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Seconds - L'Opération diabolique
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Pascal
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4,0
Publiée le 16 juin 2026
Venu de la télévision au même titre que Sidney Lumet ou Arthur Penn, John Frankenheimer n' a pourtant pas aujourd'hui une place équivalente dans le panthéon de la cinéphilie. Il a malgré tout laissé plusieurs opus très réussis dont " Seconds " n' est pas un des moindres.
De nos jours devenu culte, " Seconds " ( 1966 ) fut pourtant au moment de sa sortie totalement négligé tant de la part du public que de la critique.
Alors certes, on pourra voir dans le scénario une variation sur le thème du complot qui donna de très grands films dont le new Hollywood fut friand ( " les trois jours du condor " de Pollack, " conversation secrète" de FF Coppola, " les hommes du président" ou " A cause d'un assassinat" de Alan Pakula, " la théorie des dominos " de Stanley Kramer...".
Le scénario peut aussi relever du cinéma d'anticipation à la " 4 ème dimension" et c'est peut-être même dans ce registre qu'on le situera au premier abord.
On peut aussi y voir un regard psychologique sur la dichotomie entre l'apparence ( le rôle social, l'image que l'on donne ) et la vérité de la substance intérieure - c'est à dire sur qui on est véritablement lorsque le masque social est retiré ( Bergman travaillera beaucoup sur le sujet au travers de la persona - il en intitulera comme on sait, un de ses opus les plus célèbres ).
Devenu culte aujourd'hui, " Seconds " est sans doute une des réussites majeures du cinéma américain de la période et l'occasion de se pencher de façon plus attentive sur le travail artistique de John Frankenheimer, sans doute injustement négligé ou minoré.
A ce titre, il ne serait pas inutile que l'on réédite enfin " sept jours en Mai" (1964 ) difficilement visible, bien que sa réputation soit des meilleures.
Il faut aussi saluer le travail remarquable effectué par Jean-Baptiste Thoret pour la défense du cinéma américain de cette période exceptionnelle, qu'on définit aujourd'hui sous l'étiquette du nouvel Hollywood.
Vu ce film enregistré par curiosité à la télévision, sans savoir à quoi m'attendre. Quelle gifle ! On comprend au générique que l'on est dans le fantastique, mais ça commence doucement par une description d'une vie américaine banale et monotone. Puis le film bascule et le réalisateur fait monter l'angoisse. Le personnage principal doit faire un choix d'abord refusé mais l'attrait de changer de vie l'emporte. L'habilité du réalisateur distille de l'angoisse, de l'incertitude très efficacement. Le personnage arrive dans un meilleur des mondes où il ne se sent pas à l'aise mais ne le refuse pas. La scène de bacchanale dionysiaque est très saisissante (on est à l'époque du mouvement hippie). La suite est à découvrir mais le film pose en fait des tas de questions. Qui on est ? comment on nos proches nous voit ? L'amitié est-elle un leurre ? vers quoi le progrès nous embarque ? Les deux acteurs qui jouent le même personnage sont justes comme le reste des rôles. Un grand film en fait.
Cette intéressante réflexion sur l'envie de changer de vie s'appuie sur un solide scénario et de très bonnes interprétations dont celle de Rock Hudson. Le récit part de la vie trop bien rangée d'Arthur, qui accepte de rentrer dans un programme particulier qui lui offre de changer totalement de corps et donc de vie. Bref de repartir de zéro sous les traits de Tony Wilson, mais en conservant l'essentiel de son argent et avec l'assistance de l'entreprise organisatrice du programme. Le film pointe les délires du fondateur de l'entreprise, qui décide quelle sera la nouvelle vie des candidats au changement, alors que ceux-ci cherchaient justement à échapper à une vie monotone où ils ne décidaient de rien. Mais le fondateur doit rendre des comptes aux actionnaires de son entreprise et ne peut se permettre trop d'échecs... Il s'agit donc de quitter le carcan d'un monde malsain et sans surprise pour un autre avec les mêmes défauts mais plus impitoyable encore. La mise en scène, avec ses nombreux gros plans, illustre le trouble et même la folie qui s'empare d'êtres qu'on déracine violemment. Quant à la fin du film, elle est glaçante.
Je vais être honnête : ce film m’a profondément déçue. Malgré un scénario prometteur sur le papier, le résultat final est loin d’être à la hauteur. Pire encore, il est d’un ennui mortel, à tel point que je me suis endormie à plusieurs reprises et que j’ai dû revenir en arrière pour ne pas perdre le fil. Le problème ? Une surcharge de réflexions métaphysiques mal amenées et mal exploitées. Au lieu de captiver, ces prétentions intellectuelles alourdissent le récit et finissent par perdre le spectateur. Dommage, car l’idée de départ avait du potentiel.
C'est à peine si j'ose vous parler de la douche froide que je m'étais prise sur la figure lorsque je l'avais regardé pour la première fois. Je me suis dit qu'avec le temps, mon jugement allait s'adoucir. Mais non. J'ai à lui faire exactement les mêmes reproches qu'avant. A savoir une histoire tout ce qu'il y a de prometteuse, mais qui ne décolle malheureusement jamais et qui ennuie bien plus qu'autre chose. Une mise en scène qui fait mal aux yeux tant elle use et abuse d'effets de caméras qui ne servent absolument à rien. Et un casting d'une grande faiblesse. On aime bien Rock Hudson et c'était ambitieux de sa part de s'éloigner aussi diamètralement de ce qu'on lui connaissait, mais il n'est jamais crédible et rend son personnage presque ridicule. Film qui s'est fait descendre en flammes à sa sortie, on le comprend aisément.
