La Vie de Jésus
Note moyenne
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49 critiques spectateurs

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Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 décembre 2021
C’est un titre assez mystérieux qu’a choisi Bruno Dumont pour cette chronique de la vie d’adolescents désœuvrés dans un village du nord de la France qui paraît lui aussi laissé au bord du chemin. Chronique qui privilégie le portrait d’un d’entre eux, Freddy, malade physiquement, il est épileptique, malade socialement, il est chômeur, orphelin de père et peu cultivé. Un terreau propice à un horrible fait divers. Dit comme cela, on pourrait craindre le pathos, mais le film est tout le contraire. Ce qui est immédiatement et absolument frappant, c’est l’impression de véracité qu’il dégage : celle des lieux quotidiens, comme le bar tenu par la mère de Freddy, celle des seuls moments de vie collective, comme ceux vécus avec la fanfare, celle des personnages eux-mêmes, toujours regardés avec empathie et lucidité, à l’exclusion de tout jugement ou sentimentalisme. Le choix de ne faire appel qu’à des non professionnels pour incarner ces personnages contribue à cette impression (celui de David Douche en particulier, garçon du cru à la forte présence charnelle, dont ce sera le seul film, qui deviendra SDF et mourra tragiquement et prématurément). Le film se caractérise aussi par sa radicalité, presque documentaire ; pas de recherche d’effets dans cette plongée dans ce quotidien ; pas de musique d’accompagnement pour souligner ou amplifier ce qui est montré : l’environnement sonore se limite au son de la télévision allumée en permanence ou -surtout- au bruit des motos qui pétaradent lors des virées effectuées par la bande. Par sa crudité aussi, dans les dialogues et les images, qui donnent une grande place à la chair, d’autant plus grande que l’esprit n’en a pas beaucoup chez ces déshérités.
Pour en revenir au titre, peut-être peut-il être rapproché de deux moments de grâce ; lorsque Marie demande furtivement pardon à Kader, et lorsque, allongé dans un champ, Freddy semble prendre conscience, regretter et demander, lui aussi, pardon. Dans ces deux cas la caméra s’élève et interroge les cieux.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mai 2021
Pour son premier long métrage, Bruno Dumont, professeur de philosophie passé à la réalisation cinématographique, obtint la caméra d'or à Cannes en 1997. Sa carrière artistique commençait sur les chapeaux de roues et plus de 34 ans plus tard elle ne s'est pas démentie. La vie de Jésus est un de ses meilleurs films et son univers est déjà présent. J ai découvert le film lors de sa sortie et je suis devenu un spectateur assidu des productions de ce réalisateur que je considère comme le meilleur de sa génération au plan hexagonal. J ai d'ailleurs vu l'ensemble de sa filmographie. De mon point vue, "l'humanité " est sans doute son chef-d'oeuvre. Dumont est très proche du Pialat de "passé ton bac d'abord "et de l'enfance nue" et parfois de Robert Bresson, beaucoup plus que des frères Dardenne auxquels certains ont pu le comparer. Cineaste réaliste, il fait tourner le plus souvent des acteurs non professionnels qui jouent des personnages proches de ce qu'ils sont dans la vie. Pour Dumont, la vie n'est pas une partie de plaisir, loin s'en faut. On regrette que les films de Dumont ne soient jamais sous titrés, ce qui ne facilitent pas la compréhension des dialogues. Cinéma austère et exigeant, les amateurs exclusifs de blockbusters passeront leur chemin.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 24 octobre 2012
Les personnages du film mettent dès le début mal à l'aise tant ils sont vrais et laid (dans tous les sens du terme). C'est récurrent dans les films de Dumont des personnages antipathique mais c'est aussi ce qui fait le charme de ces oeuvres. Mais ici l'histoire est moins prenante que dans les longs-métrages suivant du cinéaste, des gueules et des accents bien du Nord tout comme les paysages que Dumont filme avec amour (enfin je crois).
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 mai 2012
Un long métrage formellement réussi et bien interprété, touchant même à condition d'apprécier le naturalisme cinématographique (ce qui n'est malheureusement pas mon cas). Certaines scènes sont totalement déplacées, les clichés ne sont pas tous évités, le misérabilisme n'est pas loin, Dumont a une tendance un peu trop prononcée à vouloir livrer un « film-choc » ou « coup de poing »... A vrai dire j'attendais beaucoup plus de ce film qu'une simple chronique d'adolescents désoeuvrés, même s'il faut reconnaître le talent du réalisateur pour reconstituer avec une certaine justesse la vie de ces jeunes. La faute certainement à ce titre trop lourd à porter, finalement peu approprié en dépit de la démarche intéressante de Bruno Dumont de vouloir réaliser un film « chrétien ». L'idée semblait bonne mais son traitement s'avère décevant et paradoxalement dénué de finesse. Dommage. [1/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mars 2022
Dans l’ennui et la routine d’une petite ville du Nord (Bailleul), les amours contrariées d’un jeune epileptique conduisent au drame raciste. Comment ce qui pouvait être un « bon gars » devient-il un assassin ? Désoeuvrement, racisme ordinaire, conjonction des deux ? La mise en scène est lente, précise, juste, réaliste et dresse le portrait, dans un monde qui semble abandonné aux seul(e)s fanfare et « pinsonneux » - prémisse de celui des « Gilets jaunes » de 2017 ? – d’un jeune provincial amoureux, désœuvré, jaloux, capable avec ses copains du meilleur comme du pire. Un film âpre et juste avec une indéniable patte d’auteur. En revanche, si quelqu’un peut m’expliquer le titre…
mollywood
mollywood

