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officiel76
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0,5
Publiée le 22 juin 2009
honteux. il n'y a pas d'autre mot. non seulement cela n'a rien de nouveau ni d'inventif, mais c'est épouvantable de mauvais goût, le réalisateur est décidément un grand malade. à fuir, et, heureusement, ça n'a pas grand succès. tant mieux.
Pas de réel scénario, ce qui revient et ce que je n'apprécie guère c'est cette volonté puérile comme le disait Baudelaire de "choquer le bourgeois", ce désir de repousser les limite d'une certaine dignité humaine qui n'a pas de sens pour certains. Mélanger le politico polémique à 2 sesterces et vouloir choquer pour choquer et rien d'autre si ce n'est pour ébranler les moeurs 2 semaines et puis disparaître je trouve ça assez nul voire fatiguant et stupide. Le cinéma ce n'est pas ça. Le vrai cinéma laisse une trace à l'esprit humain et non un crachat. Au passage la scène de la castration est mal tournée.
Antichrist est une sorte de fable morbide. Le réalisateur donne un cadre au croisement de sentiments extrêmes et l'ambiance qui en découle est à la fois terrifiante et envoûtante. La technique plastique est irréprochable: ce film est incompris et Von Trier est un génie.
Voici une métaphore puissante sur le deuil et la culpabilité pour laquelle Lars Von Trier nous sert un paquet de scènes chocs. Je peux comprendre l’aversion de certains envers ce Antichrist mais il faut reconnaître que la photographie est somptueuse, en témoigne cette incroyable scène d’intro visuellement magnifique mais aussi particulièrement cruelle. Tout le reste ne sera qu’un chemin de croix vers la folie dont seul Von Trier a finalement le secret. Ce n’est pas une pellicule « facile », à interpréter par exemple mais le but du réalisateur semble atteint. Il voulait choquer, c’est chose faite, mais il ne faut absolument pas s’arrêter à ça. Cela demande un petit peu de réflexion certes mais au pire il est toujours possible de se délecter des interprétations de Charlotte Gainsbourg et Willem Dafoe. Une drôle d’expérience en somme, aussi vertigineuse que sombre, à ne pas mettre devant tous les yeux …
Comme d'habitude chez ce réalisateur, mélange très spécial de dialogues très longs et lents, avec des scènes très dures, sexuellement explicites et chocs. Le tout avec des images à la fois belles et tordues !
J'ai très longtemps reculé devant l'idée de regarder "Antichrist", malgré le grand intérêt que je porte au travail déviant de Lars Von Trier, n'ayant pas particulièrement envie de souffrir devant les fameuses scènes déplaisantes amplement commentées à la sortie du film. Ayant finalement rassemblé assez de courage, j'ai donc affronté - les yeux parfois fermés - le délire sadique et gore du Danois fou et tenté de sauver de cet assemblage de moments sublimes et de bêtise crasse ce qui pouvait l'être. Car "Antichrist" confirme une fois de plus le talent extraordinaire de réalisateur de Von Trier, alignant nombre de scènes sublimes portées par des intuitions parfois fulgurantes : cette manière qu'a Von Trier de filmer la nature et la menace sourde qui s'en dégage me semble justifier à elle seule la vision du film. Malheureusement, le sadisme inexcusable du prologue, insupportable pour quiconque a des enfants, et la cruauté gratuite des mutilations sexuelles de la fin de "Antichrist" rendent le film extrêmement déplaisant, et ce d'autant que son "sujet" est pour une fois d'une grande maladresse, voire d'une indéniable malhonnêteté intellectuelle. Du procès de la psychanalyse (aberrante telle que pratiquée par le personnage de Dafoe) à la dénonciation du "gynocide" moyen-âgeux (que Von Trier retourne non sans perversité comme un gant), les raccourcis sont ineptes, voire grotesques. Il me semble par contre que la dénonciation habituelle "d'hyper-misogynie" portée contre le film résulte d'une lecture trop superficielle d'un film qui est avant tout l'illustration "tripale" de la souffrance indicible d'un artiste en pleine confusion : si l'on se laisse un tant soit peu porter par les visions torturée de Von Trier, on peut même voir "Antichrist" comme l'auto-portrait le plus honnête et le plus déchirant du Danois. Ce qui n'en fait pas un très bon film pour autant.
