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Un visiteur
2,5
Publiée le 22 septembre 2007
"Ceux qui restent" aborde un sujet original et assez courageux. Le film met en situation un homme et une femme qui, chaque jour, rendent visite, lui à sa femme, elle à son compagnon, qui sont l'un et l'autre soignés pour un cancer.
Le film nous montre la relation qui naît entre eux. Une relation à laquelle on a du mal à donner un nom. C'est ce que le film va tenter de définir en choisissant de ne pas montrer ceux qui sont malades, ni les médecins, simplement les couloirs, la buvette ou le toit de l'hôpital, et surtout Bertrand et Lorraine qui en ont fait leur quotidien.
Anne Le Ny, la réalisatrice, est comédienne. Et ça se voit dans le film : c'est un film d'acteur pour les acteurs. On retrouve ici le duo qui nous avait ému dans "La Moustache", Emmanuelle Devos et Vincent Lindon. Et une fois de plus on est ému. Le visage marqué par le temps de Lindon avec un jeu sobre tout en intériorité… et surtout Emmanuelle Devos, une fois de plus juste et multiple, drôle, pétasse, poignante… juchée sur des talons, limite vulgaire quelquefois (il y a un peu de la Kate Winslet d'Eternal Sunshine... de Gondry), elle nous touche avec ce personnage qui avoue ses faiblesses, sa colère, son incapacité à supporter ce qui se passe… "Je ne suis pas Mère Thérèsa" dit-elle.
Ce qui fait les qualités de ce film, fait aussi ses défauts. C'est un film de comédienne. Mais ce n'est pas un film de réalisatrice. Anne Le Ny a construit un scénario subtil et juste qui évite tous les pièges, mais sa réalisation n'est pas à la hauteur. En vérité elle est juste "technique". La caméra montre et c'est tout.
Voilà la preuve que Gabin avait tort : un film ce n'est pas qu'une histoire, c'est aussi une mise en scène, des partis pris, un montage.
C'est vraiment dommage parce que "ceux qui restent" aurait pu être un très très beau film d'amour, un film sur la nature humaine, sur la mort, la peur, l'estime de soi, le désir… Au final ce sont quand même ses qualités qui l'emportent.
Un des plus beaux scénarios français écrits qu'il m'ait été donné de voir (et d'entendre). Parvenir à captiver les spectateurs autour de deux êtres qui se rencontrent dans un hôpital, il fallait le faire. Anne le Ny l'a fait, et de merveilleuse manière. Emmanuelle Devos (et Lindon, mais lui c'est habituel) reçoit aussi ses galons pour ce film.
Un très très beau film. Tout sonne juste et les deux acteurs sont tout simplement épatants. Emmanuelle Devos qui m'horripile au plus au point en temps normal est géniale et Vincent Lindon, très touchant. On ne tombe jamais dans le pathos et je trouve l'idée de ne jamais montrer les malades très bonne. Anne Le Ny, que j'ai toujours confondu avec Laurence Côte pour la petite anecdote signe la un premier film très réussi!
J'ai été agréablement surprise... c'est pas LE film mais un bon moment qui fait réfléchir sur le rapport avec la maladie, la culpabilité lors de l'adultère ou encore tout simplement une relation avec la mort.. Un bon petit film !! Vincent Lindon remonte de plus en plus dans mon estime, très bon acteur.
On retrouve ici le couple Lindon/Devos de La moustache dans un premier film très réussi car jamais larmoyant.La maladie vécue du coté du bien portant comme une sorte de fardeau par les deux protagonistes.Le film est toujours juste,surprenant(la scène des premiers pas des enfants)et servi par deux très grands acteurs.Lindon est tout simplement prodigieux.Une leçon d'intelligence.
