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Simon P.
50 abonnés
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4,0
Publiée le 11 août 2014
Un très beau film, sincère , cruel, un très bon acteur principal tout en nuances et retenues dans le rôle d'un adolescent qui perd pied, une très belle bo. Un très bon Gus Van Sant
Brillant! Du très grand GVS! Voilà clairement un film d'auteur, très travaillé. Les acteurs amateurs sont bluffants. On peut reprocher à GVS de sonder une fois de plus l'âme de nos ados, mais lorsque le sujet est traité façon art et essai, on ne boude pas son plaisir. J'insiste sur la notion d'art et essai" pour répondre aux critiques négatives qui s'attendaient sans doute à un film sur de "faux "skaters dégénérés, un film vide sens!
Une fois encore et de brillante façon, Gus Van Sant utilise la mise en scène comme métaphore de l'univers mental, autant que comme principe narratif. Ce qui se passe est à peine esquissé, on le devine, on le sent, on le voit quand même de temps en temps (mais quand on le voit on le voit vraiment, cf la scène pivot du film, qui rappelle un peu l'univers de Lynch). Ce qu'on sent, à travers cette mise en scène, c'est une sorte de malaise, voir d'écoeurement, qui s'installe petit à petit dans la psychologie de l'adolescent qui a commis un crime à son corps défendant. Le jeu de l'acteur n'a pas besoin d'être expressif, car les plans, la musique, les mouvements de caméra, les angles choisi, les ralentis, le sont bien suffisemment pour exprimer ce malaise. Ceci est particulièrement vrai pour tout ce qui est de la relation avec sa fiancée, qu'on voit s'éteindre non à travers des paroles, des disputes, mais des plans étranges, des silences, et notamment une étrange scène de "dialogue muet". On est, faut il le rappeler, dans un cinéma quasi expérimental, à l'instar du très beau Gerry. Mais le malin Gus Van Sant tempère ce côté expérimental en traitant de thèmes qui touchent beaucoup les jeunes et donc la grande partie des spectateurs. Un peu polar, toujours du suspens, des relations amoureuses, les us et coutumes des adolescents (ici le skateboard). Voila ce qui s'appelle ménager la chèvre et le chou. Ceux qui aiment les sensations d'une mise en scène brillante et peu orthodoxe, et ceux qui tirent les leurs d'histoires où il est question de crime et des moeurs de la jeunesse d'aujourd'hui.
Film où il ne se passe pas grand chose mais où l'on doit y trouver un sens. C'est un choix que font certains réalisateurs que de laisser le spectateur se forger lui-même une opinion sur ce qu'il voit sans aucune aide; en somme de le laisser tergiverser, ce qui pose problème pour rentrer réelement dans le film. J'aime sortir d'une salle de cinéma sans me demander ce que le réalisateur a voulu nous dire. Je me suis alors concentré sur la beauté de la mise en scène, d'où ma note.
On suit un adolescent apathique qui passe sa vie entre son université et un skate-parc de la région de Boston. Un meurtre a été commis dans les parages, et la police enquête dans le lycée... L'image, le montage et le son nous installent dans une sensation de confusion, un peu comme ces adolescents qu'aucune émotion n'atteint. Cet état d'errance est parfaitement traduit dans le film de Van Sant. Mais il ennuie à force, et le spectacle y perd en intérêt. Le film devient long, et, même si les scènes sont travaillée, le contenu sent le vide.
Ce film est sans grand intérêt: des flashbacks, des prises de vue uniquement de près (c'est assez fatiguant à la longue)...et une histoire terriblement classique. Ensemble très moyen.
