Still life
Note moyenne
2,8
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110 critiques spectateurs

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Angela Ki La
Angela Ki La

65 abonnés 586 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 juin 2013
Nature morte à dominante verte, il y a du vert partout, du jade à tous les étages. Cela mérite-t’il autant d’éloges ? J’en doute, franchement. J’ai même lu que ce mec est le plus grand cinéaste chinois de tous les temps, comme quoi certains critiques dits de métiers ne savent vraiment pas se tenir. Faut pas pousser ; c’est vrai que c’est reposant, c’est lent, pas besoin de complications façon actor’s studio, ou un scénario débridé et surprenant. Cela coule comme une rivière. Il suffisait de prendre des acteurs amateurs, faire tourner le film autour du chassé croisé entre deux couples, et mettre beaucoup de sous-entendus sur le destin de la Chine, (je parie que ça, les critiques occidentaux ont adorés). Entre passé et futur, et un présent en suspension, car le village va être bientôt inondé pour construire un barrage neuf. La Chine va-t’elle se perdre en route ? Il ne démonte pas le mécanisme, tout est narré, sans jugement. De là à taxer ça de chef-d’œuvre ! Le lion d’or y est pour beaucoup je crois. Malgré un scénario plus que maigrichon, une narration linéaire, un montage certes séduisant, le tout en travellings légers, légers pour ne pas briser le charme.
Vladimir.Potsch
Vladimir.Potsch

23 abonnés 389 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 mai 2007
Autour, d'un événement aux conséquence économiques, sociales, et même culturelles d'envergure (la construction en Chine d'un barrage géant et la destruction de l'habitat qui en découle), Jia Zhang Ke noue un certain nombre d'intriques qui ont valeur documentaire, et derrière lesquelles il faut voir, sans aucun doute, une critique de la société chinoise, où la vie des citoyens n'a que peu d'importance quand il s'agit de la réalisation des grands projets. La mise en scène est lente, les dialogues plutôt rares, mais les images suffisent amplement à donner à ce film un regard politique très affiné, une force sociale jamais démentie. A titre d'exemple, une des scènes les plus fortes est quasi silencieuse, l'arrivée d'un des personnages, à la recherche de sa fille, sur les lieux du barrage, emmené par un taxi-moto. Il arrive au milieu de nulle part, l'adresse n'existe plus... Bien d'autres situations, décrites avec sensibilité, auront la même force que celle ci, et donnent à ce film une valeur humaniste. A l'opposé du cinéma américain, qui ne sait plus prendre le temps de montrer, qui prefère souvent déjà donner toutes les explications aux spectateurs et lui imposer des émotions, la caméra du réalisateur chinois scrute, par sa retenue et sa capacité à révéler un cadre socio-économique, les profondeurs de l'âme humaine confrontée aux changements brutaux imposées par la politique et les grands travaux.
stillpop
stillpop

94 abonnés 1 444 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 décembre 2011
L'histoire d'un mec qui veut voir sa fille après 16 ans et d'une femme qui veut retrouver son mari qu'elle n'a pas vu depuis deux ans !
Si seulement les débiles mentaux qui donnent la Chine comme un modèle économique voyaient ce film, ils auraient un peu de recul sur leurs "héros".
La vie chinoise sans aucune protection sociale, familiale ou de santé ne peut donner envie à personne, même pas aux chinois !
On nous conte avec cette distance des gens désabusés presque cyniques le quotidien de deux « cas » qui se retrouvent loin de chez eux. Et en Chine ce sont de sacrée distances.
Ces gens là ne font pas d'histoires, et le coté didactique bienvenu du scénario nous fait découvrir le même problème avec deux classes sociales bien différentes. L'élégance du montage ne leur donne pas la même importance ce qui rythme le film qui est forcément trop lent, auteur oblige.
Le film n'est pas très esthétique et les effets spéciaux sont carrément ä la ramasse. Mais qu'importe, face à la somme d'informations que l'on doit digérer.
Autant les deux protagonistes jouent bien autant tous les autres personnages sont pénibles de jeu amateur. Mais on sent bien que le budget n'est pas le point fort à moins que ce ne soit du à l'humour spécial du réalisateur que l'on sent sourdre parfois.
Un peu comme dans "The World" le fossé est montré d'une manière documentaire entre la Chine prolétaire qui doit acheter ses femmes ou son deuxième bébé et la nouvelle bourgeoisie qui se débat dans les nouveaux problèmes des économies capitalistes (le divorce par lassitude ou par compétition par exemple).
Finalement on voyage comme les 2 acteurs dans une Chine trop grande, trop sale, trop pauvre, parfois trop inhumaine et heureusement bien lointaine de Paris. Les longs plans sur les grands paysages ne font que confirmer la petitesse de chaque existence dans un pays trop peuplé pour vivre individuellement.
Et encore le film ne s'est concentré que sur deux destins "romantiques" en effleurant seulement le droit du travail ou les ravages du libéralisme.
Un film simplement indispensable au moment où même les américains craignent de se faire acheter leurs maisons, par des gros porcs de nouveaux riches chinois qui profitent jusqu'à la nausée d'une main d'oeuvre qui ne vaut rien, mais ici, dans tous les sens du terme !
Et ils ne sont pas américains !
Itaelle
Itaelle