Avec Antichrist, Lars von Trier signe un film choc extrêmement douloureux à regarder. L'histoire nous fait suivre un couple qui perd son jeune enfant pendant qu'ils étaient entrain de faire l'amour. Suite à cela, ils vont se retirer dans un chalet isolé ou le mari thérapeute va tenter de soigner sa femme totalement dévastée par la perte de son enfant en lui faisant faire des exercices. Ce scénario affiche la couleur d'entrée et ce tout du long de ses près d'une heure quarante de visionnage qui ne sont que souffrance tant cela semble durer deux fois plus longtemps, dû au fait que ce récit est d'une grande dureté. Il nous fait suivre les différentes étapes du deuil à travers plusieurs chapitres faisant références à la religion. Autant dire qu'on ne prend aucun plaisir du début à la fin vu comme c'est violent, d'autant plus que ce drame intimiste est assez excluant. C'est lourd, pesant et de plus en plus trash au fil des minutes, nous balançant au visage des scènes insoutenables qu'on ne veut pas voir. Étrangement, malgré la tragédie et les très bonnes prestations des deux seuls acteurs du film que sont Charlotte Gainsbourg et Willem Dafoe, leurs échanges ne véhiculent pas beaucoup d'émotions si ce n'est du dégoût lors de certains passages. Cela est en parti dû à des dialogues peu intéressants, qui ne parviennent pas à toucher. Pourtant la réalisation de Lars von Trier très naturelle est proche de ses acteurs. Au point de les voir souvent dénudés, filmant les corps avec plaisir et bestialité de façon explicite, ce qui arrive souvent vu que madame se change les idées en pratiquant le coït à tout moment. Quelques plans sont visuellement marquants tant ils ressemblent à des tableaux mais ils sont malheureusement peu nombreux. Le reste du temps l'esthétique est moins soignée et mémorable pour d'autres raisons. Ces images sont accompagnées par une b.o. particulièrement discrète même si ses notes sont appréciables quand elles se font entendre. L'ambiance sonore amenant la sauvagerie prend le dessus sur celle-ci avec ses silences et ses bruits environnants. La fin pour sa part est assez insipide et nous confortes dans le fait que même si ce n'est pas un film raté, cette œuvre singulière dérangeante nous fait voir quelque chose qu'on n'a pas envie de regarder. Car oui, Antichrist est une punition, il faut avoir du courage pour s'infliger ce long-métrage traumatisant tant il est effroyable.
Vouloir provoquer juste pour dire de transgresser la norme ne peut justifier ce long-métrage érotico-horrifique de Lars Von Trier évoquant le deuil d’un enfant dans un verbiage aussi grotesque qu’insignifiant sur le fond en dépit d’une qualité plastique évidente dès sa scène d’ouverture. Abscons de bout en bout, ne suscitant que le dégoût, seule la présence de Charlotte Gainsbourg s’abandonnant dans son rôle est à souligner, tout le reste est un immense gâchis à jeter aux ordures.
Anti Christ se voulait choquant et unique, il sera juste inutile, sans intérêt, ni lynchage ni louange. Après un prologue intéressant dans sa mise en scène (quelques plans magnifiques et superbement montés, malgré des idées simples) le film tombe dans un narcissisme de réalisation fidèle à son réalisateur. Le fait de dézoomer un plan tout en reculant et recadrer en plein dialogues entre deux comédiens ne le gêne nullement. Pour Von Trier le cinéma est son « dogme », on peut même se permettre de placer la caméra, ne rien faire et laisser les comédiens agir (l’ineffable Dancer in the dark, pourtant adulé (sic.)). On peut donc retenir que le cinéma est libre, est ouvert, mais quand celui-ci se tourne vers l’art, pour rester dans le 7ème (art) on se doit de compter une histoire sous quelque forme que se soit (le sublime Gerry). Quand on « traficote » un semblant de trame narrative et que l’on cherche le vulgaire facile, rien de ça ne ressemble au cinéma. Misogyne comme à son habitude le réalisateur n’oublie pas de nous faire savoir que la femme préfère le désir charnel à celui maternel ou bien serait-ce le discours de la soumission des pulsions ? On ne peut savoir avec une telle réalisation. Le tout emballé dans des métaphores et symbole d’une lourdeur et d’une facilité affligeantes. Pas choquant, pas unique, juste inutile, alors, restons en là.
