Seconds - L'Opération diabolique
Note moyenne
3,8
301 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

49 critiques spectateurs

5
2 critiques
4
22 critiques
3
13 critiques
2
8 critiques
1
4 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Gérard Delteil
Gérard Delteil

263 abonnés 2 094 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 décembre 2015
Difficile de noter ce film très étrange. S'il parvient à créer une atmosphère inquiétante et à maintenir ainsi l'intérêt, Seconds est bourré d'incohérences et comporte quelques longueurs inutiles, telle la scène de l'orgie païenne qui préfigure le "peace and love" des séventies. L'idée de départ est séduisante, mais pas toujours bien exploitée et sombre parfois dans le pathos philosophique. Un véritable ovni à découvrir...
Frédéric P
Frédéric P

16 abonnés 188 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 mars 2018
Seconds, au sens de secondes vies est une expérience de cinéma qui secoue.
La trame est celle d’une œuvre de science fiction avec un questionnement sur la vie et une critique de la société capitaliste américaine qui vous fait engranger des choses comme si vous les désiriez alors qu’on a choisi ces désirs à votre place.
Arthur, banquier sexagénaire, est pris dans le rêve faustien de recommencer sa vie en jeune et bel artiste. Parrainé par un vieil ami qu’il croyait mort, une mystérieuse compagnie lui propose de simuler sa mort et de lui faire subir une transformation physique par la chirurgie esthétique. Rock Hudson au mieux de sa forme incarne son nouveau personnage prénommé Antiochus.
Il rencontre ensuite Nora une jolie blonde sur une plage californienne.
Sorti en 1966 donc l’année de l’abandon du code Hays d’autocensure, il comporte une impressionnante scène bacchanale où jeunes femmes et jeunes hommes écrasent nus le raisin.
Arthur/Antochius y est entrainé mais on lui révèle bientôt que c’est une employée de la compagnie..
Une fois de plus on a fait des choix pour lui...
Sa visite à sa veuve lui montre qu’il n’a pas laissé un grand vide derrière lui.
Il recontacte alors la compagnie pour recommencer une opération et faire cette fois-ci ses choix.
Final glaçant mais aussi emprunt d’humour.
Dès le générique les déformations d’un visage sur fond de musique angoissante nous plongent dans une atmosphère oppressante.
Réalisation faite par de nombreuses prises de vues en contre-plongée et en gros plans. On sent aussi des réminiscences d’expressionnisme dans ce film en noir et blanc. Le cauchemar du personnage où il tente d’abuser d’une femme voit son décor se déformer comme dans Le cabinet du Dr. Caligari.
MaxLaMenace89
MaxLaMenace89

65 abonnés 282 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 novembre 2014
Avec Seconds, John Frankenheimer défigure à l'extrême son dispositif cinématographique, jonglant vulgairement avec les faux-raccords, distordant la précision de l'image, et collant au plus près de ses personnages dans un élan entre le réalisme et l'expressionnisme. Constamment incisif, le film multiplie les prouesses visuelles sous la musique visionnaire de Goldsmith, dans une perte de repères formels qui attache violemment le spectateur sur une anxiogène table d'opération. Les identités s'échangent et le pourquoi du comment se trouble alors que l'intrigue s'enfonce progressivement dans un mélange des genres, entre le drame, le thriller, l'anticipation et l'horreur. Et tandis que l'ombre de la caméra parcourt les décors à de nombreuses reprises, conscience curieuse au-delà de l'incident technique, le fond se cristallise, crise d'un cinquantenaire sombrant dans les méandres d'un rêve américain fantôme, portrait cauchemardesque d'un capitalisme déviant. Fou et fascinant, Seconds révèle alors dans ses décadences et conspirations une puissante prophétie du Nouvel Hollywood qui le suivra.
cylon86

