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Un visiteur
4,0
Publiée le 16 mai 2009
De très loin le meilleur film de Ron Howard, il arrive à mettre en scène cet épisode historique sous la forme d'un duel d'un façon très plaisante à voir ! Frank Langella est tout simplement incroyable dans le rôle de Nixon , on a même l'impression au bout d'un certain temps d'avoir affaire à un documentaire, il est complètement habité par le personnage ! La bonne surprise du moment
FROST / NIXON ou un IMPRESSIONNANT 'face-à-face' d'acteurs ! L'inégal Ron HOWARD propose (enfin) un cinéma plus adulte et aussi plus engagé, et ce pour le plus grand plaisir du spectateur (qui en prend plein les yeux) ! Construit comme un thriller (le suspens est bien présent et surtout bien entretenu, la tension, les coups de théâtre), doté d'un scénario solidement ficelé (jamais manichéen, avec des personnages loin des clichés habituels) et d'un casting MAGISTRAL (dont également les 'seconds rôles', comme le PUISSANT Kevin Bacon ou Sam Rockwell), FROST / NIXON s'avère être l'une des (très) bonnes surprise cinématographique du moment, assurément!! Ron HOWARD signe ici probablement le tout meilleur film de sa carrière, sinon l'un des plus réussi ! Bravo ! [NOTE = 8/10] PS : Les amateurs de films d'action décérébrés (le genre par ailleurs qui fait extrêmement de bien, de temps en temps !), mieux vaut attendre, une petite semaine, la sortie de... Fast & Furious 4^^
Construit comme un film à suspense, « Nixon/Frost » retrace les entretiens du Président déchu avec le journaliste à paillettes qui ont viré au combat de gladiateurs. Il intéresse aussi bien du point de vue dramatique que psychologique. Il faut toutefois souligner que la « mise en image » n’est que la mise en valeur de deux formidables interprètes. Frank Langella surtout, nommé aux Oscars et déjà détenteur d’un Tony pour le rôle de Nixon dans la pièce de Peter Morgan d’où est tiré le film.
Bon film, qui aborde un sujet intéressant et nous mène dans les coulisses du monde médiatico-politique. Tant le combat de David Frost pour monter ce débat afin d'arracher des aveux à Richard Nixon que les stratégies de défense de ce dernier sont passionnants. Malheureusement, pour une durée de deux heures, le film laisse sur sa faim, car l'intrigue en elle-meme n'a rien d'insoutenable, le sujet de fond est bien plus intéressant et aurait sans doute pu etre appronfondit. On a certes les grandes lignes concernants les reproches faits à Nixon, et les arguments pour la défense de ce dernier quant aux enregistrement des conversations, la guerre du Vietnam et le Watergate. Mais comme le film se montre plutot objectif, et réhabilite par certains cotés Nixon, j'aurai aimé en voir davantage. Enfin, chapeau bas aux acteurs qui sont particulièrment bons.
Méprisé par une bonne partie de la presse depuis son très bon Apollo 13 car coupable, selon elle, de livrer des films trop académiques (« De l’ombre à la lumière » pourtant excellent), trop lacrymatoires (« Un homme d’exception », très beau film malgré tout) voire trop bavard (Da Vinci Code pas si mal), Ron Howard effectue ici en quelque sorte son retour en grâce. Il faut dire aussi que le scénario de Peter Morgan, adapté de sa propre pièce mettant en scène le célèbre duel télévisé entre le journaliste David Frost et l’ex-président d’alors, Richard Nixon, a de quoi en inspirer plus d’un. Le résultat obtenu est donc brillant, la confrontation entre l’impeccable Frank Langella et le malicieux Michael Sheen tenant toutes ses promesses. Percutant, pertinent, rythmé et pétri d’humour, ce moment d’Histoire se suit avec délectation grâce à sa mise en scène précise et immersive et à ses seconds rôles aboutis (Kevin Bacon et Matthew MacFadyen notamment). Ainsi Ron Howard se rachète auprès de la presse et se maintient à son niveau d’excellence pour les spectateurs.
