Note moyenne
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Le crime et le média, ce sont des sujets dont Hanneke ne se passe pas. Pour plus d'impact, il aurait voulu faire Funny Games directement aux USA (il devra attendre 10 ans pour faire le remake) mais c'est dans les montagnes autrichiennes qu'il héritera de toute sa puissance de film d'horreur psychologique involontaire - car il ne cherchait pas à horrifier mais à faire réfléchir.
Conçu comme une provocation, Funny Games est paradoxalement choquant du fait qu'il rassure, davantage que pour une violence qui y est justement trop pudique pour être horrifique. Il rassure en effet parce que son histoire est familière : il raconte le fait divers glaçant dont on connaît tous au moins un exemplaire et qu'on range dans un coin de son esprit jusqu'à oublier s'il s'agit d'un fait réel, d'une légende urbaine ou bien d'une histoire inventée.
Mais Hanneke nous implique : d'un regard caméra à un autre, osant déchirer sa trame en autorisant qu'un personnage rembobine littéralement l'histoire quand elle ne lui convient plus, il veut nous confronter à notre propre fascination, jouant par là même un étrange tour d'humilité. En effet, trouve-t-on bel et bien un intérêt au film (qui est sobre et qui triche cinématographiquement) ou plutôt à ce qui s'y produit ?
Continuant à manipuler la curiosité malsaine de l'Homme sans devenir malsain lui-même, Hanneke confirme qu'il est un maître du genre en faisant de son spectateur le vrai complice du crime. Pas étonnant qu'on y voie aujourd'hui un film d'horreur et non lui : c'est nous-mêmes qui nous horrifions en y voyant notre reflet.
→ https://septiemeartetdemi.com/
Conçu comme une provocation, Funny Games est paradoxalement choquant du fait qu'il rassure, davantage que pour une violence qui y est justement trop pudique pour être horrifique. Il rassure en effet parce que son histoire est familière : il raconte le fait divers glaçant dont on connaît tous au moins un exemplaire et qu'on range dans un coin de son esprit jusqu'à oublier s'il s'agit d'un fait réel, d'une légende urbaine ou bien d'une histoire inventée.
Mais Hanneke nous implique : d'un regard caméra à un autre, osant déchirer sa trame en autorisant qu'un personnage rembobine littéralement l'histoire quand elle ne lui convient plus, il veut nous confronter à notre propre fascination, jouant par là même un étrange tour d'humilité. En effet, trouve-t-on bel et bien un intérêt au film (qui est sobre et qui triche cinématographiquement) ou plutôt à ce qui s'y produit ?
Continuant à manipuler la curiosité malsaine de l'Homme sans devenir malsain lui-même, Hanneke confirme qu'il est un maître du genre en faisant de son spectateur le vrai complice du crime. Pas étonnant qu'on y voie aujourd'hui un film d'horreur et non lui : c'est nous-mêmes qui nous horrifions en y voyant notre reflet.
→ https://septiemeartetdemi.com/
C'est long mais qu'est ce que c'est long.
Violent ? Oui mais pas tant que ça au final.
On voit pas grand chose, même psychologiquement vu qu'on comprend pas de tout ce qu'ils veulent faire c'est difficile d'entrer dans le film et de ressentir vraiment de l'empathie pour les personnages assez creux.
Il a juste bien fait passer un sentiment, l'impatience, comme les personnages on a envie que ça s'arrête. Qu'ils les tuent, les tortures ou se barrent mais pas qu' ils fassent plus ou moins rien si ce n'est les menacer pendant des plombes.
Violent ? Oui mais pas tant que ça au final.
On voit pas grand chose, même psychologiquement vu qu'on comprend pas de tout ce qu'ils veulent faire c'est difficile d'entrer dans le film et de ressentir vraiment de l'empathie pour les personnages assez creux.
Il a juste bien fait passer un sentiment, l'impatience, comme les personnages on a envie que ça s'arrête. Qu'ils les tuent, les tortures ou se barrent mais pas qu' ils fassent plus ou moins rien si ce n'est les menacer pendant des plombes.
