1520 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
240 critiques spectateurs
5
75 critiques
4
90 critiques
3
20 critiques
2
32 critiques
1
17 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
caroleo2
17 abonnés
80 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 7 novembre 2007
Nous sortons de la séance, la gorge serrée... des questions plein la tête, sonnés, émus... L'histoire d'une vie à raz de terre vécue avec tellement de courage. Cette façon de nous raconter une vie, de nous donner envie d'intervenir. Marina Foïs est touchante et investie. La réalisation est simple et évite le voyeurisme avec brio. Tous les acteurs sont intenses, vivants, réels. Nous vivons cette histoire en observateurs comme dans la vie, on ne sait pas quoi faire pour aider Darling... Merci au cinéma de tenter de nous ouvrir les yeux sur ce qu'il se passe tout près de nous.
La vie de Catherine Nicole n`a jamais été rose. De l'enfance, à la ferme avec des parents qui ne l`aiment pas, à l'âge adulte où elle épouse un Roméo looser et violent. Pourtant, elle ne s`apitoie pas sur son sort. Au contraire. Elle se choisit un nom, Darling, plus proche de ses rêves glamours. Et bien que la réalité ne s'approche jamais, un tant soit peu de ses rêves, elle conserve une rage de vivre quasi inébranlable. Darling tombe souvent et se relève toujours. Darling existe vraiment. Son cousin Jean Teulé a écrit sa vie dans un livre, aujourd'hui devenu film.
Christine Carrière et Marine Foïs content cette histoire avec un respect immense pour cette femme au destin intolérable. Christine Carrière, tout d'abord, en ne montrant aucune scène des violences subit. Choix qui se révèle aussi payant artistiquement car aucune image ne vient gêner l'implication du spectateur. Nous suivons Darling pas à pas, nous la tenons par la main à chaque image. Le jeu parfait de Marina Foïs suffit à nous faire comprendre et ressentir les humiliations et les souffrances de Darling. Aussi, comme pour conjurer l'horreur de ce que Darling vit, le film est parsemé de mots d'humour et d'histoires drolatiques. Il se dit que ce sont ceux de la vraie Darling. Ils sont une respiration indispensable au milieu de cette histoire sordide. Sans eux, le film eut sans doute était dans le trop, trop étouffant, trop pathos, trop incroyablement cruel... Alors, oui, c'est vrai, "Darling" n'est pas le film du siècle. Mais, l'hommage rendu à Catherine Nicole à travers l'interprétation généreuse, respectueuse et juste de Marina Foïs justifie à lui seul le prix de votre billet d'entrée.
On sort de là sans savoir quoi penser car le film ne tombe pas dans le pathos, et heureusement parce que sinon ça n'aurait été que violence, pleure et violon. Christine Carrière nous présente juste une hsitoire de femme, loin mais alors très loin d'être drôle mais sans donner son avis, à nous de faire notre propre avis sur la vie de cette femme et de ses choix, une chose qui est rare dans le cinéma d'aujourd'hui. Marina Fois est excellente, on oublie complètement l'actrice et l'on ne voit plus que le personnage. Cette darling doit être assez incroyable!
Marina Foïs dans le rôle d’une femme battue par un routier joué par Canet. Evoqué de cette façon, ça à l’air alléchant, méfiez vous ! Certes, c’est un film ou à un moment ou un autre, on peut développer une certaine empathie pour Darling et les malheurs dont elle est couverte. Elle nous décrit sa vie avec ce ton plein de cynisme comme si rien ne la touchait, aucune émotion ne transparaît. En voulant éviter le misérabilisme à tout prix, on finit par basculer dans l’ennui le plus total. Pire, elle utilise la radio des routiers pour raconter son histoire, comme si Carrière n’avait rien trouvé de plus original. Quel ennui, quelle mise en scène, des ellipses inutiles On veut nous faire pleurer et nous ressortons énervé devant un tel étalage. De plus, rien n’est suggéré, tout doit être montré : bien dommage ! Marina Foïs arrive à s’en sortir, mais Canet peine à convaincre. A déconseiller.
Noir, dur, sauvage tel est le scénario qui décrit la vie de cette "Darling". Une mise en scène simple, soignée et efficace nous plonge dans des choses de la vie telles qu'on ne voudrait plus les voir. Marina Foïs est absolument exceptionnelle et semble totalement "habitée" par son personnage. Guillaume Canet magnifique dans un rôle inhabituel de salaud ! Du grand cinéma qui nous laisse scotché. Il faut le voir ...