Réalisation très curieuse, rythme décousu, mais un pitch de départ intéressante. Un final assez 4e dimension qui fait que ça aurait mieux marcher dans un format court. Quelques longeurs (notamment la scène avec les vendanges assez hallucinante mais qui n'apporte rien au film). Vite vu, vite oublié.
Dotée d'une réalisation baroque aux accents fantasmagoriques annoncés dès le fascinant générique de Saul Bass, l'intrigue illustre l'insatisfaction bourgeoise à travers l'ennui sentimental, professionnel, personnel d'un quidam désireux de changer de vie et pourtant incapable de déterminer seul ses besoins ou ses passions. Embrigadé dans une expérience fantastique par un ami lui-même leurré par les promesses d'une entreprise corrompue, le héros se laisse porter par les événements, ne trouvant d'issue que par une nouvelle échappatoire illusoire. Très intrigante originellement, la narration perd ensuite en attrait par des excès inutiles ou maladroits pour exprimer le vertige du protagoniste. Inconstamment intéressant.
Un film surprenant qui ne laisse pas indifférent.... Peut on vraiment changer ? tel est la question que beaucoup de psy on voulu répondre. Le film dis maleuresement que non.... pessimiste mais vrai !
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4,0
Publiée le 12 juillet 2022
L'une des oeuvres majeures de John Frankenheimer, plus que jamais en phase avec la sociètè! C'est le troisième et dernier volet de sa trilogie sur la paranoïa commencè avec "The Manchurian Candidate" (1962). C'est clairement le long-mètrage le plus radical du cinèaste où tous les genres se mèlangent, du film noir au film d'anticipation, avec un dèbut qui donne bien le ton! On est happè par l'histoire et on ne sait pas du tout ce qui s'y passe et à quelle sauce le personnage principal va être mangè! Dans ce rôle, Rock Hudson est tout simplement remarquable en affrontant pour la première fois à l'ècran ses doutes et ses peurs! Original, fascinant, hallucinant : "Seconds" (1966) ne peut laisser indiffèrent! Mal reçu à sa sortie, ce cauchemar èveillè s'est bonifiè avec le temps! Le prototype même du classique rare et en avance sur son temps qui pose de vraies questions sur notre vie! C'est ce qui en fait la richesse et l'intèrêt avec la musique très inquiètante de Jerry Goldsmith! A voir absolument...
Changer de visage (pour celui de Rock Hudson) et d’identité pour refaire sa vie. Le rêve ? Pas tant que ça avec ce thriller kafkaïen troublant à l’ambiance paranoïaque, servi par une mise en scène brillante, mais souffrant d’une grosse baisse de régime au milieu. 3,25
Un homme d’âge mûr ayant réussi dans les affaires mais lassé de sa vie découvre une mystérieuse organisation qui pourrait lui permettre de prendre un nouveau départ. Ce Seconds m’a semblé au début avoir beaucoup influencé « The Game » de David Fincher. L’ambiance est pensante, étrange. Nous montrant un personnage principal perdu et déstabilisé par cette porte de sortie qui semble s’ouvrir à lui. Dommage qu’après une mise en route brillante le film ne connaisse un gros vide avant de se reprendre avec une fin très pessimiste et réussie. Un film qui m’a laissé du coup un petit goût d’inachevé. Ça aurait put être génial, mais ça reste très original.
resolument raté , ce film est décousu et sans grands intéret. La scene de renaissance ou tout le monde se met à poil pour piétiner le raisin est longue pour finalement pas vraiment faire de lien entre avant et après. C'est un peu le soleil vert des blasés de la vie en beaucoup moins bien.spoiler:
Un homme est contacté au téléphone par un ami perdu de vue depuis 25 ans qui lui propose une opération étrange. Il s'agit clairement d'un des films les plus originaux qui soit. La réalisation, l'histoire et même l'interprétation sont étranges. On pense à des plans d'Orson Welles (courte focale, grande profondeur de champ...) montage nerveux, angles peu courants. L'histoire est vraiment originale et beaucoup plus profonde qu'elle n'y parait de premier abord. Une scène anticipe le courant flower power et peace and love de 1968, 2 ans avant. Un OVNI à découvrir
Incroyable histoire que celle-ci, pourtant le scénario est si bien écrit et la réalisation si parfaitement maîtrisée que l'on y croit d'un bout à l'autre, captivé que l'on est par un récit passionnant et des personnages très bien dessinés, très attachants et servis par de remarquables acteurs. Un film à découvrir.
L'Opération Diabolique est un film qui m'a beaucoup marqué. La mise en scène frappe dès le début (plan très rapprochés, vues subjectives) et donne vraiment une sensation de malaise qui se maintient durant tout le film et colle parfaitement à la thématique du film (un individu dans un corps qui n'est pas le sien). Le pitch est extrêmement séduisant (la possibilité de transplanter son esprit dans un corps plus jeune et surtout pour mener une nouvelle vie, jusqu'à regretter les éléments de notre vie passé). Certaines scènes sont très dérangeantes pour ne pas dire incompréhensible (spoiler: je pense entre autre à la scène de l'orgie qui laisse très perplexe) . Il y a un léger ventre mou vers le milieu du film. Mais le final est plein de révélations géniales. La bande originale de Jerry Goldsmith est extrêmement réussie, dans un genre très perturbante collant parfaitement à l'atmosphère du film. Rock Hudson porte très bien le film. Le film est une franche réussite, il aurait mérité plus de pérennité.