Beaucoup de talent et de rigueur dans la réalisation de ce film, c’est un fait. Je reconnais que la violence, suggérée plus qu’elle n’est montrée, laisse une impression de malaise que l’hyperréalisme et l’absence d’artifice renforce utilement. Tout cela permet de pardonner le manque de rythme du film. Mais le réalisme voulu s’opposent radicalement à l’incohérence agaçante du scénario. Et pire que tout, je suis sorti de ce film sans comprendre le propos. La gratuité de cet étalage de scènes malsaines rend se film à mon goût dispensable.
3,5 / 5 : Note qui fait le consensus entre d'un côté la qualité et la force objectivement irréprochables au film et de l'autre l'expérience de spectateur qui fait partie des plus désagréables que j'ai jamais ressenties. Un film qui n'a rien d'aimable, rien de moral, mais baigne dans un cynisme et un voyeurisme d'une glauquerie clinique assumée et poussée dans les limites du supportable humainement ( j'ai hésité à 5 reprises d'arrêter le film). La violence est gratuite, filmée sans concession, la torture étant avant tout psychologique, avec une quasi-absence de musique et des longs plans fixes récurrents chez Haneke qui donnent au film une tension et un réalisme insoutenables : la réalisation est sobre, clinique et distanciée, permettant au drame de se dérouler sans pathos mais imperturbablement. L'œuvre semble avant tout questionner le regard voyeur du spectateur ( mises en abyme, adresses à la caméra) qui assiste impuissant à la destruction de cette famille bourgeoise innocente et attachante sans vraiment savoir pourquoi, pour le simple plaisir du spectacle sadique et immoral, qu'il n'aura même pas, de même que la protagoniste, le courage ou la force d'interrompre. Comme dans toute la filmographie de Haneke, le casting est absolument irréprochable, très juste et très sobre, les choix de musique réfléchis et pertinents, et la caméra absolument glaciale et déshumanisante.
Un film auquel on ne peut donc rien reprocher, car déranger le spectateur et remettre en question son humanité semble être le premier de ses buts, brillamment accompli.
Un film auquel on ne peut donc rien reprocher, car déranger le spectateur et remettre en question son humanité semble être le premier de ses buts, brillamment accompli.
On rejoue ?... Funny Games est un film qui a marqué toute une génération d'amateurs d'épouvante, en changeant les règles du jeu : l'assassin n'est plus un monstre velu ou un timbré qui court avec un couteau, ce sont deux gamins propres sur eux, qui briguent de grandes études et sont d'un calme étonnant, ce qui les rend encore plus dangereux. Pire encore, le film semble nous dire plusieurs fois : si cette famille en bave autant, c'est de notre faute. Nous regardons, nous attendons ces scènes de torture comme des voyeurs éhontés, comme des arbitres qui refuseraient de siffler une faute pour voir jusqu'où cela peut aller (les vrais monstres du film, ce sont nous...), et le personnage de Paul nous le fait bien savoir : regards caméra complices lors des jeux malsains, questions directes qui nous sont adressées "vous voulez en voir plus, n'est-ce pas ?" (on ne sait pas quoi répondre, face au regard gêné du voisin de siège qui a cette même impression d'être un psychopathe...) ou encore un rembobinage de la fin qui nous aurait bien plu (un coup de maître du réalisateur). L'audace n'est clairement pas ce qu'il manque à Funny Games, et son succès populaire est mérité pour toutes les transgressions aux règles du jeu qu'il représente, seulement, on aurait adoré que les personnages constituant cette famille ne soient pas si tarte (la mère qui a une tête de poisson sorti de son bocal tout le film, le père qui est un benêt incapable, et l'enfant qui est transparent), ce qui nous fait singulièrement râler à chaque action illogique qui aide les assassins à jouer leurs coups pour remporter cette partie. Aux dires des spectateurs de l'époque, on s'attendait aussi à bien plus choquant (mais peut-être nous habituons-nous aujourd'hui à des spectacles toujours plus gores et dérangeants ? Là est certainement le véritable problème quant à la perception de la violence de Funny Games qui osait, quand même, tuer
spoiler:
un enfant
dès les années 90, une exception !). Le film Funny Games vaut surtout pour son habileté à tricher sur toutes les règles du film d'horreur tout en restant crédible et maître de son jeu macabre dont il nous rend coupable.
dès les années 90, une exception !). Le film Funny Games vaut surtout pour son habileté à tricher sur toutes les règles du film d'horreur tout en restant crédible et maître de son jeu macabre dont il nous rend coupable.