6 abonnés 67 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 janvier 2010
film monumental, comme le dit un spectateur il film l'ennui sans ennuyer une seule seconde (mais je comprend que la lenteur puisse rebuter certains), l'interêt pour ce film étant il faut le dire démultiplié par la connaissance à priori de la région du nord et de ses habitants qui rend tous les détails de la mise en scène riches de sens bien que bruno dumont vise toujours l'universalité de son message.
Seul bémol la scène de porno dans les champs qui n'a pas vraiment d'autre intérêt que de réveiller les spectateurs assoupis
Antoine D.
Antoine D.

47 abonnés 343 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 juin 2017
Ce n'est pas mon style de film, cependant je comprends ce que veut montrer Bruno Dumont. Il n'a pas réussi à me transporter dans cette petite ville du Nord
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 25 novembre 2012
Je n'ai pas l'habitude d'écrire bcp de critiques... Mais là. j'ai littéralement détesté ce film, à un point qui m'a presque énervé. Donc dans la foulée, je rédige cette petite critique rapide, histoire de me détendre.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 7 août 2007
Un film moyen, une histoire banale où l'on s'ennuie au bout d'un moment : un groupe de jeunes un peu demeurés font des bétises et une ou deux scènes un peu inutiles comme la scène d'amour dans un champs. Il s'agit d'une perte de temps, je trouve, mais le jeu d'acteurs est superbe, très bien joué et trés réaliste.
A voir si on n'a rien d'autre à faire.
Maverick74
Maverick74

3 abonnés 34 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 janvier 2023
Voilà un film qui nous dépeint la vie morne et monotone des jeunes de la campagne du nord de la France, où ils vivent sans but, on dirait presque sans avenir, où tout tourne autour de la rue de leur petit quartier et autour des virées en mob...
La précision de Bruno Dumont, qui est originaire de la ville où se passe le film, nous montre la réalité sans fioritures de cette jeunesse des années 90, issu des milieux oubliés du Nord de la France.
Pour ce faire, il a choisi le regretté David Douche, un illustre inconnu qui crève l'ecran par son interpretation quasi autobiographique d'un jeune homme, gamin des rues, caïd de son quartier en mal d'avenir et en manque d'espoir.
Tout est juste, presque à la limite du documentaire.
J'ai aimé la simplicité et l'authenticité qui se dégage de ce film
Jamaidelavi3
Jamaidelavi3

3 abonnés 45 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 3 octobre 2025
J'ai lu une critique qui disait :"Film naturaliste, Dumont filme les vrais gens dans un vrai cadre, sans artifices." Ah, parce que dans d'autres films, il n'y a pas de vrais gens ? de vrais cadres ? comment faire un film sans artifice ? à moins de planter une caméra à un endroit et de filmer tout ce qui passe devant ...
Ce serait une illusion de penser qu'il s'agit d'une bande de jeunes filmés dans le réel. Certes, ce ne sont pas des acteurs, et leurs rôles ne sont peut-être pas différents de leurs vies quotidiennes, mais ce sont des jeunes qu'on filme avec un scénario, avec des prises de vues et des cadrages précis, des dialogues écrits, des directives du réalisateur, etc.
Et d'ailleurs, pas la peine de préciser qu'ils ne sont pas des acteurs professionnels (est-ce pour cela qu'ils sont des vrais gens ?), on le voit tout de suite, tellement c'est mal joué, avec une mention spécial pour celle qui joue Marie (quelle catastrophe !).
Si cela avait été la vraie vie, les dialogues seraient vrais, les attitudes aussi ... et le scénario ! Il tient sur un ticket de métro (pour ceux qui ont connu) et la fin tourne en queue de poisson. spoiler: Le gars a commis un meurtre, part tranquille du commissariat, sans que ça pose de problème à quiconque, et s'en va réfléchir à tout ça dans un champs.