2 844 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 octobre 2014
Un homme d'une cinquantaine d'années à l'existence monotone voit sa vie basculer lorsqu'un ami lui montre l'existence d'une compagnie spécialisée dans les "renaissances". Il suffit de simuler sa mort, de subir une bonne opération de chirurgie esthétique et de laisser la compagnie gérer le reste. Rien n'est laissé au hasard et c'est ainsi que John Randolph devient Rock Hudson. Spécialiste des thrillers paranoïaques ("Un crime dans la tête", "Sept jours en mai"), John Frankenheimer réalise avec "Seconds" un film glaçant. Là où tout est donné au personnage pour qu'il puisse être enfin heureux, rien ne se passe comme prévu et il se retrouve muselé par la même compagnie qui l'a aidé. A travers une mise en scène à l'esthétisme très travaillé, c'est surtout le propos du film qui choque et la manière qu'il a d'aborder son sujet. Il faut voir le personnage rendre visite à sa "veuve" avec son nouveau visage et découvrir qu'il ne laisse pas un grand vide derrière lui et il faut voir la fin, glaçante... Un film qui ne peut laisser indifférent et qui pose une question intéressante : peut-on être heureux en recommençant notre vie de zéro ? La réponse de Frankenheimer est sans appel et totalement pessimiste mais le film n'en est que plus brillant.
zinjero
zinjero

28 abonnés 193 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 septembre 2014
Vraiment pas gégé ce film. On se gausse de le taxer de gemme oubliée. Franchement on peut s'en passer. La caméra POV (Point of View) et le clip hippie sur les vendanges n'apportent rien. Le mystère n'intéresse pas et, finalement, cette "opération diabolique" ne surprend aucunement.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 août 2014
Ce film pose, avec un suspense haletant de bout en bout, la question de la liberté humaine en croquant de manière lucide, éclairée et permanente notre société moderne. On comprend qu’il ait été restauré et fait l’objet d’une attention particulière. A placer à côté des premiers films de Polanski.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 21 juillet 2014
Une réalisation maniérée qui ne sauve pas un scénario faiblard. Dommage, l'idée de base était prometteuse, mais l'histoire s'enlise, les séquences prétendument baroques sont surtout interminables, les effets de caméra appuyés et inutiles. Quant au jeu des acteurs... Rock Hudson ne domine pas son rôle et rend le personnage limite ridicule. Les critiques de l'époque avaient descendu le film, on les comprend.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 18 juillet 2014
Seconds, sous titré «l’opération diabolique», film de John Frankenheimer qui avait fait un flop à l’époque de sa sortie en 1967.
On propose à un «monsieur tout le monde», cadre dans une banque, marié, une fille, l’archétype du wasp, de changer....mais «tout» changer. D’identité, de femme, de vie, de gueule, de nom, absolument tout. De refaire sa vie, conformément aux rêves que l’on traine depuis l’enfance. Art Hamilton va accepter ce deal et se retrouver dans la peau de Tony Wilson (sous les traits de Rock Hudson), artiste peintre, à l’abri du besoin, vivant une vie idéale en Californie. Mais les choses ne vont absolument pas se dérouler comme prévu.
Ce film est dingue ! Dès le générique on se dit que l’on entre dans un terrain inconnu, une bulle oppressante, un univers tordu qui m’a un peu fait penser à ce que désirait faire Clouzot avec son film «L’enfer». Et au fil des minutes le mot qui s’est imposé à moi est : moderne. La mise en scène a dû faire grincer des dents à l’époque. Nous sommes habitués aux caméras embarquées, aux ambiance «go pro» ou autres techniques d’aujourd’hui. Mais en 1967, c’était carrément la révolution.
Le premiers tiers du film fait penser à ces longs métrages science fiction en noir et blanc, voire aux épisodes des Twilight Zone, puis le second tiers nous emmène dans une bacchanale presque orgiaque, bucolique, certes un peu longue, mais tellement à l’opposé de ce que l’on vient de voir, puis le dernier tiers nous conduit cette fois au dénouement inattendu qui fait froid dans le dos et nous ramène à une réalité inexorable et glaciale.
Je pense aux spectateurs de 1967, qui s’attendaient à un polar, un film noir, avec Rock Hudson, star incontesté, sex-symbol, qui endosse là l’un des rôles les plus intéressants de sa carrière.
Je suis sorti de ce film assez chamboulé...je recommande vivement.
Marc  Régis
Marc Régis