Une famille se retrouve séquestrée par deux personnes dérangées : l'histoire n'est pas extraordinaire mais vaut le coup d'être vu. Le jeu d'acteur est satisfaisant (les deux antagonistes jouent bien leur rôle, surtout le brun qui affiche une personnalité très froide).
Film sadique et aussi étrange (coup de la télécommande, le brun s'adresse au public ?).
Film sadique et aussi étrange (coup de la télécommande, le brun s'adresse au public ?).
Bordel... quel film.. alors vous vous demandez surement pourquoi 3.5??
Je viens juste de terminer ce film et je n'ai qu'une envie: rédiger une critique sur ce long métrage, sadique et morbide que signe Michael Haneke. Alors je vais faire court, ce film vous dégoute de l'humanité. Haneke montre que certains peuvent être torturés, pervertis.. tout ceci accentué par des hors-champs et un jeu d'acteur majestueux. Alors attention aux âmes sensibles.
PS: je n'ai mis que 3.5 car ce film m'a vraiment abasourdi (on ressent la ressemblance avec Orange Mécanique), je ne pense pas que je regardai la version américaine.
Je viens juste de terminer ce film et je n'ai qu'une envie: rédiger une critique sur ce long métrage, sadique et morbide que signe Michael Haneke. Alors je vais faire court, ce film vous dégoute de l'humanité. Haneke montre que certains peuvent être torturés, pervertis.. tout ceci accentué par des hors-champs et un jeu d'acteur majestueux. Alors attention aux âmes sensibles.
PS: je n'ai mis que 3.5 car ce film m'a vraiment abasourdi (on ressent la ressemblance avec Orange Mécanique), je ne pense pas que je regardai la version américaine.
Fou sur tous les points. Personnages, scénario et suspense d'exception. On devient même par être considéré comme des personnages du film. Ce qui est anxiogène mais aussi tellement jouissif. Un véritable chef d'œuvre d'Haneke.
Un film malsain mais surtout particulièrement frustrant. Assister à ce "spectacle" en étant, tout comme la famille, tellement impuissants... Mais c'est diablement bien maîtrisé, que ce soit la réalisation, la mise en scène, mais également les acteurs qui sont extrêmement convaincants. Un film assez difficile mais très réussi.
Thriller particulièrement marquant, Funny Games m'a retourné tant le film est dur. L'histoire est d'une simplicité sans nom mais va donner lieu à un long-métrage marquant psychologiquement et inoubliable. Dès les premiers instants on sent la tension qui monte petit à petit pour nous embarquer dans un quasi huis clos duquel on aimerait pouvoir s'échapper comme les personnages qui sont pris au piège. Les deux jeunes qui prennent en otage cette famille sont particulièrement flippant car ils se comportent d'une façon très étrange. Plutôt polis, il n'en restent pas moins de sacrés tarés qui jubilent devant la souffrance de leurs proie et restent dans le contrôle et dans le plaisir de faire du mal. Arno Frisch est carrément inquiétant tant il maîtrise ce qu'il fait et tant son visage est froid, sans sentiments et qu'il se délecte de ses méfaits. Son acolyte est tout aussi glaçant même si on voit bien que c'est Paul qui tient les reines. Ce qui les rends aussi insaisissable c'est leur phrasé et leur diction ou ils s'excusent de faire du mal et emploient un langage plutôt soutenu. De plus on ne connait pas vraiment leurs motivations. Pour ce qui est des victimes, j'ai trouvé que le père de famille était une vraie lavette tandis que son fils est très courageux tout comme sa femme qui prend les devants pour essayer de les sortir de cette situation. Mention spécial d'ailleurs à Susanne Lothar pour sa prestation loin d'être évidente. L'ambiance est extrêmement dérangeante, j'ai été mal à l'aise comme rarement devant un film. C'est très violent même si paradoxalement les images les plus violentes ne sont pourtant pas montré à l'écran mais on comprend très bien ce qui se passe donc ça reste dur et douloureux. C'est une violence psychologique insoutenable pendant une heure quarante. Et comme si ça ne suffisait pas, Haneke laisse tourner sa caméra pendant de longues minutes
