Julia
Note moyenne
3,4
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148 critiques spectateurs

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ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 mars 2008
...Mais cette réussite tient avant tout dans l'interprétation de son actrice principale : Tilda Swinton. On la savait talentueuse depuis La plage qui l'a révélé au grand public. Ce talent venant juste d'être récompensé par un Oscar surprise mais mérité pour Michael Clayton où elle excelle en avocate stressée. Ici elle est tout simplement prodigieuse. Sa meilleure performance et son meilleur rôle à ce jour. Elle exprime toute la palette des sentiments de la détresse à la violence en passant par la tendresse, avec un naturel, une aisance et une vérité rarement égalés. Elle est Julia, avec ses tripes, avec sa tête et avec son coeur. Elle porte le film entièrement sur ces épaules, éclipsant totalement tous ses partenaires qui sont pourtant tous très bien. Une belle et grande performance, la meilleure assurément depuis le début de l'année et sans doute de l'année. Une interprétation qui fera date en tout cas. Retour plus que gagnant pour Erick Zonca donc. Il nous offre un formidable et magnifique portrait de femme. Dur, violent, sans concession. Une belle mise en scène pour un film visuellement très beau et pour actrice qui l'est encore plus. A voir sans hésiter.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 175 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mars 2008
Alors que nous étions sans nouvelle du réalisateur Erick Zonca à qui l’on doit l’épatant court-métrage Seule (1996) et le suprême La Vie rêvée des Anges (1998), c’est après un long silence (passé à réaliser des pub notamment) qu’il revient enfin au cinéma après huit ans de calme plat.
Julia, un projet longtemps refusé en France, c’est donc aux States qu’il le réalise et nous offre ainsi, une œuvre dramatico/sentimentale tout bonnement magnifique.
Julia, la quarantaine est sous perfusion de vodka nuit et jour kidnappe un enfant en espérant avoir en retour, une belle somme d’argent !
Que l’on se rassure tout de suite, Zonca n’a rien perdu de ses talents de cinéaste et nous le prouve très vite. D’une durée de deux heures vingt (que l’on ne voit pas passer), il découpe son film en trois parties bien distinctes. En premier, on fait la rencontre de Julia, une alcoolique complètement perdue et incapable de s’assumer elle-même, persuadée que le monde lui en veut alors que c’est elle qui fout sa vie en l’air. Seconde partie, le kidnapping. Entre suspens et tension, l’angoisse monte d’un cran lorsqu’elle se décide à passer à l’acte. Mettant l’enfant dans le coffre de sa voiture, elle fuit à vive allure, vers l’inconnu. On appréciera tout particulièrement la séquence de la gare, où la tension devient palpable et augmente petit à petit. Ensuite, troisième et dernière partie, qui d’ailleurs, nous offre un très beau twist : l’escapade au Mexique qui devient alors un road movie avant de se clôturer en un thriller très efficace. Une réalisation qui marie les genres et qui ne s’essouffle pas malgré la durée ou les nombreux éléments auxquels doit faire face Julia. Une Tilda Swinton magistrale en alcoolique. Brillante et à forte gueule, tout est dans son jeu, une actrice remarquable !
Espérons maintenant qu’Erick Zonca ne nous fera pas attendre aussi longtemps la prochaine fois qu’il réalisera un film !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 mars 2008
Parmi les metteurs en scènes français du moment, un certain Erick Zonca se détache. Lui, que les salles françaises n'avait pas vu depuis huit ans déjà, revient avec un nouveau film en anglais, entièrement porté par le charme d'une actrice anglaise récemment Oscarisée, j'ai nommé Tilda Swinton.

Elle incarne ici Julia Harris, alcoolique américaine dont la vie n'est pas aussi rose que ses vêtements affriolants du soir, et qui va découvrir une évolution constante dans sa vie lorsqu'elle rencontre sa voisine d'immeuble, dépressive et illuminée, qui va lui confier la délicate mission de kidnapper son enfant. Le film semble comme séparée en plusieurs parties, marquant les étapes de l'héroine : durant ces deux heures vingt, elle passe de femme perdue à femme courageuse, mais dont son instinct égoïste et certains de ses doutes persistent, la rendant donc malgré sa situation, encore plus humaine. Oui, l'Humain n'est pas parfait, et le personnage de Julia en est l'exemple parfait.

