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Un visiteur
5,0
Publiée le 27 mai 2007
Un film trés réussi qui a une certaine originalité. L'univers est trés stylisé. Les quelques touches l'humour allègent un peu le sujet et ça ne casse pas le tout (au contraire cela donne une autre dimension : un peu moins grave). Le partis pris de filmer à moitié de la vue du personnage de Jean-dominique Bauby peut paraitre lassant mais finalement le réslisateur en fait un bon usage. Le spectateur arrive à se glisser dans la peau du malade pour essayer de comprendre ce qu'il vit... La voix-off est également un choix trés judicieux. La musique est comme dans beaucoup de films MAGNIFIQUE et indissociable du tout. C'est ce qui ajoute une empreinte au film.
Un très beau film, traitant d'un sujet douloureux et délicat. Le parti pris de la caméra subjective est extrêmement audacieus, et rajoute une plus-value dramatique. Mathieu Amalric est impressionnant, confirmant son statut de grand acteur. Une admirable leçon de cinéma.
Une petite merveille. Film culte des années 2000 et une œuvre infiniment touchante. "Le Scaphandre Et Le Papillon" raconte l'histoire vraie d'un homme paralysé, et par ce fait prisonnier de lui-même et de ses pensées, et malgré le soutien de son entourage, du personnel médical, cet homme est bien obligé de constater qu'il n'est pas réellement en vie. Une œuvre sincère, pleine de vérité et d'idées passionnantes, qui fait prendre conscience de la valeur, et en même temps de la non-valeur, de la vie, avec un personnage central interprété magistralement par Mathieu Amalric, qui trouve la un des plus beaux rôles de sa carrière, malgré le fait qu'il ai un personnage immobile la plupart du temps, car toute la splendeur de son jeu se trouve dans les flash-back, et dans la voix "off" de ses pensées ... Un scenario brillant et une mise en scene tres prenante. Un film d'une tres grande intensité et tres émouvant, qui sait, et ce en partie grâce a une bande-originale d'une grande justesse, nous mettre les larmes aux yeux a la perfection ! Juste magnifique..
Un film bouleversant, émouvant...tous les mots sont bons pour décrire ce chef d'oeuvre, qui plus est français (une fois n'est pas coutume). On se sent mal du début à la fin, le scénario est captivant, les musiques sont magnifiques. Même en n'étant pas sensible, on ne peut que verser une larme à un moment donné du film. Maintenant je vais lire l'ouvrage, bien que j'aurais du le faire auparavant. 4,5/5 pour ne pas mettre 5...
Très beau film aux dialogues intelligents, tombant jamais dans le sentimentalisme et donnant parfois à sourire car ils nous donnent à entendre les pensées du patient ce qui plombe rarement l'atmosphère du film, qui aurait pu être très lourde. Les acteurs sont tous magnifiques, la mise en scène est souvent belle et les choix musicaux sont adéquatement choisis. Un film à voir sans hésitation.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que Schnabel ne fait aucune faute de goût. On pourrait même lui reprocher de ne pas prendre de risques et de traiter un sujet certe difficile avec un académisme glamour, bien contrebalancé par une mise en scène "Alice de l'autre côté du miroir" qui enlève au film ce côté voyeurisme morbide dans lequel il aurait pu tomber. Le film fait presque biopic grotesque, dans l'originalité du traitement, évidemment pictural et coloré. Jean Do cloué sur un lit devient alors écrivain et fait un livre par interprète interposé. Le comique de certaines situations enlève de la tension,et agace à la fois, certaines blagues un peu faciles, limites racoleuses, genre tout handicap n'est pas mortel. les visions du personnage principal, sont surréelles et poétiques certes, mais bon... Tout l’enjeu est d’éviter le mélodrame larmoyant, et de créer une empathie réelle avec ce homme brisé, et là les flash back n’apportent rien, si ce n’est de l’anecdotique. On pourrait même reprocher au film de se cacher derrière pour rendre attrayante une situation qui ne l’est évidemment pas. Illustrer les phantasmes de Bauby ne me suffit pas, il est plus intéressant que ça. Le problème c’est que les moments de délire où Schnabel fait rêve les rêves éveilés de Boby, sont les meilleurs du film, et miser sur la voix de Mathieu Amalric qui donne de la chair à un corps qui n’en a plus, figé dans un masque inexpressif et raide, c’est une bonne idée, pas très originale mais bonne, comment la développer mieux ? C'est à voir, j'attends...
Magnifique en tout point (histoire, personnages, cadrages), Le Scaphandre Et Le Papillon est un film coup de poing à la puissance désarmante qui nous met face à une réalité cruelle et pourtant réelle : l'homme est bien peu de chose au final; en un claquement de doigt, notre vie peut basculer.