Autre coté artificiel, les jeunes adultes ne fument ni ne boivent. L'expérience de la vraie vie des jeunes désœuvrés nous apprend totalement autre chose, non ?
Bon après, si vous aimez les mobylettes des années 80, et les paysages de campagne agricole, vous pouvez tenter de le regarder ! mais ne cherchez pas davantage dans ce western soi-disant de la vraie vie ...
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 16 novembre 2011
Ceci est le seul et unique film de Bruno Dumont qu'il m'a été permis de voir, j'ai su par la suite que c’était son premier (ceci expliquant peut être cela). De prime abord il ne m'a semblé qu'osciller entre la niaiserie et la pornographie. Puis j'ai commencé à plutôt bien aimer le coté ultra-réaliste de la chose: l'ambiance, les personnages etc et là BIM! retour en force de la pornographie. J'ai l'impression que le film à un cahier des charges lequel disait que toutes les 5 min on doit nous montrer un monsieur en train de mettre son poireau dans une madame.
C'est pour moi un film de bobo fait pour les bobo. Mais bon après qui suis-je pour juger, je donne juste mon avis sans aucune prétention.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 23 octobre 2007
Une chronique sombre et amère, mettant en scène une bande de jeunes désoeuvrés sans véritable avenir. Le racisme, le chômage, la misoginie, l'ennui, la perte d'identité sont autant de thèmes abordés. Dommage que les personnages manquent quelque peu d'épaisseur. De plus, la fin aurait mérité une dimension émotionnelle plus forte et plus intense... Mais ce film nous éclaire tout de même efficacement sur la difficulté de ces jeunes en perte de repères.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 8 mai 2007
Ce film sur la condition humaine se situe entre « La Promesse » (1996) et « Rosetta » (1998) des frères Dardenne de qui Bruno Dumont est proche mais dont il diffère : ils sont du même pays, mais pas du même parti.
D'abord les ressemblances.
« La Vie » se déroule près de la frontière belge.
Dardenne tourne ses films en Wallonie, « La Promesse » se passe à Seraing, non loin de la frontière française. Seraing ou Bailleul où est la différence ?
Freddy le héros de Dumont a 16 ou 17 ans. Igor, dans la Promesse en a 15; aussi la maman de Freddy, et le papa de Igor, taciturnes, se ressemblent. Ils dégagent le même parfum de mièvrerie et de désolation.
Bruno Dumont et les frères Dardenne sont donc parents.
Leur cinéma enregistre-t-il un même type de comportement humain ? Confrontés à des situations semblables, leur héros réagissent-ils de la même façon ?


Les gens dans la « Vie de Jésus » comme ceux de « La Promesse » ont peu de formation, encore moins d’instruction et ils parlent à peine, incapables de s'exprimer par la parole. Leur conditon est comparable. Ils n'expriment pas leurs émotions, ils les subissent comme le paysage. Regard et geste sont plus importants que la parole.

Pourtant il y a une différence de comportement entre « Igor » et « Freddy » :
Dans « La Promesse » Igor avoue finalement son crime et il exprime son désir de réparation. Il réagit .
Et dans le 2ième film des frères Dardenne, « Rosetta », la lutte de l’héroïne contre sa misérable condition est le sujet même du film. Les frères Dardenne font dans la "Rédemption".
Cette révolte camusienne, le refus de la condition humaine telle quelle est absente dans « la Vie de Jésus ». Tout le monde subit le paysage, la ville, le chômage, la canicule, et si on agit, c’est machinalement, l’acte reflexe pur. On bouffe, on bricole,on baise, on tue. Bruno Dumont a ainsi dressé un portrait de la désintégration humaine.
jean-marie Mouveroux
jean-marie Mouveroux

87 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 19 novembre 2024
Quel ennui. Peut être le but était de montrer que la région est ennuyeuse. Ca marche. Le spectateur s'ennuie lui même énormément. Et ces interminables déplacements en mobilette. C'est long et puis ça recommence, encore, puis encore.
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