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Un visiteur
5,0
Publiée le 2 mars 2008
Gus Van Sant, dans ce nouveau film, selon moi, nous prend moins bien que dans "Elephant" ou "Last Days" mais réalise tout de même une oeuvre plastique impressionante. Aussi bien grâce aux superbes plans de Alex dans la douche que par les scènes en super 8, GVS démontre son talent. L'orchestration des scènes est toujours magnifique, comme dans tous les films du réalisateur. La bande son nous emporte et nous captive. Mais il manque tout de même un petit + qui aurait fait passer ce film du stade d'oeuvre étonnante à celui de chef d'oeuvre du cinéma contemporain. Je le recommande fortement à tous. Joyeuses heures cinématographiques à tous! a+
Ce film est un bijou : une réalisation magnifique et troublante, des comédiens bruts de vérité, un sujet fort traité avec majesté. Gus Van Sant nous emmène dans les abîmes de pensées adolecentes, entre insolente indifférence et gouffre de culpabilité, entre apparente légèreté et malaise profond. Quelle maîtrise !
Gus van Sant a le don pour dénicher de jeunes acteurs et celui de Paranaoid Park n'est surement pas le moins talentueux. De quasiment tous les plans, il est (avec la musique) le point fort du film, qui même s'il est bon, souffre de la comparaison avec Elephant du même réalisateur.
Je n'ai pas compris du tout l'intérêt de ce film!Ce n'est peut-être que mon manque d'imagination ou ma paresse intellectuelle qui parle. Mais franchement, je n'ai rien trouvé dans ce film qui vaille la peine, ni esthétiquement, ni scénariquement. Dans mon profond ennui durant le film, je n'attendais qu'une chose: comprendre enfin ce que le réalisateur voulait nous faire passer comme message.Rien n'est venu, jusqu'à la fin, surtout à la fin!
Le problème avec les films qu'on encense, c'est qu'on s'attend à quelque chose d'exceptionnel, de génial, un chef d'oeuvre, avant même d'avoir mis les pieds dans la salle. Le souci de ce film c'est que sous le couvert d'une histoire qui semblait passionnante, on assiste au récit des états d'âme d'un ado en quête d'on ne sait trop quoi et duquel il ne se dégage pas grand chose. Certes sa joli petite frimousse nous rappelle à quel point Gus Van Sant aime les jeunes garçons (de nombreux plans sont là pour le rappeler s'il en était besoin), mais tout cet emballage manque de matière à l'intérieur. Il y a un personnage central ; les autres ne sont là que pour créer d'artificielles situations de dialogues qui n'apportent pas grand chose de nouveau au développement de l'intrigue. On en finit presque par oublier pour quelle raison ce jeune homme, qui semble avoir presque tout pour être heureux, est dans une telle errance psychologique tant la mort du vigile devient rapidement secondaire, et cet accident un - douteux - prétexte à une enquête policière qui n'en est pas une. Une introspection longue, trop longue ; un film lent, trop lent. Obligé d'apprécier parce que le réalisateur est une grande figure du cinéma ? Alors voilà une étoile pour la bande son et la qualité esthétique de certaines images très soignées.
Même si "Elephant" et "Last days" étaient déjà des œuvres très formelles, elles avaient en plus et surtout l’immense mérite de raconter quelque chose de fort, d’offrir une histoire, un propos passionnant voire bouleversant, qui en faisaient des œuvres majeures, de grands films de cinéma.
Mais La grosse différence avec "Paranoid Park" c’est que là le film n’a rien à dire et sonne totalement le creux. Une fois encore Gus Van Sant nous refait le coup de la mise en scène comme un art, nous propose des ados marchant au ralenti, des travellings dans de grands couloirs, de moments d’ambiances éthérées comme pouvaient déjà nous en offrir ses précédents films… sauf que là c’est pour nous dire rien ou presque ! (suite sur http://cine-hop.blogs.allocine.fr/)
Je n'ai pas du tout, mais alors pas du tout aimé ce film et ne comprends d'ailleurs pas pourquoi Cannes l'a primé.... Je n'attendais qu'une chose : qu'il se termine ! C'est rare... Sujet qui aurait pu être intéressant, mais traité d'une autre façon, comédien inexpressif au possible avec deux ou trois expressions sans cesse filmées au plus près... Rabachage des scènes, pseudo flash-backs qui n'apportent rien à une intrigue mince comme du papier à cigarettes. On en ressort en se disant qu'on aurait mieux fait d'aller voir n'importe quel autre film.... Même si je ne suis pas de la génération "skate", tous les films peuvent m'intéresser, à condition qu'il y ait une intrigue digne de ce nom et de bons comédiens. Ici, rien.... absolument rien. Et j'ai regardé la salle en sortant : le même air dubitatif, voire complètement déçu !!!!! Je ne comprends pas l'engouement d'une certaine presse.... Vraiment !!!!
