De bons dialogues et deux acteurs que j'adore portent cette Comédie Romantique écrite et joliment mise en scène par Anne Le Ny. Son scénario original aborde un sujet grave avec beaucoup de pudeur. Chacun dans leur registre, Emmanuelle Devos et Vincent Lindon excellent dans un rôle qui leur sied à merveille. Un très beau premier film, empli de délicatesse et du réalisme de la vie avec tout ce qu'elle peut comporter de beau et de difficile.
Le sujet "taillons-nous les veines". Le film n'est pas trop mal, on reste jusqu'au bout bien que l'intérêt ne soit pas formidable et que le rythme soit d'une lenteur horrible. Je n'aime pas Vincent Lindon, ce film le confirme. Il n'articule pas et parle dans sa barbe. Et puis sa tête de chien battu donne envie de le baffer.
"Ceux qui restent" fut l'excellente surprise française de la rentrée 2008.Un film magnifique,à la fois pudique,sensible et puissant.Un véritable tour de force réalisé par Anne Le Ny,une actrice cantonnée au second rôle,qui révèle tout son talent d'écriture et de réalisation.Les thèmes n'ont pourtant rien de léger:la maladie de son conjoint,le passage quotidien à l'hopital,la solitude pesante...Un drame qui n'en est pourtant pas un.Car Le Ny choisit de montrer la survie de 2 âmes livrées à elles-mêmes,qui en se rencontrant vont se relever.l'amour avec un grand A,un amour interdit,touchant car les personnes concernées refusent l'évidence.Dans leurs maladresses et leurs imperfections,ils nous cueillent sans pathos,avec beaucoup de tact.Vincent Lindon(sobre)et Emmanuelle Devos(écervelée)dans des rôles à contre-emploi,se renouvelent.Un beau moment.
Aborder la maladie et la mort n'est jamais très tentant pour les réalisateurs et à fortiori pour les producteurs tellement la peur de faire fuir les spectateurs peut agir comme un repoussoir. Anne Le Ny pour sa première réalisation a choisi de proposer une histoire d'amour dans un contexte morbide, les deux protagonistes se rencontrant lors de leurs visites respectives à leurs conjoints hospitalisés chacun pour un cancer. L'histoire d'amour qui se construit petit à petit au gré de circonstances imposées et répétitives est un sujet assez classique dont "Stanley et Iris"(1990) de Martin Ritt avec Robert de Niro et Jane Fonda est une des réussites les plus marquantes. Le coup d'audace d'Anne Le Ny c'est de situer cette rencontre dans un contexte à forte dose de culpabilité. S'il est vrai que l'amour prend naissance n'importe où et n'importe quand et à plus forte raison au moment où les êtres sont en période de fragilité émotionnelle, il y avait un grand risque de voir le film rejeter par les spectateurs qui n'auraient pas accepter l'identification possible aux personnages. C'est sans doute pour cette raison qu'elle a sagement évité la présence à l'écran des conjoints malades et du personnel médical. C'eût été trop demander au public qui aurait certainement pris en grippe les deux amoureux. Face à cette mort qui rôde Anne Le Ny a construit ses deux personnages en opposition, Lorraine jeune femme pleine de vie osant dire qu'elle ne pourra pas affronter la situation de devoir vivre à côté d'un compagnon en sursis et Bertrand bloc de silence culpabilisant à l'idée même de détourner son attention de l'être qui souffre. Par ces deux attitudes, Le Ny expose toutes les contradictions de l'âme humaine et le combat permanent qui se joue entre la survie (Lorraine) et le renoncement sacrificiel (Bertrand). Le propos est souvent lourd de sens mais le scénario ménage heureusement quelques respirations qui permettent de reprendre son souffle. Emmanuelle Devos et Vincent Lindon qui avaient déjà collaboré sur "La moustache" (Emmanuel Carrère, 2005) sont parfaitement au diapason pour porter avec Anne Le Ny ce film ambitieux qui manque malgré tout d'un peu de folie.
