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mollywood
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0,5
Publiée le 31 décembre 2009
film complètement raté, aucun rythme aucune émotion, faut vraiment avoir un esprit bobo comme catherine deneuve pour décreter que c'est un bon film simplement parcequ'il met en scène des pauvres chinois qui en chient.
John May est un employé consciencieux. Son job: retrouver les familles ou d'autres proches de gens décédés, apparemment sans liens affectifs. Il le fait avec application, il aime son métier, sans doute aussi parce que lui aussi, au fond, appartient à la même catégorie: tout le long du film, on le voit cheminant seul, sans famille, sans amis, sans connaissances même, avec ses petites manies obsessionnelles...juste son chef qui le traite comme une merde et qui lui apprend sans déplaisir...que son poste est fermé. Il est viré, mais veut...une belle fin: sa dernière enquête, il va la mitonner aux petits oignons...et ça va, in extremis, changer sa...vie. C'est superbe, le personnage est très bien interprété, filmé avec délicatesse, humour british et intelligence.... En fait, le sujet du film n'est pas la solitude, mais l'isolement, celui de tous ces personnages, May et "ses" morts, qui se sont tous mis un peu eux-même en situation solitaire. La fin est magnifique (chut)....Evidemment, y a moins d'effets spéciaux qu'Avengers, mais franchement, entre les deux...
Chef d'oeuvre. Un film sur le monde moderne et ses ravages. Description bouleversante de l'infinimment petit (le monde ouvrier chinois) face au gigantisme du monde industriel(le barrage des 3 gorges). Une mise en scène entre le documentaire contemplatif, une fiction épurée et des saillies surprenantes et poétiques (un immeuble se transgorme en fusée, un funambule sur un fil entre deux immeubles voués à la destruction...). Une fenêtre sur le monde d'aujourd'hui par un Rosselini chinois.
Et un de plus, un. Enorme navet, ce qui est si triste, les films Asiatiques sont si rare en France. J'ai passé sept mois en Chine: les bons films n'y manquent pas, produit par la Chine "mainland" ou sa périphérie (Hong-Kong). Pourqoi les distributeurs ne nous reserve que les films de série "z", les plus navrants. Que l'on soit spectateur, en Chine ou en France, il y a tout a gagner à éviter ce ratage complet qui dépeind... quelle pays? je ne sais pas! Les acteurs ont été pris en Chine mais n'expérer surtout pas y trouver un quelconque lien, aussi minime soit'il, avec ce pays. Il y en a peut etre un avec la France, allez savoir...
L'amour dans cette Chine ravagée semble impossible. Le jeune ami du héros l'a bien compris : "nous ne pouvons vivre dans ce pays, nous sommes des nostalgiques". Au delà de l'amour entre les Hommes, il y a l'amour de la culture chinoise, électrisée, pour ne pas dire grillée par la reconstruction économique. L'histoire de fe film raconte les retrouvailles douloureuses d'une petite famille. Le père autrefois riche, semble avoir tout perdu, rongé par un pays trop dense pour que l'amour y règne. Les fleuves sans fin raccordent tous ces hommes et sont l'âme du pays. Ils irriguent l'amour à leur façon. Still life (la vie encore) est une pierre précieuse, très fragile. Les dialogues très courts laissent sous entendre que la communication et donc l'intelligibilité de l'amour sont entravées par une culture encrée dans la nature (le film est divisé en chapitres, chacun portant le nom d'un aliment symbole de la Chine). L'homme tente d'y déterrer son humanitéà la force de ses bras, mais le réconfort n'est jamais acquis pour de bon sur cette terre en constant mouvement (inondations, accident du jeune ami). Des chants d'amour vous accompagneront tout au long de cette croisière intime aux frontières de la douleur et de la nostalgie.
Still Life observe un monde en train de disparaître avec une patience presque obstinée. Un film discret et important, dont la force de constat m’a davantage impressionné que réellement emporté.
Tourné dans la région des Trois-Gorges au moment même où des villes entières étaient démolies puis englouties, Still Life filme des lieux qui ont depuis disparu. Jia Zhangke y mêle fiction et réel, faisant évoluer ses personnages au milieu de populations non professionnelles et de décors captés au plus près du documentaire. Le film se présente moins comme un récit classique que comme l’enregistrement direct d’un espace et d’un moment historiques, saisis juste avant leur effacement.
Sur le fond, Still Life aborde la disparition des territoires et la violence silencieuse du progrès. La destruction n’y est jamais spectaculaire, mais constante, presque administrative. Le développement avance mécaniquement, laissant derrière lui des individus déplacés, des liens rompus et des existences rendues secondaires. Un monde s’efface sans provoquer de choc, tant cette transformation semble déjà intégrée comme normale.
Le film traite aussi de la solitude et de la fragmentation des relations humaines. Les personnages cherchent à retrouver quelqu’un, mais ces quêtes restent fragiles et souvent inabouties. Le passé ne peut être restauré, car les lieux qui le rendaient possible n’existent plus. Jia Zhangke observe ainsi des vies suspendues, en décalage avec un monde qui avance trop vite pour elles.
De mon côté, je reste partagé. J’en reconnais pleinement l’importance et la justesse, et j’ai été sensible à la fusion entre fiction et documentaire, ainsi qu’à la puissance silencieuse de nombreuses images. Pourtant, je suis resté à distance, sans réelle implication émotionnelle. Il est probable qu’un revisionnage, ou une plus grande familiarité avec ce cinéma, me permette d’en ressentir plus profondément la portée.
