Neuf mois
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soulman
soulman

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3,5
Publiée le 5 octobre 2024
Un témoignage éloquent sur la vie de l'autre côté du rideau de fer dans les maussades années 70. Evoluant dans un microcosme provincial et patriarcal, l'héroïne a les pires difficultés à trouver sa place, même lorsqu'elle s'abandonne à un homme qu'elle aime mais qui l'étouffe. La grisaille de cette époque et l'absence de perspectives n'apparaissent que trop parfaitement jusqu'au choix ultime mais impérieux de la jeune femme : spoiler: vivre sa vie seule mais comme l'entend
. Dans le rôle de l'amoureux toxique, Jan Nowicki, le grand comédien polonais, est criant de vérité.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 février 2026
Ressortie en salle de trois opus de la cinéaste hongroise Marta Meszaros dont ce " neuf mois " (1976), présenté à la Quinzaine des réalisateurs ( Cannes 1977 ) ou il obtiendra le prix de la critique ( avec " Padre Padrone " des frères Taviani , Palme d'or Cannes 1977 ).

Marta Meszaros au delà de son talent, est la cinéaste à la tête de la filmographie la plus longue par le nombre de ses opus, de l'histoire du septième art.

C'est surtout une des figures de proue du cinéma hongrois, attentive aux problèmes de la femme, dont elle parvient, de façon crue, subtile, mais aussi exceptionnelle ( selon moi ) à transmettre et éclairer son univers intime.

" Neuf mois " filmé en couleurs rend compte d'un moment de la vie d'une mère célibataire, ouvrière d'usine le temps d'obtenir un diplôme universitaire. Elle fait l'objet d'une cour empressée de la part d'un contremaître.

Percutant, intimiste, " neuf mois " n' est pas sans faire penser ( du moins en ce qui me concerne ) à l'univers de Rainer Werner Fassbinder.

Brut, acide Meszaros ne tourne pas autour du pot, met les pieds dans le plat pour décrire la violence psychologique que peuvent prendre les rapports humains et sentimentaux.
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