Film étonnant puisque, en plus d'un scénario bien ficelé et d'une mise en scène soignée, Akira Kurosawa propose également une forte touche humoristique peu courante dans sa filmographie. Le résultat est encore une fois bluffant et l'on ne peut que passer un excellent moment devant ce "Sanjuro".
Quelle classe Mifune ! Un Kurosawa peut-être un poil trop verbeux et moins puissant et radical (globalement) que Yojimbo, mais Sanjuro excelle dans son espièglerie parsemée ici et là ainsi que dans son message profondément humaniste, sans compter ce final génialissime !
Mifune est excellent dans le rôle de ce samourai qui dresse sa voix et son sabre face à l'injustice. Si le film de Kurosawa à d’indéniables qualités graphiques et si la narration et ponctué de touches humoristiques. Il manque tout de même au film le petit truc en plus qu’insufflait un réalisateur comme Misumi dans ces longs métrages. C'est plaisant à suivre mais il reste une distance entre le spectateur et les personnages de ce film que Kurosawa n'arrive jamais à supprimer.
" Un bon sabre est celui qui reste dans son fourreau ". Akira Kurosawa poursuit son incursion dans le cinéma médiéval et renoue avec l'anti-héros de son précédent film Yojimbo mais se perd un poil entre divertissement comique et film plus politique. Sanjuro n'a jamais réussit a capter mon attention et m'a profondément ennuyé, pourtant ces ouailles habituels sont de mises, à revoir peut être un autre jour ...
Un des films références dans la filmographie de Kurosawa car bien que ce soit la suite de « Le garde du corps » où l’immense Toshiro Mifune reprend son rôle du samouraï errant, arrogant, irrévérencieux mais diaboliquement malin et invulnérable avec un sabre, qui va se mettre du côté des faibles, c’est une approche assez différente du cinéaste pour raconter cette histoire. Il a biensûr usé de son humour toujours aussi fin et percutant mais la mise en scène est particulièrement théâtrale, outrancière et avec l’appui de cette musique décalée, ça nous rappellerait presque un dessin animé de Tex Avery. Je ne reprocherai que la petitesse des décors qui n’est qu’un petit village où les opposants sont quasi voisins de palier. Et vu l’intensité des voix dans les dialogues, on a un peu de mal à croire qu’ils ne se soient pas repairés et/ou dénoncés plus tôt…
Kurosawa réussit un excellent exercice de film de samourai pacifique ; un film non-violent chez les samourais! Il y a un gros travail de distanciation par la mise en scène et beaucoup d'humour, limite burlesque.
Avec "Sanjuro", le cinéaste s'amuse aussi à déconstruire toute l'imagerie virile du samourai : le grand guerrier doit servir d'escabeau à une femme ou cueillir des fleurs ! A ce sens, il préfigure selon moi Leone bien sûr, mais aussi Tarantino ou Kitano qui prennent également plaisir à casser l'imaginaire très masculin des yakuzas (voir "Sonatine" ou "Zatoichi") ou des gangsters ("Reservoir Dogs", "Pulp Fiction"). Pas mal comme filiation.
Le contraste entre l'univers masculin de Sanjuro et celui, féminin, des camélias est génial, drôle autant que poétique. Le final achève avec puissance cet éloge de la non-violence.
Excellent film de samouraïs, un scénario avec de multiples rebondissements. Une mise en scène qui est un vrai régale et en plus un rythme d'enfer (parfois ce genre de film est un peu trop lent). Vraiment un bijou de plus à l'actif de Kurosawa.
Akira Kurosawa sait maitrisé ses sujets et les thèmes qui l'aborde avec une maitrise si unique ! Que dire de Sanjuro qui est un film d'action/drame très prenant du début jusqu'à la fin ! Que dire de la performance de Toshiro Mifune ! Très bon !
Akira Kurosawa réalise là un film qui a inspiré la légende de l'homme sans nom qui vient protéger ses semblables dont on retrouvera les caractéristiques avec Léone. Le personngae de Sanjuro (génial Toshiro Mifune) campe un samourai qui use de l'intelligence avant de frapper, qui sait parfaitement user de ruse pour déjouer d'autres pièges. D'ailleurs le film, dont la mise en scène est exemplaire, n'est qu'une succession du jeu du chat et de la souris où chacun essaie de tendre un piège à l'autre mais ils échouent souvent. Il y a une légereté de ton dans ce film, il n'y a que peu de scènes de combats, l'objectif ici n'était pas de montrer la violence mais de comprendre comment la canaliser. Le samourai met d'ailleurs dans un plan final superbe fin au règne d'un samourai qui lui use de violence. Le Bien l'emporte c'est un film optimiste, intelligent et maîtrisé. Du grand Kurosawa.
