Wong Kar-Wai filme ces lieux ( nouveaux ), hommes, décors avec son regard habituel mais ne lui donne aucune insouciance ( ou presque ) et déglingue sa poésie au profit du dépaysement rechercher à tout prix. La légèreté s'envole pour laisser place à du rigide de l'abrupt, de la dispute vaine et trop insaisissable pour moi ! Les précédents long métrage m'avais quelques peu déconcerté mais toujours envoûté, cette fois-ci la magie ne s'est pas pointé. Qui plus est, le manque de scénario se fait ressentir, l'atout c'est retourné et est devenu fardeau. Une grosse déception malgré quelques brèves passages très beau !
Coincés dans une relation toxique, Fai et Po-wing ne peuvent pas s'empêcher de s'emprisonner l'un l'autre. Douloureusement, ils finissent toutefois par se quitter pour partir vers de nouveaux horizons. C'est avec une grande inventivité formelle que Wong Kar-Wai raconte cette histoire simple mais prenante, dans une ville de Buenos Aires qui, prise dans un filtre vert glauque, apparaît moite et étouffante. Malgré la dureté des rapports entre personnages, c'est la liberté qui finit par l'emporter.
Tu te demandes pourquoi un pareil titre, ne collant pas du tout avec ce que tu es en train de regarder ? Alors, pense simplement à l'unique énorme succès d'un groupe américain des années 60. Et si je commence par pareille introduction, c'est justement parce que je n'aurais pas grand chose d'autre à dire. En effet, devant "Happy together", je n'ai rien pu faire d'autre que m'ennuyer prodigieusement. Le problème n'est pas le fait d'opter délibérément pour un film dans lequel il ne se passe rien, le problème est de présenter des personnages qui n'existent pas. Tous autant qu'ils sont : des fantômes qui traînent leur spleen pendant 90 minutes. On a beau avoir la patience pour vertu, arrive le moment où ça ne peut plus suffire.
Visuellement splendide, techniquement maitrisé, dense même, ce drame tourne en rond, incarnant pleinement l'ennui que les protagonistes ressentent dans leur relation! Si c'est un parti-pris il est audacieux mais il lasse! Point d'originalité (sinon le déplacement dans Buenos Aires bien dessinée) dans cette nouvelle illustration d'un couple qui s'accroche à une nostalgie éphémère voire à une potentialité fantasmée, ni dans l'idée ni dans les dialogues peu percutants. Beau mais sans charme!
Prix de la mise en scène a Cannes en 1997, Happy Together est un film déroutant et radical. C'est à la fois sa force, et sa faiblesse. On y suit la relation tumultueuse entre Lai et Ho, hongonkais expatriés en Argentine. Et si l'on peut effectivement louer une mise en scène originale et maîtrisée, il est bien difficile de trouver le moindre intérêt pour l'histoire qui nous est présentée. Car, au delà de cette relation toxique, presque aucun autre axe narratif n'est développé. Résultat : au fil des "je t'aime, moi non plus", on se lasse, espérant en vain de voir l'un des personnages évoluer
Film aux allures art et essais, il emmène le spectateur dans un univers clos dans lequel les protagonistes s'enchaînent et se déchaînent sans arriver à déballer leurs valises relationnelles. C'est un peu poussif et langoureux...
Racontant l’errance d’un coupe gay exilé à Buenos Aires, le réalisateur Wong Kar-Wai peine à insuffler un souffle dramatique à son récit qui demeure bien trop plat. En dépit du fait que l’on retrouve la patte du cinéaste avec sa réalisation léchée et une narration éclatée, les personnages apparaissent fades et sans personnalité tandis que le caractère lancinant du récit disparait au profit d’un simple ennui face à ce qui est proposé.
Dans ce film de 1997, Wong Kar-wai nous embarquait au cœur de la relation amoureuse tumultueuse entre Ho Po-wing et Lai Yiu-fai, deux Hongkongais expatriés en Argentine. Les deux jeunes hommes, qui ne cessent de s’aimer puis de se disputer, rêvent régulièrement de « repartir de zéro » spoiler: sans jamais y parvenir . Mais Happy together est d’abord et surtout une œuvre d’atmosphère, qui multiplie les sauts spatio-temporels, baignée des lumières vertes, jaunes et rouges si caractéristiques du cinéaste hongkongais et de son chef opérateur Christopher Doyle, qui ont ici troqués les rues bouillonnantes de la cité-État asiatique contre celles plus calmes de Buenos Aires.
Je viens de découvrir Happy Together et je suis un peu mitigé : on y retrouve toujours la mise en scène proche du « fish-eye » typique de Wong Kar Waï mais c’est en fait assez frustrant : l’esthétique de Buenos Aires n’est pas du tout exploitée si je ne l’avais pas lu dans le résumé, je n’aurai pas deviné que c’est en Argentine. Et, les 30 premières minutes en quasi noire et blanc sont selon moi très moches et n’arrivent pas à donner une bonne atmosphère au film. Autant j’avais détesté « Les Anges déchus » car le style planant et où il ne se passe pas grand de Kar-Waï peut me laisser indifférent, autant j’en garde de bons souvenirs pour quelques plans fous. Ici ça finit par arriver mais qu’une fois que le film prend de la couleur. Tout ça m’a donc un peu refroidi pour la suite et c’est dommage car le film a quand même bien des qualités : une belle image après ça, et des personnages qui arrivent à émouvoir avec des phrases simples, notamment la fin du film très réussie. Je ne suis peut être juste pas assez fan du réalisateur car hormis In The Mood For Love je n’arrive pas à rentrer à 100% dans ses films. Dommage !
Une oeuvre remarquable dont le charme n'agit qu'avec le temps, W.Kar-Wai laissant davantage de liberté à ses acteurs à mesure que le récit avance. La réalisation est superbe.
Quatrième film que je vois de Wong Kar-Wai et quatrième fois que je m'emmerde (je rassure les fans du cinéaste, j'arrête les dégâts ici !!!). Et là, je me suis encore plus ennuyé que les trois autres fois. Une jolie image de temps en temps ne suffit pas à faire un bon film. L'absence de trame se fait très vite sentir, les personnages ont l'air de se faire chier (au moins on ne peut pas reprocher au film de ne pas savoir faire ressentir de l'empathie envers ces derniers !!!). Il aurait peut-être fallu que le réalisateur emmène quelques fois sur le tournage une feuille de papier et un crayon mais c'était peut-être trop lui demander. Heureusement que l'excellente chanson des "Turtles" qui donne son titre au film réveille sur le générique de fin, de très loin la meilleure partie de l'ensemble.
Malgré des personnages complexes, Wong Kar-Waï ne fait ici que nous ennuyer avec sa mise en scène incroyablement lourde, ce "Happy together" ne possède ni rythme ni charme contrairement aux "In the mood for love" et "2046" qui suivront.
Après avoir vu "In The Mood For Love" du même réalisateur sorti juste après, j'ai été bien déçu de "Happy Together". Un film qui raconte un amour toxique entre deux hommes et qui est à l'opposé du titre du film. On reconnaît cependant très bien la pâte du réalisateur avec ces plans très chaud et ses cadres bien caractéristiques. Mais l'histoire du film n'apporte pas grand chose, et j'ai complétement été hermétique à cette relation, ce qui m'a complètement détaché du film.