Expression de l’inconscient du réalisateur déprimé depuis trois ans, Antichrist ne peut être jugé par des "Kritik-de-Kan" très excités par leur propre ego. Œuvre d’art ? Possible. Je n'ai pas grand choses à dire de plus que les autres (bonnes) critiques. Personnellement l’œuvre d’art qui m’a le plus secoué est "Taxidermie" (2007), bien plus cohérent, mais sur des thèmes proches. Alejandro Jodorowsky disait : "Il faut regarder les films avec les couilles, les viscères, le cœur. Les critiques sont les flics de l’intellect et de l’art. Ils vont accepter tout ce qui est admis par la société, ils vont protéger la culture, mais dès qu’il y a l’introduction d’un élément nouveau, dès que les barbares arrivent, comme les flics, ils donnent des coups de bâton. Il faut se bagarrer avec eux, sans pitié." Donc si vous n’aimez pas être dérangé, si vous n’aimez pas la poésie et si vous n’aimez pas le mystère, alors… alors vous faire f… !
Le reflet antithétique, sombre et malsain de Melancholia. Premier segment d'un dyptique apocalyptique sur la dépression et ses conséquences. Y a pas à dire, il s'en passe des choses dans la tête du cinéaste Danois. Un film maudit, et fou. Une oeuvre malade, grotesque par moments, ravageuse, tapageuse, outrancière, et en même temps quelque peu esthétisante.
Voulant explorer davantage la filmographie de Lars von Trier, je me suis lancé dans le visionnage de "Antichrist". Considéré comme étant une œuvre très compliquée à regarder, je dois dire que je confirme ce jugement, même si ce n'est clairement pas un facteur de qualité en ce qui concerne ce projet. Dans l'ensemble, j'ai trouvé que le film était franchement mauvais et qu'il ne sert finalement pas à grand-chose. Continuant donc simplement la longue tradition des longs-métrages de ce réalisateur, le film est globalement assez provocant et tourne surtout autour de thématiques plutôt graves. Ici, alors que l'on pourrait croire que le sujet sera le deuil, l'histoire bascule dans un affrontement entre l'homme et la femme. Et avant de parler des sujets qui me dérangent, je dois quand même émettre un bon point : la réalisation de Lars von Trier. Objectivement, je l'ai trouvé plutôt soigné, notamment lors d'une introduction au ralenti, et en noir et blanc, sublimé par la musique. Malheureusement, mon intérêt envers ce projet s'est arrêté une fois que cette scène s'est terminée, car, comme je l'ai dit, je n'ai jamais réussi à rentrer dans ce qu'il me proposait. Sur le papier, je comprends ce que ce dernier souhaite nous raconter, au travers de l'emprise de cet homme sur sa femme. C'est lui qui impose les règles, et dans une situation aussi forte qu'un deuil, la pression est trop particulière pour ne pas exploser. Alors, cette dernière cherche à reprendre le dessus, et les choses vont aller loin, avec des paraboles complexes sur pas mal de choses (d'où le titre du film). Et à ce niveau, beaucoup d'éléments m'ont empêché de me sentir pris par ce développement. Déjà, car je n'ai pas trouvé que Willem Dafoe ou Charlotte Gainsbourg étaient particulièrement accueillants. Je les ai trouvés assez vides, même si cela ne vient probablement pas que d'eux. En effet, nous connaissons Lars von Trier et il aime nous mettre à distance de ses héros. Et honnêtement, c'est un procédé qui me laisse toujours sur le carreau, car je ne ressens donc jamais le moindre attachement envers ces personnages. Sachant donc que nous sommes face à des héros peu attachants et joués d'une manière vraiment en retenue par leurs interprètes, il a été difficile de m'intéresser à tout cela quand 3/4 du film se résume à des échanges entre eux. La plupart sont franchement soporifiques, le rythme n'étant jamais généreux. Il n'y a que lors de la conclusion que les choses s'accélèrent, mais cela en devient assez déconcertant. Certes, l'idée est évidemment de provoquer, avec pas mal de sous-entendus, mais le ton ne réussit jamais à donner une crédibilité à tout cela. À mon sens, le montage empêche vraiment à l'ensemble de prendre, le rythme des coupes étant parfois anarchique. Je comprends donc ce que l'on me raconte et comment on veut me le raconter, mais rien, que ce soit dans la forme ou dans le fond, ne m'a aidé à m'y intéresser. Lars von Trier peut m'exprimer ce qu'il veut, il m'ennuie, et c'est comme ça. Pour conclure, un ensemble finalement très ennuyeux.
Lars von Trier ne laisse jamais indifférent et c'est encore le cas ici. Esthétiquement c'est excellent, pour le reste certains diront que le seul but de cette réalisation (et donc de Lars Von Trier) est de choquer le spectateur, d'autres diront qu'il explore avec brio les méandres de l'esprit humain, la vérité se trouve probablement entre ces deux avis tranchés.