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4,0
Publiée le 29 octobre 2010
L'être aimè se meurt, se bat pour vivre, mais le combat est inègal! Comment parler de ceux qui l'accompagnent, qui souffrent, eux aussi, mais en silence, qui doivent taire leur peur, cacher leur èpuisement! La cinèaste Anne Le Ny (interprète de la soeur à Lindon dans le film) a fait ce pari difficile sans jamais tomber dans le larmoyant! Bertrand (superbe Vincent London, ralenti, èpuisè et alourdi) rend visite tous les jours à sa femme, minèe par un cancer! A l'hôpital, il rencontre Lorraine (remarquable Emmanuelle Devos, exubèrante et vulnèrable qui tourbillonne pour ne pas tomber). Tous deux veulent vivre, malgrè tout... L'histoire est conduite de main de maître, attachante et toujours vraisemblable même dans l'humour comme la scène des nougats! Un drame poignant, constamment dècalè et à contre pied, grave et jamais tire-larmes, campè par deux comèdiens absolument magnifiques! Une jolie rèussite...
Premier film pour la réalisatrice-actrice et prémière réussite. Les acteurs sont bons et la mise en scène simple donne une réelle sincérité au film. Les débiles en manque d'actions passent leur chemin.
Très percutant. Mais très triste. Un prof d'allemand, depuis cinq ans va visiter à l'hôpital son épouse en phase terminale. Il doit gérer les colères de sa belle-fille de 16 ans et repousser les avances d'une autre épouse-de-malade. (Au bout de 48 minutes quand même ils couchent ensemble) Elle ça lui fait du bien, ça lui manquait et elle est complètement folle elle prend ça comme on prend un verre d'eau. Lui culpabilise complètement. C'est très bien joué. Très bien mis en scène (le coup de fil qui fait sortir le père et la fille vers le taxi, on comprend tout de suite). On ressent totalement la solitude du père quand sa belle-fille, après le décès de Mme, rejoint le père naturel à Toulon. Je ne sais pas si c'est une critique envers le système médical, mais tout le long, on ne voit pas Mme en phase terminale, elle est juste un numéro sur une porte d'hôpital : le 34. On meurt d'envie, par curiosité, de la voir, de la visiter avec Mr. On la voit juste en photo après le décès ; la scène du tableau de liège est déchirante. Le seul bémol : E. Devos est trop belle pour le rôle. Il aurait fallu une fille un peu moins belle, qui ait l'air un peu plus folle (très bien les boutons du manteau). Très beau. Mais très triste.
Ceux qui restent ? Ma foi, je n'en fais pas partie ! Prenez deux têtes d'affiche estampillées "comédiens parisiens", un Grand Sujet de Société, quelques intérieurs cossus, des dialogues bien signifiants, une touche de faux naturalisme, agitez : vous obtiendrez un de ces piteux films français bien bourgeois, sans style, bien polis, que nos chaînes de télévision en panne de mieux disant culturel adorent co financer ! Tout ça sonne faux, à commencer par les acteurs, qui prennent leur masque "grave" à la moindre réplique. Il y a un public pour ça dans les salles : si les gens aiment quitter leur téléviseur pour retrouver des dramatiques à deux sous sur grand écran...
Un très très beau film délicat et sensible sur les sentiments, la culpabilité, les survivants. C'est toujours plus facile de partir en premier même quand on est vivant.
Ceux qui restent est un film correct mais qui n’a rien d’exceptionnel. La mise en scène de Anne Le Ny est irréprochable bien que le film manque souvent de rythme. Le scénario aurait pu être un peu plus travaillé sur quelques points etc... Néanmoins, le film reste très agréable à visionner et les acteurs comme Vincent Lindon, Emmanuelle Devos ou encore Yeelem Jappain sont irréprochables dans leurs rôles, 12 / 20.
EN PLEIN COEUR. Pour une premiere, c'est une reussite pour l'excellente Anna Le Ny. Lindon est touchant, Emmanuelle Devos est captivante et jolie (pour une fois).