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Charlotte28
207 abonnés
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4,0
Publiée le 8 février 2022
Doté d'une mise en scène soignée, notamment par la sublimation des décors naturels et le stupéfiant plan séquence sur les plages de Dunkerque ce drame sur la culpabilité, le pouvoir de l'écriture et le poids des conventions sociales bénéficie d'un excellent casting ainsi que d'un montage distillant des indices visibles lors d'un second visionnage. Une magnifique histoire d'amour et d'expiation.
C'est un film qui passe sur la chaine Arte alors que c'est un chef d'oeuvre absolu. Il y a beaucoup de de grandes scènes de bataille durant la seconde guerre mondiale. Mais ce film reste néanmoins un drame. Keira Knightley et James McAvoy superbes. Et Saoirse Ronan, qui a grandit depuis lors.
Malgré son scénario sans grandes surprises (mis à part la fin), le réalisateur a un talent indéniable pour l'image.
En effet, l'esthétique du film est excellente, chaque scène est un tableau d'une beauté souvent éblouissante. On a parfois l'impression que les images suffiraient à elles seules à nous conter l'histoire.
Le film est surtout à voir pour la somptuosité de ces scènes et pour son casting réussi que pour son scénario un peu trop grandiloquent ...
Reviens-moi - le mensonge d’une fillette de 13 ans et les gâchis de vie qui en découle. Il y a aussi les remords, la seconde guerre mondiale, des parents plutôt absents. Une histoire de famille bourgeoise non épargnée par la guerre. Le film a une lenteur que l’on accepte vu le sujet. Une douceur triste 3,7/5
Une fresque émouvante, récit d’un amour impossible de deux amants sur plusieurs époques, incarné par le couple James McAvoy et Keira Knightley, le tout magnifié par la mise en scène de Joe Wright, avec une superbe photographie. Il me manque à l’ensemble qu’un soupçon de souffle pour en faire un grand film.
Presque parfait selon moi, si je n'avais pas ressenti cette once d'ennui dans la deuxième partie... mais je chipote. Qu'il s'agisse de Saoirse Ronan, James McAvoy, ou de Keira Knightley ( vous noterez sans doute que l'ordre dans lequel je les énumère correspond à mon ordre de préférence par rapport à leur jeu dans le film ), les personnages qu'ils incarnent rayonnent de beauté, sachant que le plus complexe est selon moi celui de Briony, dont j'ignorais parfois totalement les pensées, ce qui s'avérait très troublant. Une triste histoire d'amour qui nous offre tout de même une fin sublime. J'en garderai un très bon souvenir :)
Un drame qui joue beaucoup sur l’attrait de son casting principal, une palette d’acteurs britanniques que l'on aime bien retrouver : Keira Knightley, James McAvoy en vedettes et Benedict Cumberbatch dans un second rôle convaincant, largement éclipsés par la jeune Saoirse Ronan qui fait des débuts prometteurs dans ce rôle de jeune fille qui condamne la vie d’un homme qui lui a brisé le cœur, sans même savoir s’il est bien coupable du crime dont on l’accuse… Une thématique du repentir qui se pare d’une belle mise en scène sans trop de flashbacks (le risque de ce genre de production) ni trop de violons, enfin, jusqu’à cette fin tirée par les cheveux et dont l’argumentaire ne tient absolument pas (la jeune fille devenue vieille dame qui se justifie d’être en paix avec son accusation malhonnête en ayant écrit un livre fictionnel qui permet à sa sœur et à son ami, devenus personnages de son roman, de spoiler: terminer ensemble comme ils le désiraient au départ …). Cela ne tient pas debout, et l’on ne comprend pas vraiment comment ce personnage peut croire à son argument fantaisiste (elle a brisé la vie de deux amoureux pour son propre intérêt, mais serait exempt de culpabilité parce qu’elle a écrit un livre où cette injustice est réparée ? C’est excessivement facile). Aussi, le film accumule les longueurs et son rythme d’abord intéressant devient vite soporifique, malgré tout le bon vouloir de son casting. Reviens-moi est appétant au début, mais s’effondre vite comme un soufflé manqué, ennuyeux et plein de bons sentiments (peu crédibles) à la fin, ne reste que le plaisir de suivre son casting.
Un film énorme que j'avais raté à l'époque et que je découvre grâce au confinement. Une première partie classique dans l' Angleterre traditionnelle, un beau manoir , une noble désabusée, oisive, qui tombe amoureuse d'un jeune homme de caste inférieure. Mais très vite le film bascule dans la modernité, la jeune fille est affranchie et casse les barrières, et surtout sa jeune soeur magnifiquement interprété par Saoirse Ronan est une perverse manipulatrice, que l'on a pu croire un instant jeune ingénue. La manipulation est terrible et le jeune homme partira à la guerre en 1939. Il fera partie de l'armée anglaise défaite et retranchée à Dunkerque . Un incroyable plan séquence sur la plage de Dunkerque , remarquable, caméra virevoltant sur des centaines de mètres, superbe , du grand cinéma. Le retour en Angleterre sera d'un autre ordre, avec la tentative de réconciliation mené par la jeune soeur, et un côté très noir , sans possibilité de rédemption pour les trois personnages centraux. Et puis un retournement de situation final , coup de théatre , mise en abime , incroyable . Un film à multiple tiroirs, très intelligent , très brillant, qui arrive constamment à nous surprendre , à nous déstabiliser.
Le décor et les personnages, au début du film, évoquent le classique roman victorien et bourgeois. Pourtant, ce sont les années 30 et le mélodrame sentimental -c'en est un- se poursuit, initié par le mensonge d'une fillette de treize ans, sur les spoiler: plages françaises de la Débâcle.
