Assassin(s)
Note moyenne
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91 critiques spectateurs

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Jerican
Jerican

14 abonnés 113 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 décembre 2025
Grand film qui a plus de détracteurs que de laudateurs, certes il est ambigüe et peut-être manichéen, mais il est assez unique dans la paysage cinématographique français et Michel Serrault est impressionnant. A voir et revoir, pour s'en faire une idée personnelle.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 28 octobre 2025
Alors auréolé du succès de « La Haine » le réalisateur Mathieu Kassovitz ne rencontra pas la même gloire avec cet « Assassin(s) » qui n’est certes pas le pire film du cinéma mais assurément un très mauvais long-métrage fruit de l’orgueil d’un réalisateur s’imaginant plus talentueux qu’il ne l’est réellement. Malaisant dans son scénario voyant un tueur à gage vieillissant souhaitant transmettre son savoir à un jeune sans emploi, ce qui en soit n’a rien de très original sauf que l’usage à l’écran d’une violence dérangeante servant à dénonçant les dérives de la banalisation de la violence dans les médias est d’une lourdeur pachydermique.
Fred E
Fred E

13 abonnés 349 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 juillet 2025
Kassovitz a vraiment été visionnaire sur les banlieus, et la banalisation de la violence. Après le cultisime "La haine", il nous plonge dans une odyssée lunaire et macabre et en même temps loufoque. Des plans de caméra très intéressants et créatifs, mais le tout souffre de longueurs. Serrault est exceptionnel dans son personnage.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 mars 2024
On pouvait craindre que le film de Kassovitz, ambitionnant d'expliquer une certaine violence urbaine, celles des jeunes en particulier, se heurte à une illustration complaisante de cette violence et aux clichés récurrents de la banlieue. Mais outre qu'il confirme qu'il est un cinéaste talentueux, au regard d'une mise en scène originale et pleine de bonnes idées, Kassovitz propose des arguments socio-psychologiques convaincants.
Son désoeuvrement et son sentiment d'abandon semblent devoir conduire Max, jusque là petit voleur de banlieue, à devenir un tueurà gages. Profession lucrative qui est celle de l'énigmatique Monsieur Wagner (M.Serrault) et à laquelle cet homme vieillissant entreprend d'initier Max.
Michel Serrault compose un personnage virtuel, une sorte de diable malfaisant et plus sûrement le subconscient de Max et d'un autre candidat au métier de tueur, le jeune Mehdi. N'y sont pas étrangers la profusion d'images télévisuelles agressives, films et jeux vidéo violents, porno, épouvante et, pourquoi pas, sitcoms débilitantes, qui sont la bouillie ingurgitée quotidiennement par les esprits les plus faibles. La démonstration de Kassovitz est convaincante, de mon point de vue, et d'autant plus que la réalisateur ne milite pas, n'épilogue pas. Il livre une vérité brute et bonne à dire. Son film, de surcroît, est un film personnel, pas dépourvu d'effets de style, mais un film qui trouve une voie originale entre intimisme et brutalité spectaculaire, entre réalisme et irrationnel.
lograt
lograt

13 abonnés 509 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 août 2022
Pas terrible du tout, je vois bien les tentatives artistiques et le fait de vouloir mettre des messages mais ce n'est pas très intéressant, les acteurs font le job mais l'intrigue manque d'intérêt malgré une idée de départ intéressante.
Ykarpathakis157

6 189 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 16 octobre 2021
C'est une affaire interminable qui est la proie de son propre besoin désespéré d'être socialement pertinente. La télé désensibilise et les médias sont mauvais on a compris. Nous n'avons pas besoin de regarder un personnage qui fixe une télévision pendant cinq minutes d'affilée pour savoir cela. Et puis c'est quoi le problème avec Assassin(s) qui est en fait deux films c'est comme si Kassovitz avait décidé de changer l'acteur principal (Michel Serrault que j'ai vu en meilleur forme) à mi-chemin de l'histoire et de recommencer son film. C'est un drame qui aurait pu être décent mais qui s'éternise et il aurait été bien meilleur s'il avait été réduit d'un tiers...
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 février 2021
Ce film, dirigé et coécrit par Mathieu Kassovitz, nous offre un scénario fantastique, un choc que ne renieraient pas Bertrand Blier ou Albert Dupontel. L'histoire dramatique est formidablement portée par l'acteur hors pair qu'était Michel Serrault. La mis en scène à la fois sophistiquée et très efficace nous montre des scènes violentes à ne pas mettre devant des yeux innocents.
Si ce polar très noir démarre sur des chapeaux de roues, malheureusement l'histoire s'essouffle ensuite, abandonnant l'humour (noir), oubliant "l'éthique" pour tomber dans la noirceur, la dramatique quotidienne et de longues séquences de télévision. 
Buddy_Noone
Buddy_Noone

