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Un visiteur
4,0
Publiée le 14 septembre 2009
Même si ce film n'est pas un chef d'oeuvre, il a le mérite de traiter d'une histoire et d'un sujet très sensibles. Les acteurs sont tous convaincants, sobres... La réalisation est originale, bien que parfois pénible quand elle se met dans la peau de JDB. La musique n'est pas terrible, un peu lacrymogène... Mais ce film devait être fait, ne serait-ce que pour nous rappeler qu'il faut profiter de la vie...
Ce film est prenant. Mathieu Amalric est tout bonnement extraordinaire, les seconds rôles sont également boulversants. Outre le contenu fort en émotion du film, le traitement est original, judicieux et complètement justifié. Les images et le son sont primordiaux, et le film recrée à merveille les belles métaphores de l'écrit. La musique arrive toujours à point nommé, elle rajoute de l'émotion de donne une autre dimension aux scènes. Un seul point négatif : une scène comporte des faux raccords grossiers très visibles et gênants car ils nous font sortir du film, on ne voit plus que ça. C'est dommage. Dans l'ensemble cependant, la lecture est très facile, et le film est accessible malgré la particularité de sa composition. Un joyau du cinéma qui fait réfléchir et relativiser.
Un film bouleversant tiré d'une histoire vraie assez ahurissante, ultime leçon de courage et de la force humaine, de la force de la vie. Cette adaptation est vraiment réussi, et ce en tout point. Le scénario suit scrupuleusement l'état de "Jean-Do", depuis son AVC, son coma et son réveil en état de "Locked-in syndrome". Le travail de mise en scène est excellent et suit l'avancée mentale du paralysé. Adoptant au départ un point de vu strictement subjectif, bourré de floutés et d'approximations saisissantes (on se croirait vraiment être Jean-Dominique tant la caméra est bluffante de réalisme); puis peu à peu c'est une mise en scène plus classique et objective qui prend le relais, une fois le syndrome "approprié" (enfin, c'est ce que je pense). En plus de cela, les acteurs sont bouleversants et très naturels. Mathieu Amalric est effrayant mais vraiment émouvant. Les autres protagonistes, souvent féminins, sont eux-aussi poignants, à la personnalité toute différente, mais tous solidaires vis à vis du malade. En outre le film décrit très bien la lutte interne de Jean-Do entre le scaphandre, image d'une liberté révolue et d'une existence encadrée et passive, et le papillon, allégorie du mouvement, de l'évasion permanente et de la joie à l'état pur. A noté l'éparpillement de plusieurs scènes-souvenirs "post accident", lorsque le protagoniste principal était encore réellement lui-même, et qui permettent de mieux englober la personnalité du personnage, ses relations avec les femmes, la famille, et les circonstances de la tragédie. Ce film, puissant de bout en bout, essaye de nous mettre dans la peau d'une vie condamnée, brisée par l'absence de capacité physiques. Comment dire l'indicible? Comment penser l’impensable? Comment vivre l'invivable? Autant de questions existentielles et philosophiques que le film aborde avec brio, l'écriture du roman étant pour Jean-Dominique la clé de voute de sa nouvelle entité. J'ai été clairement impressionné par la puissance dramatique que dégage le film. Je n'accorde pas la note maximale au film car certains moments auraient pu être davantage développés et leur aspect dramatiques encore plus poussé (sans tomber dans l'exagération pour antan). En conclusion, nous avons-là une histoire éternelle pour un film lui rendant brillamment hommage , qui émeut quiconque essayant de se mettre à la place d'un tel homme.
Un joli film, émouvant, touchant... qui nous livre l'histoire douloureuse d'une personne entre la vie et la mort. Au début j'avais peur de m'ennuyer, mais la mise en scène est bien organisée et on apprend ainsi comment vivent les personnes handicapées, victimes d'accidents cérébraux, ce qu'elles pensent, ressentent. A voir
Directement plongé au cœur du sujet (le film commence par le réveil du héros, qui ne peut plus bouger qu'un oeil... et nous ne voyons que de cet oeil), j'ai mis quelques minutes à m'habituer à cet univers, clos et étouffant au départ, qui va s'ouvrir au fur et à mesure des souvenirs et de l'acceptation par le "malade" de sa situation. Réaliste, touchant, parfois drôle, mais toujours juste, on peut dire que le réalisateur a su maintenir un équilibre fragile, et faire un bon film.
C'est tellement difficile de réussir un film sur un sujet aussi sensible (le combat d'un homme complètement paralysé suite à un accident cérébral), que l'on ne peut que saluer la tentative de Julian Schnabel. Dès les première images, il arrive à surprendre et à captiver par des partis pris de mise en scène audacieux. La caméra subjective nous met à la place de l'homme commateux qui se réveille et reprends difficilement contact avec la vie. La suite sera un peu plus banale, avec le défilé des personnes qui l'on connu, femme, enfants, amis, et avec aussi de temps en temps des visions heureuses des temps bénis lorqu'il était un homme connu et respecté dans le monde médiatique. Plus réussie est la description de la vie d'enfermement à l'hôpital de Berk, la relations aux infirmières dévouées, l'apprentissage de la communication par le clignement des yeux. Les moments de détresse entrent difficilement dans le shéma original que s'est imposé Schnebel, et c'est sans doute la limite du film. Quand Amalric dit à l'orthophoniste qu'il veut mourir, ce n'est pas tragique, c'est presque une scène de comédie. Il semble que le réalisateur ait voulu, par sa mise en scène, qui nie finalement le côté le plus sombre et dépressif de cette situation, exprimer une sorte de courage suhumain du malade, qui a même la force d'écrire un roman. C'est un parti pris qui se défend, mais à quelle distance ce prisme de la caméra éloigne t'il le spectateur de la réalité vécue ?
