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Flex07
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1,0
Publiée le 31 juillet 2011
Visuellement poétique et touchant L’illusionniste pêche plutôt sur le rythme et c'est bien dommage. Le fond de l'histoire n'est pas si incroyable mais restez jusqu'au bout pour tout de même admirer le paysage.
L'illusionniste est un film qui parle de lui même, plongé dans la modernité, le style commun à Tati cherche à s'imposer: le voyage est intéressant et constitue un hommage émouvant au grand Jacques Tati.
A part des belles images animées qui reflètent très bien le Paris à l ancienne, L’illusioniste demeure un peu silencieux, calme et même lourd à la fin. Mieux vaut voir un bon Dreamworks. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 2/5
Après des Triplettes de Belleville qui valaient franchement le détour, nous voici avec un Illusionniste mis en boîte comme un hommage à Jacques Tati (dont il reprend un scénario abandonné). Comme avec le cinéma de ce dernier dont il reprend allègrement bon nombre de codes, on finit par tomber un peu dans une atmosphère lénifiante, où les sourires du début disparaissent pour laisser planer une mélancolie et une tristesse surabondantes dans cette histoire consacrée à la tradition vieillissante du music-hall. C'est joliment fait et avec beaucoup de goût, mais persiste une impression de langueur et d'un certain manque d'émotion, sans doute causé par des "péripéties" un peu trop convenues.
Le duo d’Édimbourg Après l’énorme succès des Triplettes de Belleville, difficile de rebondir. Chomet est parti s’installer en Écosse où il a ouvert son propre studio dont c’est le premier long. L’histoire est celle d’un solitaire dégingandé, magicien de profession, précaire de condition. Suite à une proposition, il quitte Paris et se retrouve sur une île paumée en Écosse. Il y rencontre une jeune demoiselle sans le sou qui le suivra partout. Ce grand bonhomme, c’est M. Hulot bien sûr. Si on se le dit au début, c’est parfaitement explicite plus tard. L’humour fin et muet est au croisement de l’univers de Tati et de celui de Chomet. On adhère ou pas. Perso, j’aime la poésie de ces situations et les gags burlesques qui se glissent de ci de là. On pourra peut-être s’agacer en revanche du personnage féminin dont l’attitude est parfois … pénible. Mais dans ce monde qui ne communique pas, l’absence de dialogues et l’excès des réactions traduisent la solitude des personnages, chacun évoluant ou se débattant dans sa bulle. Visuellement, c’est très beau quand on aime le style et l’animation est d’une extrême fluidité et parfaitement expressive. Le regret majeur voire même la faute impardonnable est d’avoir cédé à cette tendance de la tambouille numérique. Ainsi, de nombreux éléments (par ailleurs tout à fait dispensables) ont été intégrés au film en CGI. De grosses tâches, de gros aplats de pixels sur un magnifique dessin. Reste que ça se regarde avec plaisir.
Les univers de Sylvain Chomet et de Jacques Tati étaient faits pour se rencontrer.Sur un scénario inachevé du second,le premier réalise un film d'animation adulte en 2D,d'une infinie tristesse.C'est un bel hommage à Tati qui est rendu,à travers ce magicien déguinguandé et solitaire qui ressemble tant à Mr.Hulot.Dans les années 50,où le rock'n roll fait fureur,les artistes de music-hall n'ont plus la côte,et doivent se retrancher dans des endroits reculés pour continuer à exercer leur profession.La vision de Chomet est un tantinet négative,entre un ventriloque alcoolique,un clown dépressif et donc un magicien désespérant de retrouver un public.Ses choix artistiques peuvent faire l'objet de débats.L'absence quasi-totale de dialogues,laisse certes,place à la poésie,mais oblige le récit à rester très classique,voire ennuyeux.C'est dommage de dire ça,mais c'est la vérité,même si cela est contrebalançé en partie par la petite musique planante qui emplie nos oreilles de nostalgie.Les rapports entre le vieux saltimbanque et la jeune fille sont pudiques et sincères,mais leur rencontre n'est vouée qu'à être éphémère...Enfin,si Tati aurait sûrement apprécié cette version,il y aurait imprimé une note plus humoristique et moins plombante.
Après les très bons "La Vieille Dame et les pigeons" en 98 et "Les Triplettes de Belleville" en 2002, Sylvain Chomet nous propose " L'Illusionniste", lui aussi récompensé par un César du Meilleur film d'animation en 2011. Comme tous les films de ce réalisateur, celui-ci a une belle âme. Le scénario original de Jacques Tati, nous plonge dans l’univers du music-hall des années 60. Il nous propose l'histoire, tristounette et assez caricaturale, d'un magicien devenu obsolète. Après les déceptions professionnelles de Paris et Londres, ce dernier s'exile vers l’Écosse. Le film souligne une opposition sarcastique entre les anciens métiers du showbiz et les nouvelles vedettes rock montrées comme des zazous efféminées. Avec peu de dialogues (l'essentiel étant l'imagerie), la réalisation nous offre des décors ingénieux aux couleurs épurées et un graphisme d'une grande finesse. Même avec quelques bribes d'humour, Sylvain Chomet, s'éloigne du style humoristique de Tati, en jouant sur la nostalgie, la sensibilité et l'émotion avec de savoureuses séquences emplies de finesses et de générosité.
Animation franco-britannique assez spéciale de Chomet de 2010 on retrouve ce style nostalgique et hurluberlu des Triplettes de Belleville, caustique et transmis sans vrais dialogues avec des personnages simples mais plutôt farfelus tel l'écossais ivre spoiler: qui apparait encore en toute fin du film après le générique . Triste en partie mais surtout poétique par son rythme et ses images ; ce n'est pas trop une animation pour les enfants mais pour ceux qui apprécie le personnage de Jacques Tati et son époque de l'histoire située en 1959. Réaliste et peu réaliste, authentique ou non, hommage ou pas c'est très soigné et tendre.