Bravo pour l'interprétation de Marina Foïs. Un film hallucinant de dureté et d'injustice. Longtemps après la projection on reste avec un malaise dans la tête et dans le corps. Je plains ces femmes battues mais je plains encore plus la bêtise de la justice qui a condamnée cette femme au lieu de l'aider et surtout de la croire.
Un beau film. Les acteurs sont tous très juste, surtout Marina Foïs qui se révèle excellente. Le scénario est boulversant, le film bien mené. L'image, le son, le rythme du film nous emmènent avec Darling dans son histoire très touchante.
Quel film ! quelle histoire... quelle misère, quelle horreur, et pourtant l'étincelle est toujours là. Ma femme avait lu le livre, et je m'attendais au pire quant au traitement à l'écran mais il n'en est rien : pas de voyeurisme, le ton est juste, froid comme la voix off d'une martyre qui encaisse et supporte la douleur alors qu'elle atteint son paroxysme, avec toujours cette lueur d'espoir, optimisme serait tellement trop fort. Elle survit et s'enlise. Marina est formidable de vérité, sans far ni paillettes, béate et désabusée, dans la continuité des rôles précédents, mais grandiose. Je ne peut empêcher de faire le parallèle avec Rosetta, mais alors que l'une est dans le mouvement, la fuite en avant, et pas forcément attachante, contrairement à Darling qui est est dans l'espoir du mieux et d'"être belle" tout en courbant l'échine avec une pincée d'humour dans le récit narratif. Qui d'autre aurait pu donc jouer ce rôle brut et froid ? Sylvie Testud ? peut-être... Guillaume Cannet en bourreau est parfait, ainsi que les pauvres parents abominables, vils et qui auront eux aussi leur compte d'horreur. Je n'ai pas vu passer le temps, aucune longueur, on vibre pour cette pauvre paumée, et en même temps on aurait tant aimé qu'elle hurle un peu plus fort, qu'elle trouve les bonnes clefs pour s'en sortir, plutôt que sombrer dans l'inéluctable. Au fait, la Catherine du début assure, malgré un physique ni facile, ni valorisant. Chapeau bas. Ici à Nantes la salle n'était pas très grande mais bien remplie.
Ce drame qui devrait être une simple fiction est bien réel. Enfant non désiré et battu; portrait de femme battue et violentée, un film bouleversant où on rit jaune. Cette femme est un modèle de courage qui cherche son chemin mais ne trouve que des impasses de soufrances. Marina Foïs se révelle dans un rôle tragique et difficile, Guillaume Canet joue c'est homme lache et répugnant à merveille. A vos kleenex !
Catherine, alias Darling, alias Tartine, est une femme naïve mais profondément humaine. Née dans une ferme où ses parents l'occupent dès son plus jeune âge aux activités de 'paysante', dixit elle-même, et où elle subit les colères d'un père détraqué et d'une mère odieuse, la Darling va grandir, se marier et continuer à s'enfoncer : femme battue par un mari pire que son père - dont elle s'éloigne progressivement -, occupée lamentablement à éduquer trois enfants que son macho d'homme ignore au profit d'une blonde canonique dont il n'hésite pas à faire l'amour quasiment devant ses yeux, divorce qui tourne mal, maladies qui la ronge (partie non-filmée de son histoire), le personnage n'est pourtant pas une femme-courage. Il n'y a aucune détermination physique qui pourrait la rattacher à une certaine forme de dignité où de combat : donc, absence de fausse admiration et de complaisance de la réalisatrice. Malgré tout, ce n'est point de l'abaissement qui l'envahit, juste une injustice exacerbée, que Marina Foïs, l'interprète, rend sans fioritures, et un désir. Désir de revoir ses enfants, de passer les tendres moments d'une mère entourée qui a perdu le temps de les aimer et de s'occuper d'eux (la séquence finale est d'une beauté à couper le souffle tant le bonheur du personnage est transmis à son paroxysme et avec vérité au spectateur). Ce personnage, rongé par la violence des autres et les conséquences catastrophiques qui s'en suivent, est interprété par une Marina Foïs que l'on ne connaissait pas comme cela, empreinte de désastre et de mélancolie. Une nomination à la prochaine cérémonie des Césars ne serait pas étonnante, tant l'actrice dégage une force poignante de cette femme aux enfers. Pourtant, même si les ingrédients sont là, on ne peut s'empêcher de ne pas apprécier le film tant son goût est amer ; il y a tellement de chagrin, d'injustice et de violence dans "Darling" (le film tout comme le personnage), qu'un malaise désagréable se produit, sans s'interrompre. Des