spoiler:
après que le fils se soit fait tuer
pour bien nous écœurer et nous choquer. Autre scène marquante, spoiler: quand Paul prend un malin plaisir avec son chaud, froid
. Tout est un jeu pour lui de toute façon. Le seul passage qui m'a déplut spoiler: c'est quand les amis du couple passent en bateau car à ce moment la, il y avait une vraie opportunité de s'en sortir et il ni a pas grand chose qui justifie le fait qu'Anna ne fasse rien
. D'ailleurs la réalisation de l'autrichien qui suggère souvent les choses est simpliste mais particulièrement efficace. Et pour enfoncer le clou il nous prend à témoin en nous incluant dans ce jeu macabre en nous adressant directement la parole à plusieurs reprises au travers de Paul et le dénouement semble inéluctable car même quand la victime peut s'en sortir, le bourreau spoiler: rembobine
pour changer sa destinée. D'ailleurs la fin spoiler: ou il jette la femme du bateau
est d'une violence inouïe tant il ne se dégage aucune émotion du tueur, aucune humanité et la dernière scène nous fait comprendre que tout cela va recommencer. A noté aussi une b.o. aussi étrange que le film. Funny Games est malsain et prend plaisir à faire souffrir le spectateur qui ne pourra pas ressortir indemne de son visionnage tant c'est cruel et sans pitié. Je recommande ce film car c'est rare d'être aussi bousculé et bouleversé que ça mais vous êtes prévenus, ce film vous marquera à vie.
pour bien nous écœurer et nous choquer. Autre scène marquante, spoiler: quand Paul prend un malin plaisir avec son chaud, froid
. Tout est un jeu pour lui de toute façon. Le seul passage qui m'a déplut spoiler: c'est quand les amis du couple passent en bateau car à ce moment la, il y avait une vraie opportunité de s'en sortir et il ni a pas grand chose qui justifie le fait qu'Anna ne fasse rien
. D'ailleurs la réalisation de l'autrichien qui suggère souvent les choses est simpliste mais particulièrement efficace. Et pour enfoncer le clou il nous prend à témoin en nous incluant dans ce jeu macabre en nous adressant directement la parole à plusieurs reprises au travers de Paul et le dénouement semble inéluctable car même quand la victime peut s'en sortir, le bourreau spoiler: rembobine
pour changer sa destinée. D'ailleurs la fin spoiler: ou il jette la femme du bateau
est d'une violence inouïe tant il ne se dégage aucune émotion du tueur, aucune humanité et la dernière scène nous fait comprendre que tout cela va recommencer. A noté aussi une b.o. aussi étrange que le film. Funny Games est malsain et prend plaisir à faire souffrir le spectateur qui ne pourra pas ressortir indemne de son visionnage tant c'est cruel et sans pitié. Je recommande ce film car c'est rare d'être aussi bousculé et bouleversé que ça mais vous êtes prévenus, ce film vous marquera à vie.
De loin le pire et le plus ennuyeux film d'horreur que j'ai jamais vu. Tout le monde meurt de la manière la plus prévisible possible et très rapidement. Les victimes sont si impuissantes qu'elles insultent constamment le spectateur. Un club de golf n'empêcherait aucun père d'essayer de protéger son fils. Juste du cinéma stupide, audacieux, brutal, cruel et intentionnellement inutile. J'ai vu avant celui-ci le remake américain le plus récent qui ne m'a pas plu non plus. Je peux dire que rien de ce que j'ai vu de Haneke ne me convainc qu'il n'est autre chose qu'un poseur imitant les gestes esthétiques d'Antonioni et de Tarkovsky (quelle horreur ce genre de cinéma). Je suis presque sûr que ce type est une baudruche et pourtant j'aime le gore et certains films de torture. Troisième navet aujourd'hui, décidément ce n'est pas mon jour....
La violence est crescendo dans cette réalisation, le choc de Cannes en compétition sur les marches du podium, avec un jury divisé qui fit écho, une famille autrichienne paisible passe des vacances heureuses, rencontre deux types polis en tenue de golf.
