Les acteurs, Frank Langella et Michael Sheen sont surprenant dans leur jeu, bien que l'histoire soit très compliqué. On reste subjugué par la justesse de leur interprétation. Ce film demande une connaissance sur le sujet. Il faut savoir ce qu'est le Watergate et ses conséquences, le rôle qu'a tenu Nixon dans cette affaire,... Au départ, il y a un bouquet d'infos et on comprend rien...
Grandiose, virtuose, humain, nuancé, visionnaire, contemporain, porté par deux acteurs principaux de haut vol, ce film est l'un des meilleurs de l'année 2009 !
Un film nous retranscrivant la très célèbre interview d'un animateur télé populaire, David Frost, avec le président dit le plus grand bandit de l'histoire américaine, Richard Nixon. Un très bon film dans lequel on entrevoit toute la démarche entreprise pour monter cet entrtetien, tous les coups bas et les stratagèmes des deux côtés. Une interview qui devait valoir à Nixon une rédemption mais qui se transforme en un aveu d'acte illégal!
Je trouve que le sujet était risqué, et que le réalisateur pouvait tomber dans la platitude totale avec cette histoire, mais il réussit à faire monter une certaine tension, puisque Frost fait plutôt pâle figure face à un Nixon en forme, jusqu'à cette interview finale qui changera tout. Les dessous de cette interview sont vraiment intéressants, on en apprend plus sur les personnalités des protagonistes, et il est difficile d'avoir de sympathie pour eux, car les deux personnages ne voulaient de cette interview que gloire et fortune, la recherche de la vérité n'étant mise qu'au second plan. Les acteurs sont tous les deux très bons, ainsi que les acteurs secondaires (dont un certain Mr Darcy méconnaissable en blond). Par contre, il faut se renseigne un minimum pour suivre l'histoire. Ne connaissant l'histoire du Watergate que dans ses grandes lignes, j'ai été complètement perdue dans la dernière interview, qui était pourtant la plus importante.
Un très bon film sur les interviews de Richard Nixon par David Frost remarquablement interprétés par Langella et Sheen. L'humour est de qualité, le face-à-face psychologique est captivant et il est apporté un éclairage intéressant sur l'histoire avec une certaine émotion dans la déchéance du Président coupable qui finit par sortir de son image de monstre froid et avouer ses erreurs et s'excuser en étant ainsi plus humanisé.
Bien que la réalisation et les acteurs soit de taille pour un tel film, l'intrigue est trop simpliste et doit donc combler certains vide qui se font tout de suite ressentir.
critique du 7eme art : http://le-7eme-art.over-blog.com/article-30178014.html
Si, comme moi, vous êtes intéressé par l'histoire récente des Etats-Unis, histoire qui a, aujourd'hui encore et ici-même en Europe, des conséquences notables, je ne saurais trop vous conseiller un cinéclub reprenant, dans l'ordre, JFK (Oliver Stone, 1991), Nixon (le même, 1995), The Post/Pentagon Papers (Steven Spielberg, 2017), Les Hommes du Président (Alan J. Pakula, 1976) et ce Frost/Nixon : l'Heure de Vérité. On pourrait même y ajouter Vice (Adam McKay, 2018) et W. l'Improbable Président (Stone encore, 2008), Dick Cheney et George W. Bush ayant volontairement ou non profité de la crise de confiance au sein de la droite américaine liée à l'ascension puis à la chute de Nixon.
Ceci étant posé, réaliser un film dont le pitch se résume à une interview entre un animateur de talk-show et un président déchu s'apparente avant coup à un fameux défi. Comment, en effet, tenir durant deux heures son public en haleine sans se contenter de proposer du théâtre filmé, exercice certes louable mais assez éloigné des oeuvres de Ron Howard, d'autant que son scénario est l'adaptation par Peter Morgan de sa propre pièce de théâtre ?
Alternant scènes classiques et témoignages face caméra jusqu'à l'interview proprement dite, la narration revient évidemment sur le parcours tortueux de Nixon mais met aussi en lumière le fonctionnement des premiers talk shows, mélanges de politique et d'entertainment.