Cligner une fois pour dire « oui », deux fois pour dire « non » ; c’est ainsi que Jean Dominique Bauby communiquera avec les siens et les employés de l’hôpital de Berk après son accident vasculaire cérébral, le 8 décembre 1995. Atteint du syndrome d’enfermement, le « locked-in syndrome », il découvrira dès son réveil post-coma qu’il est totalement conscient mais qu’il ne peut ni parler ni bouger excepté son œil gauche. Celui-ci sera son propre papillon avec le monde extérieur qui lui permettra de se libérer de son scaphandre. Curieuse destinée que celle d’un rédacteur en chef du magazine Elle, passionné de littérature et de voyages et qui envisageait l’écriture d’un roman inspiré du Comte de Montecristo dans lequel Dumas faisait déjà référence au Syndrome d’enfermement. Le personnage du Noirtier de Villefort et son propre sort ne semblent alors à ses yeux que former un seul être : un emmuré vivant. Une ambition trop grande qui finit par être punie ? a-t-il songé le journaliste pendant ces longues heures de souffrances mais qui ont donné lieu par la suite à une mémorisation de mots et de phrases d’un livre dont jamais il n’aurait pu penser être l’auteur. Son livre, dicté lettre par lettre grâce au battement de sa paupière est son dernier souffle mais aussi un hommage à sa propre vie qui a inspiré le réalisateur-peintre Julian Schnabel et qui réalise ici son troisième long métrage. Attiré par l’art du portrait et d’hommes hors du commun comme le peintre Basquiat ou l’écrivain cubain Reinaldo Arenas, Schnabel prend un risque majeur dans cette adaptation à savoir la fidélité du témoignage de Jean Dominique Bauby. Le jeu de caméra subjectif avec lequel nous entrevoyons difficilement ce que l’œil de Jean Dominique Bauby tentait en vain de discerner, les flash back et la voix off de Mathieu Almaric sont une belle mise en scène du réalisateur qui réussit dans l’ensemble à ne pas instrumentaliser avec excès ces artifices. Jean Dominique Bauby y apparaît alors tout
Le réalisateur pousse l'originalité assez loin grâce à une mise en scène d'un point de vue très intérieur et un sujet inédit au cinéma. Les actrices ont chacune un vrai rôle dans l'histoire. Certaines scènes sont très belles, même bouleversantes. Mathieu Amalric met à profit son dynamisme et son jeu spontané et naturel dans son personnage otage de son propre corps. Le cadre spatial et temporel n'est pourtant pas restreint, le réalisateur offre de belles séquences quasi-fantaisistes. Ce contexte dramatique n'empêche pas à l'humour de se faire une place. Ce film reste sur une ligne d'excellence.
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5,0
Publiée le 10 octobre 2020
Le scaphandre et le papillon est l'un des meilleurs film de 2007. Une entreprise totalement artistique qui réussit à tous les niveaux. En m'attendant à un film un peu déprimant j'ai trouvé que c'était exactement le contraire. C'est exaltant, joyeux et inspirant tout en montrant un homme joué par Mathieu Amalric complètement paralysé mis à part la capacité de cligner de l'œil gauche. Il y a un mélange harmonieux de réalisation avec la musique pour améliorer la vie intérieure du personnage principal. Le spectateur ne fait qu'un avec sa frustration intérieure, son imagination débordante, ses folies, ses défauts et ses convoitises. Parfois le film est humoristique et parfois il y a des apparitions indélébiles. L'un des partenaires de longue date magnifiquement joué par Emmanuelle Seigner aidant son amant à communiquer avec lui par téléphone. Un autre est l'incroyable Max Von Sydow dans une performance fascinante en tant que père âgé au cœur brisé. Le film est basé sur une histoire vraie et cela a dû être un énorme défi de porter cette histoire à l'écran. Julian Schnabel a dirigé le casting incroyable et a apporté au projet un sens artistique extrêmement rare dans la réalisation de films. Et pour capturer le monde vu à travers l'œil d'un homme paralysé et le rendre si fascinant il a fallu une énorme compétence...
Alors que les thèmes obscurs font de plus en plus l'objet d'oeuvres d'art (voir récemment "Irina Palm",par exemple),ils semblent être de plus en plus plébiscités par les grandes messes: comme ce scaphandre et ce papillon,séléctionné en compétition à Cannes cette année.Toutefois,certains s'en sortent mieux que d'autres.Si "Irina Palm" parvenait à ne pas tomber dans le graveleux,"Le scaphandre et le papillon",lui,dégringole direct dans la décharge lacrymale et le voyeurisme total.Quoique plus passionnant que "Mar Adentro",le film de Schnabel pose problème de plusieurs côtés: déjà,il remet en cause la question <<Peut-on tout filmer au cinéma?>> ; niveau film sur la paralysie,on pourra répondre non tout de suite puisque ni lui,ni l'insupportable film d'Amenabar ont réussi à ne pas tomber dans les pièges du genre.De plus,il pose un problème au cinéma en général,vu sa médiocrité:qu'essaye de nous dire Schnabel via ce film?Car ce n'est ni un hommage au personnage,ni une glorification de la médecine,ni une réflexion sur le language,ni une preuve d'amour.C'est juste un objet bordélique qui s'éparpille (les flash-backs arrivent soudainement,sans jamais que l'on sache pourquoi) et s'égare,et qui,surtout,agace;comment supporter 30 minutes de caméra subjective à moitié floue,à moitié tremblante,à moitié baveuse,qui bannie le cadrage pour privilégier le vomissement?Dès que le procédé (pas idiot en soi,mais tout simplement mal utilisé) s'arrête,le film ressemble déjà plus à quelque chose,ou du moins il ne flirte plus avec l'abstraction hors sujet.Ce qui ne l'empèche pas d'être aussi mal cadré,aussi mal photographié,aussi esthétiquement incohérent qu'avant.Et en plus de cette laideur énervante (c'est vraiment très moche!),se rajoute l'inanité d'un scénario non-sensesque qui fonce droit dans le mur,enchaînant les péripéties (comprendre scène de rêve,d'imagination,flash-backs) dans le désordre.Quant à la sensation d'immobilité du protagoniste,si elle est bien rendue,elle paralyse tou