Une interprétation très originale et très proche de la réalité! L'interprétation des acteurs, la caméra mise a place de l' handicapé ... C'est quelque chose de rare! Cependant , ce film ne m'a pas touché complétement, d'où mon 3étoiles.
On ressort de ce film avec un certain mal l'aise car on se demande comment on peut vivre comme ça, mais le film et surtout l'auteur du livre nous donne le moyen de nous évader et de comprendre l'état d'esprit de Jean-Dominique Baudy. Les acteurs sont très bien, surtout Almaric et Croze. La caméra subjective est une bonne idée mais donne elle aussi un sentiment de mal l'aise puisque j'ai eu mal au coeur mais quoi de mieux pour avoir le vision de cet homme. Vraiment un très beau film avec quelque touche d'humour qui nous fait aller jsuqu'au bout.
Touchant émouvant excellent ! Ce film est vrai et malgré le sujet il ne tombe pas dans le pathos ... Grande fan M.Amalric, il joue le rôle de jean-do parfaitement! Petit bémols cependant je trouve la fin un peu plate par rapport au reste ... Même si le film est dur à finir.
Un très beau film, plein d'humour. Mais les films à la française sont toujours dottés d'une fin insatisfaisante. Bon, au moins, elle est réelle. Mais qu'est-ce que c'est déplaisant ! Très beu film :)
Le Scaphandre et le papillon de Julian Schnabel est un de ces chefs d'oeuvres du cinéma français de ces dernières années ayant eu son petit succés en france (300 000 entrèes au total) mais qui en mérité le triple. Un chef d'oeuvre bouleversant, où il est impossible d'en ressortir indemne. Une leçon de vie, une leçon de cinéma, une claque tout simplement. Une bande son magnifique, émouvante. Une histoire tragique, extremment touchante. Des acteurs d'exceptions Mathieu Amalric en tête d'affiche , Emmanuelle Seigner et Marie-Josée Croze ... Un jeux d'acteurs qui nous laisse sur les "fesses", et sans voix. C'est tout simplement sublime, à ne pas louper, à voir, à revoir, et à re-revoir . Un long métrage bluffant, rayonnant, un grand bravo !
Une réalisation splendide mettant plus qu'en valeur un scénario fort et hors du commun. Un film poignant, riche en émotion mettant le spectateur face à une réalité insolite et déstabilisante. Un des plus grand drame du cinéma français, à voire impérativement.
Après avoir été un livre bouleversant de Dominique Bauby écrit à l'aide de sa paupière, seul moyen dont il disposait encore pour s'exprimer, "Le scaphandre et le papillon" est devenu un film tout aussi émouvant. Ce carnet de voyage immobile est un poignant hymne à la vie et ne fait nullement l'impasse sur la profondeur de la réflexion qui l'a inspiré. "Etais-je aveugle et sourd ou bien faut-il nécessairement la lumière d'un malheur pour éclairer un homme sous son vrai jour" - écrivait-il. Cette enfermement soudain qui libère étrangement les ressources de l'esprit et rompt les amarres trop humaines est merveilleusement rendu par le cinéaste américain qui fait en sorte que cette vie prisonnière jette ses feux à travers les effets de caméra subjective, de voix off et de flash-back. Mathieu Almaric, dans ce rôle difficile, est remarquable de tendresse, de dérision et n'en fait jamais trop ; quant à son regard il est impressionnant de vérité. Il est entouré d'une pléiade d'acteurs talentueux dont Emmanuelle Seigner, Anne Consigny et Max von Sydow qui se penchent avec attention au-dessus de cette conscience virtuelle et tellement troublante. Schnabel a su éviter les risques et ne sombre jamais dans le piège du mélo larmoyant. Sur le plan narratif, il a choisi le montage alterné où sont évoquées les principales étapes de l'existence de Bauby jusqu'à son accident cérébral. Si bien que le film ne se contente pas de provoquer l'émotion mais se révèle être - comme le livre - une formidable leçon d'espoir : celle que le papillon de l'esprit parvient toujours à rejoindre la lumière.
Bizarrement, les films mélancoliques sont les films qui m'attirent le plus. Non que je sois dépressif mais les sentiments qu'on reçoit sont bien plus fort que le rire ou la peur. Avec le "Scaphandre et le Papillon", on atteint un sommet incroyable, certes il y a quelques défauts mais raconter la dernière année d'un homme atteint d'un maladie rare est un sacré défit. Le meilleur point est quand nous voyons et entendons les pensées du narrateur. Touchant et bien filmé, avec quelques longueurs, on ne peut qu'aimer.