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Pascal
256 abonnés
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4,0
Publiée le 24 mai 2021
Pour son premier long métrage, Bruno Dumont, professeur de philosophie passé à la réalisation cinématographique, obtint la caméra d'or à Cannes en 1997. Sa carrière artistique commençait sur les chapeaux de roues et plus de 34 ans plus tard elle ne s'est pas démentie. La vie de Jésus est un de ses meilleurs films et son univers est déjà présent. J ai découvert le film lors de sa sortie et je suis devenu un spectateur assidu des productions de ce réalisateur que je considère comme le meilleur de sa génération au plan hexagonal. J ai d'ailleurs vu l'ensemble de sa filmographie. De mon point vue, "l'humanité " est sans doute son chef-d'oeuvre. Dumont est très proche du Pialat de "passé ton bac d'abord "et de l'enfance nue" et parfois de Robert Bresson, beaucoup plus que des frères Dardenne auxquels certains ont pu le comparer. Cineaste réaliste, il fait tourner le plus souvent des acteurs non professionnels qui jouent des personnages proches de ce qu'ils sont dans la vie. Pour Dumont, la vie n'est pas une partie de plaisir, loin s'en faut. On regrette que les films de Dumont ne soient jamais sous titrés, ce qui ne facilitent pas la compréhension des dialogues. Cinéma austère et exigeant, les amateurs exclusifs de blockbusters passeront leur chemin.
Les personnages du film mettent dès le début mal à l'aise tant ils sont vrais et laid (dans tous les sens du terme). C'est récurrent dans les films de Dumont des personnages antipathique mais c'est aussi ce qui fait le charme de ces oeuvres. Mais ici l'histoire est moins prenante que dans les longs-métrages suivant du cinéaste, des gueules et des accents bien du Nord tout comme les paysages que Dumont filme avec amour (enfin je crois).
Un long métrage formellement réussi et bien interprété, touchant même à condition d'apprécier le naturalisme cinématographique (ce qui n'est malheureusement pas mon cas). Certaines scènes sont totalement déplacées, les clichés ne sont pas tous évités, le misérabilisme n'est pas loin, Dumont a une tendance un peu trop prononcée à vouloir livrer un « film-choc » ou « coup de poing »... A vrai dire j'attendais beaucoup plus de ce film qu'une simple chronique d'adolescents désoeuvrés, même s'il faut reconnaître le talent du réalisateur pour reconstituer avec une certaine justesse la vie de ces jeunes. La faute certainement à ce titre trop lourd à porter, finalement peu approprié en dépit de la démarche intéressante de Bruno Dumont de vouloir réaliser un film « chrétien ». L'idée semblait bonne mais son traitement s'avère décevant et paradoxalement dénué de finesse. Dommage. [1/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Dans l’ennui et la routine d’une petite ville du Nord (Bailleul), les amours contrariées d’un jeune epileptique conduisent au drame raciste. Comment ce qui pouvait être un « bon gars » devient-il un assassin ? Désoeuvrement, racisme ordinaire, conjonction des deux ? La mise en scène est lente, précise, juste, réaliste et dresse le portrait, dans un monde qui semble abandonné aux seul(e)s fanfare et « pinsonneux » - prémisse de celui des « Gilets jaunes » de 2017 ? – d’un jeune provincial amoureux, désœuvré, jaloux, capable avec ses copains du meilleur comme du pire. Un film âpre et juste avec une indéniable patte d’auteur. En revanche, si quelqu’un peut m’expliquer le titre…
film monumental, comme le dit un spectateur il film l'ennui sans ennuyer une seule seconde (mais je comprend que la lenteur puisse rebuter certains), l'interêt pour ce film étant il faut le dire démultiplié par la connaissance à priori de la région du nord et de ses habitants qui rend tous les détails de la mise en scène riches de sens bien que bruno dumont vise toujours l'universalité de son message. Seul bémol la scène de porno dans les champs qui n'a pas vraiment d'autre intérêt que de réveiller les spectateurs assoupis
Ce n'est pas mon style de film, cependant je comprends ce que veut montrer Bruno Dumont. Il n'a pas réussi à me transporter dans cette petite ville du Nord
Je n'ai pas l'habitude d'écrire bcp de critiques... Mais là. j'ai littéralement détesté ce film, à un point qui m'a presque énervé. Donc dans la foulée, je rédige cette petite critique rapide, histoire de me détendre.
Un film moyen, une histoire banale où l'on s'ennuie au bout d'un moment : un groupe de jeunes un peu demeurés font des bétises et une ou deux scènes un peu inutiles comme la scène d'amour dans un champs. Il s'agit d'une perte de temps, je trouve, mais le jeu d'acteurs est superbe, très bien joué et trés réaliste. A voir si on n'a rien d'autre à faire.
Voilà un film qui nous dépeint la vie morne et monotone des jeunes de la campagne du nord de la France, où ils vivent sans but, on dirait presque sans avenir, où tout tourne autour de la rue de leur petit quartier et autour des virées en mob... La précision de Bruno Dumont, qui est originaire de la ville où se passe le film, nous montre la réalité sans fioritures de cette jeunesse des années 90, issu des milieux oubliés du Nord de la France. Pour ce faire, il a choisi le regretté David Douche, un illustre inconnu qui crève l'ecran par son interpretation quasi autobiographique d'un jeune homme, gamin des rues, caïd de son quartier en mal d'avenir et en manque d'espoir. Tout est juste, presque à la limite du documentaire. J'ai aimé la simplicité et l'authenticité qui se dégage de ce film
J'ai lu une critique qui disait :"Film naturaliste, Dumont filme les vrais gens dans un vrai cadre, sans artifices." Ah, parce que dans d'autres films, il n'y a pas de vrais gens ? de vrais cadres ? comment faire un film sans artifice ? à moins de planter une caméra à un endroit et de filmer tout ce qui passe devant ... Ce serait une illusion de penser qu'il s'agit d'une bande de jeunes filmés dans le réel. Certes, ce ne sont pas des acteurs, et leurs rôles ne sont peut-être pas différents de leurs vies quotidiennes, mais ce sont des jeunes qu'on filme avec un scénario, avec des prises de vues et des cadrages précis, des dialogues écrits, des directives du réalisateur, etc. Et d'ailleurs, pas la peine de préciser qu'ils ne sont pas des acteurs professionnels (est-ce pour cela qu'ils sont des vrais gens ?), on le voit tout de suite, tellement c'est mal joué, avec une mention spécial pour celle qui joue Marie (quelle catastrophe !). Si cela avait été la vraie vie, les dialogues seraient vrais, les attitudes aussi ... et le scénario ! Il tient sur un ticket de métro (pour ceux qui ont connu) et la fin tourne en queue de poisson. spoiler: Le gars a commis un meurtre, part tranquille du commissariat, sans que ça pose de problème à quiconque, et s'en va réfléchir à tout ça dans un champs.
Autre coté artificiel, les jeunes adultes ne fument ni ne boivent. L'expérience de la vraie vie des jeunes désœuvrés nous apprend totalement autre chose, non ? Bon après, si vous aimez les mobylettes des années 80, et les paysages de campagne agricole, vous pouvez tenter de le regarder ! mais ne cherchez pas davantage dans ce western soi-disant de la vraie vie ...
Ceci est le seul et unique film de Bruno Dumont qu'il m'a été permis de voir, j'ai su par la suite que c’était son premier (ceci expliquant peut être cela). De prime abord il ne m'a semblé qu'osciller entre la niaiserie et la pornographie. Puis j'ai commencé à plutôt bien aimer le coté ultra-réaliste de la chose: l'ambiance, les personnages etc et là BIM! retour en force de la pornographie. J'ai l'impression que le film à un cahier des charges lequel disait que toutes les 5 min on doit nous montrer un monsieur en train de mettre son poireau dans une madame. C'est pour moi un film de bobo fait pour les bobo. Mais bon après qui suis-je pour juger, je donne juste mon avis sans aucune prétention.
Une chronique sombre et amère, mettant en scène une bande de jeunes désoeuvrés sans véritable avenir. Le racisme, le chômage, la misoginie, l'ennui, la perte d'identité sont autant de thèmes abordés. Dommage que les personnages manquent quelque peu d'épaisseur. De plus, la fin aurait mérité une dimension émotionnelle plus forte et plus intense... Mais ce film nous éclaire tout de même efficacement sur la difficulté de ces jeunes en perte de repères.
Ce film sur la condition humaine se situe entre « La Promesse » (1996) et « Rosetta » (1998) des frères Dardenne de qui Bruno Dumont est proche mais dont il diffère : ils sont du même pays, mais pas du même parti. D'abord les ressemblances. « La Vie » se déroule près de la frontière belge. Dardenne tourne ses films en Wallonie, « La Promesse » se passe à Seraing, non loin de la frontière française. Seraing ou Bailleul où est la différence ? Freddy le héros de Dumont a 16 ou 17 ans. Igor, dans la Promesse en a 15; aussi la maman de Freddy, et le papa de Igor, taciturnes, se ressemblent. Ils dégagent le même parfum de mièvrerie et de désolation. Bruno Dumont et les frères Dardenne sont donc parents. Leur cinéma enregistre-t-il un même type de comportement humain ? Confrontés à des situations semblables, leur héros réagissent-ils de la même façon ?
Les gens dans la « Vie de Jésus » comme ceux de « La Promesse » ont peu de formation, encore moins dinstruction et ils parlent à peine, incapables de s'exprimer par la parole. Leur conditon est comparable. Ils n'expriment pas leurs émotions, ils les subissent comme le paysage. Regard et geste sont plus importants que la parole.
Pourtant il y a une différence de comportement entre « Igor » et « Freddy » : Dans « La Promesse » Igor avoue finalement son crime et il exprime son désir de réparation. Il réagit . Et dans le 2ième film des frères Dardenne, « Rosetta », la lutte de lhéroïne contre sa misérable condition est le sujet même du film. Les frères Dardenne font dans la "Rédemption". Cette révolte camusienne, le refus de la condition humaine telle quelle est absente dans « la Vie de Jésus ». Tout le monde subit le paysage, la ville, le chômage, la canicule, et si on agit, cest machinalement, lacte reflexe pur. On bouffe, on bricole,on baise, on tue. Bruno Dumont a ainsi dressé un portrait de la désintégration humaine.
Quel ennui. Peut être le but était de montrer que la région est ennuyeuse. Ca marche. Le spectateur s'ennuie lui même énormément. Et ces interminables déplacements en mobilette. C'est long et puis ça recommence, encore, puis encore.
Le premier film de Dumont. Très beau, complexe, quelques séquences vraiment sublimes. Le scénario est cependant un peu trop verrouillé je trouve, c'est la raison pour laquelle ce n'est pas mon dumont préféré...