Longtemps indéfini, le sujet prend forme après une ellipse de quelques années. D'une histoire d'amour romanesque, le réalisateur Joe Whright tire un mélo un peu artificiel, volontiers tire-larmes et, par conséquent, pas aussi sensible qu'on l'aurait voulu. On le mesure notamment lors du surprenant dénouement, émouvant certes mais pas bouleversant comme il aurait dû l'être. Probablement parce que les trois protagonistes principaux ont semblé, tout au long du film, dans leur constitution romanesque, plus théoriques que réels. Il n'en reste pas moins que la mise en scène, parfois brouillant astucieusement la chronologie des faits, et l'élégance de la réalisation -voir le remarquable travail sur les plages du Débarquement- témoignent d'une ambition artistique inspirée.
Mélo très académique malgré un dénouement surprenant. La première partie illustrant la romance passionnée entre les deux héros contraste totalement avec la seconde, tragédie sur fond de seconde guerre mondiale. Malgré l'aspect conventionnel, le talent des acteurs parvient à rendre ces personnages touchants et même à nous émouvoir.
Un film qui met beaucoup de temps pour démarrer, on s'ennuie même un peu dans la 1ère moitié, le reste est plus intéressant et le paroxysme arrive à la fin. Cela aurait pu être un très bon film ,c'est juste un film "pas mal".
C'est une jolie histoire d'amour mêlant aristocratie et conciergerie de l'autre côté si j'ose dire, respectivement K. Knightley et McAvoy. Ce dernier ne surprend pas dans ce genre de rôle qu'il semble incarner à la perfection à chaque fois. Mélant charme anglais, guerre, aristocratie et mesquinerie pour ne pas employer d'autres mots plus forts, ce film raconte l'histoire d'amour de deux personnes qui ne pourront pas la vivre. C'est bien fait et on passe un bon moment. A voir donc;
6 217 abonnés
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1,5
Publiée le 30 novembre 2020
D'un point de vue historique Reviens-moi laisse beaucoup à désirer. Vers la moitié du film nous voyons un Lancaster voler au-dessus de nos têtes. Le prototype de cet avion n'a pas volé avant 1941 et non pas au milieu des années 1930. Ensuite nous nous rendons à Dunkerque où ils se sont trompés de date car Dunkerque c'était en 1940. A un moment donné pendant la retraite à Dunkerque on voit James McAvoy et quelques camarades passer la nuit dans un bâtiment abandonné. C'est au-dessus d'une bougie allumée sur un plancher de bois sec recouvert de matériau combustible. Ces hommes sont alarmés par l'arrivée de quelques civils français apportant de la nourriture car ils pensaient au départ qu'ils étaient allemands. Si James McAvoy et ses amis étaient si inquiets pour les Allemands pourquoi n'ont-ils pas posté une sentinelle ou mis une couverture aux fenêtres. En tant que soldat et encore moins en tant que fantassin l'une des premières choses que l'on vous apprend à l'entraînement est l'importance de poster des sentinelles et la discipline de base en matière de bruit et de lumière. Les scènes de la plage de Dunkerque ont été pour moi la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Parmi les plus grands hurleurs il y avait les canons anti-aériens qui étaient trop rapprochés les uns des autres sans qu'aucune tentative ne soit faite pour les protéger eux ou leurs équipages. C'était à l'époque où les plages de Dunkerque étaient martelées quotidiennement par les avions allemands en particulier le redoutable bombardier en piqué Stuka. Le soldat qui a placé la mitrailleuse n'a non seulement fait aucune tentative pour dissimuler sa position mais pourquoi ne pas utiliser l'un des bâtiments car si jamais il avait tiré depuis cette position il n'aurait touché que ses propres hommes...
Après s’être tiré avec les honneurs de l’adaptation de “Orgueil et préjugés”, Joe Wright délaisse l’époque victorienne pour les années 35-40, en s’attaquant à “Expiation” de Ian McEwan. Entrecroisant des petites histoires avec la grande, il fait de “Reviens-moi” un grand mélodrame romanesque frappé du sceau de la fatalité. Celle qui sépare les amants Cecilia et Robbie, à l’aube de la Seconde Guerre Mondiale, suite à un crime et au témoignage érroné de la jeune Briony (jouée par trois acrtrices différentes). Une erreur de jugement qui ne cessera de la hanter au fil des ans, comme Wright nous le montre par de fréquents retours en arrière dans le récit, pour mieux nous donner à voir son point de vue. Un procédé qui, pourtant, appesantit un long métrage qu’il avait réussit à débarrasser des cohortes de violons inhérentes au genre, au profit d’une mise en scène fluide et d’une mise en valeur du couple glamour formé par Keira Knightley et James McAvoy, avant de conclure sur une pirouette scénaristique et de noircir définitivement une œuvre poignante.
Reviens-moi est une belle histoire, cela est indéniable. Et pourtant, on s'ennuie ferme. Les longueurs n'en finissent plus, les évènements ne s'enchaînent pas naturellement et on finit par se lasser. La distribution, plutôt exceptionnelle pourtant (James McAvoy est très bon), ne suffit pas à compenser ces "vides" scénaristiques. La mise en scène est assez bluffante, notamment lors d'un fameux plan séquence dans lequel notre héros et ses acolytes découvrent un champ de bataille avec 2000 soldats. Les musiques sont très belles aussi, tout comme la lumière (malgré un effet pub Chanel déconcertant). Mais tout ceci est de l'esbroufe, servant le rien en tentant de lui donner plus d'importance qu'il n'en a. Même le montage s'y met avec des scènes auxquels on assiste de divers points de vue... Pas forcément utile. C'est dommage, car la qualité visuelle et de l'interprétation est bien au rendez-vous. Et que dire de la fin ? Aussi surprenante que réussie, mais qui ne parvient pas à nous faire oublier l'ennui.