On dirait pas dit mais en fait, ce sont des visages sournois puis surgit l’enfer vécu par les infortunés sur leur passage, le malaise crée par qui ? Vous le verrez en direct vitesse X2 télécommandé.
Mettant le volume radio à casser les tympans, ces métalleux sociopathes séquestrent le couple et son fils, leur calvaire peut commencer, la violence est fracassante, rappelant que ce n’est pas une torture de voir de la lenteur jusqu’aux séquences plans allongés, caméras projecteurs insistent, c’est l’histoire d’une violence.
L’idée est populaire sur la vision, donc l’ennui tue selon la philosophie du film avec perversité, excellente étoile pour le cinéaste, premier à découvrir dans ses explications bonus plus de mise en lumière des scènes lugubres.
Sinon on ne ressent rien pour ce déchaînement de violence gratuite, pourquoi pourquoi l’écrasement par ce duo sadique intello cours théorique dominant dominé qui se tape dessus ? Chiale, mente, c’est rabaissant ces sobriquets, on sait que la famille y passera pas l’été prochain, prochaines victimes bourges.
On dirait pas dit mais en fait, ce sont des visages sournois puis surgit l’enfer vécu par les infortunés sur leur passage, le malaise crée par qui ? Vous le verrez en direct vitesse X2 télécommandé.
Mettant le volume radio à casser les tympans, ces métalleux sociopathes séquestrent le couple et son fils, leur calvaire peut commencer, la violence est fracassante, rappelant que ce n’est pas une torture de voir de la lenteur jusqu’aux séquences plans allongés, caméras projecteurs insistent, c’est l’histoire d’une violence.
L’idée est populaire sur la vision, donc l’ennui tue selon la philosophie du film avec perversité, excellente étoile pour le cinéaste, premier à découvrir dans ses explications bonus plus de mise en lumière des scènes lugubres.
Sinon on ne ressent rien pour ce déchaînement de violence gratuite, pourquoi pourquoi l’écrasement par ce duo sadique intello cours théorique dominant dominé qui se tape dessus ? Chiale, mente, c’est rabaissant ces sobriquets, on sait que la famille y passera pas l’été prochain, prochaines victimes bourges.
Funny Games est un film très dérangeant qui nous pousse à réfléchir à notre rapport à la violence. A sa sortie, le film a été critiqué pour n'être qu'un ramassis de violence gratuite (à quoi l'on pourrait raisonnablement répondre, qu'est-ce que la violence payante?).
En vérité, le film joue avec notre sens moral en nous confrontant à une violence crue, et nous pousse à nous demander inlassablement les motivations des deux tortionnaires. En effet, c'est tout ce qui compte: pourquoi? Pour la plupart des gens, la violence à l'écran n'a de sens que si on peut l'expliquer, que si elle a une raison. Ainsi, voir des effusions de sang dans un film de guerre ou un thriller ne choque personne.
En d'autre termes, on adore regarder des images violentes lorsque l'on peut se donner bonne conscience de le faire. Mais en sommes-nous bien sûrs? Alors, comment expliquer que les documentaires sur les serial killers que nous affectionnons tant passent le plus clair du temps à relater la violence des actes, plutôt qu'à analyses les raisons qui ont poussé à l'acte lui-même? Comment expliquer l'essor des jeux-vidéo ultra-violents en ligne où l'objectif est de tuer un maximum d'adversaires pour la seule raison que le couleur d'équipe est différente? La violence ne nous fascine-t-elle pas par elle-même?
Funny Games s'amuse à refuser de répondre à la question des motivations--c'est à dire qu'il refuse de nous donner bonne conscience, et prend ainsi le contre-pied total de ce à quoi nous sommes habitués. En ce sens, ce film renverse tous les codes du cinéma et est absolument original. Il nous invite à nous poser des questions nouvelles et profondes sur notre rapport à la curiosité et la violence. Et juste pour ça, il vaut la peine d'être vu. Je ne conseillerais cependant pas le film à n'importe qui, car certaines scènes sont effectivement très dérangeantes et peuvent choquer selon les sensibilités. Mais dans tous les cas, il serait peu judicieux de considérer ce film comme un simple ramassis de violence gratuite. C'est plus profond que ça.