Une fois encore et de brillante façon, Gus Van Sant utilise la mise en scène comme métaphore de l'univers mental, autant que comme principe narratif. Ce qui se passe est à peine esquissé, on le devine, on le sent, on le voit quand même de temps en temps (mais quand on le voit on le voit vraiment, cf la scène pivot du film, qui rappelle un peu l'univers de Lynch). Ce qu'on sent, à travers cette mise en scène, c'est une sorte de malaise, voir d'écoeurement, qui s'installe petit à petit dans la psychologie de l'adolescent qui a commis un crime à son corps défendant. Le jeu de l'acteur n'a pas besoin d'être expressif, car les plans, la musique, les mouvements de caméra, les angles choisi, les ralentis, le sont bien suffisemment pour exprimer ce malaise. Ceci est particulièrement vrai pour tout ce qui est de la relation avec sa fiancée, qu'on voit s'éteindre non à travers des paroles, des disputes, mais des plans étranges, des silences, et notamment une étrange scène de "dialogue muet". On est, faut il le rappeler, dans un cinéma quasi expérimental, à l'instar du très beau Gerry. Mais le malin Gus Van Sant tempère ce côté expérimental en traitant de thèmes qui touchent beaucoup les jeunes et donc la grande partie des spectateurs. Un peu polar, toujours du suspens, des relations amoureuses, les us et coutumes des adolescents (ici le skateboard). Voila ce qui s'appelle ménager la chèvre et le chou. Ceux qui aiment les sensations d'une mise en scène brillante et peu orthodoxe, et ceux qui tirent les leurs d'histoires où il est question de crime et des moeurs de la jeunesse d'aujourd'hui.
Je reconnais volontiers la maîtrise technique de GVS dans Paranoid Park : narration intelligente, superbe travail des cadres et de l'image (certains plans sont vraiment extraordinaires), choix musicaux irréprochables ..., mais j'avoue que son regard un peu trop distancié sur le sujet, et la façon dont l'histoire semble, comme le personnage principal, figée dans le temps, m'ont un peu laissé sur ma faim. Un film doit aussi raconter une histoire, ce que ne fait pas vraiment Paranoid Park.
Hé oui! je suis la première surprise d'avoir apprécié ce film, moi qui n'avais pas aimé Elephant. La bande son est bien, pareil pour les acteurs. Gus Van Sant nous plonge dans la tête d'Alex, le protagoniste, et on arrive à se mettre à sa place par rapport au "meurtre" qu'il a commis. Même une fois le film terminé,on y réfléchit encore! Par contre j'avoue que je ne m'attendais vraiment pas à ce que ça se termine d'un coup, donc ça m'a carrément surprise. Je le recommande vraiment, si ce n'est que pour l'acteur qui est agréable à regarder! lol
A parir d'un fait divers un peu morbide, Gus Van Sant réussi un beau film sur l'adolescence et sur la manière dont son personnage principal y fait face. Le film est transcendé par une narration éclatée et audacieuse à l'image d'Elephant, qui reconstitue, tout en traduisant l'évolution de l'état d'esprit d'Alex, la période située autour de l'évènement au centre du film, et par la caméra de Chris Doyle qui nous offre comme souvent des scènes quasi oniriques,comme suspendues dans le temps.
J'attendais ce film avec beaucoup d'impatience. Mais quelle déception. Marqué par une esthétique désuète, déjà vue et revue (plans d'une longueur insoutenable, musique décalée) le film traine en longueur en n'évitant malheureusement aucun des clichés sur l'adolescence désoeuvrée (parents en plein divorce, copine confidente mais moche, etc..). Bref, rien de nouveau sous le soleil. Il semble que Gus Van Sant n'avait pas grand chose à dire et qu'il fallait tirer le film en longueur. Ainsi on voit des skatters pendant 3 minutes, sans que rien ne se passe et sans que cela ne serve le propos. Bref, c'est d'un ennui terrible bercé d'une pseudo esthétique prétentieuse. Finalement le film s'arrête brutalement, laissant le spectateur sur sa faim et sans fin. Tout ça pour ça !
Un peu réticente à l'idée d'aller voir ce film j'ai été agréablemnt surprise. Une manière de filmer assez particulière mais qui au final donne un très bon résultat, l'acteur principal est excellent et la BO géniale.
Nouvel "objet" Van Santien...flirtant ici vers l'onirisme citadin...Adaptation d'une nouvelle au lyrisme impressionnant, Van Sant sait restitué avec sa propre touche tout ce qui fait de l'écrit un objet visuel sublime. Sans doute un de ces derniers films pas les plus accessible mais pour le spectateur lambda le plus supportable. Il travaille les sons comme rarement, les cadres et le montage sont d'une parfaite précision...On se laisse porter par cette histoire ou le trash flirt avec le beau et l'immoral avec l'inconscience...Film Ovni mais illuminé on resort de la salle si ce n'est bouleversé, au moins touché mm si un ressort d'impalpable résonne...