2 abonnés 89 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 décembre 2020
Dans ma petite vie de cinéphile, rares sont les bandes-annonces à m'avoir marqué à tout jamais. En 96, je devais avoir 14 ans, Kassovitz venait de triompher avec La Haine et s'apprêtait à balancer son ultime brûlot sur les écrans. C'est ainsi que je découvris dans une salle obscure la bande-annonce du film, tétanisante, toute aussi courte qu'intrigante.

Je ne vis pas le film au cinéma mais à sa sortie vidéo. Dès mon premier visionnage, le film me posa problème. Ce qui est drôle, c'est que près de vingt ans après, le film me pose le même problème, c'est à dire que je ne suis toujours pas en mesure de pouvoir dire si je l'apprécie vraiment. Car non exempt de défauts évidents (Kassovitz verse parfois dans la surenchère inutile), cet Assassin(s) reste suffisamment subversif pour faire durablement réfléchir et marquer à tout jamais la mémoire de ses spectateurs.

"Toute société a les crimes qu'elle mérite" nous assène la tagline de ce film à l'époque sujet à polémique et depuis injustement oublié. Kassovitz, plus inspiré que jamais, y dresse avant tout le constat déplorable de la dévolution sociale et médiatique du pays et tire à boulets rouges sur la société désormais révolue des années 90 (mais est-ce pour cela que le film perd de son acuité ?) et notamment sur l'influence d'une télévision aliénante sur la jeunesse.
Il y traite tout d'abord d'un choc générationnel à travers la rencontre d'un vieux tueur professionnel et d'un jeune délinquant qui devient son "apprenti". L'assassinat se présente ici comme un artisanat nécessitant passion et conscience professionnelle. Aux yeux du vieux Mr Wagner, tout individu n'est plus qu'un animal social prêt à être abattu pour peu qu'on y mette le prix.
Un film réaliste Assassin(s) ? Non, quand même pas. Kassovitz appuie son histoire par un contexte social déliquescent, exacerbé par la banalisation de la violence dans les médias et les jeux télévisés stupides qui entraîne l'indifférence et le désoeuvrement de toute une partie de la jeunesse.
Comment ça, ça ressemble quand même un peu à la réalité ? Vous exagérez, on en est pas à diffuser des séries de meurtres en série en prime time (Esprits Criminels) ou a inonder les chaînes de jeux d'argent dégradants (Money Drop). Alors, réac ou lucide cet Assassin(s) ?
A travers son histoire de tueurs de formation, Kassovitz fustige l'irresponsabilité des médias qui ne véhiculent plus la moindre valeur éthique, et conditionne ainsi une jeunesse désenchantée. Le personnage de Mehdi et son détachement moral devient alors la conséquence principale de cette déchéance médiatique et sociale.

Une de mes séquences préférées (parce que des plus éloquentes) reste celle de la voiture, précédant celle du night club, dans laquelle le personnage de Max demande au vieux tueur à gages s'il n'a jamais eu mauvaise conscience, ce à quoi ce dernier s'emporte et réponds sur un ton des plus rageurs :
"Qu'est-ce que tu me fais chier avec ta mauvaise conscience ?! Mais t'as donc rien compris ? La presse, la bouffe, la finance, la politique, tous des pourris t'entends ! Voilà ça c'est des assassins, alors m'emmerde pas ! La mauvaise conscience, tu parles... (...) Mais l'air, tu comprends une chose, l'air même est pourri !!! (Puis sur un ton plus calme) Des assassins, évidemment qu'il y en a des assassins."

Le terme-même d'assassin ne désigne donc plus ici seulement les tueurs à gages mais bien toute une partie de la population des nantis privilégiant le pur profit à toute morale et valeur humaine. Les industriels nous empoisonnent quotidiennement par leur produit polluant et leur bouffe douteuse, les politiques se fichent continuellement de nous en nous berçant de douces promesses qu'ils savent bien être incapables de pouvoir tenir, la presse, elle, se nourrit essentiellement du malheur d'autrui, les médias privilégient l'audimat à toute éthique et les financiers détiennent le monde et jouent avec comme sur un simple échiquier.

Peut-être Kassovitz s'attarde-t-il trop à étudier la mécanique du meurtre de sang froid et l'inhumanité (ou l'humanité) de ses protagonistes, peut-être se vautre-il également dans la dénonciation gratuite et la provocation à outrance, toujours est-il qu'il ne se prive pas de rappeler certaines vérités toujours d'actualité au 21ème siècle et donc encore bonnes à entendre.

