Une comédie noire typiquement anglaise devenue culte et incontournable... La liberté de ton fait plaisir à voir et le côté complètement déglingué est jubilatoire. Les acteurs s'amusent à faire rire et surtout à inquiéter le spectateur qui lui aussi s'amuse beaucoup...
J'ai trouvé ce film très sympathique. Le dilemme auquel sont confrontés les personnages principaux est très bien trouvé (que feriez-vous si quelqu'un décédait chez vous en laissant une valise pleine d'argent). L'évolution des personnages (extrêmenent sympathiques au début) rongés par la culpabilité, l'avarice et la folie est très réussie. Le trio d'acteurs est très bon. Il y a une bonne dynamique entre Ewan McGregor, Christopher Eccleston et Kerry Fox. Le réalisateur arrive rendre jouissif le côté très mortuaire du film. Un véritable essai sur la nature humaine.
Un film très frais, très british avec un humour très très noir. Entre l’affiche de ce trio spoiler: (où chaque personnage est unique et fonctionne absolument à merveille) et le titre « douce amère"», on assiste à 1h30 de comédie qui vire au drame, en passant par le thriller et l'angoisse, Pour sa première, le réalisateur (Danny Boyle) ne fait pas dans la demi-mesure avec ce film dérangeant et cruel sur l'amitié. Reposez vous les méninges et profitez de ce grand éclat de rire un vendredi ou samedi soir bien calé dans votre canapé, avec popcorns ou bonbons à la guimauve ;-)
Le premier film du britannique Danny Boyle est dans le même temps le point de départ d'une trilogie nommée « Bag of money trilogy » qui se poursuivra avec le cultissime « Trainspotting » et le plus discret « Une vie moins ordinaire ». Et pour son galop d'essai le réalisateur fait une entrée plutôt fracassante. A mi chemin entre la comédie noire et le thriller glauque, « Petits meurtres entre amis » est un film cru et totalement décomplexé, traitant de l'influence du fric sur les relations humaines. Déjà on remarque le goût du réalisateur pour les personnages décalés et hauts en couleur comme en témoignent l'exubérance d'Ewan McGregor et la froideur inquiétante de Christopher Eccleston. La très bonne Kerry Fox complète le casting pour un ménage à trois malsain et déjanté. Un scénario simple mais une réalisation très correcte, teintée de psychédélisme, des dialogues parfois savoureux et une fin de bonne facture font de ce premier film une réussite grinçante, point de départ d'une carrière riche en succès.
Un film banal dans sa volonté creuse de forcer l'émotion comique par l'entremise d'effets décalés voire incongrus quant au sujet. La réalisation de Boyle n'abuse pas encore de ses cuts à n'en plus finir - le clip 127 heures est encore à mille lieux de ce premier film à la narration relativement sage - mais les personnages n'intéressent guère, aussi bien dans leur développement psychologique que dans leurs situations. Jouer la carte de la comédie macabre était pourtant une idée de base fort intéressante mais le réalisateur saborde la farce en camouflant son indigence à renforts de musique atmosphérique et autres clichés du genre ( grenier sombre, insert sur le couteau, sonnerie de téléphone, etc...). Petits meurtres entre amis est un film qui ne marche pas ni n'intrigue réellement, qui bénéficiait néanmoins d'un sujet royal à repousser les limites du cinéma ( ne serait-ce que pour l'enjeu du scénario original consistant à montrer comment réagir avec un cadavre sur les bras ) mais qui tombe carrément à plat au bout de 20 minutes. Un film aussi mémorable que n'importe quel bon téléfilm du samedi soir...
Petits meurtres entre amis est une très bonne comédie de Danny Boyle. La mise en scène du réalisateur est efficace, il accroche dès le début le spectateur et on reste scotché au film jusqu’au bout. L’humour fonctionne bien, il y a de bons dialogues, le scénario est travaillé et les acteurs comme Kerry Fox, Christopher Eccleston et Ewan McGregor sont convaincants dans leurs rôles. Bref, on passe un bon moment.
Premier long métrage de Danny Boyle...... et première réussite !!! Un suspens haletant garnit de nombreux rebondissements fait de "Petits Meurtres entre amis" un film des plus efficace.
Ballet d'entrée très réussi pour Danny Boyle avec "Petits meurtres entres amis", comédie noire et acide qui se transforme petit à petit en un thriller à suspense et à rebondissement. La caméra du réalisateur anglais est très propre et crée à merveille la confusion en démentant constamment un plan par le suivant. En découle un sentiment d'incertitude qui relaye à merveille celui provoqué par une intrigue bien écrite et des rebondissements parfois attendus mais dont l'amoncellement finit par surprendre. Incertitude encore confortée par des personnages névrosés et instables, solidement campés (belle perf' d'Ewan McGregor). La BO et son thème récurrent au piano maintiennent ce qu'il faut de tension jusqu'à un twist final très réussi. Bref, un très beau coup d'essai !
Pour son premier film, Danny Boyle n'y va pas avec le dos de la cuillère et impose son style d'entrée de jeu : un scénario machiavélique, des jeunes acteurs prometteurs, un ton sombre et un humour noir, la recette idéale pour un thriller next generation culte. Trois colocataires fêtards cherchent un quatrième luron pour arrondir leurs fins de mois et, après moult recherches, en dégottent un parfait... qui meurt dans sa chambre le lendemain, laissant à ses côtés un magot impressionnant. Les trois amis vont garder le butin, découper et enterrer le corps s'en vraiment se douter de la suite... S'en suit une paranoïa communicative, des tueurs aux trousses et une amitié ébranlée à cause d'une chose chère aux yeux de Boyle, un thème récurrent dans tous ses films : l'argent... À partir de là, le réalisateur britannique va nous épater avec une atmosphère un brin sombre mais toujours couverte par des éclats de rire, des dialogues incisifs et le dynamisme de ses acteurs. La deuxième partie du film, nettement plus noire, va rentrer dans le thriller de manière remarquable avec une série de rebondissements fracassants où l'ennemi n'est pas forcément celui qu'on croit. Boyle se lâche, fait jaillir l'hémoglobine et les scènes-choc (du moins les prémices) tout en maintenant le suspense d'une intrigue plus intelligente qu'il n'y parait. Face caméra, le trio d'acteurs anglais fait des ravages avec une conviction impressionnante : le jeune Ewan McGregor (futur fidèle du réalisateur) explose de toutes parts, la jolie Kerry Fox (qui ne connaîtra pas la même gloire) incarne la fausse sagesse féminine et le brillant Christopher Eccleston (qui retrouvera lui aussi le réalisateur le temps d'un film) interprète le personnage le plus ambigu du film, le plus important et le plus travaillé pour une performance d'acteur bluffante. On se laisse donc emporter par cette histoire finalement typiquement anglaise où la confiance s'évapore peu à peu pour laisser place à la paranoïa, les coups fourrés et le mensonge. Une perle du film noir et un premier pas réussi pour Danny Boyle.
Performances d'acteur impressionnantes, un scénario plutôt pas mal dans l'ensemble et surtout une fin vraiment surprenante et réussie (à classer dans les meilleures fins de films) !!