Ces réserves tiennent surtout au rythme très lent et à un récit volontairement effacé, proche du documentaire, qui maintient une distance constante. Un choix cohérent et assumé, privilégiant la trace et l’observation à l’adhésion immédiate.
Still Life s’impose ainsi comme une œuvre précieuse par ce qu’elle documente, capturant un monde juste avant sa disparition. Un film essentiel par sa valeur de témoignage, plus que par son impact émotionnel immédiat.
Still Life , "nature morte" , ou l'agonie d'un pays en ultra croissance , laissant peu à peu sa population sur le coté , au profit d'une logique d'expansion économique et de mondialisation. Loin d'etre une critique acerbe de ce modèle , Jia Zhangke joue avec l'ambiguité du propos , stigmatisant les mefaits de cette derniere sans pour autant oublier d'en montrer les facettes les plus positives.. L'acteur principal est formidable , la photographie apocalyptique de beauté , le mise en scene tres lente renforcant cet aveu d'impuissance..
Le cinéma chinois n'est pas d'un abord facile, évident, immédiat, et il faut aller à sa rencontre qui n'est pas donnée d'emblée. Beaucoup de choses sont dans les non dits, dans les entre deux, derrière les images. Du reste, peu d'éléments sont dévoilés de la vie de cet homme qui met cinq jours pour parvenir sur le lieu où est restée sa femme, bien des années auparavant, ni de cette femme qui revient pour dire à son mari qu'elle veut divorcer. Sans en être puisqu'ils sont vivants, ils sont un peu fantômes, errants dans un monde en totale déstructuration où la mémoire même des personnes est atteinte et disparaîtra lors de la montée des eaux du barrage monstrueux. Les clefs de compréhension, les codes ne nous appartiennent pas, à nous, Occidentaux, et il arrive que nous soyons déroutés par les chemins qu'il nous est donné d'emprunter. Peut-être nous cherchons-nous nous-mêmes dans les images labyrinthiques. Comment donc se reconstruire quand nos fondations s'écroulent? Quel sens prend l'existence quand aucune perspective ne se profile à l'horizon? Les questions qui touchent un peuple qu'on dépèce à coup de butoirs. En conclusion : le sentiment d'avoir approché des pans de réalité d'un peuple. Pas d'engouement majeur et total cependant.
Chaque plan est une photographie de grande classe, digne des plus grands reporters. La qualité des plans associée à un récit simple et poignant ultra maîtrisé dans sa lenteur, desservie par petites touches par une bande son bien choisie, fait de Still Life un document essentiel, une rencontre avec la Chine de derrière, à la recherche de son passé perdu, qui dans un présent chaotique cherche à se reconstruire. Un film 'vrai' et nécessaire.
C'est un film très poétique. Il décrit deux recherches d'amour perdu dans une Chine en transformation, en plein dans l'histoire, quelques temps avant l'innondation finale de centaines d'habitations pour le barrage des Trois Gorges. Je trouve que les films Chinois sont d'une réalité troublante et dépaysante. On change totalement de culture, de façon de vivre. L'expression des sentiments est à mille lieux de ce qu'on peut voir dans les films français ou américains. Et on peut dire que ça fait énormément de bien !!
Jia Zhangke nous présente une Chine que l'on n'a pas l'habitude de voir, loin de la médiévale de Zhang Yimou, de la fantasmée de Wong Kar Wai, par exemple. "Still life" (le titre est assez significatif) se révèle être moins un film racontant deux destins plus ou moins parallèles qu'un documentaire sur un pays en évolution. Très contemplatif (parfois jusqu'à l'ennui), mais fin. A revoir.
Entre les paysages magnifiques, la prise de conscience politique, la réalisation et le jeu des acteurs, Still Life est vraiment un fon film ! Seul bémol : peut-être un peu longuet...
"Road movie" envoûtant sur l'acceptation de l'être vis à vis d'une société. Les dynamiques du souvenir contre les angoisses du futur,l'argent qui arrive, le temps passé. L'amour pervers de soit,égoisme transcendental, pose à justes valeurs les idéologies communistes et "capitalistes"(communisme d'état).Film tourné en HD,effets spéciaux nostalgiques renforcent cette idée de paradoxe sans risque de changer les choses et encore moins de faire succomber l'ensemble à la marée annoncée.Juste du cinéma.
Still Life est davantage une peinture sensible qu'un film ordinaire. Le son silencieux mais nette, l'image pâle d'un lieu complètement détruit, et que des êtres-humains contribuent à détruire est à l'image des personnages, détruits eux aussi, mais qui essaient de se reconstruire. À la recherche des leurs San Ming et Shen Hong ne se croisent pas mais explorent un monde qui reflète la condition chinoise (et de la misère du monde). Tout en lenteur et en contemplation, le film n'est pas moins emprunt d'une sensibilité forte. Les deux-êtres principaux sensibles que nous suivons sont en constante adéquation avec le monde qui les entoure, mais ce sont aussi les seuls à remarquer avec nous ce qui est "still life" dans cet univers désolé et devient presque irréel (un paquet de thé, un homme qui marche dans le vide, un bonbon...) Même si certaines symboliques sont difficile à saisir (la navette spatiale ???). Le film est tout ce qu'il y a de plus émouvant, et malgré la désolation à laquelle on assiste, le titre du film reste comme unique conclusion : Still Life