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lara crid
81 abonnés
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4,0
Publiée le 10 avril 2018
Un regard sur la maladie sans concession et pourtant l’ensemble est porté par un souffle de légèreté qui apporte tout son charme au film. La présence de visages féminins plein de bienveillance, les prises de vue sur la mer, la renaissance dans l’horreur de la paralysie viennent transfigurer la maladie et font de cette dernière année de vie une propédeutique à la vie céleste.
Les films français sont, pour la plupart très mauvais. Mais celui-ci est très bon, très touchant, on éprouve vraiment beaucoup de pitié pour le personnage principal, et beaucoup d'admiration pour la fille qui l'a aidé à faire son bouquin. Elle est vraiment patiente. J'aime bien la façon dont il a été filmé. On se met vraiment dans la peau du personnage. C'est un des rares films français qui m'a vraiment plu.
Juste avant que le film ne commence, on ne peut sempêcher de craindre quun déluge de pathos ne vienne nous étouffer. Mais, dès les premières minutes, la grande subtilité de la mise en scène et la belle retenue dont sait faire preuve la réalisation nous rassure tout de suite et nous fait rentrer dans cette aventure de la façon des plus dignes qui soit. Commence alors une montée progressive de lémotion, une émotion sincère et profonde, car elle nest jamais sollicitée par quelque procédé que ce soit. Car oui, ce film ne se fixe jamais comme but démouvoir mais simplement dexpliquer, de faire ressentir, et cest de cette honnêteté quil tire sa grande force. La démarche est si juste, le propos si fort, quand en oublie lexceptionnelle qualité de réalisation et dinterprétation qui sont là les retranscrire. Que dire de plus si ce nest que ce "Scaphandre" est un remarquable instant de cinéma, une pièce rare qui rallume notre flamme pour le septième art.
L'exploit de ce film est d'une part de n'être jamais lacrimal et de véhiculer d'autre part un réel optimisme malgré le sujet dramatique du film. En entrant dans la salle je m'attendais au pire, et le meilleur c'est produit. Une très belle surprise!
Adaptation très légèrement romancée du livre éponyme, Le Scaphandre et le Papillon narre les deux dernières années du journaliste Jean-Dominique Bauby, paralysé de la tête aux pieds suite à un AVC et qui va peu à peu apprendre à communiquer avec le battement de sa paupière, unique membre actif de son corps désormais comme décédé. Une histoire vraie qui a bouleversée le monde entier et a permis à Bauby de créer une association pour le syndrome d'enfermement. Une histoire ici mise en scène par l'Américain Julian Schnabel, déjà auteur des biopics Basquiat et Avant la nuit qui nous livre un film touchant mais inégal... Brillamment interprété par un Mathieu Almaric habité, le personnage de Jean-Do est en premier lieu présenté à travers une vue subjective du plus bel effet, nous immergeant totalement dans le regard flou et effrayé de notre héros. Un parti-pris audacieux et réussi où la voix-off d'Almaric nous fait côtoyer ses angoisses et ses fantasmes avec parfois une touche d'humour bienvenue. On voit ce que Jean-Dominique voit et c'est parfois étouffant. Hélas, Schnabel ajoute de temps à autre d'autres séquences filmées sans panache aucun, dévoilant parfois un cadre différent que la vue subjective, enlevant toute l'efficacité de l'idée au profit de plans sobres voire ratés. On est d'ailleurs surpris de voir le réalisateur américain, amateur d'art et lui-même peintre, filmer platement certains plans qui auraient gagné en dramaturgie, en expressionnisme (on pense à celui de Bauby seul au milieu d'un ponton entouré par une mer tumultueuse). Au final, Le Scaphandre et le Papillon est une très belle histoire, qui plus est vraie, alliant larmes et rires sans sourciller mais dont il manque une réelle audace visuelle, pourtant bien amorcée, qui aurait donné au film une identité remarquable.
TRès beau film. Beaucoup d'originalité dans la facon dont c'est filmé. Très émouvant mais pas de quoi pleurer. C'est rare que je ne pleure pas devant un film "triste". On resent beaucoup d'émotion. C'est un film très humain et très poetique. Je suis contente qu'il ait recu un prix a Cannes. Almaric joue divinement bien et ca n'a pas du etre facile tout les jours.
PS: Pour une fois que MAthilde Seigner a un role interressant!!
Un film très prenant et poignant. Julian Schnabel réussit haut la main un défi pourtant difficile, nous mettre dans la peau de Jean-Dominique Bauby qui a "écrit" il y a quelques années Le Scaphandre et Le papillon. Une mise donc plus vrai que nature avec un casting parfait et très riche : Mathieu Almaric bien sûr mais aussi Emmanuelle Seigner, Marie-Josée Croze, Anne Consigny, Marina Hands, Patrick Chesnais, Niels Arestrup, Jean-Pierre Cassel, Isaach de Bankolé, Max von Sydow....
Partant d'un sujet à priori inattaquable, ce film est très loin de m'avoir convainu. Mise en scène originale mais désagréable (la camera dansl 'unique oeil valide du personnage principal). La psychologie des personnages est inexistante et ce film tombe dans le ouin-ouin et... est chiant, voila :s Du pathos en veux tu en voila.