Zonca utilise un rythme propre à l'héroïne, et c'est la raison pour laquelle le film ne cesse de valser entre différents genres cinématographiques : le drame, le thriller - quelques scènes vraiment prenantes et violentes se démarquent - et surtout, le road movie. En cavale, les protagonistes parcourt les plaines sauvages de la frontière Americaine avec le Mexique, et dont le réalisateur en profite pour dresser un portrait de la politique américaine avec les étrangers ou encore démontrer la violence et la corruption au Mexique, tout cela en privilégiant la présence du personnage principal.

En clair, une parabole intelligente, brutale et réellement passionnante sur les instincts féminins, que la géniale Swinton transmet parfaitement dans son jeu, devenant alors de son personnage l'une des femmes de cinéma les plus intriguantes de ces dernières années. C'est franchement avec ce film qu'elle méritait son Oscar.
caro18
caro18

209 abonnés 2 213 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 26 mars 2010
Héroïne originale mais aurait mérité un meilleur scénario.
pafman2
pafman2

2 abonnés 11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 mars 2008
Un film français comme on en voit rarement. Une actrice exceptionnelle, mise en scène remarquable. Le seul film de la semaine à afficher un tel niveau.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 mai 2015
Il aura fallu dix ans après le succès international de "La vie rêvée des anges" pour qu'Erick Zonca revienne à la réalisation avec cette variation autour du thème développé en son temps par John Cassavetes (1980) sur le compagnonnage improvisé par les circonstances entre une femme solitaire (une prostituée dans "Gloria", une alcoolique dans "Julia") et un jeune enfant venant réveiller un instinct maternel enfoui sous les aléas d'une vie chaotique. L'hommage est sans détour, le titre du film de Zonka ne laissant pas de place au doute. Le road movie mouvementé est le mode d'expression commun aux deux films. Comme Gena Rowlands avait marqué de son empreinte le film de son époux, Tilda Swinton illumine les gros plans de Zonka qui caméra à l'épaule ne manque aucun des tourments exprimés par la grande actrice anglaise qui commençait tout juste à asseoir sa réputation internationale. Le côté référentiel du film ne fait pas de "Julia" le choc espéré après une si longue absence mais montre l'attachement de Zonka réalisateur très parcimonieux à une certaine forme de cinéma
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 septembre 2017
Julia est une jeune femme hyper borderline ; alcoolique, ses soirées terminent en quasi coma éthylique dans les bras d’hommes toujours différents… en journée, elle essaie de se maintenir dans l’emploi et trouver les moyens de survivre. Alors quand se présente la possibilité de toucher le gros lot ; pourquoi pas, même si çà passe par un enlèvement d’enfant.
Et là c’est parti pour un road-movie d’enfer trépidant et truffé de rebondissements. Zonca maintient le spectateur sous tension grâce à un scénario tordu mais surtout à une interprète exceptionnelle. Tilda Swinton irradie le film, elle est Julia Harris de la fille paumée du début à son extrême lucidité et humanité à la fin du film. Laissée sur le bord d’une route au terme de ce périple, on l’est tout autant qu’elle. Le tout saupoudré d’un petit syndrome de Stockholm pour le jeune garçon rapté… à moins que lui tout aussi lucide que Julia percute qu’elle est sa bouée de sauvetage malgré tout. Une belle question sans réponse avec laquelle nous laisse Zonca en fin de film. Thriller, bien entendu, mais ce qui fait l’ampleur de ce film c’est que Swinton et Zonca font vivre 3 films en 1 : thriller, road movie sombre et « vagabondage onirique » (j’aime bien cette expression lu dans Figaroscope). Des imperfections, mais le rythme et l’interprétation feront taire même les plus grincheux.
Belle séance de rattrapage pour moi…
Mon blog: tout-un-cinema.blogspot.fr
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 septembre 2024
Alcoolique et fébrile, Julia s'oublie dans des folies nocturnes dont elle n'a pas souvenir au petit matin et qui lui valent de perdre son travail. Femme de caractère dont le tempérament, associé à l'intrigue à venir, rappellera la Gloria de John Cassavetes, Julia est un sujet au coeur sujet (le titre du film l'indique), lequel on n'attendait pas forcément de la part d'un réalisateur français.
Eric Zonca tourne aux Etats-Unis un thriller à l'américaine dont l'intrigue et l'efficacité n'ont rien à envier aux spécialistes locaux. Le forfait insensé et improvisé dont se rend coupable Julia prêterait à sourire si le film était une comédie. Mais c'est un drame, tendu et brutal, que Zonca réalise, avec quelques scènes qui sont particulièrement difficiles et dérangeantes. Le cinéaste met en scène une intrigue tout en mouvements et en impondérables. On voit bien qu'au coeur de l'action et de l'aventure, le cinéaste ne cesse d'étudier son personnage; observe comment sa Julia, déterminée et fiévreuse, lutte pour garder la tête hors de l'eau.
Kalie
Kalie