"Paranoïd Park" est l'adaptation du roman éponyme écrit par Blake Nelson. Il raconte l'histoire d'Alex, jeune skateur, qui tue accidentellement un agent de sécurité tout près du skatepark le plus malfamé de Portland, le Paranoïd Park. Il décide alors de ne rien dire. Mais bien sûr enquête et soupçons il y a, le stress monte et Alex se retrouve peu a peu au pied du mur. "Paranoïd Park" est un très bon film, avec une excellente réflexion sur la mentalité des adolescents, sur l'image qu'on donne de soi, sur jusqu'où est capable d'aller un ado pour s'intégrer. Il y a aussi une très bonne réflexion sur la notion de couple à cet âge. Un bon point aussi pour la sublime photographie de Christopher Doyle à qui on doit également celle de "In The Mood For Love", excusez du peu! Mais je m'attendais quand même à mieux... J'avais entendu beaucoup de bien, notamment que c'était un film coup de poing, duquel on ne resortait pas indemne. Je ne suis pas vraiment d'accord. Oui les réflexions sont bonnes, mais elle ne laissent pas beaucoup à réfléchir, et à la fin, je n'ai pas ressenti quelque chose de particulier, je n'ai pas eu de mal à sorti du film ou à m'en remettre, parce que moi, les films coup de poing, il me faut du temps pour m'en remettre! Et ça n'a pas été le cas avec "Paranoïd Park", de Gus Van Sant ( 2007 ). Mais tout de même un très bon film à voir!
Le thème de l'adolescence est cher à Gus Van Sant. On se souvient de son chef d'oeuvre absolu, "Elephant". Ce réalisateur comprend et parvient à faire ressortir constamment l'atmosphère propre à l'adolescence: un monde silencieux, malgré quelques artifices, et, surtout, un profond malaise, explicité dans ce film par l'histoire d'Alex. Ce malaise, Van Sant parvient à nous le faire ressentir, sans toutefois nous en expliquer l'origine; peut être qu'oser tenter l'explication aurait pu être une grave erreur sa par. Quoi qu'il en soit, même si le film prend parfois des directions très abstraites, il arrive à faire réfléchir, a parfaitement le sens de la symbolique, et est profondément intelligent.
Encore un supposé chef d'oeuvre qui s'avère en fait fort décevant... Le scénario est fin comme une feuille de papier et s'apparente à un banal fait divers,avec de nombreux plans inutiles de skateurs...faut bien meublé... Le typique film bancal que les critiques portent aux nues (car eux seuls ont compris ce que nous autres spectateurs lambda ne peuvent comprendre...wouarf !!!) Reste une mise en scène réaliste et innovante, une reflexion honnete sur la culpabilité et la perception de la vie en cas d'accident dramatiques, mais cela ne justifie aucunement 4 étoiles... Un film moyen que l'on oubliera peu de temps après l'avoir vu...
Portland, Alex, ado-skateur, tue accidentellement un agent de sécurité dans Paranoid Park, temple du skate. Pendant 1h30, Gus Van Sant invite le spectateur à suivre Alex avec sa peur d’être découvert, son effroi face à l’irréparable mais aussi son embarras face au divorce de ses parents et aux exigences de sa petite amie. L’accident meurtrier n’est qu’un prétexte pour réaliser à nouveau le portrait d’un adolescent qui cette fois évolue dans un milieu particulier celui du skate. Gus Van Sant, fasciné par l’univers de Paranoid Park, lieu d’évasion d’Alex, en soigne particulièrement la représentation. Il choisi d’y filmer caméra à l’épaule pour une immersion totale au milieu des skateurs. En plus des ralentis dont il use souvent, il utilise ici le super 8 qui avec son grain différent crée une impression de rêve et d’apesanteur, facilitant ainsi l’identification du spectateur à Alex et à ses rêves de skate extrême. Les scènes du quotidien d’Alex sont, elles, de facture plus classique (filmées en 35mm), l’accompagnement sonore y étant particulièrement soigné notamment dans une scène de douche impressionnante d’efficacité dans sa simplicité, le son donnant corps à l’angoisse grandissante qui enserre Alex. Gabriel Nevins qui interprète le rôle d'Alex, présent à chaque scène, est parfait. Sa bouille étrange nous hantera longtemps. Pour Paranoid Park, Gus Van Sant utilise les mêmes recettes que pour Eléphant. Le résultat plus brouillon, un peu moins envoutant, impressionne et interpelle malgré tout.
