Jean-Paul Rouve est étonnant en Spaggiari à la fois exhubérant et mystérieux, jusqu'à en devenir pathétique. Gilles Lellouch est encore une fois à la hauteur, et Alice Taglioni apporte son charme naturel à un personnage qui manque un peu de consistance. Le film évite l'écueil de faire du casse le clou du film: en effet, ce sont les personnages qui intéresse le plus Rouve le réalisateur. Et il a raison. Mais les baisses fréquentes de rythme et finalement, le manque d'enjeu pour les personnages, font que le film reste une demie-réussite. La reconstitution de l'époque est un peu trop marquée (musique, affiches, costumes) et aurait gagnée à être plus nuancée. On passe un bon moment quand même !
Le film est extrèmement bien réalisé, les séquences s'enchaine parfaitement, c'est très bien joué, on comprend tout à fait la psychologie du personnage mais il manque un tout petit quelque chose pour que l'on accroche complètement au film le rapport de spagiarri avec la police et surtout sa vie pendant et juste après le casse. En tout cas jean-paul rouve fait un bon premier film, j'attends le suivant.
Même s’il prouve qu’il a bel et bien tourné la page “Robins des bois”, en passant pour la première fois derrière la caméra en solo, Jean-Paul Rouve n’en continue pas moins de détrousser les riches. Sauf que ce n’est pas pour donner aux pauvres, mais pour tout garder. Il faut dire que réussir un casse impressionnant comme celui de la Société Générale de Nice, ça donne peu envie de partager avec d’autres que ses complices, surtout lorsque l’on est narcissique comme pouvait l’être Albert Spaggiari, dont ce “Sans arme, ni haine, ni violence” (son tube à lui, un message à forte tendance provocatrice qu’il avait laissé sur les lieux de son forfait) imprime le destin sur pellicule, tout en s’inscrivant dans la mouvance française actuelle du film de gangsters. Un choix qui, s’il peut étonner, au premier abord, de la part de Rouve (nettement plus porté sur la comédie), prouve à quel point nous connaissons mal celui qu’il décrit. Car, plus proche du loser magnifique que du bandit de haut-vol, Spaggiari rend possible la présence d’un soupçon de légèreté au sein du portrait qu’en dresse l’acteur-réalisateur, moins intéressé par ses faits d’armes que sa personnalité, qu’il nous présente, via un procédé simple, mais efficace : introduire un personnage de journaliste qui découvre les choses en même temps que nous, de son extravagance à ses côtés sombres, sur lesquels Rouve ne fait pas l’impasse, en faisant parfois ressortir ses relents de colonialisme. Ce qui ne l’empêche cependant pas de donner un aspect globalement léger à une première réalisation où sa maîtrise impressionne, tant au niveau du scénario et de la mise en scène que du montage (pour les transitions entre les époques surtout) et de l’interprétation, qu’il mène de main de maître, aux côtés de Gilles Lellouche et Alice Taglioni. Un baptême du feu que Jean-Paul Rouve réussit donc sans arme, ni haine, ni violence, mais avec humour et panache.
Alors du bon et du moins bon. Le point de vue est original, ce n'est pas qu'un biopic, c'est plus subtil: la vie de Spaggiari en tant qu'homme est au premier plan, plus que le célèbre casse. Et c'est tant mieux. En revanche, c'est assez long et plat, il n'y a rien de vraiment surprenant, la mise en scène est.. timide. Néanmoins première tentative encourageante de JP.Rouve derrière la caméra.
Même si les intentions de Jean-Paul Rouve sont honnêtes et louables, le film se révèle au final bien poussif et assez creux. Même s'il parvient à insuffler une certaine sympathie autour de son personnage, sa démonstration n'en reste pas moins convenue et grossière, si bien que le film ne semble animé par aucune magie. On finit donc par attendre patiemment une révélation et un dénouement aussi prévisibles qu'artificiels. Un film mou donc, dont on peut aisément se dispenser.
Pas un mauvais film, mais étrangement, la réalité semble nous échapper sans cesse... Le choix de vouloir tirer les faits du coté de la comédie handicape selon moi le film, car les fondements de l'histoire sont dramatiques : personnage sombre aux sympathies et agissements coupables, être condamné... Contrairement à la coutume, on a le sentiment que l'histoire vraie a du être plus forte que sa version filmée !
J'ai beaucoup aimé ce film mais je suis subjectif, j'adore Jean-Paul Rouve ! Pour une première réalisation je trouve ce film plutôt réussi, mais j'enlève une étoile à cause des flash-back trop répétitifs, à force on finit par s'y perdre .
Bon film à voir ne serait ce que pour la ressemblance de Jean Paul Rouve avec l'homme qu'il incarne Spagghiari . Cependant le casse et l'arrestation ne sont pas assez approfondies .
Déception. Je ne sais pas si c’est la personnalité de Spaggiari qui m’insupporte ou si c’est ce qu’en a fait Jean-Paul Rouve mais le film ne fonctionne pas (avis personnel). La vie de ce mythomane (on se dit qu’un guignol pareil ne peut être l’auteur du casse) est très romanesque mais on reste vraiment en surface (peut-être n’y avait-il en fait rien à creuser sur le personnage).
Le choix de faire porter le thème du film sur la personnalité de Spaggiari, plus que sur le casse lui-même (qui prend dans le film valeur d'anecdote), est un choix tout-à-fait intéressant. Le casting est bon, en ce qui concerne l'ensemble des acteurs principaux. La restitution de l'époque est réussie également. La photographie est irréprochable. En revanche, l'approfondissement du scénario est insuffisant. La mise en scène, moyenne, ne le rattrape pas. Le film aura peut-être du succès car le spectateur, visuellement, croira en avoir pour son argent. Pourtant, ce manque de souci du détail, de manque de densité du scénario et de la mise en scène, se limite à créer une légère tension chez le spectateur. Les points intéressants sont effleurés. On sortira de la salle sans l'impression d'avoir fait une découverte, d'avoir partagé une émotion, ou autre. Et pas plus l'impression d'avoir regardé un portrait crédible de ce qu'aurait pu être Spaggiari.