Je ne sais pas s'il existe des mots qui puissent définir la merveille et la grande qualité de ce film. Plein d'émotion, sans tomber dans le pathos. Plein d'humour sarcastique. Mis en scène avec une subtilité et une intelligence qu'on voit rarement au cinéma ces derniers temps. C'est une vraie poésie de l'être humain. La caméra est une valse, puis le malade, puis le délire, puis l'amour… Incroyable ce film! Absolument DIVIN!!!!
Julian Schnabel est un pur artiste, du genre de ceux à se mettre en abîme pour mieux cerner son propre rôle dans la société actuelle. Ce n'est pas pour rien que ses trois seuls films mis en scène, lui le peintre, portent sur les histoires de Basquiat (dans le film éponyme), de Reinaldo Arenas (Avant la nuit) et maintenant de "Jean-Do" Bauby.
Schnabel est avant tout un expressioniste, tant en peinture qu'au cinéma : il possède une telle manière de filmer, très chaotique dans son procédé, utilisant notamment de nombreuses contre-plongées, langage purement cinématographique (hommage à l'expressionisme allemand ou au cinema noir americain), tout en s'entourant des plus grands : Janusz Kaminski à la photo, Juliette Welfling au montage. Le pari de choisir de tourner son film à la premiere personne, en camera subjective, était plus que risqué, mais le réalisateur, prenant son sujet à bras le corps et avec un véritable amour de son travail, amène son oeuvre vers une beauté tant formelle qu'émotionelle.
Mais que serait Le scaphandre et le papillon sans ses interprètes, choisis jusqu'au bout des ongles, jusqu'au moindre second rôle, et ce en commençant par Matthieu Amalric lui-même qui, même s'il n'avait plus rien à prouver depuis son explosion dans le dernier Despleschin, nous époustoufle une fois de plus. A voir la grâce, la liberté de ton (en celà typique de "Jean-Do") ébouriffante, et la pulsion vitale qu'il dégage, ainsi que sa plasticité cinématographique hallucinante, on se demande si cet acteur ne vient pas d'une autre planète.
Avec Le scaphandre et le papillon, Julian Schnabel déjoue tous les pièges du mélo sirupeux, dégoulinant de bons sentiments, si facile à l'heure actuelle, et se bat à la manière de "Jean-Do" afin de mettre en scène ce qui est, plus qu'un récit hédoniste sur la conscience d'un individu, sûrement une grande déclaration d'amour à l'artiste qui sommeille en chacun de nous, et qui n'attend que d'être réveillé. Suite sur mon blog ...
Un film passionnant et intriguant, dont en ressort pas indemne. Il y a surtout deux très gros points forts dans le film qui sont des points d'ailleurs assez unique par rapport à tout ce qu'on a put voir jusqu'à présent. Tout d'abord la mise en scène : très soignée, unique, et qui met mal à l'aise tellement elle est mouvante. Mais c'est jouissif. Le deuxième point, et l'essentiel, est que rarement l'identification du spectateur au personnage n'a été aussi forte depuis Memento. On a réellement l'impression d'être à sa place et de ne pouvoir s'exprimer comme on le voudrait. Cela est aussi entrainé par la mise en scène omnisciente, à la Enter The Void, et qui fait ressortir l'univers du film comme quelque chose de magnifique. Quelques points négatifs tout de même, dans le scénario et la relation entre les personnages. Le retour de sa vraie femme est très peu marquante, et n'occupe que 10 secondes du film, dommage. On ne voit pas assez l'avancé de son livre, ni le véritable impact qu'il a eu après sa publication ( une seule phrase est mentionnée ). Mais surtout, le film se finit comme un cheveux sur la soupe : très académique, rapide et peu émouvant. Dommage, ça enlève un certain charme au film qui pourtant aurait put faire sa force.
Un chef d'oeuvre. Un beau film rempli de poésie. Après Basquiat, Julian Schnabel nous montre encore qu'il est un très bon réalisateur. Mathieu Ammaric joue avec un émotion un teraplégique .
Oeuvre pesante, aux effets de mise en scène appuyée. La mièvrerie des dialogues et la grandiloquence du propos sont gênantes. Les amateurs de mélo médical apprécieront toutefois.