Gus Van Sant nous offre, le 24 octobre 2007, le dernier volet d'une Tetralogie qui ne sera jamais égalé dans l'Histoire du cinéma. Même si ce Paranoid Park ne fait pas officiellement parti de ce "logos", il s'y intègre parfaitement, en restant dans un esprit extrêmement proche, que ce soit au niveau du traitement des personnages ou encore de la mise en scène. Là où l'on voit que ce film est vraiment le dernier de cette Tetralogie, c'est par rapport aux films suivants. Van Sant change pleinement de registre dès Harvey Milk et retrouve un cinéma bien plus terre à terre, même si il reste tout aussi impressionnant. La différence entre Gerry, Elephant, Last Days et Paranoid Park, c'est bien évidemment le personnage principal. Même si il reste dans un univers très proches des personnages des films précédents, celui-ci est rongé par un sentiment universel et on ne plus humain : la culpabilité. Le réalisateur s'attaque donc à un sujet très sensible et très difficile à traiter. Malgré tout, il s'en sort, une nouvelle fois, à la perfection. Paranoid Park, est, définitivement, un chef-d'oeuvre.
Un film à la réalisation épatante qui laisse passer de nombreuses émotions, celles du personnage qui face à un acte tel se coupe du reste du monde et doit oublier.Les séquences musicales enchantent, le début moins mais une fois engloutie par l'ambiance on ne se lasse pas de superbes images et d'un rythme parfait pour prendre ses marques, narration excellente, montage G. van sent nous permet comprendre le ressenti d'un jeune, le héro joliment interprété.
Il me semble que c'est le genre de film: on adore ou on déteste. Je ne peux que dire pourquoi j'ai détesté... Je n'aime pas les films avec un unique point de vue. On est tout le temps dans celui du jeune héros, dans son univers étouffant. OK merci, j'ai compris qu'il souffre mais de là à me faire souffrir en même temps... Je n'aime pas lorsque je ne partage pas la fascination du réalisateur. Ici, on voit rapidement qu'il adore filmer les visages d'adolescents. Je n'ai peut être pas la même libido que lui... Je n'aime pas quand l'esthétique l'emporte sur l'histoire. Et là, on s'en prend une tartine, le sommet du lourd étant pour moi le contournement du champ contre champ par des longs champs puis longs contre champs. Je ne parle même pas des ralentis, retour sur les mêmes images... J'en suis sorti révolté. J'étais ahuri que l'on puisse faire un film d'une telle complaisance... J'imagine que ceux qui ont adoré ont apprécié ce que j'ai détesté. Grand bien leur fasse. De mon côté, il m' a semblé voir un film gratuit, vide et qui n'apporte rien...
Après un Elephant qui m'avait que très peu convaincu, ce dernier film malgré des dialogues plus riches, une grande inspiration dans la bande son et dans la mise en scène, n'a pas réussi à me convaincre et ma laissé de marbre, il faut dire que le scénario est particulièrement léger et que le jeu des acteurs est dénué de toutes émotions. Décevant.
Moi qui suis plutôt adepte des réalisations lentes quand ca veut dire quelque chose et que ca sert à l'histoire, ici j'ai plutôt trouvé cela barbant.
Gus van sant nous sert plusieurs entractes dans le film très esthétique cependant dans ces scènes on y voit que des jeunes en trains de faire du skate tout simplement je n'ai pas compris ce que cela apportait à l'histoire.
Van sant film longuement son jeune acteur dont le personnage fait preuve d'une incroyable désinvolture face à ce qu'il afait.
Le film avance lentement jusqu'à révéler ce qui s'est passé.
Il y a quelques scènes très belles dont celle ou le jeune skateur est sous sa douche, on ne sait pas vraiment ce qu'il éprouve.