres mots du film alors que le scénario veut se montrer pseudo" serieux). ICi nous avons à faire à un réalisateur talentueux, qui une fois de plus nous montre la grandeur de celui-ci.
Paranoid Park est un film plutôt percutant de la part de Gus van Sant. Le réalisateur d'Elephant se focalise ici sur une de ses thématiques fétiches : la jeunesse abandonnée. Il confirme ici son propos sur une jeunesse un peu perdue et livrée à elle-même sans soutien moral, au travers d'un drame qui paraît si ordinaire (un jeune qui tue par accident un vigile et qui s'enferme dans une spirale du mensonge). Les adultes semblent complètement absents du film (à l'exception de l'inspecteur de police), à dessein. Je ne suis en revanche pas particulièrement fan de l'interprète principal, assez inexpressif ici ; hors son personnage ne méritait sans doute pas d'être aussi amorphe (quand bien il s'agit d'un adolescent). Mais cela n'enlève rien au film, très bon au demeurant.
Dans les films de Gus Van Sant il y a toujours un ciel pour se perdre et une route pour fuir… Après un « Gerry » abscons mais cinématographiquement captivant et un « Last days » un peu surfait, le réalisateur nous revient enfin, plus incandescent que jamais. Alex, dont le quotidien va basculer suite à un accident sordide, est son sujet. Pendant 1h25 il va en délivrer une introspection sans concession, presque sublimée. Le récit se veut d’abord déstructuré, à l’image de l’adolescence insouciante et indolente, pour mieux se recomposer au final, abandonnant le spectateur partagé entre malaise et ivresse. « Panaroid Park » est un véritable challenge au niveau technique. Son approche est comparable à celle de « Elephant », tant sa mise en scène est éthérée et fluide. Ses images inaltérables imprègnent l’œil et accentuent la solitude viscérale du garçon, tantôt d’une netteté à couper le souffle (l’environnement d’Alex) tantôt en vidéo, plus contrariées (l’univers du skate). Tout participe à renvoyer « Paranoid Park » à l’excellence jusque dans la BO écartelée entre musique urbaine et Nino Rota. Van Sant est plus pointilleux que jamais et se surpasse ici. Il porte son œil unique sur cet adolescent s’affranchissant peu à peu de son innocence, thème qu’il connaît bien («My own private Idaho », « Mala noche »…) et qui lui est très cher. Lui seul sait également dénicher de jeunes acteurs hallucinants, troublants et irréprochables (River Phoenix, Ellias Mc Connel, Doug Cooeyate…). Gabriel Nevins porte en lui toute la candeur juvénile et le détachement qu’il fallait pour le rôle d’Alex. Grand Prix du 60ème anniversaire de Cannes, ce film a été victime d’un jury une fois de plus consensuel. S’il avait fallu récompenser le vrai cinéma, Vans Sant devait repartir avec la Palme d’Or.
Très belle immersion dans le cerveau et la vision d'un ado en plein doute après une gravissime faute. Les plans séquences sont plustot bien raccordé mais le tout est trop "Gus van sant" à savoir qu'il nous ressort ces habituelles ficelles : ralenti, flou, lenteur de la narration... alors je l'adore mais faudrait qu'il commence à varier les plaisir car si ici cela marche bien, dans last day c'était plus mitigé.
Quatrième film de Gus Van Sant que je vois, pas mon préféré mais j'ai vraiment beaucoup aimé. C'est étrange comment Gus Van Sant parvient à saisir ce moment de la vie d'un adolescent. C'est trouble, c'est confus, mais c'est ainsi les souvenirs. C'est des petits moments, sans artifice, assez simple et sobre, mais on ressent tout le désemparement des protagonistes.
On ne cherche pas à complaire le spectateur. La réalisation soignée de Gus Vant Sant est un atout du film. La BO vient souligner le tout.
Paranoid Park, ou la quête de salut d'un adolescent ayant commis un crime. Un crime qu'il ne comprend pas et qui le hante. Gugus Van Sant a donc joué la carte de l'immersion au sein de l'esprit de ce garçon. Le montage est désordonné, les bribes se reconstituant peu à peu pour reformer le puzzle. Les images flirtent souvent avec le flou, un jeu sur la luminosité étant aussi à noter. Tout cela est au service de l'histoire, mais le rendu est rebutant. A côté de cela, malgré quelques touches poétiques, le film est bien trop court. En somme, une oeuvre intéressante, mais qui peine à vraiment nous embarquer, de par son esotérisme volontaire. Peut-être aussi que l'ampleur de la forme cache un fond, finalement relativement sobre.
Comment résister à la grâce de Gabe Nevins qui est pourtant loin d'être un (bon) acteur ?... Gus Van Sant a l'art de faire d'un adolescent inconnu et vaguement paumé la poésie même du film.
Un film ovni réalisé par un spécialiste du genre, Gus Van Sant, qui revisite une fois encore l'univers si tourmenté de l'adolescence. Cette fois-ci, GVS revisite un livre de Black Nelson qui tente une plongée en apnée dans le monde déjanté et sans illusion des skateurs... Le propos est justement mis en scène, mais manque singulièrement de profondeur pour être réellement efficace...
Gus Van Sant nous prouve une nouvelle fois qu’il sait filmer l’adolescence avec ce "Paranoid Park", une œuvre profondément dépressive qui dépeint une jeunesse ayant perdu tout repaires. Malgré cela ce film contient de nombreux éléments négatifs. En premier lieu c’est l’acteur principal, Gabriel Nevins, qui peine à convaincre en ne faisant passer aucunes émotions et en adoptant tout le long du film la même expression, celle d’une personne complètement déconnectée de la réalité. Le montage désordonné et la bande-originale manquant pratiquement à chaque fois le coche n’arrange rien à l’histoire heureusement côté technique la photo relève quelque peu le niveau. Un film lent dont on ne comprend pas très bien la finalité, "Paranoid Park" avait pourtant de quoi plaire mais il aurait fallu repenser le scénario pour redynamiser un tant soit peu le sujet qui reste tout de même au cœur d’une enquête criminelle.
Qui peut parler de GVS mieux que Louis Guichard (télérama)? Apesanteur, monde des ados, vu à ras du sol et parfois de dos. Qui connait mieux que GVS le monde des ados et pourtant nous démontre qu'on ne peut y accéder. Remords, besoin d'être pardonné, et pourtant quelle distance sur le "drame". bande son, ouate, vide ou détresse? Tel est le mystère des ados ! admiration ou ennui du repli sur soi ??
Sa connaissance des grands ados et pourtant le mystère insondable de leur univers, fermé aux adultes...(paradoxe?) ambiance planante (skate), couloirs interminables, dos des ados, silence pesant, on retrouve de nombreux points communs avec Elephant, Last days, Profondeur ??
Rythme trop monotone , qui rend le film répétitif , ennuyeux . Heureusement , pour la réalisation que ce soit dans les clichés filmés ou dans les séquences , le réalisateur a parfaitement retranscrit l'atmosphère floue et tendue de son personnage. De plus , malgré le fait que le film se tient sur le seul acteur , Gabriel Nevins , le film reste très passable . Comment faire un film qui tient assez bien le coup dans le scénario , et qu'il n'y a pas de fin . Une fin , c'est important pour au moins se faire à l'idée , là les derniers clichés sont ceux de skateurs . Ok , mais à quoi ça sert . Comme dans Elephant , le film est hasardeux , loin d'être un grand film.