Le film ne dévie pas une seconde de son programme à savoir tout focaliser sur "ceux qui restent", vous verrez donc (sans doute unique dans les annales) une bonne partie du tournage à l'hôpital mais paradoxalement sans jamais voir de malade. Autant dire que le film repose beaucoup sur les talents conjugués d'Emmanuelle Devos et de Vincent Lindon (tous deux d'une grande justesse) et aussi sur un scenario privilégiant l'authenticité. Ce choix de la crédibilité et des anti heros peut dérouter, moi je surnote un peu ce film (qui vaut à mon sens entre 2 et 3 étoiles) pour la performance des acteurs et je le conseille à ceux qui aiment pouvoir s'identifier aux personnages et qui ne recherchent pas la surenchère lacrimale propre aux productions américaines de mélodrame. Ici c'est pudeur et absence de complaisance (les protagonistes montrent aussi leurs travers, égoisme, petitesse) bref une production fine et sensible qui fait honneur au cinéma français.
un superbe film et une superbe histoire. si vous pensez assister à un film de larmes, detrompez vous, cette hisoire est tout simplement belle; les personnages sont sensibles et on s y attache tres vite. un film à voir absolument.on ne voit personne souffrir sinon les deux personnages en bonne santé et c est tout l interet du film. un seul bémol pour monsieur Lindon qui avale trop ses mots.
C'est le faux film "bien senti bien joué" par excellence. Dans le registre "je ne fais rien et je la joue sobre", Lindon en rajoute des tonnes, et Emmanuelle Devos, si souvent formidable, est ici crispante à force de tout surjouer. Rien ne vit ici, car la mise en scène qui se veut discrète et sobre, façon Bacri-Jaoui, est en réalité d'une lourdeur insupportable. Bref, un film ou tout sonne faux, excepté une jeune comédienne jouant la belle-fille de Lindon : elle est bouleversante et en remontre à tous les autres. Mais elle ne parvient pas à sauver l'entreprise du naufrage.
Premier signe de l'intelligence et de la délicatesse de la mise en scène d'Anne Le Ny : ne jamais montrer les malades. Le reste du film est à l'avenant de cette belle idée : fluidité de la mise en scène, truculence des dialogues qui oscillent entre la pudeur et la crudité pour mieux montrer l'instabilité que la situation dans laquelle se trouvent les personnages fait naitre. Du coup, le film touche au cœur sans déclencher de torrents de larmes et ce, avec l'aide d'un Vincent Lindon d'une retenue émouvante et d'une Emmanuelle Devos, tellement extravertie dans sa douleur qu'une fois de plus, elle nous devient indispensable.
C'est un film réaliste sur le comportement face à la maladie. Avec un sujet aussi grave, le scénario fait parfois rire et tourne à la dérision certain fait de la vie. La relation beau père-belle fille est bien jouée. J'ai passé un bon moment
Un très beau film ou se succèdent, émotion, sourires , rires, tristesse .Compte tenu du lieu central de l'histoire , en ne nous montrant jamais les êtres chers malades, Anne le Ny n'est pas tombée dans la sensiblerie, et c'est parfait. C'est très bien interprété par Emmanuelle Devos et Vincent Lindon chacun dans un registre différent et par moment à l'opposé l'un de l'autre. Yeelem Jappain nous offre également un jeu très juste et convainquant. Une belle écriture et réalisation de Anne le Ny. Après , sur un plan moral, on est ou pas d'accord avec l'évolution de la relation entre ces deux personnages en fonction de ses principes. Ce film peut susciter une discussion , un échange ou un débat sur ce type de situation. Un beau film qui ne peut laisser indifférent.
L'étoile manquante est due à la diction parfois moyenne, voir inaudible de Vincent Lindon, pour le reste c'est un film absolument impeccable. Beau, bien joué, de ce côté un sans faute pour emmanuelle devos et Anne le Ny la réalisatrice. L'image est bien, le montage également, l'histoire n'est pas drôle et pourtant on sourit, on rit même parfois. La fraîcheur et l'énergie de Emmanuelle Devos couvrent le pathos et la mélancolie de Vincent Lindon tout à fait à la hauteur et mature à souhait dans ce rôle, et feraient passer les moments de visite aux patients atteints d'un cancer pour un exercice facile et presque normal. L'histoire est une vraie histoire d'amour, on croit aux deux comédiens et aux deux amoureux, on se dit qu'ils sont fait pour s'aimer puis progressivement on se dit que non, ils étaient juste là tous les deux au mauvais endroit et au mauvais moment, que la fin est tout à fait cohérente et c'est ce coup de maître parmi d'autres que Anne le Ny a très bien géré. BRAVO.