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Un visiteur
5,0
Publiée le 7 mai 2007
on se sent étrange après avoir vu ce film car on ne sait si c'est un chance ou une malchance pour certain d'avoir la maladie d'Alzheimer. Les conséquences sur un couple qui ne s'est jamais quitté son très intéressante. Julie Christie joue très bien et qui a dit que les rides ne sont pas belle. Les images sont très belle. Sarah Polley choisit très bien son cadre autant avec la caméra qu'avec le décor. A voir.
Le film "Loin d'elle", d'une jeune réalisatrice canadienne, nous révèle un talent prometteur tant ce premier essai, sur un sujet pourtant difficile, est un coup de maître. Sarah Polley y démontre une maîtrise époustouflante pour une si jeune femme ( 28 ans ). Car, bigre ! que le thème choisi est délicat ! Traiter de la maladie d'Alzheimer sans sombrer dans le mélo et sans frôler l'impudeur est suffisamment remarquable pour être souligné. Ce film est certes mélancolique, mais jamais désespéré, tant l'amour et le respect prennent sans cesse le pas sur les conséquences inéluctables de la maladie. L'héroïne s'éloigne à jamais dans les brumes de l'absence et un environnement d'une beauté poignante que la blancheur immaculée de la neige garde intact dans son profond et admirable silence. La jeune cinéaste ne s'est pas cachée d'être fascinée par l'exploration de la mémoire, par les règles de ce Je aux multiples facettes, par les longues relations entre deux personnes lorsqu'elles s'effilochent, et comment les choses dont on se souvient peuvent être aussi douloureuses que celles que l'on oublie. Et je désirais tellement, a-t-elle dit lors d'une interview, que Julie Christie tienne ce rôle, que j'ai commencé à écrire en pensant à elle. Dans le rôle de Fiona, l'actrice nous bouleverse une fois encore par l'intensité qu'elle insuffle à son personnage. Elle joue de sa fragilité, de sa ferveur et elle est tout simplement admirable. Elle ajoute au film une dimension quasi spirituelle, comme une lumière qui irradie ainsi que la neige d'alentour. Le non-dit de ce film est plus important que le dit, car l'essentiel est suspendu dans les regards qui s'échangent, les chagrins qui se voilent, les tendresses qui s'avouent. Si la nostalgie est bien présente, Sarah Polley ne s'en contente pas et ose aborder d'autres thèmes que celui de la maladie dévastatrice. Elle évoque avec tact la sexualité des seniors, la mort "sociale", sans perdre son fil conducteur.Une réussite.
Sarah Polley, actrice présente sur les écrans depuis plus de vingt ans alors qu'elle n'en a que vingt-huit, passe derrière la caméra (une tradition vraisemblablement) afin de transposer le roman éponyme d'Alice Munro. En parlant de l'alzheimer, sujet exploité jusqu'à l'os (pour ne citer qu'eux, "Noublies jamais", de Nick Cassavetes, qui était lui aussi l'adaptation d'un livre, ou "Se souvenir des belles choses", premier essai d'une actrice, Zabou Breitman, à la réalisation), Sarah Polley change la donne en vieillisant ses protagonistes, ce qui lui permet de renforcer l'attachement qui lie le couple clé du film, elle incarnée avec nostalgie par Julie Christie, lui magistralement interprété avec sobriété par un Gordon Pinsent mélancolique. Tout repose sur leurs épaules, véritables moteurs d'un script simple (pour ne pas dire simpliste) qui carbure à l'émotion. Sarah Polley capte sans ambiguïté cette sensibilité, en plaçant son action dans un lieu calme, havre de paix enneigé dans une atmosphère légère (voisine de celle que l'on trouvait dans Snow cake en ce début d'année), accompagné par une musique relaxante. Si l'actrice canadienne réussit bien quelque chose, c'est parvenir à emmené le spectateur dans un climat froid et pourtant traité chaleureusement et avec finesse, où un brin d'humour est souvent le bienvenue (à l'image du pensionnaire de la maison de retraite ancien commentateur sportif). La véritable peine du film, c'est son scénario qui n'est pas particulièrement pénible mais qui tourne en rond et finit par lasser, bien que la déstructuration de l'histoire jouait à son avantage. Et ce que le film perd en force, il le gagne en longueur. Reste à savoir si la néo-réalisatrice continuera sur sa lancée ou si elle explorera un sujet moins sinistre et plus... moderne.
Réalisé par Sarah Polley avec Julie Christie, Gordon Pinsent. "loin d'elle" traite le sujet de la maladie d'alzheimer d'une manière pudique et délicate. Mais "loin d'elle" est avant tout un film d'amour. C'est une histoire d'amour qui dure depuis 45 ans et dont les sentiments vrais et forts restent intacts malgré les difficultés et les obstacles de la vie. J'ai été charmée et attendrie par "fiona" (julie christie) et "Grant" (Gordon Pinsent) . ILs forment un couple uni malgré cette maladie qui voudrait les séparer. Mais l'amour est le plus fort!!! en tout cas j'aimerais tellement le croire....
Sarah Polley est une ecellente actrice et m'avait bouleversé dans "Ma vie sans moi". Et bien Sarah Polley est également une excellente réalisatrice. A 27 ans, elle filme avec une maturité impressionnante cette magnifique histoire d'amour. Julie Christie et Gordon Pinsent forment à l'écran, un couple émouvant de tendresse et d'amour. On peut certes ne pas rentrer dans l'hstoire, parce que un peu difficile, mais moi, je suis rentré dedans et à la fin je me sentais tout près... d'elle.
Quel beau film ! C'est bouleversant ! Sarah Polley, qui n'a même pas 30 ans, a tellement bien filmé cette histoire d'amour entre deux personnes du troisième âge face à la maladie. Je n'ai jamais vu une si belle histoire d'amour. Les paysages sont magnifiques et c'est intéressant que ce soit du point de vue de Grant, le mari de la malade, qui souffre de la voir ' partir ' et qui est si impuissant. Les deux acteurs, Julie Christie et Gordon Pinsent jouent vraiment bien.
C'est un très beau film, vraiment, qui nous conte une histoire somme toute pouvant être banale. Le sujet est évidemment plus l'amour, le couple, puis la maladie. Voir partir de petit à petit l'être aimé, avec ou sans ce que la vie offre de plus bouleversant ou dramatique, porte une douleur des plus innénarables. Ici, justesse des sentiments, sensibilité, humilité, réalisme... Pas de pathos, juste des sentiments ce qu'il y a de plus humain et de digne. Qu'on y voit trop d'émotion pour certains ou pas assez pour d'autres me semble tout à fait inconcevable, et pourtant... Comme quoi, la lecture d'un film, d'un récit,faisant appel à nos sentiments tout autant qu'à notre réflexion intellectuelle, varie d'une personne à l'autre et demande, précisément, parfois une once de perspicacité supplémentaire quand sa propre expérience de vie nous a privé des armes nécessaires pour comprendre une histoire fort humaine.
Un beau film d'amour déchirant. Les deux acteurs principaux sont bons, ils transmettent une cascade d'émotions dans un silence ou un regard. On est heureux avec eux et on pleure aussi parce qu'on a l'impression d'être le mari brisé qui voit sa femme s'en aller.
Très beau film, émouvant mais pas trop, aux images posées et aux personnages forts. Au delà de la vision de la maladie dAlzheimer, cest le thème de la vieillesse en général qui est abordé et qui nous renvoie à nos propres interrogations... Les acteurs sont formidables, y compris les seconds rôles (infirmière) et les situations sont assez réalistes, même si la volonté qu'a le personnage principal d'entrer en maison de retraite au début du film n'est jamais rencontrée en France. C'est une démarche très anglo-saxonne...
Ce superbe film beau, touchant mais pas larmoyant nous submerge et nous renvoie à un aspect de la vieillesse qui n'a pourtant rien d'effrayant. Magnifique couple ! Merci Mary Poppins d'être toujours aussi belle et ta magie inonde ce film.
Pour ceux qui connaissent la maladie il n'y aura pas de surprises. Le film est sobre et intimiste en fait il ne se passe pas grand chose mais étant donné le sujet on ne peut pas dire qu'on soit déçu. La réalisation compense par des bonnes interprétations en particulier Julie Christie toujours très belle.
Loin d'elle, un film de Sarah Polley avec la superbe et fameuse Julie Christie et le bon acteur Gordon Pinsent. Un scénario trés intéréssant qui nous raconte l'histoire d'une femme qui se rend compte qu'elle perd de plus en plus la mémoire. Ainsi, elle prend la décision d'elle d'aller dans un centre spécialisé pour les malades d'Alzheimer. La spéaration avec son mari qu'elle n'a pas quitté depuis 44 ans est dure. Pire, son mari va se rendre compte que sa femme tombe amoureuse d'un autre patient. Les questions tourbillonnent dans la tête de Grant qui malgré l'aide de la directrice et d'une aide soignante se sent abandonné. Un film plongé au coeur de cette terrible maladie qui touche une multitude de personnes et qui nous laisse réfléchir. De plus, la structure même du film est intéréssante puisqu'elle est comme la mémoire des patients : elle se répéte, retourne en arriére, comme l'incarnation même de la mémoire qui se perd dans les méandres du cerveau. Excellent film qui donne envie de ne pas vieillir pour éviter de finir comme cela mais aussi de vivre pour combattre. De plus, les dialogues sont banals mais reflétent bien la vie de tout les jours, celle que nous vivons vraiment.