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Un visiteur
1,5
Publiée le 21 avril 2013
La valeur du casting est proportionnelle à ma déception, on assiste bien à quelques numéros d'acteurs mais cette comédie "musicale" reste un grand n'importe quoi à classer dans la section ovni.
Encore une fois totalement loufoque mais dans le sens niais et bête. Éventuellement pour le côté musical une demi-étoile en plus. Un peu mieux toutefois que certains autres films assez spéciaux. Ici il y a une vitalité tout à fait à propos dans le style kaléidoscope de la vie.
C'est une comédie musicale à sketches, co-écrite par Guy Bedos, traversée par de nombreuses vedettes, émaillée de quelques chansons yéyé ou pas, et dont la nullité comique est plutôt désarmante. Il n'est pas jusqu'au sens du film qui m'a échappé complètement. Le préambule du film met en scène deux jeunes cinéastes adeptes du cinéma-vérité. Dans quel but? Mystère. On trouve bien quelques micro-trottoir mais on n'en comprend pas l'utilité au coeur du film. Pour le reste, la comédie met en scène des personnages sans talent comique, grossiers, des sketches pas drôles, et il n'y a aucun numéro d'acteur à retenir. Les jeunes femmes sont, ici, des mannequins ou des streap-teaseuses ou des prostituées. Il y a probablement des intentions satiriques. Ainsi, cet extrait -interminable- d'un film qui moque la Nouvelle vague ou plus précisément, semble-t-il, "L'année dernière à Marienbad" de Resnais, ou bien cette vedette de cinéma décérébrée jouée par Guy Bedos qui prétend devant la presse jouer des rôles intellectuels. Ce n'est pas plus subtil et inspiré que les autres sujets. Le film, par sa nature, est décousu et foutraque. Ce n'était pas fait pour m'aider à sortir du profond ennui et de l'expectative où m'a plongé le réalisateur Jacques Baratier. Ces dragées au poivre sont sans piquant.
J'avais vu ce film à sa sortie en 63, j'avais 18 ans et j'avais pensé que c'était un navet nul. Je viens de le revoir -50 ans plus tard- et je dois corriger mon jugement, c'est un affreux navet hyper archi nul.
Film-symptôme d’une époque où la fantaisie se prenait volontiers pour de la subversion, Dragées au poivre se veut une satire de la Nouvelle Vague, mais n’en garde que les tics les plus inoffensifs. Baratier et Bedos prétendent tirer à boulets rouges sur le conformisme ambiant, mais leur charge ressemble davantage à une pochade potache qu’à une véritable démolition. Le film s’ouvre sur un ton impertinent, vite dilué dans un cabotinage général où l’on peine à distinguer la moquerie du simple désordre. Tout cela se laisse regarder — sans ennui, mais sans éclat — tant la mise en scène manque de mordant. Ce n’est ni féroce, ni vraiment inventif, rarement drôle. Reste le plaisir incontestable du casting, où Baratier aligne à la queue-leu-leu la quasi-totalité du gratin hexagonal : Belmondo, Signoret, Brasseur, Marielle, Vitti, Karina… Mais tous passent, sans qu’aucun ne marque vraiment.