82 abonnés 970 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 juin 2016
Ici, le spectateur suit avec un certain malaise le destin pathétique d'une femme qui a de plus en plus de mal à cacher son alcoolisme. Elle finit par perdre pied et spoiler: kidnapper un enfant de 8 ans.
Cette nana, véritable épave ambulante, est plutôt antipathique, d'ailleurs comme le gamin du film. Mensonge après mensonge, elle s'embarque dans des embrouilles inextricables. Même si ce road movie a tendance à s'éterniser, impossible de décrocher. L'actrice Tilda Swinton donne vraiment de sa personne dans ce film bordélique, passablement improbable spoiler: (le "surenlèvement")
, et dérangeant.
cinéman
cinéman

49 abonnés 926 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 avril 2025
On ne sait pas trop quelle direction cherche à prendre ce film, si ce n'est celle d'un kidnapping ou d'une course poursuite. Tantôt dans l'humour noir et la légèreté, tantôt dans le dramatique et la violence... Des personnages atypiques et saugrenus dont on ne sait pas trop s'il faut les admirer ou les plaindre. Un mélange des genres pas forcément le bienvenu. Reste un suspens assez bien maintenu par le fait de se demander ce que va devenir cette femme alcoolique qui a largement enfreint les lois (et le gosse qu'elle a enlevé), ainsi que d'assez beaux paysages du Mexique.
alexdelaforest
alexdelaforest

39 abonnés 206 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 septembre 2013
Une héroïne qui n'a rien a envier aux héros masculins et qui reste femme. c'est peut-être ça l'ambition du film. L'émotion est présente mais l'ensemble reste tout de même de l'ordre du stéréotype du genre. C'est à dire repose sur l'ambition de faire un film dans la même veine que tant d'autres. C'est toujours moins intéressant que de partir du réel.
Sylvain P

387 abonnés 1 429 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 mars 2008
Fuite en avant prenant aux tripes, de plus en plus, Julia est aussi le rôle d'une vie pour une actrice géniale, Tilda Swinton. On sort sonné du bouquet final.
Requiemovies
Requiemovies

240 abonnés 1 153 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 mars 2008
Tilda Swinton sublime d'un bout à l'autre de la "route". Elle porte à elle seule le film beaucoup trop dense de par les "choses" que Zonca voulait aborder. Hommage non caché à Gloria de Cassavetes le film n'en garde que les plans magnifiques que Zonca s'approprit au dépend d'une histoire trop écaltée pour être intéressante et attirante. Pas baclé juste trop personnel. Reste l'envie et l'amour du cinéma que Zonca transmet à travers sa réalisation, juste trop diffuse. Swinton remporte donc haut la main les souvenirs restants après séance...Sublime prestation, loin de La Môme...
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 août 2012
Julia est un film qui devient de plus en plus palpitant au fur et à mesure de son avancée en durée. Le départ est assez poussif et ne s’appuie que sur un très bon jeu de Tilda Swindon, remarquable de présence d’un bout à l’autre du film. Sa gestuelle, au niveau du visage est assez impressionnant dans toute la première partie où elle est le plus souvent ivre. Dès l’enlèvement de l’enfant (bien joué par Aidan Gould dont le jeu discret impressionne, alors que paraît il, il était médiocre lors des essais avec Zonca), Julia devient vraiment un road movie réussi. Zonca filme avec une grande force le désert californien à qu’il donne beauté et sensation de vertige (belle qualité de photographie). La scène se situant dans la gare routière est très maîtrisée par son sens du découpage dont il ressort un suspens très hitchcockien. Le Mexique, bien que caricaturé, donne au spectateur une sensation d’étouffement. Le film de Zonca ressemble à Gloria de John Cassavetes et bien que moins réussi que son aîné, il reste prenant grâce à Tilda Swindon qui entretient avec le petit garçon des relations subtiles (voir la scène superbe où la femme vante les qualités de sa mère biologique).
benzinemag.net
benzinemag.net

41 abonnés 257 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 avril 2008
Extrêmement riche autant du point de vue psychologique que politique, ce film nous malmène, nous bouscule sans arrêt (ici pas de bons d’un côté et de méchants de l’autre), mettant à mal nos certitudes quant aux intentions finales de Julia dans sa course folle.
Avec un scénario haletant aux rebondissements multiples, Zonca réussit un retour gagnant, en espérant juste qu’il ne mettra pas 8 ans avant de refaire un film.
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