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Philippe C
113 abonnés
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4,0
Publiée le 27 mai 2008
Le sujet était casse-gueule, principalement car il aurait été facile de faire un film faisant piocher en permanence dans la boite à Kleenex, ce qui aurait massacré le fabuleux travail du personnage principla. Non le scaphandre et le papillon n'a pas emprunté la voie de la facilité et du pathos improductif mais a respecté l'oeuvre culte d'un auteur pour en faire un film indispensable.
Je pensais que j'allais m'ennuyer, ce qui a été le cas quelques fois quand même. Mais après avoir lu le livre, j'ai trouvé que le film avait une approche bien différente du sujet, ce qui le rend un tant soit peu intéressant tout de même. Les images sont sympas à voir et on comprend le désespoir et l'impatience en début de film de Jean-Dominique Bauby de se faire comprendre. Les métaphores sont nombreuses et marrantes à retrouver mais les scènes de flashback sont un peu lourdes. La scène de fin est très bonne. Les acteurs sont assez bons (mis à part les enfants qui ne savent pas trop ce qu'il faut faire) et font gentiment avancer l'histoire... Intéressant.
Un film incroyablement touchant. A la suite d'un AVC, Mathieu Amalric se réveille handicapé physique, comme prisonnier d'un scaphandre, avec comme unique moyen de communication le clignement de l'œil.. Sa situation -filmée notamment en caméra subjective- est à la limite du soutenable, car personne ne souhaiterait être dans sa situation. Pourtant, trouve la force de s'accrocher et se lance dans la rédaction d'un livre. Cette histoire vous fera relativiser vos difficultés quotidiennes. Ce film est bouleversant, vous n'oublierez pas facilement. A voir.
Doté d'un scénario très bien écrit, "Le scaphandre et le papillon" adapte une histoire vraie avec émotion. En effet, la réalisation est très minutieuse et vraiment bien effectuée pour ressentir les effets du protagoniste. Par ailleurs, les acteurs sont excellents surtout le personnage principal qui est bluffant. Ainsi, le film est captivant jusqu'au bout grâce à un ensemble maîtrisé pour sortir une oeuvre impressionnante.
Le Scaphandre et le papillon est tiré du livre de Jean Dominique Bauby, le rédacteur en chef de lhebdomadaire Elle qui se retrouva complètement paralysé à la suite dun accident vasculaire et privé de lusage de la parole. Il apprit à communiquer à lhôpital en clignant de la paupière gauche et fit retranscrire par ce moyen la narration de son combat pour la vie. Le film commence en « caméra subjective » avec la voix off de Jean Dominique Bauby (Mathieu Amalric) et ensuite le procédé est abandonné pour montrer Mathieu Almaric dans son fauteuil et faire des flash backs. Même si les flashs back névitent pas le sentimentalisme, le film est plutôt réussi car il raconte avec originalité le drame de Jean Dominique Bauby et il transmet bien avec force ses émotions, sa douleur, son humour et sa volonté sans tomber dans le sensationnalisme exacerbé. Les séquences filmées de son point de vue sont très réalistes et la distribution excellente : Mathieu Amalric, Marie José Croze, Anne Consigny, Marina Hands, Emmanuelle Seigner, Maw Von Sydow, Jean Pierre Cassel, Niels Arestrup.
Un beau film. Personnellement, c'est pas le genre de film que j'aime. Belle histoire même si elle s'écoule très lentement. Très touchant. Enfin,il faut aimé.
Outre son sujet assez opportuniste qui suit la lignée de mar adentro et qui tombe pile au moment où on en parle le plus c'est-à-dire le LOcked-in syndrome,il est clair que le scaphandre et le papillon montre clairement sa richesse niveau scénario mais aussi en terme de mise en scéne.Parce qu'il faut bien l'avouer,jamais on ne sent un éloignement du réalisateur par rapport à l'histoire à tel point qu'on croirait qu'il fut lui même victime de ce syndrome.En plus de cette incroyable prise de position,la mise en scéne n'a pas peur d'utiliser des artifices et bouleverse les traditions alors même que ce genre de film était déstiné à un genre dit auteurisme.On regrettera quelques performances de certains comédiens un peu trop portées sur le pathos même s'ils sont justes .
Très bon film, très bonne réalisation et loin du mélodrame qui nous fait pleurer a chaudes larmes comme le laissait suggérer certains, puisque non dénué d'humour qui nous empêche justement de sombrer dans le drame absolu... Une belle histoire qui montre a la fois le courage d'un homme dépossédé de ses facultés physiques et les sentiments qui l'envahissent dans sa situation. A éviter si les AVC vous terrorisent, à voir pour sa réalisation soignée et un excellent jeu des acteurs qui composent le casting.
Le film est une réussite. De manière objective, on dira que le sujet s'y prêtait, mais en étant peut-être moins cynique, on retiendra déjà l'étonnante prestation de Mathieu Amalric, pour un rôle des plus complexe. La mise en scène de Scnabel s'avère audacieuse et participe pleinement au sentiment d'empathie pour le personnage même si certains trouveront cela forcé. Je note aussi que pour une fois l'utilisation de la voix off est judicieuse pour un tel film. Un film qui sait finalement rester assez pudique tout en nous montrant l'insupportable "vie" de tant de personnes.
