film dont on a beaucoup entendu parler, je suis allé voir ce film lors d une restropective des "grands" films de 2007. quelle deception. on s'ennuie vraiment et il ne se passe rien d'interessant. au final, une grande deception.
C’est un film assez mou en fin de compte, très bien fait, mais très mou et on s’ennui pas mal du coup… Très bien fait dans la mesure où la caméra nous montre et nous communique au mieux tout ce que ressent notre « héro ». D’un point de vue d’un psychanalyste ou d’un philosophe, c’est sans aucun doute super, mais sinon, çà laisse un peu à désirer.
Gus Van Sant confirme ici qu'il est un grand cinéaste (pour ceux qui en doutaient encore). Certe le cinéaste ne se renouvele pas, mais c'est toujours un plaisir de retrouver cette magnifique mise en scène aérienne, une chronologie très spéciale, et une histoire sur les troubles de l'adolescence. Si le film n'est pas exeptionel, la réalisation est sublime, avec un côté prise de vue amateur (pendant le skate) et des ralentis toujours bien placéS. Bref, un divertissement agréable pendant 1h30.
Paranoid Park est un film qui plane, tout comme son héros toujours en décalage avec la réalité, comme si les envolées des skates du parc le berçaient d'illusions. Un meurtre oui, mais un meutre accidentel qui n'est en rien le point d'orgue du film mais juste un passage de la vie de l'adolescent. L'oeuvre bénéficie d'un traitement de l'image et surtout sonore particulier qui "spiralise" le spectateur et le font pénétrer dans la nonchalance du héros. Voire la scène de douche, magnifique, où l'eau nettoie le pêché d'Alex tandis que la lumière disparaît et la noirceur le fait plonger dans les ténèbres de son crime. Un beau film, peut-être un peu facile et paresseux, mais qui renforce encore la signature de Gus Van Sant et qui le classe comme l'un des maîtres dans la manipulation de son outil, la caméra.
Déjà, n'espérez pas voir dans ce film un drame dans la lignée de "Crime et châtiment", ou comme moi vous serez vite déçu, d'autant qu'il n'est pas vraiment conclusif (fidèle en cela au roman d'origine, paraît-il). N'espérez pas non plus voir du neuf dans le style de Gus Van Sant : comme d'autres l'ont signalé, vous y retrouverez sans peine les effets de déconstruction temporelle d'"Elephant", et bien d'autres de sa patte particulière, ce qui rattrape un peu l'ensemble. Les adolescents sont incarnés par de jeunes acteurs et actrices amateurs, très naturels, et dès lors assez effrayants. On peut en effet se poser des questions sur l'avenir que nous réserve une telle génération de mollusques. Le film observe de près les états d'âme du personnage central, ce qui visuellement ne se traduit pas de façon spectaculaire, même à l'instant crucial du film (à peine compensé par un contrechamp étonnamment Cronenbergien). Vu l'aisance avec laquelle le gars donne le change aux enquêteurs, ou l'enthousiasme de sashimi avec lequel il vit son dépucelage, on se demande s'il n'a pas épuisé dans cet accident tout son capital d'expressivité, qui ne devait pas être très important. On notera au passage que GVS apprécie toujours autant les torses d'éphèbes à désapper, doucher et resapper, alors que les petites copines, moches ou ravissantes, restent cantonnées dans une périphérie de flou et de superficialité. Le réalisateur trouverait sans doute matière et bonheur à adapter du Mishima, mais c'est peut-être un poil trop énergique et court de cheveux à son goût ?
J'y suis allé avec ma copine et on est ressortis tous les deux complètement sous le charme et sous le choc. J'ai été hypnotisé de la première seconde à la dernière, la confession au Feu-spectateur. Juste énorme...
Derrière l’esthétique de scopitone que s’accaparent à nouveau Gus Van Sant, «Paranoid Park» (USA, 2007) pétrifie l’adolescence pour en sourdre sa douce insolence et l’essence du geste créatif. Sur l’âge ingrat chez Van Sant, il y a déjà eu «Elephant», mais l’œuvre s’inscrivait à la fois dans une volonté politique. A contrario, «Paranoid Park» évapore toute notion de drame absolu pour alléger le récit et caractériser davantage les circonvolutions aléatoires de la jeunesse. Or la tension, qui anime l’intrigue, n’est pas anodine. Alex, jeune éphèbe type de Van Sant, tue par inadvertance un garde ferroviaire. Le meurtre, en lui-même, a peu d’importance, il n’est d’ailleurs explicité comme telle que longtemps suite au début et retombe aussitôt dans le nébuleux une fois illustré. Cet instant, où le corps scindé en deux rampe, figure l’effroi du crime de façon exceptionnelle. Mais ce n’est que le temps d’une image précisément que le meurtre vaut pour lui-même. Au reste du film, il n’est que le moyen à la mise en exergue de la culpabilité adolescente. Le Joseph K. de Kafka devient un ange déchu dont la chute prend des allures somptueuses. Les plus belles des images sont celles de la douche où, se rinçant de son péché, Alex sombre dans les ténèbres à mesure que la lumière de Christopher Doyle couvre son corps dans un noir sans issu. Sans issu, pas tout à fait Car plus que l’étrange culpabilité juvénile, c’est la fonction de l’acte créateur qui nourrit le film. Comme Alex se délaisse de ses péchés dans l’écriture d’une lettre, Van Sant donne forme à ses amours de Beauté dans la matière de son film. Les scènes cristallines où le flux du temps décale l’image du son donnent au monde de Van Sant une appréhension informe. In fine, quand Alex s’est délaissé de ses péchés, quand la création (la lettre), achevée, s’évapore en poussière dans l’infini des cieux, le démon redevient un ange, plongeant à nouveau dans ses rêves en 8mm.
Plat,vide,ce film n'apporte rien et le réalisateur aurait mieux fait de ne pas aller chercher l'acteur principal sur MySpace tant il incarne un personnage fade.
On peut greffer Paranoid Park à la trilogie précédente de Van Sant (Gerry - Elephant - Last Days). Le style y est toujours aussi aérien et hypnotique, les acteurs frais et spontanés, la bande-son seyante, et la thématique de la mort, (plus exactement des instants qui la précèdent) y plane aussi d'un vol crédible, profond, méditatif et magnétique.