101 abonnés 664 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 novembre 2009
Ce film chinois retrace les vies d’un homme et d’une femme que rien ne rapprochent apparement, mais qui comportent le même problème. Ce problème est lié à l’éloignement entre les membres du couple qui ne se sont pas vu depuis des années. Jia Zhang Ke montre une Chine où beaucoup sont pauvres et quelques uns sont riches, il fait bien la distinction en nous faisant vivre l’histoire d’un couple riche et celui d’un couple pauvre. Au final, les deux ont des problèmes semblables mais le couple pauvre est finalement celui qui est le plus uni, celui qui pardonne. Le réalisateur chinois évoque tout ce qui touche les chinois comme le communisme qui les empêche de faire ce qu’ils veulent, les maisons près du barrage qui sont démolies sans qu’on leurs demandent leurs avis. Mais aussi la mafia, un ami du personnage principal en subira les conséquences. La nature est montrée de la plus belle des manières, on voit comment la vie peut être en Chine, elle est bien moins rose que celle des pays développés mais ça on le savait. Quasiment tout le monde est pauvre et travaille dur pour casser des maisons à la pioche alors que les pays développés comme l’Europe ou les Etats Unis utilisent des bulldozers! Tout ces domaines sont intéressants mais le gros problème du film est sa lenteur insoutenable, les plans sont d’une lenteur à faire dormir. Je regardais ma montre sans arrêt. A ne pas voir quand on n’a pas la forme, mais c’est à découvrir la Chine étant un pays vraiment méconnu dans le cinéma
cristal
cristal

197 abonnés 789 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 avril 2011
Dans "Still life",de Jia Zhang Ke,un homme et une femme errent dans une ville de la Chine actuelle pour y retrouver leurs familles.Ils ne se connaissent pas,et évoluent sans réelles directions dans une société dévastée,dans un paysage rural qui respire les briques poussiéreuses et la pollution naissante.Ce décor frappe en premier lieu par son incroyable vitalité et la force émotionnelle qui s'en dégage,et parfois les contrastes entre la caméra pollué par l'activité de la ville et les larges prises de vues du haut des montagnes.Ces deux aspects sont la métaphore,un peu lourde certes,du resserrement ou de l'éloignement des deux protagonistes (qui ne se croisent pas une seul fois lors du film),dont la quête est indentique.Sans révolutionner le mélo social,Jia Zhang Ke réussit dans ce film à faire preuve d'une rigueur bienvenue,mais qui jamais ne l'engloutît.Grâce à deux acteurs stupéfiants de naturel et d'intériorité mélée (Han Sanming et Zhao Tao),"Still life" (qui à reçu le Lion d'or à Venise en 2006) arrive à tenir en haleine.Le développement reste toutefois très banal;et en plus sans vraiment savoir quoi faire,le réalisateur nous ballade entre les deux personnages,sur un scénario vaguement simplifié et linéaire.De plus,le film perd en force à cause d'une certaine inégalité entre les deux histoires (qui finalement ne se relient pas);celle de la femme,posée et toute en retenue,est bien plus convaincante et prenante que celle de l'homme,dont la ténacité noyée dans la douceur finit par énerver.Certes,il est clair que Jia Zhang Ke filme superbement son pays (et non sans humour et pessimisme) et ses personnages,mais il manque malheureusement à ces derniers de la consistance,et finalement de la crédibilité parfois.De plus,le film est beaucoup trop long,beaucoup trop languissant et répétitif,et surtout très chiche en émotion(s).Quant aux trois petites scènes surnaturelles (court passage d'une soucoupe volante,envol d'une sculpture et effondrement soudain d'un batîment culm
Starwealther
Starwealther