L’interprétation et le choix de mise en scène (qui à défaut d’être originale est néanmoins pertinente ici) servent bien cette histoire. Pourtant, l’ironie persistante dont fait preuve Jean-Do empêche souvent l’émotion de se distiller. On (sou)rit quand on devrait pleurer, ce qui met mal à l’aise et tend à éloigner de l’épreuve que traverse le narrateur. Résultat, un film plus léger que son sujet ne le laissait présager, qui ne s’appesantit pas sur le scaphandre et préfère mettre l’accent sur les envolées du papillon. L’optimisme est ainsi de rigueur, la vie avant tout. Un parti pris louable en soi, mais qui occulte tout un pan de la (dramatique) réalité vécue par ces "prisonniers". Regrettable.
4 étoiles pour avoir osé faire un film sur le locked-in syndrom... et l'avoir bien fait. Quelques erreurs cependant: quelqu'un qui émerge d'un coma et ne peut plus bouger que les yeux est... terrifié. Même le pire clown réagit ainsi, personne ne pense à faire de l'humour à ce stade du syndrome. Quant à l'alphabet, il parait limite sadique d'obliger un malade dans cet état à mémoriser les lettres qu'il épelle, alors qu'il serait tellement plus simple de les écrire au fur et à mesure sur un tableau où il les verrait... Autrement, bien vu les remarques douteuses de certains soignants maladroits, la torture de la télé qu'on vous allume ou vous éteint sans penser que vous allez rester des heures ainsi, jusqu'à ce que quelqu'un d'autre repasse par là, bien vu les amis qui n'ont pas le courage d'assumer ce qui vous est arrivé... C'est un film salutaire, même si l'on sait bien que d'aucuns louent ce qu'ils voient au cinéma, mais ignoreront la même situation lorsqu'ils la rencontreront dans la vie. Pour parler d'autre chose que du réalisme de ce film, j'ai adoré revoir Jean-Pierre Cassel en vendeur de colifichets à Lourdes! Détail technique: comment ont-ils fait pour figer la bouche de Mathieu Amalric dans cette position? Botox? Lidocaïne?
A la suite dun accident cardio-vasculaire cérébrale en 1995, Dominique Bauby se retrouve totalement paralysé. Il est conscient, il voit tout, entend tout, mais ne peut plus prononcer un seul mot. Il a ce que lon appelle un "Locked-in syndrome", cest un état neurologique extrêmement rare que lon pourrait traduire par : "bloqué de l'intérieur" ou encore "être emmuré vivant", car son seul et unique moyen de communiquer est son battement de paupière. Un coup pour oui, deux coups pour non. Cest de cette façon là quil parviendra, avec laide dune personne, à écrire un livre quil aura réussi à dicter grâce à sa paupière. Cest cette incroyable histoire que le réalisateur américain Julian Schnabel a décidé de transposer au cinéma. Il nétait pourtant pas évident de retranscrire ce qua pu vivre Dominique Bauby à travers lécran. Mais grâce à une étonnante mise en scène (qui lui aura dailleurs valu le Prix de la mise en scène, au 60ème Festival de Cannes), il parviendra à nous raconter de lintérieur, ce qua vécu son personnage. Mathieu Amalric, qui interprète Dominique Bauby est sensationnel, tel un narrateur, il nous fait revivre jour après jour son calvaire. On verra rarement le personnage de face, le réalisateur ayant eu la bonne idée de réaliser Le Scaphandre et le papillon à 90% en caméra subjective. On obtient alors, une autre vision des choses, on comprend davantage la dure réalité quil aura subit. La mise en abyme est stupéfiante, le jeu des acteurs est bouleversant, on retiendra surtout la rencontre entre Mathieu Amalric & Marie-Josée Croze et surtout, celle avec Max Von Sydow, qui est réellement sidérante. A noter aussi lexcellente participation de Anne Consigny, Marina Hands, Emmanuelle Seigner et le regretter Jean-Pierre Cassel (Décédé le 19 avril). Une réalisation touchante, sincère, pleine démotions et de sensibilités, un travail remarquable pour un sujet si complexe à aborder. Sortez vos mouchoirs, on vous aura prévenu !
Plutôt une bonne surprise ,Le scaphandre et le papillon traite d'un sujet dur, foncièrement larmoyant sans jamais sombrer dans le mélodrame bas de gamme, le film est fort, très poétique, servi par une mise en scène audacieuse qui à l'intelligence et la délicatesse de filmer du point de vue du malade, mathieu Almaric donne vie à ce personnage statique, enfermé à l'intérieur de lui même.Un film lumineux et aérien qui utilise de façon harmonieuse le procédé du flash back.On ressort troublé par ce portrait en demi teinte de cet homme mort de l'extérieur mais vivant de l'extérieur.A découvrir...
L'histoire est super intéressante et le scénario parfait mais la mise en scene et l'adaptation cinématographique reste trés limité et il manque le côté émotionnelle .Dans l'ensemble les acteurs sont bons.