Contrairement à d'autres films du maître Kurosawa, "Sanjuro" a la faculté d'offrir beaucoup d'action, un suspens assez présent et une thématique centrée sur l'espionnage et la tromperie. Mifune incarne avec brio et charisme un samouraï malin et puissant. Le rendu noir / blanc est superbe et la mise en scène de Kurosawa est, comme à son habitude, brillante. Le réalisateur réussit parfaitement à mélanger drame et humanisme, ce que les acteurs réussissent très bien à faire ressentir.
Kurosawa signe un pur film d'action pour cette nouvelle aventure du rônin mal élevé et cynique mais intelligent et doué au combat campé avec jubilation par le grand Toshirô Mifune. Comme toujours chez le cinéaste, la mise en scène est soignée et le duel final est vraiment bluffant.
Comme Yojimbo, Sanjuro est centré sur ce même personnage, à savoir un samouraï sans maître, ni foi, ni loi, préférant ruser plutôt que d'utiliser son sabre et il est ici question de corruption au sein d'un clan qui va recevoir son aide.
Akira Kurosawa signe-là une oeuvre de transmission, symbolisée par la séquence finale, où Sanjuro va venir en aide à un groupe de neuf samouraïs. Ici il propose un plaidoyer contre la violence via un scénario bien écrit et rusé, où ces derniers rechercheront le chambellan kidnappé par leurs ennemis. Les personnages sont particulièrement passionnants, tout comme les relations qu'ils entretiendront et tout sonne toujours vrai et juste, Kurosawa sachant bien mener son récit et montrant un réel talent pour raconter une histoire.
Dans Sanjuro, l'action est peu présente, les rares séquences sont vraiment bien faites mais toute l'intensité et la violence passent par les regards et expressions des personnages, Kurosawa sachant en faire ressortir diverses sensations. L'oeuvre n'en oublie pas d'être parfois plutôt drôle, notamment par le biais des protagonistes féminins, orchestrant même quelques séquences vraiment savoureuses, à l'image de celles avec le méchant capturé, tandis que le metteur en scène de Rashomon se montre souvent humaniste et surtout assez puissant, notamment dans l'atmosphère proposée.
Le montage est réellement remarquable, le cinéaste japonais a l'art de de merveilleusement découper son film et de parfaitement maîtriser l'espace, tandis qu'il sublime le contexte de l'oeuvre par ses mouvements de caméra et ses plans (d'ailleurs le cadre du film est vraiment agréable et assez simple). Une fois de plus, Toshirô Mifune est totalement impressionnant dans ce rôle de samouraï grossier et moralement flou, il tient souvent le film sur ses épaules, et son personnage est aussi intrigant que passionnant et parfois assez drôle, notamment durant ses siestes, tandis que les autres comédiens arrivent à exister et lui rendent très bien la réplique.
Avec Sanjuro, Akira Kurosawa reprend son personnage de Yojimbo et propose une oeuvre où la violence est rarement retranscrite visuellement et dresse un portrait humaniste, parfois drôle et surtout intense, ce qui se ressent notamment dans l'interprétation de Toshirô Mifune.
Un film à voir ou à revoir. Un vrai plaisir, drôle, malin, épique bref comme on en fait plus. La photographie extrêmement soignée, une mise en scène fluide et irréprochable. Le duo Kurosawa/Mifune fonctionne encore, et livre l'une de leur meilleure collaboration.
Ce que l'on perd en délire dans la BO par rapport à "Yojimbo", on le regagne largement dans l'histoire. Akira Kurosawa se lâche totalement et cela lui va bien. Des scènes de combats excellentes (dont la dernière fait un véritable bond dans la modernité pour ce qui est de la représentation de la violence au cinéma!) et énormément d'humour, voilà deux ingrédients magiques que contient ce film. Ce deuxième volet des aventures du rōnin pouilleux mais vraiment trop fort et agent double à ses heures est aussi irrésistible que le premier. Le tout avec une phrase que pour faire trop mon malin je vais citer à tout va "Les meilleurs sabres doivent rester dans leur fourreau!" et le génial Toshiro Mifune dont on ne fera jamais suffisamment l'éloge. Que demander de plus ?
Un bon film de kimono et katana avec une histoire bien construite qui bénéficie beaucoup de la présence de Toshiro Mifune. A noter une bagarre assez convaincante et le duel final saignant même si le propos du film est plutôt un appel à la non violence et la difficulté de vivre libre en société.