Si la réalisation est plutôt classique, énergique, elle permet surtout l'opposition de deux styles diamétralement opposés : celui de Nixon, intarissable et cynique sous de faux airs de vieux papy radoteur tout juste remis d'une grave opération chirurgicale, et celui de Frost, jeune star des émissions télé et drogué au buzz, le tout présenté comme un documentaire sur un tournoi de boxe opposant un champion du monde à son jeune challenger, coachés par leurs équipes respectives. A ce petit jeu, Frank Langella est absolument éblouissant. Pour lui donner la réplique, Michael Sheen, pourtant censé incarner le héros de cette histoire, est très en retrait, à l'image des autres interprètes si ce n'est Sam Rockwell en gauchiste colérique plus que convainquant et Kevin Bacon en toutou fidèle du vieux président.
Sans être un chef d'oeuvre, Forst/Nixon est un défi réussi, grâce encore à un montage parfait.
Ron Howard oscille du meilleur APOLLO 13) au pire DA VINCI CODE. Par chance, la balance se met au positif avec cette page historique contant la démission du président Nixon après le scandale Watergate et l’interview donnée au journaliste Frost. Face à face redoutable entre deux fortes têtes prêtes à tout pour conquérir le pouvoir. D’un côté un président qui pense revenir au devant de la scène, et de l’autre un journaliste de variété qui espère tirer un maximum d’audience (et donc de reconnaissance) de cette rencontre. Il n’y aura qu’un seul gagnant. Après FREDDY VS JASON, voici FROST VS NIXON et le combat risque d’être royal. Et il l’est. Face cachée, les non-dits remontent à la surface. Car sous leur apparence polie, les deux héros savent qu’une guerre est déclarée et usent de tous les moyens pour déstabiliser leur adversaire. Un combat sans ring devant les caméras. Ron Howard met tout son talent pour rendre cette histoire ambitieuse, pleine de suspense et de rebondissements. Car pour la plupart d'entre nous, cette page historique est connue mais reste floue dans les détails et, bien qu’on ne comprenne pas certaines anecdotes, on ne peut que rester scotchés devant cette partie de ping-pong. Analyse à la fois politique et média, scénaristes n’ont pas penché en faveur de qui que ce soit même si on connaît la fin. On peut reprocher des figures faciles et connues (Frost qui jette son bloc de notes à la fin et parle yeux dans yeux au président), mais FROST NIXON est intense, le face à face est, sans sourciller, de toute grandeur.
Le film tient largement dans le haut de la filmo de Ron Howard, ce qui n'est pas difficile non plus vu la fadeur de celle-ci. D'ailleurs les seules reproches que l'on pourrait formuler contre le film tiennent sur la mise en scène trop léchée et un je-ne-sais-quoi de "complexité" qui manque. Autrement le sujet soulève très bien la fascination qu'exerce le duel qui est le coeur du film et les manoeuvres qu'il y a autour ainsi que l'importance de l'image au détriment du reste. Mais le film vaut surtout pour la confrontation entre deux formidables numéros d'acteurs : Frank Langella, qui incarne merveilleusement l'homme qui a changé à jamais l'image que l'on peut se faire d'un Président des Etats-Unis, et Michael Sheen qui prouve encore une fois après "The Queen" qu'il a un immense talent. Sans être un grand film, une oeuvre captivante.