107 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 mai 2007
Ce film chinois retrace les vies d’un homme et d’une femme que rien ne rapprochent apparement, mais qui comportent le même problème. Ce problème est lié à l’éloignement entre les membres du couple qui ne se sont pas vu depuis des années. Jia Zhang Ke montre une Chine où beaucoup sont pauvres et quelques uns sont riches, il fait bien la distinction en nous faisant vivre l’histoire d’un couple riche et celui d’un couple pauvre. Au final, les deux ont des problèmes semblables mais le couple pauvre est finalement celui qui est le plus uni, celui qui pardonne. Le réalisateur chinois évoque tout ce qui touche les chinois comme le communisme qui les empêche de faire ce qu’ils veulent, les maisons près du barrage qui sont démolies sans qu’on leurs demandent leurs avis. Mais aussi la mafia, un ami du personnage principal en subira les conséquences. La nature est montrée de la plus belle des manières, on voit comment la vie peut être en Chine, elle est bien moins rose que celle des pays développés mais ça on le savait. Quasiment tout le monde est pauvre et travaille dur pour casser des maisons à la pioche alors que les pays développés comme l’Europe ou les Etats Unis utilisent des bulldozers! Tout ces domaines sont intéressants mais le gros problème du film est sa lenteur insoutenable, les plans sont d’une lenteur à faire dormir. Je regardais ma montre sans arrêt. A ne pas voir quand on n’a pas la forme, mais c’est à découvrir la Chine étant un pays vraiment méconnu dans le cinéma
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 mai 2007
Voilà un film sur lequel il est bien difficile de se prononcer. En tous cas, une question se pose: a-t-on bien fait de donner le Lion d'or à Jia Zhang Ke? Lui a-t-on rendu réellement service? Jia Zhang Ke a été encensé par toute une partie de la critique, là encore, est-ce lui rendre service? Car, si la valeur documentaire du film, sa force de témoignage sont très grandes, l'abus de plans interminables et le peu d'intérêt présenté par les deux héros font que c'est, par moments, totalement barbifique. On a l'impression de voir une prestation de l'ancienne "Nouvelle vague", un mode de manipulation de l'image qu'il faut être très grand pour maîtriser... mais Jia Zhang Ke n'est pas Ozu.
C'est un film profondément triste au sens où la Chine est un pays profondément triste. Il suinte la pauvreté, la solitude des habitants. L'image est sale comme le pays est sale. Il devrait être beau, ce paysage, sans ce ciel plombé et ce brouillard pollué accroché à flanc de colline. La façon dont on détruit les habitations sans se soucier du devenir de leurs misérables habitants, c'est bien la Chine de toujours, et pas seulement, comme on pourrait le croire, le fait des nouvelles classes riches. Le mépris des individus est, hélas, inscrit de toujours dans la vie chinoise et ce serait dommage que le spectateur non familier avec ce pays ressorte de la salle avec la conviction que c'est l'étrange libéralo-communisme actuel qui est la cause unique de toute cette détresse. Que les chinois résignés acceptent, d'ailleurs, et c'est peut-être cela le plus désespérant.
DestroyGunner
DestroyGunner

27 abonnés 921 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 mai 2007
j'aime sans retenue
peu de mots pour décrire mon plaisir
étrange et passionnant
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 8 mai 2007
Still Life, ses plans d'ensembles grisonnants, ses champs sans contre-champ, ses quêtes sans horizon... Grand film sur la solitude, le retour, les mutations.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 octobre 2015
Il y a quand même des limites aux plans-séquences qui s'écoulent pendant de longues minutes sans que se passe quelque chose d'utile pour le suivi du film. Ici, ces limites sont trop souvent dépassées !
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 février 2014
Deux histoires qui s’entrecroisent dans la Chine d’aujourd’hui. Un film puissant qui porte un regard désabusé, évocateur d’une société en crise. Même si l'on peut regretter quelques longueurs. Lion d'Or au festival de Venise.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 4 février 2012
C'est un très bel ensemble. L'érrance des personnages et l'ambiance instaurée par le film rend celui ci magnifique.
Lankaiyi
Lankaiyi

16 abonnés 526 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 novembre 2010
Lent et sans grand intérêt. On a cependant le temps de contempler la beauté bien réelle des images!
Linihila
Linihila

67 abonnés 620 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 mai 2007
A regarder comme on regarde de belles photographies ! J’ai beaucoup aimé, même si je ne suis pas sûre d’avoir compris toutes les images ;o) Un beau libvre sur le barrage des Trois-Gorges : Le Yang-Tsé sacrifié de Wei-Wei.
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 19 mai 2007
Les bons échos de la presse et son Lion d'or à Venise m'ont amené à aller voir Still Life. Et bien toutes ses louanges et récompenses sont, pour moi, largement surestimées. Le scénario ne réserve aucune surprise, aucun effet. Le rythme est vraiment trop lent et comme il ne se passe rien c'est l'ennui qui s'installe très vite. Les dialogues entre les acteurs sont lents et en décalage, on a le temps de s'endormir entre la question et la réponse, d'ailleurs fait failli m'endormir plusieurs fois ! Ce qu'a fait une des 4 autres personnes qui étaient dans la salle avec moi ! De plus au milieu du film un aparté se fait sur une autre histoire similaire mais qui n'a rien de commun, les personnages ne se croisant même pas, ils sont juste dans la même ville à rechercher une personne. Les images et la technique auraient pu sauver un peu les choses mais même pas. La photo n'est pas belle, grise et sombre. Sans doute représente telle l'ambiance qui existe vraiment dans cette région, mais pour un metteur en scène qui a étudié l'art et la peinture et qui dit avoir fait son film comme un tableau, on pouvait espérer mieux de ce côté là. Le propos qui, pourtant intéressant, l'évolution de la Chine, la fin d'une époque le début d'une autre, les peuples déracinés au profit de la sacro-sainte mondialisation...aurait dû me toucher mais n'a fait que m'ennuyer. Le cinéma chinois n'est pas mon préféré côté Asie, il est vrai qu'on est très loin ici des films de Zhang Yimou lui aussi chinois mais au cinéma beaucoup moins réaliste et qui m'attire plus il est vrai. Le Japon ou la Corée du sud (le Vieux Jardin ou encore Printemps été automne hiver...et printemps) produisent des choses qui me touchent davantage je pense, ceci explique peut être cela. Bref cette fois-ci ennui et baillement, mauvaise pioche.
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