52 abonnés 244 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 juillet 2014
Beaucoup de bruit pour rien. Mise en scène maniérée pour signifier un sens qui est déjà très signifiant. On veut absolument nous faire croire que nous sommes plus intelligents que la critique de l'époque. La critique de l'époque avait parfaitement raison. De plus, il s'agirait d'une dénonciation du rêve américain. Je ricane. L'URSS n'existe plus. Les USA sont la première puissance mondiale, et à sa tête un fils d'immigré Africain. Tout ça pour dire que le modèle américain marche toujours, et séduit la planète. La plus belle scène du film reste sans doute la rencontre entre Wilson et sa veuve.
real-disciple
real-disciple

116 abonnés 1 024 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 février 2013
Un film pour le moins original qu eça soit le scénario et le traitement avec des plans de caméra parfois hallucinants. Ls vingt premières minutes sont angoissantes et on est plongé dans l'histoire. Malheureusment le film perd sa force dans toute sa moitié, on retourne à une réalisation classique et on s'ennuie devant une scène d'orgie longue et inutile. Ensuite la fin est quant à elle réussie, furieusement pessimiste à l'instar de celle de Brazil. Donc c'est inconsistant mais je retiens surtout certains plans vraiment originaux.
Redzing

1 463 abonnés 4 981 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 mars 2025
J'avais découvert "Seconds" pour la première fois en 2012, et ce fut une sacrée expérience. 13 ans plus tard, j'ai l'occasion de mettre la main sur une nouvelle remasterisation HD du film, éditée en Bluray par Sidonis Calysta. Et il fallait bien ça pour rendre hommage à la superbe photographie signée James Wong Howe.
Dans cette critique, j'en dévoilerai le moins possible sur l'intrigue. En effet, "Seconds", c'est le genre de film qu'il est préférable de découvrir à froid. Tout juste dirai-je que c'est l'histoire d'un banquier cinquantenaire, qui change de vie.
Après un générique des plus malsains conçu par Saul Bass, le premier tiers du film est aussi baroque que paranoïaque. On ne comprend pas tous les tenants et aboutissant, si ce n'est que le protagoniste est en train de se faire happer dans une énorme machine kafkaïenne et faustienne.
Le tout filmé avec des plans de dingues : grand angles, gros plans cauchemardesque, plans fixés aux personnages, caméra à l'épaule (très rare à l'époque), décors infernaux... On sent que John Frankenheimer et son chef opérateur se sont amusés à expérimenter, avec tout leur savoir-faire. En particulier, le noir & blanc est éclatant à souhait, et la gestion des ombres excellente.
La suite du film sera plus sobre, plus mélancolique, plus lente. Ce qui n'empêche pas Frankenheimer de continuer à expérimenter. Avec une courte scène surréaliste dans un avion, ou cette étrange fête dionysienne, qui enivre lentement (et littéralement) son héros. Etonnant au passage de voir autant de nudité pour l'époque.
C'est à travers ce coeur que "Seconds" déploie tout son message. Conte acerbe sur la crise de la cinquantaine. Critique de la société américaine qui pousse les gens à se conformer à un mode de vie consumériste qu'ils ne veulent peut-être pas réellement. Jusqu'à un final terrifiant.
Rock Hudson voulait le rôle principal pour casser son image de dandy hollywoodien. Si à l'époque, "Seconds" fut un échec critique et public cinglant, on peut dire qu'a posteriori c'est très réussi ! Il est excellent dans ce personnage paumé, écrasé par la noirceur du récit et le pouvoir de ceux qui le manipulent.
John Randolph ne démérite pas non plus. Pour l'anecdote, il était à l'origine prévu d'embaucher un seul acteur pour leurs deux prestation. Mais Rock Hudson, peu confiant, préféra se limiter à son rôle tel qu'on le connait.
Avec en prime la jolie BO de Jerry Goldmsith, "Seconds" est un film expérimental très noir, à mi-chemin entre l'horreur et la SF, qui vaut amplement d'être (re)découvert. Il constitue également une conclusion très forte à la trilogie de la paranoïa de Frankenheimer, composée de "The Manchurian Candidate" et "Seven Days in May".
moonboots
moonboots