En vérité, le film joue avec notre sens moral en nous confrontant à une violence crue, et nous pousse à nous demander inlassablement les motivations des deux tortionnaires. En effet, c'est tout ce qui compte: pourquoi? Pour la plupart des gens, la violence à l'écran n'a de sens que si on peut l'expliquer, que si elle a une raison. Ainsi, voir des effusions de sang dans un film de guerre ou un thriller ne choque personne.
En d'autre termes, on adore regarder des images violentes lorsque l'on peut se donner bonne conscience de le faire. Mais en sommes-nous bien sûrs? Alors, comment expliquer que les documentaires sur les serial killers que nous affectionnons tant passent le plus clair du temps à relater la violence des actes, plutôt qu'à analyses les raisons qui ont poussé à l'acte lui-même? Comment expliquer l'essor des jeux-vidéo ultra-violents en ligne où l'objectif est de tuer un maximum d'adversaires pour la seule raison que le couleur d'équipe est différente? La violence ne nous fascine-t-elle pas par elle-même?
Funny Games s'amuse à refuser de répondre à la question des motivations--c'est à dire qu'il refuse de nous donner bonne conscience, et prend ainsi le contre-pied total de ce à quoi nous sommes habitués. En ce sens, ce film renverse tous les codes du cinéma et est absolument original. Il nous invite à nous poser des questions nouvelles et profondes sur notre rapport à la curiosité et la violence. Et juste pour ça, il vaut la peine d'être vu. Je ne conseillerais cependant pas le film à n'importe qui, car certaines scènes sont effectivement très dérangeantes et peuvent choquer selon les sensibilités. Mais dans tous les cas, il serait peu judicieux de considérer ce film comme un simple ramassis de violence gratuite. C'est plus profond que ça.
La première moitié du film est intéressante, on a droit à un thriller simple mais plutôt efficace, mais la deuxième moitié souffre malheureusement de trop de lenteurs.
"Un gros doigt d'honneur envers le spectateur" (Inthepanda). Une phrase qui résume à moitié ce film. En effet, Michael Haneke fait des films pour lui avant tout, mais le but de ce film n'est pas vraiment de se foutre de notre tronche contrairement à ce que Victor pourrait penser mais à nous faire réfléchir sur nos sentiments sadique d'être humain, puisqu'en effet certain seront dégoûtés par l'aspect machiavélique du film et d'autre crient au chef d'oeuvre voir au "film culte", le genre de personne qui ont adoré cette destruction du quatrième mur (moi le premier), sauf qu'à chaque scène absurde du film j'ai l'impression que Haneke est assis face à nous portant un sourire sarcastique et nous demande qu'une seul chose "appréciez vous ce genre de scène ?" et sans même connaitre notre réponse il continu son film en allant encore plus loin dans le sadisme, et c'est pour ça qu'on apprécie ce film, ce film dégage un style à travers ces violences qui nous marquent à jamais et nous font même dire "wow". Les personnes qui diront que nous devrions avoir honte d'apprécier ce genre de film, sont purement hypocrite ! Car déjà ils n'ont rien compris au film puisque c'est une critique de l'homme à savoir essayer de nous faire ressortir notre parti "inconsciente" avec la conscience (on parle ici de conscience moral), pour ceux ayant étudier ne serait-ce qu'une année en philosophie, la vie en société peut marcher qu'avec la mise en place des règles institutionnel, sans cela nous sommes réduit à l'état d'animal hostile n'hésitant pas a tué, donc priver la liberté d'autrui, et nous perdons ainsi tout la conscience moral, donc la société met en place une forme de censure afin qu'aucune idée noir de notre inconscient puisse traverser dans notre conscience, je disais donc que ces personnes sont des hypocrites car tout être humain est rempli d'idée noir (auxquelles il ne pense pas forcément mais qui sont bien présents), donc oui l'homme est un être qui aime la violence, c'est un fait, et c'est ce que ce film essaye de nous faire ressortir (puisque la preuve nous finissons par apprécier ce film), mais tout en nous faisant réfléchir, bref Funny Games est une claque pour ma part.
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