Film très émouvant, tiré du livre éponyme, d'une histoire vraie avec une prestation remarquable de Mathieu Amalric et de la nuée d'actrices qui l'entourent. La réussite vient aussi de sa prestation en voix off qui raconte ce que le personnage paralysé ne peut pas dire. C'est filmé et traité avec beaucoup de retenue, pudeur, sensibilité, intelligence, pour un film passionnant qui laisse à penser sur ce qui est important et essentiel dans la vie. Un film à part, un témoignage sur la vie, la mort, le handicap.
Adapté de l’histoire vraie de Jean-Dominique Bauby, le Scaphandre et le Papillon nous raconte le calvaire que le rédacteur en chef d’un magazine très connu a enduré. En effet, Jean-Do (comme ses amis le surnomment) a été victime d’un accident qui l’a paralysé. Les seules parties de son corps qu’il pouvait encore contrôler étaient ses yeux, ou plutôt son œil gauche, car le droit a été recousu. Avec cet œil, Jean-Do a écrit un livre. Ce film nous montre le terrible parcours que cela a été pour Jean-Dominique Bauby de pouvoir écrire ce livre. Le film nous est d’abord raconté du point de vie de Jean-Dominique. Lorsqu’il cligne des yeux, l’écran devient noir une seconde. C’est fait pour nous donner l’impression que l’on est dans le corps de Bauby. On ressent alors l’angoisse et la tristesse que Jean-Dominique a traversée. Après environ quarante minutes, on a enfin droit à une mise en scène plus ‘cinéma’. C’est dommage, la précédente mise en scène était très réussie, mais bien sur, le réalisateur pouvait difficilement mettre en scène 2 heures de film à travers les yeux de Jean-Dominique Bauby. Matthieu Amalric incarne très bien Bauby. Le seul reproche que l’on pourrait lui faire serait qu’il ne met pas assez de conviction dans la voix-off. C’est flagrant qu’il lit un texte. Les seconds rôles sont aussi très bien interprétés. J’ai bien aimé le jeu d’Isaach de Bankolée. D’ailleurs, petite anecdote au passage : Amalric et de Bankolée ont tous deux incarnés un ennemi de James Bond dans les deux dernières aventures avec Daniel Craig dans le rôle-titre. Bon, ça n’a rien à voir avec le Scaphandre et le Papillon (un tout petit peu quand même), mais vu que Merci Qui est terminé, il faut bien quelqu’un pour reprendre la relève. Plus sérieusement, concernant le film, j’ai été très surpris du résultat. Je ne m’attendais pas à une telle réussite. La seule chose qui m’a un peu déçu est que le film ne se concentre pas assez à l’écriture du livre de Jean-Dominique Bauby mais plutôt sur sa souffrance et son temps passé à l’hôpital. On a l’impression de voir un film choc basé sur la paralysie, pas vraiment un film sur Jean-Dominique Bauby.
"Le Scaphandre et le papillon" est plus un concept qu'un film à part entière. En effet, le réalisateur, Julian Schnabel, a eu l'idée judicieuse de nous faire presque tout voir à travers la vue du malade, c'est grâce à cette technique qu'il réussit son oeuvre. Ce principe donne un sentiment de confinement qui s'allie parfaitement bien avec le thème du film. Autre point positif, c'est la perfection de Mathieu Amalric dans son rôle, pourtant très difficile à jouer. Enfin, on a aussi la scène choc où l'on découvre ce qui est arrivé au malade, c'est fort dommage que cette scène ne soit pas la dernière et que celle de la présentation du livre lui succède. Par quelques retours en arrière, on en apprend un peu sur la psychologie du personnage mais pas suffisamment, c'était essentiel. Le sujet de "Le Scaphandre et le papillon" était intéressant, et donc le film l'est aussi, mais il manque des éléments pour en faire un très bon film.
LE SCAPHANDRE ET LE PAPILLON est un film bouleversant. Le jeu d'acteur est exceptionnel, jamais ils n'en font trop ou tombent dans la caricature. L'émotion, la compassion, le désarroi.. autant de sentiments que le film arrive à nous transmettre sans jamais perdre de vue une certaine forme d'optimisme. C'est une oeuvre qui provoque la réflexion, qui nous renvoi à nos angoisses de la vie, au fait que celle-ci peut être impitoyable. Bien souvent les larmes montent mais bien souvent on relativise face à cette digne leçon de courage et de talent de la part dun homme hors du commun.
Comment mieux décrire la nature humaine au cinéma ? Ce film est prenant de bout en bout. Original, drôle et émouvant et tout sauf déprimant. A ne pas rater effectivement.