Un bon film mais qui ne s'intéresse pas à ce qui est intéressant, comment Nixon a pu décider d'avouer alors qu'il voulait se réhabiliter… On ne comprend pas, le film s'intéresse trop à la préparation… Le film entretiens tout de même le suspens mais il retombe à la fin où l'on attendait quelque chose d'exaltant… Bref film sympa mais qui aurait pu être mieux, reste une très bonne prestation des acteurs
Frost/Nixon part avec l'avantage d'un sujet passionnant qu'est cette confrontation surréaliste entre le président disgrâcié Richard Nixon et David Frost, journaliste plus spécialisé dans le talk-show. Le film semble partir sur des bonnes bases. Réalisé par Ron Howard... là c'est à couteaux tranchants, Howard n'étant pas un spécialiste du genre pour ainsi dire. Mais il faut reconnaître que le cinéaste a su élever sa qualité pour réaliser l'un de ses meilleurs films, à mille lieux des errements du pathétique Da Vinci Code. La mise en scène d'un classicisme aprouvé permet de conserver l'esprit de la pièce dont le film est l'adaptation. Dans ce genre de films, l'interprétation représente un critère crucial : rendons donc hommage aux deux protagonistes principaux, l'excellent Michael Sheen (déjà habitué aux films politiques grâce à sa prestation en tant que Tony Blairdans The Queen de Stephen Frears) et surtout Frank Langella, bluffant dans son rôle de Richard Nixon. Evitant l'écueil de la partisanerie et de la diabolisation, le film a la qualité de s'attarder sur la naissance de ces interviews, reléguant celles-ci à un niveau finalement assez secondaire, hormis la dernière évidemment. On y découvre les à-côtés de ces interviews, les petites combines politiques et le réel amateurisme de Frost, qui finalement ne passe pas pour un héros mais plus pour un utopiste qui a su bien s'entourer. Remarquable et intelligent, Frost/Nixon est finalement une vraie satisfaction, qui redore un peu le blason de son réalisateur après pas mal de ratages.
Un excellent film très bien retracé et mené par des grands acteurs.Langella à un charisme de fou,une présence exceptionelle suivi par Michael Sheen et Kevin Bacon qui son exceptionelle.Une musique magistrale. La mise en scène est propre et on passe un excellent moment
Projet atypique et surtout inattendu de la part du réalisateur Ron Howard, plus habitué aux grosses machines hollywoodiennes qu’aux films politiques. On est pourtant plus proche des "Hommes du Présidents" que du "Da Vinci Code" avec ce "Frost / Nixon" qui retrace un évènement clé de la vie politique américaine peu connu chez nous : l’interview de l’ancien Président déchu par un animateur télé qui va réussir à lui soutirer de surprenantes révélations. Ce pitch plutôt académique va cependant être magnifié par la mise en scène d’un réalisateur décidemment bien trop sous-estimé par la critique et par la qualité de l’interprétation. Côté réalisation, Ron Howard a la bonne idée de ne pas se reposer sur ses lauriers et insuffle un rythme inespéré (très loin de l’austérité qu’on aurait pu craindre) grâce à l’utilisation régulière d’interventions a posteriori des principaux acteurs de l’interview (procédé qui permet également une mise en relief de l’évènement) et à la formidable BO du maître Hans Zimmer. Côté casting, on saluera la prestation de Michael Sheen en présentateur vedette en quête de respectabilité (le personnage est particulièrement intéressant dans ses non-dits et ses frustrations qui le poussent à agir) et de Frank Langella qui, pour une fois, livre une prestation surprenante en Président Nixon, à la fois manipulateur et pathétique. Les 2nds rôles sont également irréprochables, de Matthew MacFadyen en producteur à Kevin Bacon en bras droit dévoué, en passant par Sam Rockwell, Toby Jones, Rebecca Hall et Oliver Platt. Mais il serait injuste d’oublier le talent avec lequel Ron Howard réussi à replacer l’évènement dans son contexte avec ses tenants et ses aboutissants. Le traumatisme du public américain suite au Watergate est subtilement exposé, tout comme le décalage complet de l’équipe de l’ancien Président qui pense davantage au profit financier de l’interview qu’à ses répercussions sur l’opinion publique. Le rôle de la télévision et son impact sont également traités avec beaucoup de pertinence. Quant au final tant attendu, il réussit à ne pas décevoir, Ron Howard ayant fait le choix de renforcer la tension dramatique en se passant de musique pour se concentrer sur le face-à-face entre les 2 hommes. La réussite du film est donc incontestable, son seul véritable défaut étant sans doute le caractère assez confidentiel chez nous de cet épisode typiquement US qui a empêché le film de trouver son public.