Il faut se méfier de Ron Howard l'imprévisible ; l'homme incarne en effet la splendeur hollywoodienne ("De l'ombre à la lumière" , "Un homme d'exception") autant que les pires ratages commerciaux de cette même contrée du cinéma ("Le Grinch" , "Da Vinci Code"). Il faut aussi reconnaître que les films d'Howard n'ont certainement pas cette personnalité caractéristique des grands films hollywoodiens des années 50. "Frost/nixon" appartient à la liste de ces films que la carrière de Ron Howard nous a habitué à voir et à prévoir ; soit un thème fort, traité avec intelligence et efficacité, mais sans d'autres fonctions que celle de raconter une histoire résolue. Aucun rapport au monde contemporain n'est à entendre dans l'évocation mise en scène, et la première raison, au-delà du refus de comparer deux époques, est la platitude de la réalisation classique. Les cadrages sont ternes et amollissent un montage pourtant étudié pour éviter l'ennui. Ce n'est pas tant le rythme que l'absence de conviction désactivant tout tempo qui rend le film long, étendu, et répétitif. Car le problème majeur de "Frost/Nixon" est de ne pas donner à certaines scènes-clé une différenciation esthétique par rapport au reste. Les conventions s'installent et s'étirent, jusqu'au bout ; contrairement à "Good night and good luck" de George Clooney (un film voisin dans l'affrontement de pouvoir entre la vérité des médias et la machination politique) qui, non sans défaut, témoignait néanmoins d'une envie de porter l'esthétisme du cinéma américain des années 30 à la perfection technique des moyens d'aujourd'hui, le film de Ron Howard semble considérer l'apport visuel comme une perte des valeurs de fond. Tout reste tristement au stade de la reconstitution, soignée et agréable ; un parti pris qui, pourtant, empêche le film de décoller durant les séquences pourtant passionnantes des interviews, esthétiquement filtrées et dont le résultat fait plus penser à un immobile débat qu'à un duel psychologique d'où résonn
Bon film, qui aborde un sujet intéressant et nous mène dans les coulisses du monde médiatico-politique. Tant le combat de David Frost pour monter ce débat afin d'arracher des aveux à Richard Nixon que les stratégies de défense de ce dernier sont passionnants. Malheureusement, pour une durée de deux heures, le film laisse sur sa faim, car l'intrigue en elle-meme n'a rien d'insoutenable, le sujet de fond est bien plus intéressant et aurait sans doute pu etre appronfondit. On a certes les grandes lignes concernants les reproches faits à Nixon, et les arguments pour la défense de ce dernier quant aux enregistrement des conversations, la guerre du Vietnam et le Watergate. Mais comme le film se montre plutot objectif, et réhabilite par certains cotés Nixon, j'aurai aimé en voir davantage. Enfin, chapeau bas aux acteurs qui sont particulièrment bons.
Le pauvre Ron Howard n'a vraiment pas de chance avec la critique (mais il l'a peut-être un peu cherché ...). Même quand il nous fait un très bon bon film, tout le monde ou presque lui tombe dessus, au titre de ce qu'il a fait avant, comme si il n'était pour rien dans la réussite de ce Frost / Nixon. OK le sujet est fort, le scénario fignolé par un artiste, la reconstitution des 70s impécable, les acteurs épatants (y compris une brochette de seconds rôles de premier plan), mais avec tous ces superbes ingrédients, le réalisateur a le bon goût de réussir à faire monter la mayonnaise et à nous présenter un Nixon complexe, réjouissant, pathétique, et même totalement inattendu.
Etonnant que ce film ait été réalisé par Ron Howard qui avait précédemment commis le Da Vinci Code... mais le mystère s'explique quand on apprend que le scénariste n'est autre que Peter Morgan (The Queen, Le Dernier roi d'ecosse). Un huis clos d'exception, porté par des acteurs qui ont interpreté le rôle deux ans au théâtre. Sobre, efficace et surtout très instructif. Du théâtre filmé, certes, mais d'excellente facture. A voir absolument.
Cet impressionnant face à face mené par deux excellents acteurs est une fidèle reconstruction d'une grande page de la politique télévisée américaine. Mais le résultat a toutefois quelques longueurs dans son système narratif opposant les coulisses de l'interview à la psychologie perturbée de l'ancien président Nixon. On pourrait aussi chercher à y voir le rapport entre médias et politiciens encore omniprésent aux Etats-Unis mais Ron Howard ne fait que reconstituer un débat sans réelle réflexion sociologique sur le sujet.