Je m'attendais pas à une adaptation de l'ultime secret de Weber non plus, mais bien quej e n'ai pas lu le roman du scaphandre et le pappilon, on m'en a faitu ne bien meilleure éloge que ce film.
A éviter, c'est perdre 2 heures de sa vie, pour pas grand chose.
Le récit sensible et bouleversant d'un homme enfermé dans son corps après un accident vasculaire, porté par la prestation impressionnante de Mathieu Amalric (César du Meilleur acteur). 3,75
On retrouve dans "Le scaphandre et le papillon" un concept plus ou moins similaire à celui traité dans "Johnny Got His Gun" (1971). Cette ressemblance va jusqu'à l'usage d'une voix off et des premières scènes dans laquelle Mathieu Amalric découvre son handicap. La comparaison s'arrète là. Malheureusement, il n'y a pas autant d'intensité dans le film de Julian Schnabel que dans celui de Dalton Trumbo. Dans le "Le scaphandre et le papillon", on ne ressent à aucun moment cette sensation d'enfermement, cette détresse et cette douleur que peut ressentir le patient. On reste un spectateur extèrieur et l'absence d'émotions en est la conséquence. C'est là le principal repproche que l'on pourrait faire à ce long métrage d'autant plus qu'il n'est pas dépourvu de bonnes idées réalistiques et d'un texte bien écrit. Pour résumer, "Le scaphandre et le papillon" n'est pas à la hauteur de son thème mais demeure appréciable.
Réputé inadaptable au cinéma, « Le scaphandre et le papillon », se voit aujourd’hui être l’objet d’un film audacieux de la part de Julian Schnabel. Il fallait en effet, une certaine audace pour transposer à l’écran le témoignage de la douleur de Jean-Dominique Bauby qui à la suite d’un accident vasculaire-cérébale ne pouvait plus communiquer que par sa paupière gauche. Pourtant l’évidence cinématographique d’un sujet si fort s’impose d’emblée alliée à une mise en scène novatrice qui ne peut qu’être bienvenue. De l’innovation, Schnabel n’en a pas manqué, mais il n’a malheureusement pas évité de nombreux pièges qui cassent l’élan de l’entreprise et agacent de nombreuses fois le spectateur. Tout d’abord, l’idée d’une caméra remplaçant l’œil actif de Bauby, nous permet un processus d’identification à la sensation vécue par ce dernier dans son calvaire. Cette paralysie donnant l’impression d’être emmuré vivant est à tout à fait palpable et offre des moments forts et uniques. La répétition de ce plan devient vite lassante et montre que Schnabel force un peu sur la sensiblerie excessive à l’américaine. Certaines images de la nature en pleine mutation disposés d’une manière un peu cafouilleuse dans le montage final témoigne d’un discours sans doute important pour le réalisateur mais manquant sérieusement de rigueur pour être totalement clair. En revanche, le film gagne en intérêt pour ses acteurs Marie-Josée Croze (infirmière dévouée) et Anne Consigny (rédactrice des souffrances de Bauby) la caméra les sublime, tandis que Mathieu Amalric signe une performance époustouflante (César à la clé), où sa voix nous accompagnant tout au long du film relate avec humour, autodérision, et désespoir sa lente décrépitude. On saluera donc la prise de risque prise pour réaliser un tel film, qui même s’il force un peu sur les recettes du sentimentalisme, possède un statut novateur très honorable et des acteurs formidables où Mathieu Amalric est bluffant.
Bon film, bon drame, bonne histoire, un tantinet d'humour qui empêche le film d'être trop gnagnan, le tout au service d'une réalisation d'artiste et d'un premier rôle vraiment sympathique.
Le Scaphandre et le papillon, 2007, de Julian Schnabel, avec Mathieu Almaric, Emmanuelle Seigner, Niels Arelstp et une foule de comédiens célèbres et épatants. Histoire de la fin de vie de Jean-Dominique Bauby (mort en 1997), rédacteur en chef du magazine Elle, atteint du Locked-in syndrome, adapté de l’ouvrage éponyme qu’il a dicté à l’aide du seul battement de sa paupière, unique élément mobile de son corps, suite à un AVC. Le film est très réussi, non seulement parce qu’il est fidèle au témoignage laissé par le journaliste, mais aussi parce qu’il réussit, au prix de quelques tortures visuelles, à enfermer le spectateur dans le scaphandre, tout en lui permettant de saisir les papillonnements profondément humains de l’esprit vif de Jean-Dominique Bauby, son humour, son cynisme, son réalisme dans l’attente d’une mort inévitablement souhaitée, qui intervient dans la semaine suivant la parution de l’ouvrage. On entend longtemps après avoir vu le film, le rythme angoissant de cet alphabet récité entre les murs de l’hôpital de Berck, ponctué du clignement de l’œil qui accepte ou refuse la lettre. Les mots prennent forme, les idées se révèlent, les douleurs jaillissent.