Un sujet interessant, bien que mal exploité. Un étoile. Plantage de décors en Ecosse. Une étoile. Bilan: 2 étoiles, et c'est bien assez pour ce qu'on veut nous dire: pas grand chose.
Le scénario exploite plusieurs pistes, styles, ambiances et thématiques, ce qui donne un film patchwork. Parfois convaincant, souvent tiré par les cheveux, parfois troublant (même choquant), parfois tendre, on est surpris à maintes reprises par la tournure des événements. Hélas, à vouloir être trop roublard, le film perd gravement en crédibilité. Certaines ficelles scénaristiques sont si énormes qu'elles laissent perplexe. Intéressant, mais sans plus.
Un film tout à fait remarquable, ou tout arrive l’air de rien, sans ostentation, tout en subtilité. Je dois confesser tout d’abord un énorme faible pour Jamie Bell, ravageur, libre et inspiré comme à son habitude, qui fait tout passer avec une infinie fantaisie et une grande délicatesse. Même les moments qui pourraient se révéler plus casses gueules, comme les scènes de voyeurisme, sont d’une innocence surprenante. Rien ne lui semble impossible tant sa fantaisie et sa fragilité sonne juste ! Outre cette très belle performance, le film distille un charme complexe et une grande élégance de réalisation. C’est subtil et intelligent, tendre et râpeux, doublé d’un scénario au charme doux-amer. Ça n’est pas prétentieux mais d’une belle justesse. Une réussite au charme british.
Un gamin perturbé par la mort de sa mère (récente: 2 ans) vit chez son père et sa belle-mère dans une grande propriétée en écosse. Bien sur il déteste sa belle-mère, et croit même que c'est elle qui l'a tuée. Il est tellement obsédé par cette idée, que ses parents vont l'envoyer à Londres, où il va rencontrer une femme ressemblant comme deux gouttes d'eau à sa défunte mère. Le film repose sur le parcours de hallam qui est, et fait des choses très bizarre, ouais très. Jamie bell incarne très bien le rôle. Ce film parle aussi du voyaurisme, à travers hallam, comme remède à un drame, s'interresser à la vie des autres pour oublier ses problèmes.
Un film beaucoup trop niais. Le réalisateur a essayé de se la jouer sentimental en nous pondant cette histoire à dormir debout : jamais la blondasse ne peut pas tomber amoureuse du jeune bambin mineur. C'est du grand n'importe quoi, entre l'histoire de la mère tuée, de l'espionnage de la donzelle, de son intégration dans la société... Aucune émotion transmise, ennui presque total, regardez le pendant que vous surfez sur le net. Quelques passages touchants cependant, merci Jamie Bell.
C'est très pervers ce film. Mais Jamie Bell est tellement bien ^^. Il exprime bien les sentiments d'un ado paumé et tout. L'un des acteurs en pleine montée ='D. Sophia Myles est aussi pas mal. Et puis une production écossaise ça passe pas inaperçue :'). Bref j'aime beaucoup. Puis la présence de Claire Forlani ^^. C'est bien fait et réaliste.
Voilà un film qui laisse dubitatif, et un peu sur sa faim. On est passé pas loin du top, mais cela reste "juste" vraiment bien. Il manque le petit éclair de génie qui aurait pu en faire un film mémorable... Les images sont très réussies, et le sujet plutôt sympa à suivre. C'est intelligent et beau à regarder : ça mérite donc un 3 étoiles.
C'est un film dérangeant et assez étrange, le personnage on a souvent du mal a le capté mais on ne peut que félicité la performance de Jamie Bell et cette œuvre qui nous marquera.
Partant sur le thème récurrent de l'adolescent perdu et compliqué, le réalisateur David MacKenzie ne sort évidemment pas des sentiers battus, il en est malheureusement encrassé jusqu'à la moelle. Pourtant, un style se cherche, se perd, mais se fait tout de même remarquer. Pour ce qui est de l'histoire, on nous narre une enième fois la portrait d'un adolescent troublé, ambivalent d'un secret dont il faut chercher l'issu. Palpitant. Et malheureusement dès son commencement, la trame sent le convenu. Grandiloquent, certaines scènes tombent dans un ridicule qui arrive, malencontreusement, à faire rire. Repensons pour l'illustrer au moment où notre pauvre adolescent de dix-sept ans viole d'une façon très étrange sa belle-mère. Pitoyable, on pourrait hurler de rire, mais ce serait s'en moquer : à votre guise de décider. Et dès la seconde partie du film, se déroulant à Londre, le réalisateur nous gribouille la face cachée de son personnage enfouie dans une enigme de la perte de sa mère qui souhaite cacher l'ambiguïté, la complexité tant recherchée. En vain, l'analyse psychologique est d'une débilité fascinante. En effet, Hallam Foe pense la revoir à travers le visage d'une dévergondée qui n'est autre que prétextes à des scènes sulfureuses fastidieuses censés, ce qui est le plus pathétique, attirés son public vidé. L'adolescent, donc. Peut-on se reconnaître là-dedans, dans un portrait aussi crétin et inutile que cet ébrutit d'Hallam Foe ? N'oublions pas aussi la petit analyse des conditions de travail sur fond illlusoire d'un libéralisme douteux au service d'une société hiérarchisée comme des Playmobils. En outre, même si le fond du film est un ratage absolu, on aurait pu trouver autre chose qu'un clip tourné comme une publicité pour une automobile de marque. Et dans le fond, ce n'est que romance démodée d'une rencontre sur fond de racines familiales à la recherche d'une identité en pleine construction. Exécrable, My Name is Hallam Foe est un échec prétentieux.
J'avoue avoir été un peu inquiète, voire excédée par les images du début : cela me semblait vaguement factice, convenu, cousu de fil blanc, et de fait, ça l'est. Cependant, rapidement le film prend un vrai rythme, bien orchestré, et le tempo habile des scènes finit par entrainer l'adhésion ! Le film prend son rythme de croisière lorsque le héros arrive à Edimbourg, et dès lors, on se laisse porter par cette auto-psychothérapie bien ficelée. Certes, l'histoire est peu crédible, et certaines scènes sont caricaturales, mais dès lors qu'on accepte de jouer le jeu, l'ensemble se déroule avec un certain talent, le montage faisant le reste. J'ai trouvé les images d'Écosse un peu compassées et formelles, mais au total, l'ensemble est original, prenant et c'est un film tout à fait cohérent. Sans doute la présence de Jamie Bell permet-elle à la sauce de prendre, et de nous intéresser aux problèmes d'un adolescent mal équarri dont le sourire final est comme un récompense pour le spectateur de bonne volonté ! Un bon moment de cinéma, au sens fiction totale.