Impossible de ne pas évoquer l'interprétation de Michel Serrault, étonnant dans un rôle à contre-emploi de vieux tueur froid et impitoyable, déterminé à former un successeur. Cet apprenti il le trouvera d'abord en Max (incarné par Kassovitz lui-même), jeune cambrioleur et voix-off d'une grande parti du film, avant que le réalisateur ne brise subitement les règles de la narration conventionnelle en le condamnant au silence.

Vous pourrez donc aimer ce film mais difficilement l'adorer, ou vous pourrez tout simplement le haïr infiniment et de tout votre coeur. Toujours est-il que cet Assassin(s) ne vous laissera certainement pas de marbre.
Alexis C.
Alexis C.

11 abonnés 444 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 novembre 2020
Film choc de Kassotiz, Assassin(s) est une vrai réflexion et pamphlet envers notre société et reste toujours d'actualité plus
de ans après. Point fort du film film, l'interprétation de Michel Serrault qui est magistrale. Le reste du casting est à la hauteur mais Serrault crève l'affiche.
Malgré un manque de rythme évident, la mise en scène reste bien travaillée et Kassotivz fait tout pour pas livrer un métrage académique. Il ose, il prend des risques et ça marche plutôt bien.Les dialogues sont bien écris et l'histoire bien construite. Ajoutons à cela une B.O pas dégueulasse du tout.
A défaut d'être parfait, le film est bon et sort des sentiers battus.
Serpiko77
Serpiko77

77 abonnés 1 633 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 mai 2020
Satire acerbe du monde audio-visuelle Français. Le ton de Kassovitz est toujours provocateur mais contrairement à "la haine" ce film est très violent. Il a probablement beaucoup de messages à faire passer, ses thèmes sont multiples (la solitude, l'ennuie, la recherche d'un père de substitution et donc surtout la violence des médias qui pousseraient les jeunes à dériver) mais ici ça ne fonctionnera qu'à moitié : Trop compliqué, trop violent, trop brouillon, très mal interprété (hormis Michel Serrault).
Si on s’épanche un peu plus sur l'idéologie de Kassovitz, elle s’avère extrêmement primaire, voire réac. Pour résumer la télé-poubelle qui abreuve nos enfants de violences et de débilités en tout genre est responsable de leur déchéance. C'est (encore) une manière pour Kassovitz de les déresponsabilisés de leurs actes...
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 mai 2020
Un film provocant, dérangeant mais ambitieux et happant, à la mise en scène très réussie, porté par un duo génial et complémentaire Serrault/Kasso.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 24 mars 2020
Bien réalisé, les mouvement de caméra n'ont pas vieillit... Les acteurs par contre sont par moment dépassé.
Là ou cela peche, c'est la morale du film... on fait un film violent pour critiqué la violence. C'est pas très subtil et c'est meme idiot. Le film fut sifflé a cannes...un peu compréhensif.
Ceci dis le film se laisse voire sans ennuit.
pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 février 2020
Peu de temps après La Haine, Kassovitz fils repasse derrière la caméra avec de nouveau un film clivant et dérangeant. Sorte de brûlot contre notre société et plus particulièrement nos médias, Assassin(s), ne laisse pas indifférent.
JR Les Iffs
JR Les Iffs

101 abonnés 1 151 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 décembre 2018
Est-ce un film réaliste ou un conte (queue rouge du tueur, Serraut), ?
En tout état de cause, un film qui crée un malaise, par la violence qu'il prétend dénoncer ou expliquer, une complaisance sans retenue dans des comportements horribles, même s'ils recouvrent une certaine réalité. Filmé juste après la haine, le film reprend les mêmes mauvais tics des jeunes des banlieues, les dialogues sont pauvres, une attitude morale ou éthique étant totalement absente dans les rapports humains.
Acidus

872 abonnés 3 936 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 janvier 2018
Pour un film qui traîne une aussi mauvaise réputation je ne l'ai pas trouvé aussi mauvais que cela. On pourrait surtout repprocher à cette intrigue de traîner en longueurs et de tourner en rond. La durée du long métrage ne se justifie pas d'autant que l'argument reste simpliste. Toutefois, il se dégage d' "Assassin(s)" quelques scènes intenses et de bonnes répliques. Le côté provocateur de Kassowitz ressort bien dans ce film même s'il n'est pas aussi dérangeant que prévu. Un peu long et redondant mais correct donc.
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