76 abonnés 1 322 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juin 2012
un excellent film fantastique, qui mériterait d'être plus connu, troublant et moderne
Caine78

7 793 abonnés 7 403 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mars 2012
Eh bien, le moins que l'on puisse c'est que c'est une expérience ! Je dois d'ailleurs avouer ne pas avoir tout aimé dans « L'Opération Diabolique » : certains choix de mise en scène sont très curieux et quelques scènes (une en particulier) inutilement longues. Pourtant, je dois reconnaître avoir été pas mal soufflé par cette entreprise audacieuse (rien que le générique, signé par le grand Saul Bass, est un régal), livrant plusieurs moments forts et capable de pas mal d'ingéniosité. C'est toutefois surtout la première partie qui séduit, la façon dont Frankenheimer la construit, la présente, le tout à l'aide de décors saisissants et de personnages inquiétants. La transformation du héros se fait ainsi au fur et à mesure, mélange d'angoisse et de fascination pour le spectateur qui sait d'emblée que tout cela va mal tourner. Les 45 dernières minutes sont un peu moins intéressantes, mais offre néanmoins quelques fulgurances, d'autant que le propos reste suffisamment fort pour capter l'attention, bien aidée par un dénouement d'une brutalité inouïe. Quatre étoiles peut-être généreuses donc, mais par son audace, ses choix difficiles et son originalité, l'essai mérite d'être salué.
AMCHI

6 969 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 août 2011
Frankenheimer n'était pas loin du chef-d'oeuvre avec L'Opération diabolique en tout cas c'est clairement un des ses meilleurs films. Dès le début on sait qu'on va avoir droit à un film pessimiste et sombre, la noirceur ne quittera que brièvement cette histoire passionnante. Le meilleur du film c'est la première demi-heure assez pesante avec ce personnage qui ne sait plus ou il en est et aussi la fin qui est très forte. Entre c'est là ou le film est peut-être le plus faible John Randolph est remplacé par Rock Hudson, une nouvelle apparence pour une nouvelle vie et si Rock Hudson (qui souhaitait casser son image lisse avec ce film) rend parfaitement le côté perdu de Hamilton dans sa nouvelle existence ne bénéficie pas par contre de la partie la plus intéressante du film. Malgré ses légers défauts L'Opération diabolique reste un grand thriller flirtant avec la SF à découvrir absolument. Quant à Goldsmith il signe une BO au son paranoïaque qui colle parfaitement à l'ambiance inquiétante de L'Opération diabolique.
mazou31
mazou31

138 abonnés 1 383 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 août 2011
Le pacte de Faust transformé en navet ! Ce film a été boudé à sa sortie et ne mérite guère d’être redécouvert ! Contrairement à Arthur Hamilton/Tony Wilson, pas de seconde vie pour lui ! L’histoire est originale et intéressante au départ mais s’effiloche tout au long du film pour aboutir péniblement à deux scènes un peu marquantes : la rencontre de Wilson avec sa “veuve” et le final. La mise en scène maniérée (certains diront baroques) n’apporte rien et devient superfétatoire et exaspérante, quelques seconds rôles sont excellents mais les premiers rôles sont catastrophiques ! Rock Hudson est aussi expressif qu’une bûche (sa scène d’ivresse ou celle de bacchanale atteignent le summum du ridicule) et Salome Jens rivalise avec lui. Bref, si l’opération esthétique fut réussie, l’opération cinématographique est, elle, complètement loupée !
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse