Le scaphandre et le papillon
Note moyenne
3,8
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430 critiques spectateurs

5
155 critiques
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168 critiques
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38 critiques
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al111
al111

25 abonnés 348 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 juin 2007
Qu’est-ce que c’est bien !
Et pourtant, le sujet peut rebuter et faire plonger le spectateur dans une contemplation morbide. Mais, comme l’étaient Mar Adentro ou la chambre des officiers, c’est un film d'hôpital (mais pas seulement) formidablement humain, drôle, émouvant, terriblement émouvant : on a du mal à retenir ses larmes et d’ailleurs on ne les retient pas.
Le personnage principal a beau être avant son accident, un nanti, un chanceux un poil énervant, on s’y attache énormément, il montre une telle force de vie, un tel pouvoir d’imagination, qu’il ne peut pas être antipathique. Tous les autres personnages l’entourant, le soignant, l’aidant à communiquer, sont des anges de bonté et donnent une énergie étonnante à l’ensemble. Marie-Josée Croze et Anne Consigny sont magnifiques dans leurs rôles, à la fois discrètes et volontaires, émues et fortes, belles et anti-stars. Les scènes où elles parviennent à dialoguer avec le malade sont d’une grande intensité, comme hypnotiques, on comprend en même temps qu’elles ce que veulent dire les clignements d’oeil, on souffre, on éclate de rire, on respire comme lui, comme elles, c’est un supplice, c’est un délice.
La mise en scène est d’une inventivité incessante, avec une idée de cinéma à la minute, déployant brillamment de multiples effets sur le cadre, la lumière, le son, le montage : on ne s’ennuie jamais, on est sans cesse surpris, secoué, rassuré puis à nouveau choqué ou attendri; une robe d’été qui vole, des cheveux comme un geyser, la voix d’un vieil homme... c’est sensuel, poétique, profond, et ça ose parler de l’amour, de la mort, de la vie, des sentiments...
Ça n’est pas juste à voir, c’est à dévorer de plein fouet : on en sort pas tout à fait le même.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 septembre 2010
Une adaptation maitrisée et réussie du livre. Indiscutablement fort et bouleversant.
Catherine C.
Catherine C.

13 abonnés 242 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 janvier 2023
Très belle adaptation du livre de Jean-Dominique Bauby. Durant les premières 30 minutes, le cadrage est très serré car tout est filmé, vu par la victime. Pouvant juste bouger son oeil gauche, son champ de vision est très réduit. On comprend aisément ce que Jean-Do a pu endurer à ce moment-là. Un peu de légèreté arrive ensuite avec les femmes qui s’occupent de lui quotidiennement à l’hôpital. Le film est plein de tendresse, d’humour aussi. Une vraie réussite.
cylon86

2 840 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 novembre 2009
Un film poignant qui arrive à nous faire ressentir la même frustration que le héros grâce à une mise en scène astucieuse. Mathieu Amalric est excellent ainsi que tous les seconds rôles même s'il est regrettable que des acteurs comme Niels Arestrup ou Max Von Sydow ne soient pas plus exploités. Et si la mise en scène arrive à nous faire entrer dans le personnage, c'est aussi elle qui nous fait décrocher à certains moments car elle fait parfois brouillon. Et dire que ça peut arriver à n'importe qui...
Pascal I

911 abonnés 4 256 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 mai 2011
Quelle claque et quelle respect ! 5/5 pour cette œuvre magistrale dure et tendre à la fois. Entre rires et larmes, entre prison et évasion. Une prestation de haut vol, sans surenchères, tout en émotions pour relater cette épreuve. A connaitre absolument !!!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 juin 2007
Pari réussi pour le réalisateur américain Julian Schnabel qui, en adaptant le livre biographique du journaliste "Jean-Do" Bauby, parvient a enfermer le spectateur dans le corps paraplégique de l'auteur, et en se faisant, enferme également le spectateur dans ses sentiments... pour mieux lui donner conscience.

De plus du système narratif original, l'integration du spectateur dans le personnage est d'autant plus forte vu que la majeure partie de la mise en scène -inventive et novatrice- est du point de vue de l'handicapé, a part lors de quelques flash backs, métaphores imagées ou temoignages plus que poignants.

Car oui, grace à l'interpretation impressionante des comédiens, (honneur à Mathieu Almaric en premier, dont l'experience de la "métamorphose" à l'écran est bouleversant), il est impossible à moins d'être inhumain de ne pas sortir ne serait-ce qu'une larme, devant un tel film, dont le but de sensibiliser afin de remuer les méninges est facilement atteint.

Le film inattendu le plus bouleversant de ce début d'année, une veritable experience sensible qui ne laissera, je l'espère, personne indemme.
Claude S
Claude S

93 abonnés 12 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juillet 2007
Le défi n'était pas simple: nous faire voir le monde par les yeux de JD Bauby, et J Schnabel a réussi sa mise en scène, sans pathos. Le film est émouvant, sans jamais nous mettre mal à l'aise. Une réussite.
aberdeen76
aberdeen76

59 abonnés 1 014 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 octobre 2008
Tout simplement brillant! Le sujet ne m'incitais pas au visionnage mais une fois qu'on lance le film on prend une véritable claque. Des acteurs talentieux, une réalisation ambitieuse, un sujet grave et triste, pour un film qui mérite ses critiques élogieuses. Une véritable leçon de courage.
Afon
Afon

49 abonnés 206 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 juillet 2010
Bien que je n'ai pas lu le livre original, j'avais une position autre qu'un spectateur lambda en abordant ce film puisque ma mère est décédée d'une maladie dont les symptômes menaient progressivement à la situation de Jean-Do. Autant dire que je me demandais comment les choses seraient retranscrites. J'ai pourtant était convaincu dès le début du film grâce à cette réalisation en vue intérieure qui vous met dans la peau du malade. Même en le vivant au quotidien, c'est dur de se mettre à la place d'une personne touchée par une telle chose, et finalement j'ai pu ressentir un peu plus et mieux comprendre ce que ma mère a du vivre durant cette période de sa vie. Pour le reste, certains parlent de pathos mais je vous assure que le film évite vraiment le pire et reste dans des choses soft même si cela a du en faire pleurer certains. Il n'est par exemple pas question de l'alimentation du malade qui a bouche close et doit surement être nourri (pour ne pas dire maintenu en vie) par sonde gastrique, ... En fait, le film dédramatise énormément à travers des scènes poétiques ou métaphoriques, des personnages positifs et émouvant, de belles musiques, et aussi grâce à la bonne humeur, l'humour, le cynisme et le maniement des mots de Jean-Do. Mais attention, cela ne veut pas dire que les choses du film soient fausses, disons plutôt que le réalisateur n'aurait gardé que le moins pire de la vie du malade. Cela peut exister et de telles conditions pour vivre sa maladie (hôpital adapté avec de beaux paysages proche de la mer, proche soudés, femme aimante et ne l'abandonnant pas, un ange de patience pour recueillir ses textes,...)explique peut-être comment le vrai Jean-Do a trouvé l'incroyable courage d'écrire un livre juste avec son oeil pour communiquer. En tout cas, le film est beau, bien écrit, plutôt bien interprété, c'est une ôde à l'imagination et une belle leçon de courage qui nous rappelle que la vie est fragile et que l'on devrait se satisfaire de ce que l'on a. Un bon film.
Julien Vasquez
Julien Vasquez

46 abonnés 1 142 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 janvier 2011
Le Scaphandre et le papillon est bouleversant. La performance de Mathieu Amalric rendant chaque scène encore plus réelle.
Julian85
Julian85

44 abonnés 169 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 juillet 2010
Un joli film, qui montre à quel point l'imagination et la reverie sont une force pour vivre malgré la maladie. On aurait pu assister à un veritable chef-d'oeuvre vu le sujet, on aura tout juste droit à un film correct, tant tout cela dégouline de pathos. Les acteurs sont tous bons, en premier lieu évidemment Mathieu Amalric dans le role du patient atteint par le "locked-in" syndrome. A voir malgré tout, pour la beauté de certaines images
Ti Nou

630 abonnés 3 922 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juillet 2007
Une magnifique leçon de courage. La mise en scène de Julian Schnabel nous met au niveau de cet homme paralysé. Le film est, bien qu'un peu répétitif, très dur et très émouvant mais sans être dénué d'humour.
JCOSCAR
JCOSCAR

132 abonnés 1 100 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 février 2008
Un film émouvant, poignant joué remarquablement par Mathieu Amalric... Les quelques pointes d'humour n'arriveront à enlever cette ambiance lourde, pesante et même ennuyeuse.
Theo
Theo

42 abonnés 1 086 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 juillet 2025
Il y a dans Le scaphandre et le papillon une ambition rare : celle de faire du regard figé d’un homme une aventure sensorielle, intérieure, presque métaphysique. Adapté du récit autobiographique de Jean-Dominique Bauby par Julian Schnabel, le film propose une immersion radicale dans l’enfermement, non pas seulement physique, mais aussi affectif et mental. Ce qu’il parvient à saisir avec acuité, dans ses meilleurs instants, c’est ce paradoxe insoutenable : un esprit libre prisonnier d’un corps devenu silence.

spoiler: Dès les premières minutes, l’image vacille, tangue, se trouble. [spoiler]Nous sommes littéralement dans l’œil de Bauby, seul lien avec le monde, et c’est par cette voie unique que l’on entre dans le récit. La caméra de Janusz Kaminski épouse cette vision restreinte avec brio :
flous, lumières surexposées, coupures de plans brutales… tout est pensé pour que l’image devienne une sensation plus qu’un cadre. [/spoiler]Cet angle de mise en scène, audacieux, est à saluer — même si, à mesure que le film avance, cette virtuosité visuelle finit par se faire attendre là où on aurait aimé qu’elle se renouvelle ou s'efface.

Le film n’est jamais démonstratif — et c’est à son honneur — mais il flirte parfois avec une esthétique de la retenue qui bride les émotions qu’il convoque. La performance de Mathieu Amalric, tout en intériorité vocale, est puissante dans son économie : il ne joue pas Bauby, spoiler: il devient ce souffle intermittent, cette ironie lucide, ce refus de s’abandonner à la pitié.
Pourtant, autour de lui, certains personnages secondaires peinent à exister pleinement, réduits à de touchantes présences plutôt qu’à de réels contrepoints dramatiques. spoiler: Les scènes les plus fortes sont celles qui échappent au simple souvenir, pour s’ancrer dans l’ici et maintenant du regard, comme ces échanges intimes avec Henriette (Marie-Josée Croze) ou les silences bouleversants avec son père (Max von Sydow), d’une rare intensité.


spoiler: La structure du récit, faite d’allers-retours entre l’hôpital et les réminiscences de Bauby, fonctionne globalement bien, mais souffre par moments de quelques ruptures de ton. Les évocations du passé — élégantes mais parfois trop esthétisées — manquent de chair. Certains tableaux visuels, aussi beaux soient-ils, donnent l’impression de ralentir l’élan émotionnel plutôt que de le nourrir. On ressent alors une distance, un flottement, comme si le film se contemplait un peu trop lui-même, oubliant de nous emporter.


Cela dit, l’ensemble dégage une profonde humanité. La dignité du propos, le refus de tout misérabilisme, la délicatesse de la mise en scène, forcent le respect. Julian Schnabel ne cherche jamais à héroïser Bauby ; il en fait un homme faillible, ironique, blessé, mais jamais brisé. Il met en lumière ce qui, dans le désespoir, peut encore être beau : l’humour, l’imaginaire, le souvenir. Ce sont ces dimensions-là qui font que le film ne sombre jamais dans l’exercice de style.

On sort de Le scaphandre et le papillon à la fois impressionné par sa maîtrise formelle et un peu frustré par sa retenue émotionnelle. Le film touche souvent, surprend parfois, éblouit par instants — mais semble s’interdire, ici ou là, de franchir la ligne du bouleversement total. Comme si, à force de délicatesse, il s’était interdit de heurter, de déranger, de faire mal. Il choisit l’élégance à la brûlure. C’est peut-être là sa force, et sa limite.
Weasleyenotroi
Weasleyenotroi

31 abonnés 161 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juin 2007
Je suis mitigé! Certes le prix de la mise en scène à Cannes n'est pas volé, mais le film peine à s'envoler. Les récitations alphabétiques successives agacent très rapidement. Mais le jeu parfait des acteurs, Matthieu Amalric en tête, ainsi qu'une BO soignée participent à l'émotion de l'oeuvre.
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